L’Obstacle est le Chemin

L’Obstacle est le Chemin


L’Obstacle est le Chemin (titre original: The Obstacle is the Way) de Ryan Holiday est un livre rempli d’histoires et d’anecdotes sur ceux et celles qui ont su dépasser l’obstacle qui se présentait à eux. Un regroupement d’outils et une philosophie de vie très stoïcienne. Parfait pour la continuité de la saison de cet été dédiée au syndrome de l’imposteur. Ce livre est un véritable trésor. J’ai eu la chance de le lire juste avant le confinement. À l’arrivée de ce dernier, j’ai pris l’opportunité qui m’était donnée (deux mois enfermée) pour appliquer quelques concepts.

Questionnement dans cet épisode et article que je vous invite à vous poser:

Qu’est-ce que représente ou évoque le mot “obstacle” pour moi ?

Je donne mon approche personnelle de ce mot au tout début du podcast 😉


En trois points :

Perception

La clé première c’est ce qu’on appelle Perception. En d’autres termes, comment vous voyez les choses et sous quel angle? La majorité du temps nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg. Elle est plutôt négative et désagréable. Qui aime avoir un obstacle sur son chemin? Si l’on se décale pour observer une autre vision de ce qui nous arrive (prendre des distances avec sa propre situation) alors on peut arriver à une nouvelle approche, plus lumineuse et plus riche que ce qu’on aurait pu s’imaginer avant.


Les histoires et les exemples évoqués pour ce point

  • Rockeffer et sa fortune: il a basé son approche en observant les erreurs de ses semblables (la panique)
  • Rubin Hurricane Carter en prison pendant 19 ans pour un crime qu’il n’a pas commis. Il en a profité pour étudier.
  • La NASA ne peut pas se permettre d’envoyer des individus incapables de prendre des distances avec leurs émotions dans le cadre d’un obstacle (danger, scénario alternatif) alors ils se doivent d’être préparés à gérer ce stress. [C’est ce que je te propose de faire en séance, pour me contacter c’est ici]

Question utilisée en Coaching: Posez-vous là lorsque ça vous arrive, « qu’est-ce que me conseillerait mon ou ma meilleur(e) ami(e) ? » Les stoïques s’imaginaient parler à un sage en lui demandant conseil face à une situation difficile.

Action

Le plus important après avoir changé de perspective, c’est de passer à l’action. Soit en prenant l’obstacle comme un avantage, dans ce cas de figure on le retourne. Soit en choisissant une autre voie alternative, qui nous est offerte. Ce point demande un minimum de créativité et de flexibilité mais il est tout à fait accessible à tous. Bien entendu, il sera question ici de garder le cap avec persistence et discipline (clé). 

Les histoires et les exemples évoqués pour ce point

  • Amelia Earhart avait un travail mondain mais gardait en vue des opportunités (créatives) pour réaliser son rêve: devenir pilote. Un jour, on l’appelle pour lui proposer de participer au premier vol transatlantique en tant que passagère non rémunérée.
  • L’histoire de Demosthene, le grand orateur d’Athènes.
  • Georges Clooney, dans ses débuts d’acteur rencontrait nombreux refus au point de sortir de casting avec beaucoup de colère. Sa solution ? Changement de perspective et de stratégie : « j’arrive en tant que solution pour les réalisateurs. Ils ont besoin de moi en tant qu’acteur. Je suis la solution à leur obstacle. »
  • Grèce antique, l’histoire du général Pericles et de la Guerre du Péloponnèse

Will

(La volonté) La perception et l’action c’est bien mais sans volonté il n’y a rien. L’important ici est de savoir avancer pas par pas. Peu importe la situation. Cette volonté c’est ce qui nous conduit tout au long du chemin. C’est ce qui a fait tenir dans le temps, les plus grands succès de l’histoire.

Les histoires et les exemples évoqués pour ce point

  • Walt Disney a été fondé onze mois avant le krach financier de 1929
  • Hewlett-Packard a été fondé pendant la Grande Dépression de 1935
  • Un coach sportif parlera toujours d’une montagne qu’il faut savoir approcher par petits pas: “match par match”

Enfin chaque obstacle a ses faiblesses et ses forces

  • Gandhi a su utilisé la faiblesse des anglais à son avantage (la non-violence).
  • Alexandre le Grand et son cheval Bucephalus (histoire évoquée en fin du Podcast). 
  • Thomas Edison a dû tester 6 000 matières avant de trouver le filament adéquate à son invention (l’ampoule).

Rappelez-vous surtout ce que j’évoquais lors d’un précédent épisode sur le stoïcisme: il y a ce que nous pouvons changer puis il y a ce sur quoi nous n’avons pas de contrôle. Alors autant l’accepter. Thomas Edison face à l’incendie de son laboratoire au début des années 1900, avait 67 ans et sa réaction fut : « Voilà une opportunité pour recommencer !”

N’oubliez pas, il y a ce qui vous arrive et puis il y a vous (votre réaction). 
Belle écoute, belle lecture, et bon été 

Supplément Vidéo

Q&A: Dois-je tout quitter ?

Q&A: Dois-je tout quitter ?

La grande question que beaucoup de gens se posent. Celle de tout quitter: un job, une situation, une relation… pour pouvoir repartir à zéro, ou se lancer dans un rêve, voir une nouvelle activité professionnelle.

Je ne considère pas qu’il y ait, à juste titre, une seule et unique réponse pour tous. Au contraire, c’est en se limitant à la réponse « oui » ou « non » qu’on se bloque soi-même. Du moins, c’est ce que je pense. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Une vidéo spéciale, Q&A pour répondre à vos questions…

Conclusion: Il n’y a pas un seul et unique chemin. Il y a Vôtre Chemin.

Si vous aussi vous avez une question à me poser, rendez-vous ici.

Interview with Ema Mamisu

Interview with Ema Mamisu

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video available here.

Camille : Can you please present yourself ?

Bára (Ema Mamisu) : I am from Prague, I founded this company in 2013, alone. After one year Petra Maskova joined me. She is right now on maternity leave. So I’m alone in the business for now. Sometimes some assistants come help me, when needed.

Camille : What is the meaning of your brand ?

Bára (Ema Mamisu) : We want to make beautiful and useful products. The most important thing is « good functioning » and « good to use ». Things need to be solid in order to last long, at the same time they are unique and interesting, so when people hold them in their hands their heart is pounding with joy, when using it.

Camille : What are your main values at Ema Mamisu ?

Bára (Ema Mamisu) : At first place, it’s the function of the product. When I create something it must be functional to the maximum. Sometimes I add an esthetic value but it’s really important to be mainly functional.

Camille : Do you have rituals during the process of creation ?

Bára (Ema Mamisu) : First I need to clean my working area before I start to work. I like it when it’s clean and I like to listen to audiobook during the process of creation. I play audiobook and I began. Which genre ? Like detective most of the time. Sometimes when I’m listening to them the dark atmosphere of the genre is taking place around me. I compensate it, with colours of dots, and other tenderness. I remember one moment, I was listening to a dark and uncomfortable book while painting small little dots on the cups. Which were also very small. They were very cute afterwards ! It was the biggest contrast in what was going on. I like to listen to Maigret. I know him a lot. So only from time to time. Plus, I like new detective stories coming out, mainly Scandinavian. Yes also Jo Nesbo but not as much !

Camille : Where do you find your inspiration ?

Bára (Ema Mamisu) : Definitely not from detective audiobooks. Much more from everything around me. When I see some interesting things, even from another specialization. I’m going through different magazines, about Home or Design. There I collect inspiration in shapes and decoration. Sometimes in the nature as well but nature is not good inspiration for practical products. But when I create things, in oven working with wood, yes. I remember once I wanted to create a vase that look like a wasp nest. Colours, structure and shape included. I haven’t been able to realise it yet !

Camille : When did you started Ema Mamisu ?

Bára (Ema Mamisu) : It was around 2012. My job at the time didn’t worked well for me. Intern relationships included and the impulse was that I was fired… So I realized now it’s time to start and stop finding excuses, on why I can’t.

Camille : What is the authenticity of your products ?

Bára (Ema Mamisu) : Our authenticity is in the preparation of our materials. We make it ourselves. Not that we mix the glaze as someone else, but we mix it on our own way and from there we mix everything we need plus we are mixing other things than just glaze ! That’s what I think is making us unique. In ceramic there is infinite spectrum of colours that you can make, depending on which glaze you may use. Each glaze look different on various materials. So it’s in combining glaze with materials it can make you special because nobody else knows the ingredients. We can keep our originality. Plus, we are doing the procedures. Unless you put it into the mold you can’t copy it. Huge big part of the products is handmade work. For example, the finger-pressed bowl, which I offer on Solybox (here)… this bowl I press it with my fingers which is my specific shape. Since everybody has a different shape. Finger pressing by another person look different. Then there is quite a long process of creation. And it’s not easy to discover how to make it…

Camille : What is your favorite part of the creation process ?

Bára (Ema Mamisu) : Definitely inventing the product in my head when I got the idea and I’m thinking on how to compile it. Then, I love the part when I shape it on the wheel that’s quick procedure, nothing that much creative. But then comes the second stage when the product becomes dry and I need to finalize it adding details and finalize the shape ! That’s the moment when I’m finally creating. Of course, when I’m opening the oven and it’s done perfectly, I see the final result. That’s the cherry on top of the cake.

Camille : Do you have favorite artists ?

Bára (Ema Mamisu) : form international artist Lucie Rie that dedicated her life to ceramic from her youth ’till her death with a very interesting style and from Czech artist which I know, Martin Hanus who’s autodidact, he works in South Bohemia. He uses wood-fired oven. His attitude to life and ceramic is very sympathic. So everytime when I’m talking to him, he’s very inspirational. I think many products we create, exist thanks to him because I was at his workshop. plus Martin Hadrava who works with him. He is a source of technology somehow. 

Camille : How was the beginnings ?

Bára (Ema Mamisu) : At the beginning I was working from home. I was going to workshop to « burn » the products. But you can’t do it for a long period of time because ceramic creates a lot of dust and dirt so we were looking for a place. We set up a budget and we wanted some size and my demand was to have the place in Létna because I live here. So I have it close to work. We were searching for something and we found with this amazing big window. It was clear since we wanted a shop in here.

The Boutique Solybox with all Ema Mamisu creations, is here.

One of her latest creation : Ceramic plate, blue is the new black

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