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Syndrome Imposteur – Le stoïcisme comme remède: vulnérabilité, honnêteté et concret !

Syndrome Imposteur – Le stoïcisme comme remède: vulnérabilité, honnêteté et concret !

Bienvenue sur le podcast Syndrome Imposteur. Un podcast produit par Solybox, dont l’unique but est de t’aider à dépasser tes peurs!

À l’occasion du 1000ème téléchargement de ce podcast, j’enregistre un (11ème) épisode spécial rentrée septembre 2020, pour faire le point avec vous, en cette période anxiogène et parler stoïcisme un peu, (beaucoup), plus dans le concret!

« Donnez-moi le courage de changer ce qui doit être changé, la patience de supporter ce qu’il m’est impossible de changer, et la sagesse de distinguer l’un de l’autre ». – Marc-Aurèle

Retrouvez-moi sur les réseaux: Instagram @solybox_ et Facebook @solybox !

-Credits-

Host : Camille Havis

Son (musique) : Spit it Out de Kaituhi

#ChallengeDuSamedi🌈

#ChallengeDuSamedi🌈

Je te propose un #challenge du jour, parfait pour un samedi…
Va dans une librairie 📚, 
La plus proche de 🏠 chez toi.
Balade toi, avec tous tes sens en alerte🚨, l’odeur du papier, la texture d’une couverture, les bruits environnants👂.
Puis choisis un livre qui sort de l’ordinaire, qui attise ta curiosité 👀.
Ouvre le 📖 au hasard…
Et si ce passage fait echo,
Partage le ❤️ Share it #challengedusamedi🌈

#lettreatheo #vangogh #quote #citation #saturdaychallenge #magie #librairie #illustration #romangraphique #partage

Conversation avec Alexandre Marotel (fondateur de Twaino)

Conversation avec Alexandre Marotel (fondateur de Twaino)

Bienvenue sur un nouvel épisode du podcast Syndrome Imposteur. Le podcast qui t’aide à dépasser tes doutes et tes peurs. Aujourd’hui, je t’emmène à la rencontre d’Alexandre Marotel, fondateur de Twaino. Une agence dédiée au référencement naturel (SEO).

Qu’est-ce que ça veut dire le « référencement naturel »? C’est ce qui fait venir les « visiteurs » naturellement sur ton site à travers des recherches Internet (sans publicité et sans réseaux sociaux). Le meilleur est ton référencement naturel le plus tu apparaitra dans les premiers résultats des recherches Google

Au sommaire de cet épisode:

Première Partie

  • Présentations et Introduction
  • Son Parcours
  • C’est en forgeant qu’on devient forgerons. C’est en entreprenant qu’on devient entrepreneur.
  • Ses débuts d’entrepeneur
  • L’importance d’avoir une audience
  • Traction et traffic organique
  • 10 000 visites en un peu moins d’un an
  • Apprentissage autodidacte
  • « Aujourd’hui on a plus le droit d’être con »
  • Surcharge informationnelle et infobésité
  • Apprendre en faisant
  • Le paradoxe entre rester dans zone de confort et entreprendre
  • La valeur « Liberté »
  • L’importance d’être « excessif »: « je ne me suis pas donné de plan B »
  • « C’est tout ou rien ! »
  • Travail, rigueur et méthode…
  • Monter une boîte en autofinancement
  • Sa stratégie de lancement
  • Le « reach » : combien de personnes vont voir ton contenu (après publication)?
  • LinkedIn vs. Instagram + Facebook
  • Son expérience du syndrome de l’autodidacte
  • Le choix de devenir auto entrepreneur
  • Le regard des autres (et celui des parents)
  • Être capable de se regarder dans la glace: « est-ce que je me respecte suffisamment? »

Deuxième Partie

  • « Être un excellent élève sans aller à l’école » (35:00)
  • Une méthode de travail: être autodidacte
  • Le résultat = légitimité (36:00)
  • La légitimité dans les études
  • La casquette de Forrest Gump (37:00)
  • Être entrepreneur: dealer avec l’incertitude
  • Une société qui privilégie l’intelligence (41:00)
  • « Être entrepreneur c’est être vulnérable tous les jours
  • L’importance des mots (43:00)
  • Communiquer sans filtre (45:00)
  • La liberté contrôlée
  • Michel Onfray
  • L’hédonisme:  la recherche de plaisirs et l’évitement de souffrances constituent le but de l’existence humaine.
  • « Choisir avec qui on décide de passer son temps, c’est un luxe » (51:00)
  • Travailler quant on a envie de travailler (52:00)
  • La tristesse du dimanche soir (53:00)
  • Un remède au syndrome de l’imposteur: faire des choses dans le temps (55:00)
  • Consommer du contenu vs. Faire les choses: passer du théorique au pratique (56:00)
  • Transformer la peur en enthousiasme (57:00)
  • La peur est extrêmement développée dans nos sociétés
  • Nietzsche (58:00)
  • La seule nouvelle aventure aujourd’hui (accessible) c’est entrepreneuriat (59:00)
  • Gary V vs. « ma mère » (1:00:00)
  • J’aime les philosophes qui ont une vie philosophique, qui sont dans l’incarnation (1:01:00)
  • Être confortable avec soi-même (1:03:00)
  • Philosophie et littérature pour peupler sa solitude (1:04:00)
  • « Être aimé par tout le monde c’est être aimé par n’importe qui » (01:05:00)
  • La philosophie d’Emil Cioran (01:06:00)
  • Une perception sur l’amour
  • Le fantasme du voyage
  • Gilles Deleuze parle du voyage: « je n’ai aucune sympathie pour les voyages »
  • Raconter son propre voyage (1:11:00)
  • La publicité (1:12:00)
  • En tant qu’entrepreneur « l’uniformisation tue » (1:14:00)
  • Être aligné avec ses clients (1:15:00)
  • Choisir ses clients, ça fait toute la différence (1:16:00)

Pour retrouver Alexandre, rendez-vous sur LinkedIn et sur son site Twaino

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-Credits-

Host : Camille Havis

Guest : Alexandre Marotel

Son (musique) : Spit it Out de Kaituhi

Méditer comme les Beatles

Méditer comme les Beatles

Le point commun entre David Lynch et The Beatles ?

TM Meditation

On raconte que la méditation est une « mode ». Elle date depuis un bout de temps! Si on se réfère à une interview avec Paul McCartney et David Lynch, les Beatles se sont initiés à la méditation (de type « TM ») tôt, en 1968, sous les recommandations de la femme de Georges Harrison. Un voyage en Indes et une initiation à la méthode va littéralement les transformer en donnant lieu à un nouvel album en un lapse de temps record.

Ce voyage marquera une période: la plus créative… 48 chansons, la plupart retrouvées sur le White Album. Initialement prévu pour trois mois, il sera coupé court suite aux allégations contre Maharishi. Aisni, Lennon déclare sur le sujet (The Beatles Anthology) : « Nous avons fait une erreur là bas. Nous croyons en la méditation mais pas en Maharishi. Nous pensions qu’il était quelqu’un d’autre que ce qu’il a pu prétendre. »

Harrison et Lennon étaient les plus engagés dans cette discipline:

« J’étais dans une pièce pendant cinq jours, en train de méditer. »

disait Lennon dans The Beatles Anthology.

« J’ai écrit des centaines de musiques. Je ne pouvais pas dormir et j’hallucinais comme un fou, à faire des rêves où l’on pouvait sentir. J’en faisais quelques heures puis je faisais trois ou quatre heures de croquis. C’était juste une façon d’y accéder, et vous pouvez partir dans des trips incroyables. »

John Lennon

Il est important de noter ici que le seul « outil » utilisé est la méditation. Aucune substance n’a été prise au cours de cette expérience. Personnellement, je ne suis jamais tombée dans ce schéma étrange de la drogue. Tous mes amis qui en consommaient ne me donnaient clairement pas envie, vu l’état dans lequel ça les mettait… La méditation fait partie de ces exemples simples. Vous n’avez pas à ingurgiter une substance pour ressentir des choses qui sortent de l’ordinaire. Ce phénomène s’explique scientifiquement.

Qu’est-ce que la méditation TM?

TM signifie méditation transcendantale. À prendre à sa juste mesure car aujourd’hui le terme est déposé et protégé au point où il devient difficilement accessible (en effet, des cours pour apprendre la Meditation « TM » sont exorbitants). Marque déposée oblige, une méthodologie ancestrale enseignée initialement par des personnalités comme Maharishi Mahesh Yogi. Je ne trouve ça ni correcte, ni juste. On ne change pas un système qui repose encore et toujours sur les mêmes bases. Là n’est pas la question de cet article. C’est un débat sans fin.

Mon enseignement de la méditation.

Si on se réfère à l’histoire, il y a de multitudes façons de méditer. Ce que j’aime c’est m’adapter à chacun de mes clients pour leur transmettre la « méthode » qui correspond à leur « mode de fonctionnement ». J’ai déjà eu l’opportunité de pratiquer ce qu’on appelle officiellement TM Meditation, non dans le cadre d’une formation officielle (je tiens à le préciser) mais j’en connais les bases et je les ai toujours adaptées à ma propre pratique (personnelle). La particularité TM étant la suivante:

On y consacre deux fois 20 minutes par jour (ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre autant de temps, d’où le besoin de s’adapter à chacun d’entre nous qui n’aura pas la même capacité de concentration sur un lapse de temps aussi long). La méditation se base sur un mantra qui nous est donné en début d’enseignement. Soit disant la « formule secrète » tant cachée par l’organisme officiel (TM).

Envie de pratiquer ou d’apprendre à méditer?

Je pratique la méditation depuis 6 ans, et je l’enseigne aux plus jeunes comme aux grands pour les aider à dépasser des situations de stress ou des angoisses qui les empêchent d’avancer dans leur quotidien. Prenez rendez-vous avec moi pour en discuter. C’est gratuit.

Credits Photo: John Pratt/Keystone/Getty

Ressources: RollingStone Journal, TM Meditation, Interview between McCartney and Lynch

Ralentir

Ralentir

Cette semaine pas d’épisode du mercredi. Pourquoi?

Besoin de ralentir. Pas vous?

Et pourtant, c’est la rentrée!

On pourrait s’imaginer tout le contraire.

La vie s’accélère. Le monde revient.

Bref, l’été se termine

J’avais 80% de temps libre,pour me consacrer au podcast,

Aujourd’hui il me reste 20%,de temps de libre (plus ou moins).

Il est tout simplement question d’énergie. 

Trouver un nouvel équilibre.

Je n’arrête pas ma lancée.

Juste prendre le temps de bien faire les choses.

Vous aurez un nouvel épisode mercredi prochain.

Sans le moindre doute!

Nouveau rythme.

Nouvelle année. 

Du plaisir, toujours. 

Parce que en forçant les choses,

On peut finir par se retrouver sans plaisir.

Bonne rentrée à toutes/tous,

Et surtout, prenez le temps de ralentir…

Conversation avec Benjamin Carboni

Conversation avec Benjamin Carboni

Bienvenue sur le podcast Syndrome Imposteur, le podcast. Un podcast produit par Solybox, dont l’unique but est de t’aider à dépasser tes peurs! Aujourd’hui je t’emmène à la rencontre de Benjamin Carboni, créateur du mouvement Cleanwalker!

(Anciennement) comédien, devenu photographe, formateur et conseiller environnemental.

Extrait spécial: Hypersensibilité & Syndrome de l’Imposteur

Quelques points explorés au cours de cet épisode:

  • Son expérience du syndrome de l’imposteur au début de Cleanwalker
  • La formation qu’il a suivi pour devenir formateur à la communication via des techniques de théâtre
  • Monter sur scène en solo
  • Deux exercices inspirants à faire pour soi, chez soi
  • Travailler sur soi (carapace par carapace)
  • Trouver sa propre légitimité (extrait de son livre)
  • Hypersensibilité et Syndrome de l’Imposteur

Pour retrouver Benjamin, vous pouvez le suivre sur Instagram: @cleanwalker.off

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Transcription de l’épisode:

Introduction (présentations)

C: Comédien connu grâce à la chaine Youtube Habile avec Axel Lattuada. Depuis tu es devenu photographe, formateur com. Tu as fondé Cleanwalker en 2018. Un mouvement qui va devenir une association. Il y a un an tu décides de quitter la scène en tant que comédien mais aussi la Seine de Paris! (Rires) En partant vivre à Capbreton pour passer à une vie plus proche de la nature.

C: Est-ce qu’il y a des choses qui ont changé ou que tu souhaites éclaircir? 

B: Déjà le côté comédien, je me définis plus comme comédien. D’ailleurs c’est une question que je me posais ces derniers temps, je me suis dis, « est-ce que vraiment un jour je me suis défini en tant que tel? » Vaste question déjà!

C: Tu t’es présenté en tant que comédien pendant un certain temps?

B: Oui. Je me présentais en tant que comédien parce que c’est ce que je faisais. C’est ce qui me faisait gagner ma vie. Après, est-ce que je me suis senti pleinement comédien un jour? C’est une bonne question… Aujourd’hui je ne me définis plus comme ça. Ce n’est plus ce que je fais. C’est ce qui est perturbant. On aime pas trop qu’on nous mette des étiquettes et en même temps on aime bien quant on en a, parce que ça nous rassure. Là, en ce moment j’ai plus trop d’étiquette, donc je sais plus trop…

C: Ta première expérience du syndrome? Dans mes recherches, j’ai trouvé une interview avec Camille Etienne (Graine de possible) où tu évoquais ce syndrome à l’occasion du tout début (Cleanwalker). Tu en avais parlé à Axel qui t’avait dit: c’est le syndrome de l’imposteur. Tu peux nous en dire plus?

B: Moi j’ai toujours peur de ça. 

B: Déjà avec Axel qui est un de mes meilleurs amis depuis 8 ans, c’est une question qu’on a beaucoup eu ensemble, sur tout ça. Mais comment? Je ne serai pas dire précisément comment c’est apparu. Je pense que c’est lié clairement à toute la partie enfance, adolescence où la mise en confiance et la confiance en soi était pas au max. Clairement on était plus dans le minimum… Et j’ai peur de confondre parfois le fait de vouloir prendre la lumière et celui de paraître quelqu’un d’autre.

En tout cas, pour revenir à la phrase citée, c’est une de mes peurs. Lorsque je prends la parole que ce soit en présentiel ou que ce soit sur les réseaux, c’est ma peur de paraître comme quelqu’un qui ne cherche qu’à se mettre en avant ou quelqu’un d’assez pédant, quelqu’un qui clairement est là pour d’autres choses que ce qu’il prône. Ça clairement, c’est une inquiétude. Parfois pendant certain temps je ne prends pas la parole sur certain sujet, de peur de ça. Voilà.

C: Donc c’est par rapport à ta prise de parole et notamment de comment l’autre va le percevoir en fait?

B: Oui absolument, alors que tout le temps tu ne peux pas gérer comment l’autre va recevoir la chose donc tu ne gères que ta parole à toi. C’est lié à tout ce que je fais actuellement. Il y a quelques mois j’ai fait une formation sur la prise de parole. Donc tout est lié.

C: Ça t’a apporté quoi?

B: Elle est arrivée un peu par hasard. Aujourd’hui je gagne encore ma vie en tant qu’intermittent du spectacle. Lorsque tu es intermittent tu dois renouveler un statut. Arrivé ici avec ce statut je me suis dis “mince, ma transition n’est pas aussi rapide que je le souhaites”. Il faut que je trouve une solution. Et j’avais la solution de faire une formation. Pour moi, les formations ça a toujours sonné un peu négatif. Je me suis dis “bon bah va s’y cherche”.

Et donc je cherchais et je tombais sur des trucs du genre, « Chekhov en trois actes » ou « Shakespeare dans son détail« , enfin des trucs… Je me disais “mais non mais non”… Puis à deux heures du matin je tombe sur une formation: “formation pour devenir formateur à la communication via des techniques de théâtre” et en fait, la semaine d’avant, j’avais des amis ici qui me demandaient des conseils sur la prise de parole. Et là, “tout s’aligne”. Le lendemain j’appelle et on me dit qu’il reste une place pour cette formation.

Je me suis dis “va s’y”, les signes sont tous bien regroupés. Je m’inscris. Elle a démaré avant le confinement. Au lieu de durer un mois et plus, elle a duré six mois. Je l’ai fini fin juillet. Ça a changé beaucoup de choses. Avec cette carrière de comédien, tu te dis que tu sais communiquer, et en fait tu te rends compte que tu ne sais pas communiquer du tout!

Tu fais tomber plein de barrières, de carapaces et tu en as encore mille en fait. Sur la fin de la formation, avec un formateur, il s’appelle Hubert (son thème c’était d’oser), on a fait un exercice simple: citer nos parcours de vie, des expériencesEn l’écrivant et en l’énumérant aux autres on se rend compte de notre parcours. Il m’a dit “arrête l’autoflagellation« . Il y a eu encore une étape, une prise de conscience: “Arrête de croire que tu n’es pas à ta place. Arrête de croire que tu es un imposteur.”

10:00

C: C’était des intermitents du spectacle aussi les formateurs?

B: La plupart sont de bases du milieu du spectacle. Ils sont formateurs maintenant, dans les entreprises. Il y avait une personne qui faisait le chemin inverse, il venait de l’entreprise et il allait vers le spectacle…

C: Justement, tu pensais à remonter sur scène (référence interview), en solo?

B: Ça on est au top of the top du syndrome de l’imposteur. J’espère qu’un jour j’oserai le faire. Pour l’instant je suis comme ça, c’est-à-dire même pas oser le faire une fois. J’ai osé une fois. Un festival, pour parler de Cleanwalker. Au fur et à mesure de la journée je vois que tout le monde fait pareil. Tu vois ça toute la journée… En fait je me dis pourquoi te prendre la tête de faire un truc comme ça. Je me suis dis profite de ces dix minutes que tu as. Pour essayer de faire des blagues. Un mini sketch de ma présentation.

Je me rappelle de rien. Mais je suis monté sur scène et improbable, il y avait Pierre Chevelle d’ailleurs qui était juste avant, je l’adore. Il est très calme, très carré, je passe derrière et j’arrive alors qu’il y avait cinquante personnes. Je me suis surpris en train de crier “ok, ça va?! ». En fait j’ai fait 5, 10 minutes de blagues. J’ai pris du plaisir à le faire. Pour revenir à la question, oui j’espère qu’un jour je monterai sur scène tout seul. C’est arrivé en plus. Seul en scène sur la vie de Voltaire (15 lettres de Voltaire) avec une danseuse à côté de moi. Ça a été une très belle expérience aussi. Il y a l’envie de le faire vraiment. Ce qui freine c’est la peur et un côté un peu fénéant. J’ai la flemme d’écrire un truc.

C: Tu sais que ce côté fénéant ça fait partie du syndrome de l’imposteur. Soit tu fais 200% du travail parce que tu as besoin de te prouver quelque chose. Tu crois que tout vient de l’extérieur. Soit, tu le fais pas, comme ça rien ne t’arrive et tu es pépère!

B: Même le fait de quitter Paris. Il y a 80% du fait que l’environement ne me convenait plus. J’avais besoin de calme et tout. Mais il y avait aussi un peu de fuite. Quand je dis que j’ai fait le tour du métier de comédien, soit je basculais vraiment dedans, soit non. Je pense. Il y a un peu de ça aussi. Si je suis réaliste, j’ai pas fait grand chose dans ce métier. J’ai joué trois, quatre pièces, une ou deux chaînes Youtube… Jamais de ciné, ni de pub. 

C: Pour toi, ce n’est pas grand chose. Pour quelqu’un qui n’a rien fait de tout ça et qui veut y aller c’est différent… 

B: Oui, si je prends par exemple, l’exemple de (rire) d’aventures que j’ai eu avec la troupe des Franglaises qui est un spectacle assez réputé mine de rien. Je suis parti où j’étais ouvreur à Bobino et j’ai fini dans le spectacle un an après au même endroit. Très bizarre. Même là, je me rapelle de plein de moments, où dans une salle avec 2000 personnes, j’étais en train de jouer, pendant que je jouais je me regardais en me disant mais “Qu’est-ce que tu fous là?!”. Je change et je suis en moi même en train de me regarder et à me dire mais “mec qu’est-ce que tu fais là?” et à m’auto juger en me disant “C’est pas bien…”. Terrible alors que j’étais là et j’avais le droit d’être là.

C: En plus, les gens ne sont pas partis en plein spectacle? 🙂

B: Ça a marché. Ça a rigolé. Je chantais pas très bien. C’était un bordel monstre. Il y avait plein d’anecdotes là dessus. Parfois je sortais de scène et le gars avec qui je chantais en duo, il sortait, me tapait dans les mains et me disait “mec c’est trop bien là!” Il y a une partie de moi qui kiffait pas le truc. Un peu comme le discours des joueurs de foot qui disent “ok on voit le match d’après” Il n’y avait pas le kiff, pas beaucoup de moments comme ça.

C: Elles viennent d’où ces peurs?

B: On dit tellement qu’il y a plein de choses qui viennent de l’enfance et même peut-être d’avant. Il y a plein de choses qui viennent de mon enfance aussi. J’ai des parents séparés depuis tout petit. J’ai une très bonne période de mon enfance où j’ai habité avec une personne pas très cool. Elle nous rabaissait toute la journée. C’était de la persécution psychologique pendant sept ans.

C: Ça rentre bien en plus…

19:00

B: Ça a le temps de rentrer. J’allais faire une image terrible, terrible (surprise dans l’épsiode).

C’est bien profond. C’est terrible. Passons vite. Ça a le temps de rentrer, le fait que tu n’es pas capable, que tu es pas bon, pas doué, pas ci, pas ça. 

C: Tu as la chance d’être conscient de savoir que ça ne vient pas de toi. Tu vois ce que je veux dire?

B: Clairement. Si on prend une image, (j’aime bien les images), si on prend une image de jeu vidéo, j’ai passé mille niveaux depuis. À 12, 13 ans je ne parlais pas. Je parlais très peu. Une semaine sur deux chez ma mère puis chez mon père. À un moment donné on a cru à une forme d’authisme ou autre.

J’ai fait un chemin de fou. Parce que j’ai eu la chance d’avoir d’autres personnes dans la vie qui m’ont mis en confiance. Moi même, je ne me remercie pas assez. J’ai osé plein de fois pour arriver là où j’en suis. Même si aujourd’hui je suis ici et j’ai peut-être abandonné certaines choses. Ce n’est pas définitif. Ça peut changer. Puis je suis fière d’être là aujourd’hui. “Mec, arrête c’est génial ce que tu as fait” et d’autre moment “clairement non”… Voilà ça aussi.

C: Tu as dis, s’il y avait plusieurs niveaux au jeu vidéo, tu es arrivé au millième. Tu parlais d’un exercice pendant ta formation. Peux-tu le décrire pour nos auditeurs, ça peut être intéressant de le faire?

23:00

B: En gros, on devait faire deux frises chronologiques: On devait faire une frise personnelle et une frise professionnelle. Où en gros on mettait ce qui semblait pour nous des étapes importantes de notre parcours et voilà. Tu prends 10 minutes, 15 minutes avec toi même tu fais le bilan avec toi même. Tu notes ce qui selon toi, sont des étapes importantes de ta vie

C: La naissance par exemple?

B: Tu peux mettre naissance. Moi de naissance à 18 ans par exemple, il n’y a pas grand chose. C’est un autre sujet (les naissances, les renaissances). J’ai mis 2018, création de Cleanwalker, tout ce qui a suivi derrière. À la fin tu partages avec les autres ce que tu as écrit. L’idée c’est que les autres puissent avoir un regard bienveillant, sans jugement. Et qu’ils notent ce que tu leur a livré. Après tu as des retours un petit peu… J’avais noté des étapes importantes au niveau personnel. Et sur le côté professionnel j’avais noté plein de départs, 16-17 ans lorsque je suis parti travailler, le départ à Paris, les Franglaises, puis j’ai écrit un livre (imposteur on est bien là).

C’est un exercice vraiment intéressant. Ça permet juste de te rendre compte en fait. Il y a un autre exercice partagé il y a pas longtemps sur Instagram. À un moment donné où pareil je me posais plein de questions. Elle me dit, juste « note tout ce que tu as fait dans l’année et note pour l’année d’après ce que tu as envie de faire ». Pas une to do liste (je déteste ça). Ce que tu as envie de faire, où tu as envie de le faire (dans quel cadre) et qui tu veux être. Pareil, je l’avais fait. Quand tu le lis, tu te dis “ouah”, de l’impostance que les choses ont eu en fait. Se faire un peu d’auto bien. Ça se dit?

C: D’auto bienveillance?

B: Auto plaisir, auto amour

C: Ça fait partie des remèdes du syndrome, écrire les accomplissements pour les relires en moment de doute...

B: Écrire c’est très dure aussi. C’est lié à cet aspect renaissance que j’ai un tout petit esquissé toute à l’heure. Il y a quelques années il y a eu vraiment une renaissance. Par les rencontres, l’envie d’apprendre à me connaître. Pourquoi je m’entendrais pas bien avec moi même?

À travers mes rencontres j’ai rencontré une “chaman”, elle m’a aidé sur pas mal d’étapes. Il y a une étape un jour, où j’ai eu l’impression que c’était la première fois de ma vie que j’ouvrais les yeux. C’était un peu avant Cleanwalker. C’était il y a trois, quatre ans. 

28:00

C: On ne dit pas je suis bête ici 🙂 C’est interdit !

B: Je note. C’était avant car regard différent après. Il y a eu une anecdote. J’étais arrivé là bas. J’avais retiré tout ce que j’avais sur moi (clés, montre, téléphone). Je suis reparti avec cet aspect de voir pour la première fois et ce sentiment de là je peux me faire écraser par une voiture c’est pas grave. 10 minutes après cette personne me dit que j’ai oublié ma montre. Je ne suis jamais allé la récupérer. Symboliquement il y avait ce “je ne cours plus après le temps”.

Anecdote, en rapport avec la mort (initialement évoqué en interview).

J’avais peur de ne pas vivre pleinement. Clairement pour beaucoup d’années on est sur un échauffement, un entracte. Si je prends les 12 premières années j’ai passé mon temps à attendre. Au sens physique du terme. Ces fameuses sept années par exemple j’attendais. Dans cette chambre, où je ne me sentais pas de faire les choses. Je ne faisais rien. J’étais assis et j’attendais. Je pense que à cette époque j’avais une possible maturité de me dire “ok attends”.

C: Tu crois au bon timing?

B: Je crois que rien n’arrive par hasard. Si tu commences à écouter les messages qui te sont proposés, rien n’arrive par hasard et chaque chose vient à point, à qui sait attendre. Mais oui, j’ai eu des années de peur de mourrir d’une maladie grave. J’avais clairement une forme d’hypocondrie. Ça me paralysait sur des journées. Je me disais “ok, j’ai quelque chose qui me fait mourrir”. Donc c’était une peur de vivre

Un gros souffle s’est libéré ce jour là. Lorsque tu entames le chemin d’apprendre à te connaitre tu te rends compte que tu soulèves une carapace puis il y en a encore une autre

C: C’est comme les poupées russes… 

B: C’est pour ça que c’est le travail de toute une vie, d’apprendre à se connaitre… 

C: Ce travail sur toi tu l’as commencé quand?

B: Je pense que ça a démaré avec Axel par exemple. Il y a cinq ans un peu près. On commençait à avoir des discussions sur des choses un peu plus, spirituelles ou philosophiques. Pourquoi il m’arrive ça? Je ressens ça?

Tu avances petit à petit. La vie t’envoie des messages, parce que tu es prêt à les voir. Du coup, tu avances. Tu te rends compte que tu apprends à te connaître, à voir des choses chez toi, que tu peux comprendre. La base de ça: on parle souvent du fait d’être en paix avec soi même juste avant de mourir. Souvent comme tu n’y as pas pensé avant, tu dois répondre un truc du genre “là, pas de ouf”. Pourquoi ne pas essayer d’être en paix avec soi même de son vivant? C’est l’objectif quoi. Essayer d’être en paix avec moi même. Je me dis qu’à 28 ans bientôt, j’ai fait pas mal de chemin là dessus. Je me sens un peu mieux avec moi même. 

C: Tu as beaucoup parlé de rencontres, de questions, est-ce que tu as eu recours à des spécialistes (n’importe quoi)? As-tu expérimenté d’autres choses que les livres?

B: Et bien non ! (rires) 

Oui comme je t’ai dis, j’ai rencontré donc cette personne qui fait des soins énergétiques. Je me suis ouvert à la médecine chinoise plus qu’à la médecine traditionnelle qu’on connait. Clairement aller voir un médecin généraliste, pas trop envie d’y aller. Pour revenir sur toute à l’heure, j’étais l’hypocondriaque qui ne va pas voir le médecin. Le fuillard tu vois? Dernièrement j’ai fait une prise de sang. Pas pour le Covid. Tout ça pour que à la fin un ordinateur te dit “tout va bien”. Et moi “sûr hein?” Même là où c’est écrit noir sur blanc, “sûr”? !

Médecine chinoise aussi et on y pense pas. Mais aussi l’osthéo et kiné. 

C: Ça dépend des ostéo, kiné…

B: Pour la petite anecdote, qui est lié à tout ce qu’on dit depuis toute à l’heure. J’étais à l’époque dans le troupe des Franglaises, on reprenait à Bobino. On avait des kiné qui étaient venus. Il y a ce fameux monsieur, je ne sais pas le nom

C: L’homme mystérieux

B: J’ai jamais retrouvé cette personne. Je m’assois sur le bord de sa table de travail. On discute. Il me pose des questions: est-ce que vous avez des frères et soeurs?

Je réponds, oui j’ai un frère. Il me dit: “c’est tout?”. Je fais, oui oui, j’ai un frère. Et après il me fait: vous êtes sûr? Le mec ne me connaît pas! On s’est jamais vu. Au bout de trois, quatrième fois qu’il me demande je dis oui mais il semblerait qu’il y ait eu une fausse couche, qu’il y ait eu une soeur à un moment donné. Et il me fait ok vous avez un frère et une soeur. Je m’installe sur la table, il masse au niveau de la nuque pendant une 20aine de minutes. Il met tout son poid sur moi puis je prends une immense bouffée d’air. Je me mets à pleurer et il me dit voilà c’est 80% de votre problème.

C: Ouah !

B: Derrière tu appels ta mère et tu lui en parles un peu et tu te rends compte que c’est un truc qu’elle a jamais géré. Tu en parles à ton père et c’est pareil. Tu te retrouves sur un nouveau truc qui est que Ah mais est-ce que c’est en lien parce que tu te sens pas la possibilité de vivre? Parce que tu as pris la vie de quelqu’un d’autre? Tu retombes sur plein de fils… 

40:00

B: On fait pas attention à ça mais les kiné et ostéo ça joue.

C: Des rencontres fortuites, très intéressantes… Tu te dis “c’est une blague?”

B: Surtout que je n’allais voir personne. C’était juste pour nous remettre un peu en ordre. J’ai un autre ami ostéo, des discussions qu’on a eu aussi sur plusieurs séances. Sur la façon physique où je suis né. Le moment venu je remettrait mon nez là dedans.

C: C’est fort. Le travail sur soi commence bien avant

B: Je pense que tu imprimes encore même avant. Si il y a eu aussi une rencontre avec une personne, pour un possible spot de sensibilisation. Quelques jours après on a parlé de mes vies antérieures. C’était fou. Tu te retrouves à faire des rêves. C’est un truc en ce moment les rêves aussi. 

C: C’est lucide… Tu as toujours été ouvert à tout ça?

B: Une bonne partie de cette existence là, intérêt pour rien, ouvert sur rien. Il y a eu une rencontre aussi. 

B: Je me livre beaucoup alors que des gens vont écouter ça 🙂 

C: On va pouvoir couper 🙂

B: Il a vécu avec une autre personne qui aujourd’hui est une deuxième maman. Elle a fait énormément de choses pour moi. Là que d’en parler c’est émouvant. Elle a fait beaucoup pour moi. Elle m’a poussé à des moments où on était pas beaucoup à y croire. La personne qui par exemple, tu es en train de te perdre à travailler dans un resto, en formation cuisine et où en fait, déjà voilà, j’ai arrêté ça très vite, j’ai travaillé dans des villages vacances. Elle laisse trainer l’ordinateur avec une page ouverte sur une école de théâtre… Elle me dit: Regarde, va s’y fais le… qu’est-ce que tu peux rater? 

Donc oui cette personne a changé beaucoup de choses. Elle m’a permis à 13, 14 ans à assumer que j’étais là.

C: Et donc la cuisine !? (rire)

B: Le vrai truc qui a démaré. Il n’y avait pas de dialogue avec mon père jusqu’à deux semaines avant mon bac j’ai dis “ok j’arrête”. Il m’a dit “il faut l’avoir pour pouvoir arrêter”. Aujourd’hui de par sa vie, de par l’homme qu’il est et de par l’éducation qu’il m’a offerte avec ma mère qui est exceptionnelle c’est quelqu’un de très important aussi. Tu arrives à un moment aussi où tu n’es plus enfant – père. Limite c’est toi qui apprends à ton père maintenant, tu vois? 

C: C’est très intéressant. Quand tu l’as fait évoluer, il se passe des choses…

B: C’est là par exemple, où l’aspect des vies antérieures est intéressant. Tu te sens plus vieux que la personne en face de toi peu importe ton âge. Il y a eu des rencontres qui ont fait avancer les choses.

50:00

[Sujet: Légitimité]

Délic écologique, édité par Rustica éditions

C: Tu as écrit page 46 de ce livre (on va rebondir dessus): 

À la question “Qui suis-je?”, je répondrai simplement Benjamin Carboni, une âme semblable à une autre avec ses vécus ayant la même importance que celle de ma voisine ou du président du Brésil (je vous laisse seul juge des exemples proposés)

À la question de quel droit puis-je me permettre je répondrai que nous avons tous le droit de porter haut et fort une parole, un avis et une pensée que nous avons sur les choses qui forment notre monde. Mais pour être entendu voir entendu il faut que cette envie, cette parole, cette pensée, soit plein de bienveillance, en ayant comme but de partager quelque chose et non de vouloir le déformer.

Et enfin oui, je vous suggère de faire de même, d’arriver vous aussi à une prise de conscience, la vôtre.

Cette partie là: soulignée. J’aimerai que ce soit un message qui apparaisse avant que quelqu’un souhaite publier ou commenter sur les réseaux. Pour se rendre compte de la règle bienveillance. Elle devrait être partout. 

B: Ça devrait être avant Liberté, Égalité, Fraternité. Ça devrait être Bienveillance, Liberté, Égalité, Fraternité. 

C: C’est ça… 

51:00

C: Est-ce que cette réponse aujourd’hui a changé? Est-ce que tu te retrouves encore à dire “qui suis-je pour?”

B: Sur certaines choses oui. Par exemple le fait de faire des vidéos par exemple. Déjà on revient sur l’autre syndrome de l’imposteur qui est le côté fénéant. J’ai mille idées de faire des vidéos. Certaines où vraiment tu vas me dire c’est bien mais à côté je ne vais pas le faire, pas grave. Sur d’autres, dernièrement j’ai fait deux, trois posts comme on dit en 2020, sur Instagram j’écris des choses que je pense vraiment. Je le dis. En essayant de m’auto-censurer le moins possible. Plus je vais dire ce que je pense, plus je vais être naturel, plus ça a écho en face et c’est appréciable en fait.

C: Tu ne mets pas de filtre, en fait. Ça touche vraiment les gens…

B: En fait c’est pas tant le côté vrai. J’ai toujours voulu être quelqu’un, le plus possible, même si c’est compliqué parfois avec les peurs, être quelqu’un d’honnête. franc dans le sens de dire les choses. Il y a plus chez moi de je m’en fou de plaire à certain que de j’ai envie de plaire à tout le monde. Il y a aussi ça dans l’aspect de création. Dans l’exemple de la scène, d’un côté je sais que je peux le faire. Mais, d’un autre côté je me dis, à quoi bon le faire…  

Il n’y a plus sur ce point là, j’ai pas envie, je m’en fou qu’il plaise ou pas le post. J’ai juste envie de le dire donc je vais le dire. On revient sur l’écriture. La fameuse chaman m’a dit un moment donné que j’aurai besoin d’écrire. Dans mon quotidien, j’ai du mal à le mettre en place: écrire pour moi. Je pense que c’est un peu pareil pour la scène c’est pour ça que je ne me précipite pas. Aujourd’hui si je le fais c’est pour m’auto-convaincre ou pour plaire ou autre. Si un jour j’ai vraiment envie de le faire, c’est vraiment important, ça le fera. C’est le résumé de tout. Je laisse faire les choses en fait. Je n’ai pas envie de forcer les choses.

Par exemple, mon déménagement ici. Quand j’ai voulu partir, j’ai forcé les choses. Cette fameuse personne elle m’a dit là tu ne peux pas partir parce que tu n’es ni là bas, et tu es contre ici (Paris). Donc comprends pourquoi tu veux aller là bas puis ça se fera naturellement. Aujourd’hui je me sens bien ici. Le nouveau mot important c’est devenu équilibre. De trouver son équilibre.

C: Tu trouves ta légitimité à travers ton équilibre?

B: Il faut arriver à doser un peu tout ça. La dernière question en ce moment c’est l’aspect d’hypersensibilité. Où je me suis dis: ah tiens il y a pas mal de points qui me ressembles. Il y a deux points: le côté de passer par un moment de… j’ai beaucoup le ressenti du “je vais m’ennuyer très vite” sur des choses. Lié à ça, au niveau émotionnel d’être très vite dans un bonheur plein quand je suis avec des gens ou quand je créé, dix minutes après je suis tout seul chez moi et je me dis “allez hop je vais creuser un trou dans le jardin ! Ça sera prêt” (rire).

C’est un sujet qui m’intéresse en ce moment. Comme un bon imposteur je m’y intéresse en cherchant pas et comme les rêves, je m’y intéresse en cherchant à moitié. 

B: Ça fait du bien de parler de soi (…)

1:00:00

[Fire Questions]

C: Ta dernière prise de conscience

B: Prendre conscience que dans mes relations amicales et intimes j’avais encore des carapaces…

C: Ton message sur tous les billboards de France

B: Pense à toi (apprends à te connaitre, écoute toi, équilibre toi), pour penser aux autres… Si tout le monde se sent bien avec soi même, on se sent bien avec les autres.

C: Une expérience extra sensorielle qui t’a marqué

B: L’histoire de la montre.

(C: ou en rapport avec la nature?)

Les couchers de soleil. Il y a des gars derrière ! Des réal’ et tout… Il y a un truc. C’est le plus beau truc qui se fait.

C: Le livre que tu as le plus offert autour de toi

B: J’avais bien aimé le livre de Laurent Gounelle, Le Philosophe qui n’était pas sage. Et classiquement je dirai Les Accords Toltèques (de Miguel Ruiz).

C: La dernière fois que tu es sorti de ta zone de confort?

B: Hier, ça parait rien mais c’était pas mal. Hier j’ai accompagné un ami, prof de surf. On y est allé sauf que c’était des murs! Ça fait un an que je surf, je commence à me débrouiller. Là j’ai une nouvelle planche, quand tu changes c’est comme tout sport. Dès que tu changes de matériel tu sais plus faire. Hier, il m’a fait rentrer dans l’eau. Pendant une heure et demi j’ai essayé et je n’y arrivais pas. Plein de moments j’ai eu peur. Là je suis sorti un peu de ma zone de confort où d’habitude j’y vais pas… J’ai essayé de le faire en affrontant cette peur du moment.

C: Ton dialogue intérieur en deux phrases…

B: Qu’est-ce que tu fous là? Qu’est-ce que tu vas faire? Qu’est-ce qu’on fait en fait après?

C: Ta lecture du moment (BD, roman grapghique)?

B: Je suis allé m’inscrire à la médiathèque!

Souvenirs d’un Elficologue (Tome 1), de Paul Laforêt 

[On parle aussi de In Waves, de AJ Dungo]

C: Pourquoi la photographie?

B: J’ai toujours aimé ça. C’est pas une passion mais j’aime le faire c’est des moments agréables. Je devais avoir dix, onze ans. Mon père nous avait offert un safari, j’y étais allé avec un appareil photo jetable. Incroyable. Les photos étaient vachement bien! Ça m’a toujours plus. Une implication à moitié. Il y a une période où je faisais des portraits de copains. Aujourd’hui je prends plaisir. Ça fait deux mois, j’attends un objectif que j’ai acheté (100/400 mm). Je prends beaucoup de plaisir à prendre en photo la biodiversité. Tout ce qui est insecte, papillon, oiseaux, tout ce qui m’effrayait lorsque j’étais petit (anecdote: serre à papillons). Aujourd’hui je fais aussi des photos de surf. 

C: Tu as le choix entre deux mots: formation ou enseignement? 

B: J’ai changé d’avis avec le terme formation ces derniers temps. J’aimerai enseigner, mais je pense que formation est peut-être plus important pour moi aujourd’hui. Aujourd’hui je dirai formation et hier j’aurai dit enseigner

C: Pourquoi Coluche?

B: Il fait rire les autres mais très sérieux parce qu’il fait passer des messages. Pour faire rire avec des conneries il faut être quelqu’un de très intelligent.

Référence au film: Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne.

1:23:00

La suite: nous parlons de la suite pour Cleanwalker. Le mouvement devient officiel, avec la création de l’association (août 2020). 

-Credits-

Host : Camille Havis

Guest : Benjamin Carboni

Son (musique) : Spit it Out de Kaituhi

La Sagesse d’Ethan Hawke

La Sagesse d’Ethan Hawke

Se donner la permission d’être créatif.

Une question pour toi: est-ce que tu te donnes la permission de faire l’artiste quitte à paraître ridicule?

Ethan Hawke est un acteur, écrivain, musicien américain connu pour ses rôles dans: Before Sunrise (1995), Before Sunset (2004), Before Midnight (2013) ainsi que Boyhood (2014). À l’occasion d’un Ted Talk donné en juin dernier (2020) il nous parle de créativité.

C’est mon job en tant que poète.

Nous doutons tous de notre créativité. À sa rencontre avec Allen Ginsberg, il découvre quelque chose d’énorme (une histoire), qui va changer sa vie:

Après une apparition sur la télévision new-yorkaise, Allen Ginsberg rentre chez lui et tout le monde lui dit: « Tu te rends compte que tout le monde te prend pour un imbécile, et que le pays entier se moque de toi? ». Il leur répond: « C’est mon job. Je suis poète et je vais continuer à faire l’imbécile. La plupart des gens doivent aller travailler toute la journée, ils rentrent chez eux, ils se disputent avec leur partenaire, ils mangent puis allument la vieille télé. Quelqu’un essaye de leur vendre quelque chose, et là je viens tout faire foirer! Je suis venu chanter Krishna, et maintenant ils sont dans leur lit en train de se dire « qui est ce poète stupide? » Et, ils ne peuvent pas s’endormir, en plus! ». C’est mon job en tant que poète.

La créativité nous en avons tous besoin.

Ethan trouve cet aperçu très libérateur. Il va plus loin dans le raisonnement en y ajoutant:

« La majorité d’entre nous souhaite offrir au monde quelque chose de qualité, quelque chose que le monde considèrera comme bon ou important. Alors qu’en fait, c’est l’ennemi, parce que ce n’est pas à nous de décider si ce que l’on fait est bon. Et si l’histoire nous a appris quelque chose, c’est que le monde est un critique particulièrement peu fiable. »

« Donc, tu dois te poser la question: Est-ce que la créativité humaine compte? Et bien. La majorité des gens ne passent pas son temps à penser au sujet de la poésie. Ils ont une vie à vivre, et ils ne se sentent pas concerné par les poèmes d’Allen Ginsberg…, jusqu’au jour où leur père décède, ils vont aux funérailles, tu perds un enfant, quelqu’un brise ton coeur, ils ne t’aiment plus, et soudainement tu es désespéré à l’idée de trouver un sens à ta vie. Puis, « Est-ce que quelqu’un s’est senti aussi mal dans la vie? Comment s’en sont-ils sortis? »

« Ou l’inverse – quelque chose de super. Tu rencontres quelqu’un et ton coeur explose. Tu aimes cette personne tellement, tu ne peux même pas voir clairement. Tu sais que tu es étourdi. « Est-ce que quelqu’un a ressenti ça avant moi? Qu’est-ce qu’il m’arrive? » Et ainsi, l’art n’est plus un luxe, c’est en réalité une subsistance. Nous en avons tous besoin ».

En parlant de ses débuts en tant qu’artiste (acteur et comédien), il relate l’importance des belles choses qui nous rendent ébahis. Pour lui, nous sommes ici sur terre pour tenter nous aider les uns, les autres. En premier lieu, il nous est demandé de survivre, puis de prospérer. Pour prospérer, pour nous exprimer, nous devons nous connaitre davantage. Dès son premier rôle à l’âge de 12 ans, il raconte son amour pour le théâtre, son monde s’est alors élargi et cette profession (encore aujourd’hui à presque 50 ans) lui rend de plus en plus chaque jour. À travers les personnages qu’il a pu jouer.

Qu’est-ce que nous aimons? Si nous nous rapprochons de ce que nous aimons, la personne que vous êtes vous sera révélée, et ça s’étendra.

Nous sommes tous connectés.

À travers la diversité de ces personnages (criminel, prêtre ou voyou) il se rend compte qu’il a beaucoup en commun avec ces personnes.

« Alors, tu commences à voir à quel point nous sommes tous connectés ».

Il relate l’histoire de son arrière-grand-mère. Sur son lit de mort, elle a demandé à écrire une petite biographie, qui fait 36 pages. Elle a passé cinq pages sur la fois où elle a fabriqué des costumes pour une pièce. Son premier mari n’a eu qu’un paragraphe. La production de coton, pour laquelle elle a travaillé 50 années, a obtenu une simple mention. Pour lui, elle s’exprimait à travers ses costumes, et c’est un pouvoir, un vrai pouvoir.

Nous le savons tous. Le temps d’une vie est court. Comment le dépensons-nous? Est-ce que nous passons ce temps à faire ce qui est vraiment important pour nous? La majorité répondra que non. En réalité, c’est difficile. Notre attrait aux habitudes a son importance. C’est ce qui rend les enfants tellement beaux créativement parlant. Ils n’ont aucune habitude, et ils ne prêtent pas attention à savoir s’ils sont bons ou non. Ils ne construisent pas un château de sable en se disant:

« Je pense que je vais devenir un très bon bâtisseur de château de sable ». Ils ne font que se jeter dans le projet face à eux – danser, peindre, construire: peu importe l’opportunité qu’ils ont, ils l’utilisent pour exprimer à travers elle, toute leur individualité. C’est tellement beau… »

Pour t’exprimer, tu dois te connaitre.

Il termine en parlant de ses inquiétudes au sujet de la créativité aujourd’hui. Ce qu’on raconte d’elle, comme quelque chose d’annexe, d’abstrait ou un luxe.

Quelque chose m’inquiète de temps à autre lorsque l’on parle de créativité, on a l’impression que c’est juste sympathique (nice), que c’est chaleureux, ou que c’est plaisant. Ça ne l’est pas. C’est vital. C’est de cette façon que nous nous guérissons les uns, les autres. En chantant nos musiques, en racontant nos histoires, en vous invitant à dire « Hey écoute moi, et je t’écouterai ». Nous entamons un dialogue. Lorsque tu fais ça, la guérison a lieu, on sort de notre coin et on commence à remarquer, être témoin, témoigner de notre humanité commune. On commence à l’affirmer. Et lorsqu’on le fait, de bonnes choses prennent place.

Donc si tu veux aider ta communauté, ta famille, tes amis, il te faut t’exprimer. Pour t’exprimer, tu dois te connaitre. C’est en vérité très facile. Tu dois juste suivre ce que tu aimes. Il n’y a pas de chemin. Il n’y a pas de chemin tant que tu ne l’as pas arpenté. Et tu dois être prêt à faire le fou. Ne lis pas les livres que tu devrais lire, lis les livres que tu veux lire. N’écoute pas la musique que tu as pour habitude d’aimer ou d’écouverte. Prend du temps pour écouter de la nouvelle musique. Prends du temps pour parler à quelqu’un à qui tu ne parles pas normalement. Je te garantis, si tu fais ça, tu vas te sentir ridicule. C’est le but. Fais l’idiot.

Source: a TED Talk by Ethan Hawke

Racontez des histoires

Racontez des histoires

« Kepler réalise quelque chose de crucial et d’irréductible au sujet de la psychologie humaine: la preuve scientifique était trop complexe, trop laborieuse, trop abstraite pour persuader, pour le moins ses pairs, encore moins un public scientifiquement illettré; ce ne sont pas les données qui pourraient démanteler leur esprit de clocher céleste, mais la narration (raconter des histoires). Trois siècles avant que le poète Muriel Rukeyser n’écrive « l’univers est fait d’histoires, pas d’atomes, » Kepler savait que peu importe la composition de l’univers, sa compréhension était, en effet, le travail d’histoires, pas de science – ce dont il avait besoin c’était une nouvelle rhétorique par laquelle il pourrait illustrer, de façon simple mais irréfutable, que la Terre est effectivement en mouvement. Ainsi, Le Rêve était né.« 

Extrait du livre Figuring de Maria Popova

Conversation avec Sandy

Conversation avec Sandy

Bienvenue à toi sur le Podcast Syndrome Imposteur, le podcast qui t’aide à dépasser tes doutes et tes peurs. Regagne confiance en toi à travers des sessions et des conservations inspirantes.

Aujourd’hui, je t’emmène à la rencontre de Sandy (#friends). Elle partage son expérience du syndrome de l’imposteur, en nous expliquant comment elle le dépasse…

Au sommaire :

  • Présentation
  • Première expérience du Syndrome de l’Imposteur
  • Dépasser le syndrome en jouant avec son image
  • Gagner en légitimité
  • Les 70% de la population (ceux qui vivent avec le SI), ils sortent de leur zone de confort en fait ?
  • Expliquer la peur avec l’amygdale (du cerveau)
  • Comment dépasser le SI lorsqu’il est un frein ?
  • La validation extérieure
  • Son expérience en tant qu’infirmière
  • Son expérience avec un pervers narcissique (manager)
  • Le syndrome imposteur et les narcissiques
  • L’importance du cadre
  • Comment se débrouiller face à un narcissique
  • La différence entre empathique et narcissique
  • On parle aussi des peurs, de l’intuition et des émotions

Retrouve Syndrome Imposteur sur les réseaux: Instagram (@solybox_) et Facebook (@solybox).

N’oublie pas de liker, partager, d’en parler autour de toi ! Je te retrouve très vite pour un épisode spécial. Très bel été!

Remède: La Solitude

Remède: La Solitude

Bienvenue à toi sur le Podcast Syndrome Imposteur, le podcast qui t’aide à dépasser tes doutes et tes peurs. Regagne confiance en toi à travers des sessions et des conservations inspirantes! Entre deux interviews, en période de grand calme (début août 2020), j’en profite pour publier un épisode spécial sur la solitude.Nous avons tous dû expérimenter la solitude, choisie ou imposée.

Le sujet a été évoqué à l’occasion d’une précédente interview. Quel rapport avec le syndrome de l’imposteur ? Le syndrome implique pour beaucoup d’entre nous, de se sentir « seul(e) », entouré(e) ou pas…

Robin Williams disait: « J’ai toujours pensé que le pire truc qui pourrait nous arriver dans la vie c’est de finir sa vie tout seul, mais c’est faux. Le pire truc qui pourrait nous arriver c’est de finir notre vie entouré de personnes qui nous font se sentir seul ».

Ici, je propose une autre approche du temps passé en « solo ». Je vois la solitude comme un remède (une étape parmi d’autres). Je m’explique: je parle de la « bonne » solitude bien entendu (que je définis dans cet épisode). En pleine période de doutes, de remises en question, surtout avec le syndrome de l’imposteur (jamais très loin), se retrouver seul(e) peut être d’une grande aide. C’est en se retrouvant seul(e) que l’on en apprend plus sur soi même et sur ce que l’on souhaite vraiment (pour regagner confiance en soi). Ce n’est pas un sujet très commun dans une société 2.0 aussi connectée que la nôtre, surtout en cette période étrange (après une distanciation sociale imposée). Pourtant, on ne s’est jamais senti aussi seul(e), non?

J’ai toujours observé le syndrome comme une voix intérieure qui nous répète: « on n’est pas à la hauteur », « on a pas notre place ». « on est seul(e) au monde »… C’est dans ces instants (solo), que l’on découvre véritablement cette voix qui nous habite. À nous de l’apprivoiser, de l’adapter, pour l’entendre certes, mais pour la comprendre aussi. 

Pourquoi avons-nous aussi peur de la solitude?

Retrouvez Syndrome Imposteur sur le site officiel solybox.me et sur les réseaux: Instagram (@solybox_) et Facebook (@solybox). N’oubliez pas de liker, partager, d’en parler autour de vous ! Je vous retrouve très vite pour un épisode spécial « interview ».

Très bel été à toi,

Camille