Comment vivre une bonne vie selon David Foster Wallace

Comment vivre une bonne vie selon David Foster Wallace

David Foster Wallace prononce ce discours à Kenyon College, en 2005, soit trois ans avant sa mort. En voici quelques extraits. À travers deux histoires dont celle de deux jeunes poissons, il note l’importance de notre rapport à « la réalité ». Il nous rappelle aussi que le travail est l’éducation de toute une vie, qui ne s’arrête pas à la fin des études. Une bonne dose de sagesse pour préparer cette rentrée septembre 2019

C’est l’histoire de deux jeunes poissons qui nagent et croisent le chemin d’un poisson plus âgé qui leur fait signe de la tête et leur dit « Salut, les garçons. L’eau est bonne? » Les deux jeunes poissons nagent encore un moment, puis l’un regarde l’autre et fait, « Tu sais ce que c’est, toi, l’eau? »

La morale de cette histoire est tout simplement que les réalités les plus évidentes, les plus omniprésentes et les plus importantes, sont souvent les plus difficiles à voir et à exprimer. Dit comme ça, ce n’est qu’une banale platitude – mais il n’empêche que, dans les tranchées d’une vie d’adulte, les banales platitudes peuvent revêtir des enjeux de vie ou de mort.

Voici une nouvelle petite histoire didactique. C’est l’histoire de deux types assis dans un bar en plein milieu des étendues sauvages d’Alaska. L’un est croyant, l’autre est athée, et ils débattent de l’existence de Dieu avec cette intensité particulière qui s’installe aux environs de la quatrième bière. Et l’athée dit, « Écoute, c’est pas comme si j’avais aucune raison fondée de ne pas croire en Dieu. C’est pas comme si j’avais jamais essayé tous ces trucs de prière et de Dieu. Tiens, le mois dernier, un blizzard atroce m’a éloigné du camp, je voyais rien, j’étais paumé, il faisait moins cinquante, et alors je l’ai fait, j’ai essayé : je me suis mis à genoux dans la neige et j’ai crié, Mon Dieu, s’il y a un Dieu, je suis perdu dans le blizzard, je vais mourir si vous ne m’aidez pas! ». Et là, dans la bar, le croyant regarde l’athée, perplexe : « Alors tu dois y croie, maintenant, il dit. Après tout t’es là, bien vivant. » L’athée lève les yeux au ciel comme si le croyant était un crétin : « Non mon pote, tout ce qui est passé, c’est que deux Eskimos sont passés par là et m’ont indiqué la direction du camp. »

Bien sûr, ce type de discours exige de moi que je vous parle de la signification de votre enseignement universitaire pour tenter de vous expliquer en quoi la véritable valeur du diplôme que vous vous apprêtez à recevoir est humaine et pas seulement matérielle. Parlons donc du cliché le plus répandu dans le genre du discours de remise de diplômes, à savoir qu’un enseignement ne consiste pas à vous gaver de connaissances mais plutôt à, je cite, « vous apprendre à penser ». Si vous êtes comme moi quand j’étais étudiant, vous n’aimez pas entendre ça et vous vous sentez presque insultés par l’assertion d’après laquelle vous avez besoin qu’on vous apprenne à penser, dans la mesure où votre admission dans un établissement de cette qualité semble prouver que vous savez déjà penser. Mais je vais postuler que le cliché de l’enseignement universitaire n’est, au fond, pas du tout insultant car, dans un lieu comme celui-ci, nous sommes censés recevoir une éducation à la pensée qui ne s’adresse pas avant tout à la capacité de penser, mais au choix de ce à quoi penser.

Voilà la valeur d’un véritable enseignement, qui n’a rien à voir avec les notes ou les diplômes et tout à voir avec la simple ouverture – l’ouverture à ce qui est réel et essentiel, si bien caché sous nos yeux, tout autour de nous, que nous devons nous répéter tout le temps : « C’est de l’eau. » « C’est de l’eau. » « Ces eskimos pourraient être bien plus que ce qu’ils semblent être. » C’est incroyablement difficile de faire ça – de vivre conscients, en adultes, jour après jour après jour. Ce qui signifie qu’un autre grand cliché est vrai : votre éducation est le travail d’une vie, et elle commence – maintenant. Je vous souhaite bien plus que de la chance.

Pour écouter David Foster Wallace de vive voix, voici l’enregistrement audio de ce discours (en version complète) :

Publication du livre « This is Water » :

« On ne cesse jamais d’apprendre » – M.

« On ne cesse jamais d’apprendre » – M.

2ème partie du 6ème épisode, de la saison 1 du Podcast: première partie disponible ici.

à écouter et télécharger sur SoundCloud: ici.

Épisode #6 avec Mély du Chaudron Pastel

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Transcription de l’épisode :

Un processus de création : par “vague” de création…

C: Tu vas avoir une idée, tu vas la noter, et puis après ?

Déjà ce sont des idées, il y a les trois-quarts des idées qui viennent de moi-même après il y a un peu moins des un-quart qui viennent soit de suggestions de lecteur. D’ailleurs, des fois quant un lecteur me soumet une idée ça peut mettre plusieurs mois avant de se concrétiser. Il y a souvent les projets du moment. J’ai une idée d’un article, d’une vidéo, pour ça sorte, il peut se passer plusieurs mois. C’est vraiment un processus très lent de maturation, de créativité et des fois ça se fait de façon rapide mais c’est quand même une minorité. Il y a des articles, ou des videos que je fais en une semaine. C’est très rare mais ça arrive. Du coup, c’est vraiment des élans des vagues c’est comme quelque choses qui me traverse et que je dois ressortir si je ne ressors pas sur papier, téléphone ou ordinateur ça bouillonne et ça fait comme une espèce de cocotte minute donc une fois que je note ça après c’est par bout et par vague de création. Des fois, il peut y avoir quelque chose qui coince et qui peut durer quelques jours, voir quelques semaines et au début je forçais vraiment. Tel jour, je me disais à telle heure, et telle heure je travaille sur cet article et à telle heure j’aurai fini. J’ai fait ça pendant à peu près trois ans ce qui m’a un peu épuisé, enfin ça ne m’a pas épuisé mais c’était fatiguant parce que des fois je n’arrivais pas à créer et du coup je culpabilisais à la fin de la journée de ne pas avoir créé suffisamment et j’ai beaucoup lâché prise par rapport à ce processus de création et de vague et maintenant mon activité est telle que j’ai plusieurs, même au delà de la facette de création d’articles et de vidéos. j’ai plein d’autres choses à faire donc si un moment donné il n’y a pas ce processus de création qui est en moi ce n’est pas grave, j’ai dix-mille choses qui m’attendent à côté donc je ne m’ennuie pas.

Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui fonctionnent en flux tendu. Puis, un mois avant la deadline, une pression de malade! Il y a beaucoup de gens qui fonctionnent comme ça. Même si ce n’est pas forcément un processus créatif… Pendant longtemps j’ai fonctionné comme ça. Je pense que je fonctionne beaucoup moins comme ça, qu’il y a dix ans. Même s’il y a toujours une partie de moi qui fonctionne toujours comme ça, elle est vraiment très faible par rapport à auparavant. Non c’est plutôt cette sorte de vague par contre admettons que je me suis dis de neuf heure à midi je fais ma comptabilité mensuelle parce que chaque mois, je dois l’envoyer à mon cabinet d’expertise comptable et que le lundi à 7h30 en me réveillant j’ai une vague de création alors là, je balance tout ce qui est compta et je le fais! Les seules choses que je ne peux pas mettre de côté, parce que c’est un engagement, et pour rien au monde je le ferai, ce sont mes rendez-vous et consultations de naturopathie et quand ce sont des choses que je me suis données, des tâches avec moi-même alors là, je mets tout de côté en standby, et ça attendra.

C: Tu as cette flexibilité entre une structure et en même temps, tu continues à suivre… Tu n’es pas dans la réactivité du moment. Tu es dans les deux. Une structure mais tu ne te prives pas de la casser?

M: Je n’ai pas toujours fait ça comme ça, avant j’étais beaucoup plus. Ça c’est de par mon papa qui est extrêmement organisé, beaucoup plus que moi. Ma constitution Naturopathique, (en naturopathie comme en Ayurveda, il y a les Doshas) le montre bien. En naturopathie, il y a quatre constitutions et selon celle que l’on a, on a des qualités et des défauts et une des qualités liée à ma constitution c’est une très grande capacité d’organisation. Ces gens font souvent de très bons chefs de projets ou chefs d’entreprises. De par, aussi, mes études (assistante de gestion). Tout ce qui touche à l’organisation, pour moi c’est plus qu’un truc inné, ça a été constant dans ma vie.

Lorsque je me suis mise à mon compte, j’étais très psychorigide, c’était un truc de fou! Et maintenant, c’est beaucoup plus dans la flexibilité dans le “lâché prise”, parce que je pense qu’aussi lorsque tu es chef d’entreprise, tu subis. Moi j’en ai subi une certaine pression et si on apprend pas a lâcher prise, à danser et suivre le rythme de la vie tu finis par t’y briser les os en fait, et t’épuiser. Donc la vie m’a quelque part amené à apprendre cette flexibilité pour survivre.

C: Ça t’a pris du temps, pour trouver ton équilibre?

M: Oui et je continue toujours à trouver mon équilibre. On apprend toujours on ne cesse jamais d’apprendre.

C: Question rituels! Tu en as?

M: Alors je suis “miss rituels”, c’est-à-dire que si on m’enlève mes rituels, alors c’est vraiment parce que je suis très flexible pour beaucoup de choses mais pour beaucoup de choses mais par contre il y a des trucs si on m’enlève mes rituels, je suis pommée! Mais genre c’est la catastrophe… Alors je pense que le rituel, j’en ai un seul c’est le matin. C’est le matin, c’est a dire me lever super tôt (Miracle morning) mais moi ça je le fais depuis 2005 (donc bien avant que le livre ne sorte) ! Et moi, si on ne me laisse pas ma bulle de tranquillité le matinje suis seule et je fais des trucs très régressifs, je suis dans mon plaid, je ne suis pas maquillée, je suis entourée avec ma tenue koala, j’ai des plaids par dessus et je me balade dans mon appartement, je fais mon petit déjeuner cocooning, j’ouvre la fenêtre pour aérer , je mets de la musique douce , je zone sur Pinterest mais je me nourrie aussi de belles images, de belles citations, sur Tumblr je regarde des petites videos mais vraiment des choses super douces, en pleine conscience, des choses qui me nourrissent visuellement, artistiquement, spirituellement émotionnellement et après voilà, on peut commencer. Par exemple, lorsque je suis en voyage ou que je dois être avec un groupe de personnes et que je n’ai pas ce rituel du matin à midi je suis épuisée, mais épuisée… Je n’en peux plus et il faut me recharger… voilà donc, ça c’est mon rituel mis à part ça, tout le reste de la journée il peut se passer n’importe quoi, des choses stressantes… moi c’est “peace and love”, tout va bien, il n’y a pas de problème, on avance pas à pas.

C: Et la méditation ou le yoga?

M: Non… Peut-être un jour, dans 10 ans… des trucs très yogi, plus spirituels mais non là, c’est aussi simple que ca.

C: Aujourd’hui on est dans un monde ultra connecté. Pas forcément vers l’intérieur mais plutôt vers l’extérieur… Est-ce que tu as un rituel par rapport à la déconnexion digitale? Que je peux trouver (personnellement) parfois “overwhelming” (écrasant ou envahissant)…

M: Je pense que j’ai beaucoup appris sur ça et j’ai beaucoup progressé. J’ai acquis un équilibre qui est (je pense) plus sain pour moi. Aujourd’hui plus, qu’il n’y a quelques années mais j’ai encore des progrès à faire comme beaucoup de gens sur beaucoup de sphère… Alors plusieurs choses au niveau de la technologie pure et ça c’est valable pour la radio, la télé, les blogs, les réseaux sociaux, n’importe quoi… tous ces outils, toutes ces sources d’informations peuvent êtres de formidables sources d’informations, d’idées, d’opportunité pour se recharger avec des ressources positive. Tout comme des choses qui vont te vider, qui te font culpabiliser qui te “overwhelm”, surcharge, se faire dépasser, submerger… Et en fait, la seule chose qui peut faire la différence c’est nous-même, c’est-à-dire “comment on utilise cet outils?”; “comment on utilise la radio, les podcasts, la télé, les réseaux sociaux, Facebook, etc.?”

Donc c’est vrai que parfois c’est difficile de faire la part des choses. Quant on vit dans un système où des fois, on voit même plus “comment on le vit”. En fait, ça peut paraître assez fou, mais c’est vraiment le cas. Moi, je suis une geek mais avec le temps j’ai appris à ne pas me sentir submergée, et lorsque je me sens submergée, ça peut être intellectuellement (épuisée psychologiquement parlant) ou alors chaque chose a une facette obscure et lumineuse… mon SII (Syndrome de l’Intestin Irritable), lorsque je suis trop stressée, mon corps me dit “stop”. Tu appuis sur “pause”. tu te recharges et après tu pourras à nouveau recommencer… Il y a beaucoup de personnes pour qui le corps n’arrive pas à ressentir cela. Par ma part, j’ai un système qui me fait ressentir de façon assez “forte”, du coup je sais qu’à certains moments je dois recharger. Soit, je suis épuisée dans ma tête, soit c’est mon corps qui me le dit et qui s’exprime (à sa manière). Et aussi, je me suis beaucoup renseignée autour du “minimalisme”. Il y a le minimalisme dans la maison, ainsi que sur les réseaux sociaux et de plusieurs autres manières… Moi avant même ça, je sentais que mon téléphone qui est pour moi très important, il y avait beaucoup trop d’applications! Rien que le fait de regarder l’écran ça me “overwhelm” donc j’ai mis sur la première page le “strict minimum” et ensuite sur la deuxième et troisième page j’ai des dossiers et tout, mais c’est quelque chose que je ne vois pas. Et j’ai désactivé les notifications. Je n’ai aucune notification sauf pour les appels. Même les textos, Whatsapp, Messenger, c’est seulement si je vais sur mon telephone que je vois un message sinon il n’y a rien (pas d’alerte).

Et puis au niveau de la réactivité des fois, je peux très bien ne pas consulter mes emails pendant deux jours, comme je peux aussi les consulter le dimanche à 23h parce que ça ne me pose pas de problème. Donc, j’ai appris a être à l’écoute de mon niveau d’énergie et de mon niveau de fatigue ainsi que la capacité que j’ai à ce moment là, à donner à autrui, à répondre à des commentaires, à répondre à des emails etc. Je préfère que la personne attende, 6h, 24h voir 48h et qu’elle est une réponse vraiment pleine d’amour, et beaucoup plus riche pour elle.

C: Comment fais-tu la distinction entre le moment où tu consommes (les médias) et le moment de création (l’écriture de tes articles par exemple)?

Deep focus

M: J’oscille entre les deux. Je suis toujours en train d’essayer de trouver mon équilibre et de le peaufiner donc il y a des jours où (par exemple) je suis très centrée sur la poutre et des fois, je suis debout rien de spécial et je me laisse un peu balloter mais je sens en fait le moment, où je commence à m’épuiser et du coup, là, je descends de la poutre et je me recharge.

C: Tu as débuté ta carrière en tant qu’assistante de gestion (3 années) pour après “changer” de métier en faisant une reconversion en Naturopathie. Quelle est ton approche du travail à l’heure actuelle?

M: Elle a beaucoup changé. J’ai été élevé par un papa formidable mais j’ai été élevé par un papa qui est parti de chez lui a 14 ans et qui a commencé apprenti forgeron, ouvrier dans une usine et qui a fini Directeur Informatique dans une très grande banque. Donc, il a gravi les échelons et il m’a pas chômé… et j’ai vécu, grandi avec un papa qui me disait “il faut travailler dur, tout le temps”, “il ne faut pas arrêter”… Et oui, dans notre société, on nous demande de travailler dur avec le “no pain, no gain”, etc.

C: et parfois jusqu’au burnout

M: Effectivement, a beaucoup de gens ça arrive. Donc moi, je pense qu’effectivement il y a certaines choses (en tout cas mon experience, mais après chacun son chemin et sa vie). Mon experience c’est sur que le Chaudron Pastel, il est aujourd’hui ce qu’il est parce que j’ai beaucoup investi de temps et d’énergie. Je n’ai jamais eu peur de l’échec. J’ai une très grande confiance mais j’ai vraiment beaucoup investi de temps et d’énergie . Je peux enfin lever le pied et m’accorder un peu plus de temps libre et quand je dis un peu plus, ça se compte en une à trois demi-journée par semaine donc c’est pas non plus le bout du monde mais par rapport à il y a trois ans c’est beaucoup. Je pense qu’au début je culpabilisais beaucoup. Je me disais: “mais non, je ne peux pas me reposer, je ne peux pas faire moins ou autrement… Il faut vraiment être productif, productif, etc.”. Donc quant on lance une entreprise, le premier but c’est d’essayer de financièrement toucher les deux bouts, en fait. subvenir à ses besoins. Une fois que ce but est atteint, et moi je l’ai atteint, le but et ça reste toujours le but même pendant cette première phase qu’on travaille à notre compte, qu’on soit mère au foyer, ou qu’on travaille en tant que salarié etc., le but de la vie c’est d’être heureux et ça tu peux et tout le monde peut atteindre ce point peu importe ses conditions de vie: célibataire, en couple, avoir sa propre entreprise. Enfin, évidemment que certaines conditions de vie facilitent les choses c’est une évidence. Mais après voilà, j’ai beaucoup travaillé sur moi, en pleine conscience, des lectures, du yoga des chaines youtube par exemple: Marie Forleo qui dit “oui il faut se battre mais il y a quand même une certaine dimension spirituelle chez elle!”

C: Et du “Hard Work” (travailler dûr) !

M: C’est une battante mais oui j’ai dû apprendre à déculpabiliser donc maintenant mon papa a appris (aussi) de moi. C’est même lui, des fois, qui me dit: “Mélanie, tu devrais te reposer” et ça je m’en rend compte en te le disant. Ça, jamais au grand jamais, il n’a eu ces paroles jusqu’à il y a peu. Et maintenant c’est lui qui me dit “Mélanie tu devrais te reposer…” Oui, c’est un grand pas pour lui comme pour moi je pense. Maintenant j’apprends à être plus “cool”, encore j’ai plein de projets mais je ne culpabilise pas!

Par exemple, le matin je me réveille, j’avais prévu de faire ça et ça et que je suis épuisée ou qu’alors mon SII se réveille un peu (ce qui est “Dieu merci”, de plus en plus rare) et bien je me dis: “bon, je vais écouter mon corps il m’envoie un message c’est à moi de l’écouter et de le respecter”. Puis je me repose…

C: Dernière question, un conseil pour nos auditeurs? ou à toi-même il y a dix ans?

M: Je peux en donner deux ? (C) Oui 🙂 !

Alors le premier c’est d’avoir foi en eux et quand je dis “en eux” ce n’est pas dans leur projet, c’est dans leur coeur, c’est vraiment de rester fidèle à soi. Si au moment où on a un projet, entre une idée de projet et la concrétisation de ce projet, il se passe cinq ans, peut-être que la veille où on frôle du doigt ce projet on aura moins envie de voir ce projet autrement et on a le droit de le changer en cours de route. On a le droit et il est de notre devoir si on ne se sent plus en phase, à tel moment, de le modifier. Ça, c’est mon premier conseil…

Et le deuxième (dans la prolongation du premier): Toujours avoir la sagesse d’écouter ce que les autres peuvent nous donner comme conseil que ce soit nos amis, notre famille ou un lectorat. Tout dépend l’entreprise que l’on veut développer mais conserver ses propres valeurs même si les valeurs bousculent un peu les choses établies dans notre société. Si elle ne porte préjudice à personne, on les conserve. Même si c’est très novateur… Si c’est fou, ce n’est pas grave. Si c’est novateur et que ça porte préjudice à personne et qu’on se sent nourrie en créant et en faisant ce projet, alors on le fait.

C: Ce sont les deux choses si jamais tu les appliques tu es sûr d’être en alignement avec toi-même.

M: Et ne pas oublier aussi qu’il n’y a pas d’échec. Je sais que c’est un conseil qui peut paraître “bateau”, comme ça. Mais vraiment, si un jour un projet ou quelque chose n’aboutit pas comme on le veut, (c’est un truc par contre que mon papa m’a répété depuis l’âge de 9 ans, donc ca aussi je pense que ça m’a énormément servi), à partir du moment où on arrive à tirer une leçon de quelque chose, peu importe la leçon, ce n’est pas un échec. C’est une expérience. Et ça, c’est extraordinaire parce que ça peut nous aider à rebondir autrement. À refaire autre chose, autrement ou, à nous donner un nouveau cap et une nouvelle direction…

C: La formule scientifique ou mathématique du succès, elle intègre l’échec.

Il faut aimer le processus. Les échecs sont fait pour apprendre. S’il n’y a pas d’échec alors on n’apprend pas…

M: Ne pas culpabiliser, ne pas se dire “c’est moi qui ai mal fait”. C’est fait c’est comme ça, à partir de là, nous on peut changer notre manière d’accueillir ces choses là. C’est à nous de changer. Il n’y a pas de temps aux regrets.

Merci à Mély pour son précieux temps accordé à l’occasion de cette belle interview!

Épisode #6 w/ Mély du Chaudron Pastel

Épisode #6 w/ Mély du Chaudron Pastel

Nouvel épisode, de la saison 1 du Podcast Solybox: (première partie)

à écouter et télécharger sur SoundCloud: ici.

Épisode #6 avec Mély du Chaudron Pastel

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Transcription de l’épisode :

C: Tes années passées au Moyen-Orient, c’est depuis ta naissance ou c’est arrivé plus tard, après la France?

M: J’étais conçue au Moyen Orient. Ma mère est venue accoucher en France parce qu’elle avait peur d’accoucher à l’étranger. Ensuite, à l’âge de 21 jours, je suis retournée au Moyen-Orient et j’ai vécu à l’étranger entre le Moyen-Orient et l’Inde jusqu’à mes 15 ans. J’ai vécu les 15 premières années de ma vie à l’étranger. Donc pour moi jusqu’à mes 15 ans, la France était plus un pays étranger que « la maison ».

C: Tu rentrais pour visiter?

M: Comme des vacances, pour moi ce n’était pas la maison. C’était plutôt le pays où j’étais censé être. C’était censé être le mien, mon pays d’origine mais pour moi dans mon coeur ce n’était pas mon pays d’origine. Enfant, je ne me posais pas vraiment la question. Je me disais, « c’est les vacances, c’est le lieu des vacances », c’est tout.

C: Le retour à 15 ans. Non seulement, c’est censé être un pays familier parce que tu parles la langue, mais en même temps tu te sens étrangères, non?

M: Oui pour moi c’était… j’étais une étrangère dans ce pays et j’y ai été accueilli comme une étrangère. Souvent, on dit que les enfants et les adolescents sont horribles entre eux. C’est vrai qu’au début, pour moi les pays où j’avais vécu la première partie de ma vie (toute ma vie à l’époque), c’était les plus beaux pays. C’était des pays extraordinaires avec une différente culture, ainsi qu’une chaleur humaine débordante. En fait, tout le monde était la famille de tout le monde même si on ne se connaissait pas, on s’accueillait grand les bras. Il n’y avait pas jugement puisque c’était un “melting-pot” culturel immense. Moi, j’ai vécu ça comme étant balancée en France dans un pays où il faisait froid, où l’on travaillait jusqu’à 18h au Moyen-Orient, je travaillais jusqu’à 13h et j’avais des après-midi de libres. On faisait des activités, on était avec des copines, on allait à la piscine, etc. Là-bas, tout le monde avait une piscine, c’était comme avoir un frigo ici en fait. Et donc j’étais catapultée en France, où il faisait froid, où il y avait beaucoup de jugement. Il y avait des clans, ici au collège et au lycée. Des clans, des groupes des fois un peu rivaux, ceux qui sont geeks, ceux qui sont considérés un peu comme les intellos, donc on se moque un peu d’eux. Ceux qui sont gros, ceux qu’on considère comme retardés, mais c’est juste qu’il ont un fonctionnement psychologique qui est différent… Et ça a été vraiment une très grosse claque et donc moi j’étais fière de dire d’où je venais. Et donc maintenant, je ne dis plus le pays du Moyen Orient où j’ai vécu c’est pour ça que je dis (seulement) Moyen-Orient. L’Inde, je le dis mais Moyen-Orient non. Parce que dans l’inconscient collectif, en France, ce pays là précisément est est très mal vu. Alors que toutes les personnes à qui j’ai dit d’où je venais, n’y ont jamais mis les pieds… mais ça ne les empêchait pas de juger, et d’associer ce pays à un pays qui était entre guillemets “mauvais”.

Une enfance à l’étranger et une arrivée en France difficile.

Après, ça t’a faite évoluer de façons complètement différente… Ça t’a rendu plus forte.

Un rapport positif vis-à-vis de ce passé.

Tout à fait, je pense qu’à l’heure actuelle c’est une de mes plus grandes richesses émotionnelles et même psychologiques parce que du coup je pense avoir une certaine ouverture d’esprit. Très grande par rapport à cette enfance et ce passé très riche!

C: Mély tu es officieusement poète, créatrice de douceurs, pleine de sagesse et de ressources, officiellement naturopathe. Ici on va parler de ton projet, le Chaudron Pastel. Le 1er mars 2007 tu as écrit ton tout premier article. Ça fait dix ans depuis peu (10 bougies). Avec le temps tu es restée super fidèle à toi-même. à ton authenticité. Dans certaines dtes vidéos, tu dis bien qu’il n’était pas question de changer le nom.

Je trouve qu’avec le temps tu es restée super fidèle à toi-même, à ton authenticité et dans certaines de tes vidéos justement tu dis qu’il n’était pas question de changer quoi que ce soit parce que malgré les conseils… ca ne te convenait pas. Ce qui m’a le plus charmé sur ton blog c’est ça, et je voulais donc débuter cet épisode d’abord en te disant “merci” pour cette jolie bulle de confort.

C’est un blog où l’on peut prendre le meilleur. Il n’y a pas de règles, ou de structure rigide. Tu sors toujours des sentiers battus. Parfois tu surprends, avec des sujets qui sont liés mais qui ne sont pas forcément liés à la naturopathie et ton approche aussi est ultra flexible. Notamment ton livre, sorti le 22 février dernier. C’est le premier livre ce sont des recettes adaptables à chacun. En marketing, on nous apprend à “caser” dans des boîtes alors que quand tu peux t’adapter aux gens, c’est juste génial!

Qu’elle était ton intention de départ, qu’elle était la graine plantée le 1 er mars 2007?

C: Quelle graine plantée à la date du premier poste?

M: Le premier mars 2007, j’ai l’impression que c’était une autre vie. C’était, je m’en souviens de cette époque là, je me souviens de la Mély de cette époque là. Bien sûr, on évolue tous, tout au long de notre vie on change tous mais j’ai vraiment l’impression que c’était tellement loin et en même temps j’ai l’impression que c’était hier. La graine, déjà c’était une graine pour moi en fait c’était vraiment mon côté “geek” qui avait envie d’avoir un support sur lequel je pouvais expliquer mes impressions lorsque je réalisais une recette. Voilà, je me mettais à cuisiner et j’avais envie de voir un petit peu si j’aimais bien telle association, si j’aimais bien telle recette etc. Donc c’était vraiment un support. J’ai toujours été une geek . J’adorais lire des livres, tout ce qui est jeux vidéo j’ai eu un passage de ma vie où je jouais jusqu’à 3 heure du matin, où je faisais des “in real life”, des IRL en groupe etc. On jouait à Counterstrike, je ne sais pas si tu te souviens? Voilà, Warcraft, Starcraft, ça aussi c’était encore une autre vie avant.

C: C’était les années 90 – début 2000 ?

M: J’ai même utilisé ICQ à l’époque! je suis une “geekette”…

C: Donc tu as codé ton propre site?

M: J’ai tout appris par moi même en fait.

M: J’ai bidouillé. À l’époque je n’avais pas de webmaster, donc j’ai vraiment bidouillé donc c’était un rose criard avec un vert criard mais c’était mon bébé de toutes les couleurs criardes. Donc je m’amusais. Je l’ai changé entre 2007 et 2011, là ou j’ai fait appel à un webmaster. Il a beaucoup changé en quatre ans. Je l’aimais bien comme ca.

C: et donc… Tu as fais ça pour toi?

M: Oui.

C: Tu n’as pas fait ça avec business plan?

M: Non.

C: Concernant ton approche qui aujourd’hui est passée de personnel à professionnel. Comment décrirais-tu ce parcours? Comment sa s’est fait?

Une deuxième naissance en fait…

Ça a commencé pour le personnel et c’est devenu professionnel.

C: Comment sa s’est fait ? Décris ton parcours.

M: Ça s’est fait de manière assez lente, de manière assez fluide mais avec plein de rebondissements. Donc, d’un point de vue extérieur, on peut effectivement penser « ah, elle avait un blog, et puis elle a fait une reconversion et du coup elle y a greffé ses nouvelles études et puis voilà, ça a été assez simple”. Mais c’était pas du tout comme ça en fait. C’était très… je ne vais pas dire chaotique mais il y a eu plein de projets qui sont tombés à l’eau. Là, à l’heure actuelle je crois que j’ai cinq ou six partenaires. Je ne sais même plus. Mais il faut savoir que j’ai proposé à plus de 30 entreprises différentes de devenir partenaire avec moi et j’ai eu plein de refus en fait. Donc, oui le nombre de projets qui a avorté … depuis même avant que je devienne professionnelle, ils sont très nombreux mais ce n’est pas grave… c’est la vie!

Ça fait partie du processus !

C: C’est hyper intéressant parce que aujourd’hui on est dans une époque grâce aux technologies, où on a l’impression que tout va super vite. On a l’impression qu’en un an c’est fait….

M: Je pense que ça dépend de beaucoup de monde. Par exemple, un blog français que j’apprécie beaucoup: Victoria de Mango&Salt. Elle elle a commencé à écrire bien après moi, en 2010 – 2012. Maintenant elle est professionnelle et elle en vit. Elle n’est pas richissime mais elle arrive à en vivre donc rien que ça c’est déjà super chouette. Je pense que voilà, chacun a un chemin different, un rythme différent ça depend également du domaine où tu écris et du ton auquel tu écris. Parce que moi j’ai totalement conscience que mon ton qui est un peu doux, où il y a un aspect aussi assez spirituel de pleine conscience, qui peut faire peur à certaines personnes donc c’est vrai qu’à un moment donné, il y a beaucoup de personnes au contraire pour qui c’est un point fort qui vont vouloir me suivre plus parce que il y a cette dimension là mais il y a quand même une majorité de gens, en tout cas en France, dans notre société pour qui il y a encore tout ce truc holistique, médecine douce, de pleine conscience, qui fait un peu hippie. Ça peut un peu effrayer. J’en ai totalement conscience et d’ailleurs il y a trois-quatre ans lorsque je me suis mise à mon compte, je me suis posée la question: est-ce que je ne devrais pas faire autrement et avoir un discours un peu plus “monsieur et madame tout le monde” ? En fait, je me suis dis que “non”, parce que déjà ça, il y avait plein de blogs de cuisine végétarienne ou alternative etc., qui n’avaient pas cet aspect un peu plus “holistique” et que moi je préférais avoir un lectorat, toucher moins de monde mais toucher peut-être plus en profondeur… je ne sais pas, en tout cas j’avais juste envie d’être authentique à moi-même et je n’ai jamais pu faire quelque chose qui n’était pas moi. Si j’avais voulu essayer, je me serai perdue en cours de route en fait…

« Ça depend du chemin de chacun. Ça depend également du domaine et du ton auquel tu écris. J’ai totalement conscience que mon ton un peu doux et spirituel peut faire peur à certaines personnes ».

Une Voie vers Soi.

C: D’ailleurs, ce qui m’a beaucoup impressionné c’est le partageComment fais-tu pour garder cette limite parce que tu partages beaucoup de choses personnelles tout en arrivant à mettre une certaine ligne… On a l’impression que tu as fait un trait autour de toi et tu vas écrire, écrire écrire… des choses qui touchent. Comment as-tu créé cette bulle?

M: Je pense que c’est dû à deux choses: déjà, tout ce que je crée, je le crée tellement avec le coeur que je suis forcément obligée de découper un morceau de mon coeur et de mon âme, de le mettre en forme, de le livrer au monde et puis après qui veut le prend… mais voilà, c’est un processus. Mon processus de création passe par une certaine transparence. En fait dans ce que je crée, dans ce que je mets à disposition j’entrouvre une partie de moi-même. Alors après, j’utilise effectivement beaucoup de métaphores et c’est ça qui crée cette impression un peu de marge – pas fossé – mais c’est cette espèce de “bulle”.

Alors, ce n’est pas vraiment de la pudeur parce que je pense que pour faire ce que je fais, la pudeur, il ne faut pas forcément en avoir beaucoup. Mais c’est plutôt mon côté introverti en fait. Alors je ne suis pas timide. Alors là, pas du tout timide. Tu me mets dans n’importe quelle pièce avec une centaine d’inconnus très différents de moi, je suis alaise tout de suite. Par contre, je ne vais pas pouvoir tenir toute une soirée ou en tout cas plusieurs soirées d’affilées. Je suis très introvertie donc jai besoin de ma bulle à moi. J’ai besoin qu’on respecte ma bulle. Si on essaye de pénétrer ma bulle alors que je n’ai pas ouvert la porte, je vais fuir avant qu’on est pu ouvrir la bouche et m’appeler.

M: C’est un language universel en fait c’est pour ça que ça touche des gens. Ça, par contre, ce n’est vraiment pas calculé. Ce sont des mots qui viennent sans vraiment que j’y réfléchisse, ça vient naturellement et je sais que ça c’est un retour que j’ai beaucoup. Les gens ça leur parle parce que c’est un language. je ne sais pas comment je fais. Je n’ai pas suivi de cours ou quoi que ce soit. Ça vient naturellement et c’est quelque chose qui est vraiment universel et qui fait écho en fait au niveau émotionnel, au niveau du vécu et des expériences de chacun. Maintenant en parlant avec toi je me demande aussi si cette espèce de “bulle” que je crée lorsque je partage, c’est peut-être fait inconsciemment, également créé par le fait que j’ai besoin de conserver pour me préserver moi-même. Une espèce de barrière sécuritaire… parce que je suis thérapeute. Je ne suis pas juste blogueuse. Donc des fois les gens que j’accompagne, je dis “vous” tout le temps et mes lecteurs c’est le “tu”. Alors des fois, dans les commentaires les gens ne savent plus trop. Alors en fait le “vous” je l’utilise principalement dans mes consultations en naturopathie parce qu’il faut qu’il y ait un role de thérapeute. Je ne suis pas la “copine” des personnes que j’accompagne, je suis vraiment la thérapeute donc il ne faut pas lier l’émotionnel dans cela et ça inconsciemment c’est vraiment important pour les personnes que j’encadre. Du coup, je pense aussi que vu que le Chaudron Pastel c’est lié, c’est indépendamment de ma partie “thérapeute”, mais c’est aussi lié, donc je pense que tout ça, ça fait un espèce de “mix” qui fait que, quelque part, cette bulle doit être faite.

C: C’est bien parce que je trouve que tu as réussi à faire cette barrière sous forme de bulle, qui n’est pas blindée. Ce n’est pas un mur, c’est transparent parfois flouté de façon jolie. Il n’y a pas le côté trop exhibé de la chose qu’il peut y avoir souvent sur les réseaux sociaux. En fait, tout ce que tu as fait, ça a toujours été automatique ou tu as dû travailler, pour publier des choses plus personnelles? Parce que ce n’est pas quelque chose que tu as fait, dès le départ.

M: Tu veux dire m’ouvrir plus, et me livrer plus?

C: Oui.

M: Non ça ne m’a pas demandé de me faire violence. Par contre, tout ce qui est la partie “technique” par exemple: faire des vidéos. La partie montage, oui ça, ça m’a demandé des recherches mais pour me livrer, non ça m’a jamais demandé…

Alors si il y a deux choses…

Il y a une chose qui m’a vraiment, je me suis faite violence je ne sais pas si ça s’est fait sentir mais j’étais en age et d’ailleurs jai filmé cette video sur deux jours et à la fin j’étais en age et en sueur. C’est La vidéo d’une heure sur “pourquoi mon alimentation n’est plus végétarienne”. Parce que c’est un sujet tellement sensible dans notre société, surtout en naturopathie.

Je sais que j’ai les trois-quarts des personnes qui me suivent pour qui l’alimentation c’est vraiment quelque chose qui les intéresse et qui sont très sensibles à la condition animale etc. Donc, je savais et j’ai eu beaucoup de chance parce que je n’ai eu aucun retour négatif. Je n’ai pas eu de lynchage en place public. Je n’ai pas eu ça, mes lecteurs sont de véritables “bisounours”.

Par contre des fois j’ai eu envie de partager certains aspects ou certaines histoires, dans les expériences de ma vie et au moment où j’avais l’attention et au moment d’écrire l’article ou de faire la chose ou de créer un post Instagram, il n’y avait pas un blocage émotionnel mais je n’arrivais pas à mettre en forme ce qu’il y avait dans mon coeur et donc dans ce cas ci, je ne force jamais le processus. Soit j’abandonne, soit simplement ça a besoin de temps pour arriver à maturation. Ça peut être quelque jours voir plusieurs mois et ensuite je crée lorsque ça sort naturellement. C’est vraiment une espèce de vague en fait, qui sort…

La suite de cet épisode est disponible ici.

De la sagesse et de l’humour, avec Jim Carrey

De la sagesse et de l’humour, avec Jim Carrey

Jim Carrey, a piece of wisdom with great humour !

Comme beaucoup, j’ai grandi avec des films devenus (at least for me) de grands classiques! De Jumanji à The Mask, Robbin Williams et Jim Carrey sont les deux acteurs qui ont le plus marqué mon enfance. Pourquoi? Leur humour déjanté bien sûr !

En dehors de ses films, Jim Carrey est d’une sagesse débordante! À l’occasion d’une remise de diplôme, à l’Université de Maharishi, il a donné un discours juste et plein de sens, à destination de jeunes étudiants aux portes de la vie active. En voici les principaux éléments, que j’ai voulu synthétiser ici en quelques leçons. 

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Leçon #1: Planter une graine

L’intention de son discours est définie dès le départ: nous inspirer à devenir une meilleure version de nous-même!

“Je suis ici pour planter une graine aujourd’hui une graine qui vous inspirera à aller de l’avant dans la vie avec des coeurs enthousiastes et un sens clair de l’intégralité. La question est: est-ce que la graine aura une chance de prendre racine? ou vais-je être poursuivi par Monsanto et être forcé à utiliser leur graine…” (rires)

Leçon #2 : Nous sommes l’acteur principal de notre vie

“Parce que la vie n’arrive pas à vous. La vie a lieu pour vous. Comment je le sais? Je ne sais pas, mais je fais du bruit et ça c’est important… C’est la seule chose qui est importante. Nous rappeler que nous sommes ici, nous rappeler que nous faisons partie d’une plus grande entité”.

Leçon #3 : Nous faisons partie d’un tout universel

“J’avais pour habitude de croire que ce que j’étais se résumait au bout de ma peau. On m’a donné ce petit véhicule appelé “le corps” avec lequel on fait l’expérience de la création… Puis j’ai appris que tout à l‘extérieur du véhicule faisait aussi parti de moi et maintenant je conduis une décapotable!”

Leçon #4 : Choisir la peur ou le courage

“Vous êtes à l’avant-garde de la connaissance et de la conscience. Une nouvelle vague dans un vaste océan de possibilités. De l’autre côté de cette porte, il y a un monde affamé de nouvelles idées, d’une nouvelle direction. Je suppose que ce que je suis vraiment en train de dire ici aujourd’hui, parfois il est normal de manger vos émotions. Maintenant la peur va être un joueur dans votre vie. Vous aurez à décider de la quantité. Vous pourriez passer votre vie entière à imaginer des fantômes, à vous soucier de la voie du futur. Mais tout ce qu’il y aura jamais est ce qui se passe ici, dans les décisions que nous prenons en ce moment qui sont fondées soit sur l’amour ou soit la peur”.

Leçon #5 : Tout est possible et rien est impossible

“Plusieurs d’entre nous choisissent leur chemin basé sur la peur déguisée en moyen pratique. Ce que nous voulons vraiment semble incroyablement hors de portée, et si ridicule que ça puisse arriver que nous n’ayons jamais osé le demander à l’univers. Je vous le dis, je suis la preuve que vous pouvez le demander à l’univers… Et si cela ne se produit pas pour vous, immédiatement, c’est seulement parce que l’univers s’est occupé à satisfaire MA commande”. (rires)

Leçon #6 : Nous n’avons qu’une vie alors autant bien la vivre!

“Mon père aurait pu être un grand comédien mais il ne croyait pas que c’était possible pour lui. Et alors il a fait un choix conservateur. À la place, il a obtenir un emploi sûr en tant que comptable et quand j’ai eu 12 ans il a été licencié de ce travail sécuritaire. Notre famille a dû faire tout ce qu’elle pouvait pour survivre. J’ai appris plusieurs grandes leçons de mon père. Non la moindre, est que vous pouvez échouer dans ce que vous ne voulez pas, ainsi il vaudrait peut être mieux prendre une chance en choisissant de faire ce que vous aimez!

Leçon #7 : Bien choisir sa mission de vie (alias Vocation)

“Quand j’ai eu 28 ans, après une décennie en tant que comédien professionnel je me suis rendu compte une nuit à Los Angeles, que le but de ma vie a toujours été de libérer les gens de leurs préoccupations, tout comme mon père”.

« What do they need that your talent can provide… »

Alors posez-vous les bonnes questions:

  • “Comment allez-vous servir le monde?”
  • “Quelle est votre contribution qui sera utile à ce monde?”

C’est tout ce que vous devez comprendre.

Je peux vous dire par expérience: l’effet que vous avez sur les autres est la monnaie la plus précieuse qui soit. J’ait fait quelque chose qui fait que les gens présentent le meilleur d’eux-même partout où je vais”.

Leçon #8 : toutes les réponses à vos questionnements sont en vous…

“Cette partie que nous recherchons en nous, se situe quelque part au-delà de la personnalité, au-delà de la perception des autres, au-delà de l’invention et du déguisement. Même au delà des efforts”.

Jim Carrey n’est pas un simple acteur. C’est un véritable artiste qui passe beaucoup de son temps dans l’art et tout particulièrement la peinture. Voici une de ses créations, avec un petit descriptif de ce quelle représente.

Titre: High Visibility (Haute Visibilité)

Commentaires de Jim Carrey au sujet de cette peinture:

“Cette peinture est grande pour une raison… C’est dans le but de collecter la lumière et d’oser être vueVoilà la partie délicate, tout le monde est attiré par la lumière. L’hôte de la fête (au sommet) pense que l’inconscience est le bonheur. Il offre toujours à boire avec des bouteilles qui vous vident. La misère (en dessous), méprise la lumière et ne peut pas supporter que vous allez bien. Il ne vous souhaite que le pire. La reine de carreau (sous lui), a besoin d’un roi pour construire son château de cartes, et celui qui est vide (dans le bas fond) va s’accrocher à votre jambe et vous dire “s’il vous plaît, ne me laissez pas derrière, car je me suis abandonné« . Même ceux qui vous sont les plus proches, et les plus en amour avec vous, les gens que vous aimez le plus au monde, vont trouver de la clarté en confrontant certains moments de la vie.

La peinture est une des façons qui libèrent de l’inquiétude. Un moyen d’arrêter le monde, grâce à la participation totale du mental, du spirituel et du physique. Mais même avec ça, vient un sentiment d’insatisfaction divine parce que finalement, nous ne sommes pas les avatars que nous créons. Nous ne sommes pas les photos sur la pellicule. Nous sommes la lumière qui brille à travers (nous). Tout le reste n’est qu’un écran de fumée et de miroirs gênant mais pas vraiment convaincant”.

Enfin, Jim Carrey a très souvent répété ces propos au sujet de la célébrité… Pour lui, les paillettes de la gloire ne résolvent (en rien) les problèmes de la vie. En bref, il confirme que l’argent ne résoudra (en rien) nos soucis…

“J’ai souvent dit que j’aimerais que les gens puissent réaliser tous leurs rêves de richesse et de célébrité afin qu’ils puissent réaliser que ce n’est pas ça qui apporte le sens de l’accomplissement. Comme plusieurs d’entre vous, j’étais inquiet d’aller dans le monde et d’accomplir quelque chose de plus grand que moi. Jusqu’à ce que quelqu’un de plus intelligent que moi m’aie fait réaliser qu’il n’y a rien de plus grand que moi. Mon âme n’est pas contenu dans les limites de mon corps mon corps est contenu au sein de l’infini de mon âme. Un champ unifié”.

“Un champ unifié de rien, dansant sans raison particulière, sauf peut-être pour se réconforter et se divertir soi-même. Comme ce changement se produit en vous, vous ne sentirez pas le monde, vous serez senti par lui. Vous serez embrassé par lui. Maintenant, je suis toujours au début. J’ai un bouton de réinitialisation et je roule constamment sur ce bouton. Une fois que ce bouton fonctionne dans votre vie, il n’y a pas d’histoire que l’esprit peut créer qui sera aussi convaincante. L’imagination construit toujours des scénarios de fabrication à la fois bons ou mauvais. L’égo essaie de vous tenir coincé dans le multiplex de l’esprit. Nos yeux ne sont pas des téléspectateurs, ils sont aussi des projecteurs qui déroulent une deuxième histoire sur l’image que nous voyons tout le temps devant nous. La peur écrit ce script et le titre du travail est “ça ne sera jamais assez”.

“I will never be enough… This is the voice of the ego”.

“C’est la voix de l’égo et si vous l’écoutez il y aura toujours quelqu’un qui fait mieux que vous, peu importe ce que vous gagnez. L’égo ne vous laissera pas vous reposer. Il vous dira que vous ne pouvez pas arrêter jusqu’à ce que vous ayez laissé une marque indélébile sur la terre jusqu’à ce que vous ayez atteint l’immortalité…”

Un dernier message à partager, avant de vous laisser ou Comment faire sa commande à l’Univers :

“Laissez savoir à l’univers ce que vous voulez et travaillez dans cette direction, tout en oubliant comment ça va arriver… Votre travail n’est pas de comprendre comment cela vous arrivera, mais d’ouvrir la porte dans votre tête et lorsque la porte s’ouvre dans la vie réelle, marchez seulement à travers elle. Et ne vous inquiétez pas si vous manquez le signal car il y a toujours des portes qui s’ouvrent. Elles continuent de s’ouvrir et quand je dis “la vie ne vous arrive pas à vous, elle arrive pour vous ». Vraiment je ne sais pas si c’est vrai. Je fais juste un choix conscient de percevoir les défis comme quelque chose de bénéfique pour que je puisse y faire face de la façon la plus productive. Vous allez développer votre propre style. Ça fait partie du plaisir”.

« Why not take a chance on faith as well ? »

Prendre sa chance avec la foi, pas la religion mais la foi, pas l’espoir mais la foi. Je ne crois pas en l’espoir. L’espoir est un mendiant. L’espoir marche à travers le feu et la foi saute par-dessous”.

Vous êtes prêts et capables de réaliser de belles choses dans ce monde et quand vous traverserez ces portes aujourd’hui vous n’aurez que deux choix: l’amour ou la peur. Choisissez l’amour et ne laissez jamais la peur vous retourner contre votre coeur enjoué”.

Vous devez vous demander, mais de quelle religion parle t-il, a t-il abusé des champignons? Loin de là. Il fait partie de ceux et celles qui appliquent à leur vie des pratiques (spirituelles) “riches” de sens.

La recette:  au quotidien, prendre le meilleur de ce qui existe pour en faire son propre système de croyance! Être le changement, sans savoir forcément le pourquoi du comment, et sans vouloir convertir le monde avec ses propres croyances… Simplement en montrant l’exemple, son propre « idéal », aussi humain soit-il… Que la sagesse de Jim vous guide en ce beau milieu de semaine… 🙂

Pour visualiser la vidéo intégrale (26:00) de son discours (2014), rendez-vous sur ce lien. Les sous-titres français sont disponibles en bas à droite de la vidéo. Enjoy!

À très vite sur solybox.me!
With love,
C.

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

Podcast Solybox #5, première partie (Part A)

Inphini, un label pour les artistes, avec les artistes

Présentation du label

Les deux co-fondateurs : Alexandra Rey et Brice (DJ B-So), il a la casquette de co-fondateur et est le premier artiste du label.

Comment est arrivée l’idée du label ?

B: C’est une idée de longue date. C’était un souhait pour trouver un épanouissement artistique. Un souhait établit dès mes vingt ans. J’ai commencé en 2007 avec une boîte de booking 4U BOOKING, avec Poolpo (Nouvelle Star – 2007). Ça l’a propulsé, il a fait le buzz sur le web avec des millions de vues… Une opportunité pour faire des dates, profiter de son exposition et faire une tournée en tant que DJ. On a fait beaucoup de dates jusqu’au jour où on a reçu une proposition de Microsoft.

Une belle opportunité !

Résultat: un post viral avec Windows Vista, plus 5 millions de vues… De fil en aiguille, d’autres opportunités se sont mises en place. Notamment avec Vodafone et des tournées à travers l’Europe. Trois bonnes années…

B: À partir d’un moment on a préféré arrêter. À la fin de ces trois années, j’ai rencontré Alex (aujourd’hui, co fondatrice) et j’en ai profité pour arrêter l’aventure 4U BOOKING et partir pour de nouvelles aventures.

C: C’était formateur!?

B: J’ai pu découvrir et observer le milieu notamment les pièges, les attitudes et comment gérer les choses… Une expérience assez forte!

A: C’était intéressant de faire le bilan de cette première expérience entrepreneuriale. Faire le bilan, voir qu’au final il faut être préparé. On peut très bien l’affronter à 20 ans. Il n’y a pas de règle d’âge. On avait déjà en tête ce projet (de re créer quelque chose) mais on voulait le faire sur des fondations saines. Être capable d’aborder tous les aspects de l’entrepreneuriat nous-même. Avoir une vision sur chaque aspect de l’entrepreneuriat. Que ce soit avec qui s’associer ou la vision d’un business plan…

Par rapport à notre collaboration et comment on voulait amener ce projet là: comment on voulait le mettre en avant. Le plus important c’était la partie “communication, juridique et administrative”. On a passé presque 7, 8 ans à se former. En reprenant les études avec un Master en Communication. On s’est formé ensemble… Avec une spécialisation en “droit, économie de gestion de l’audiovisuel” à Paris Sorbonne. Pour comprendre tout ce qui touche à la propriété intellectuelle.

C’est important pour Inphini. Brice s’occupe beaucoup plus de la partie artistique. C’est lui qui donne l’impulsion au niveau de l’activité, et moi je suis là pour assurer l’encadrement.

Les débuts

Ne pas vouloir se limiter à un domaine

B: J’étais refroidi suite à mon expérience avec 4U BOOKING. J’ai senti que j’allais perdre pied si je restais dans un domaine précis. J’ai pris goût avec la publicité et le domaine de la communication.

Alexandra, elle, a connu un début de carrière atypique…

A: Un début de carrière dans l’immobilier. On s’est rencontré grâce au travail. Il avait besoin de quelqu’un pour faire du booking en Espagne et on s’est connu à ce moment. J’ai commencé à faire du booking pour 4U BOOKING.

Cette expérience ça m’a permis de réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire. C’est un métier intéressant et formateur qui me sert beaucoup, encore aujourd’hui. Malgré tout, j’avais envie de continuer mes études dans la communication et le marketing. Et surtout le domaine de la musique qui paraissait être un milieu inaccessible à l’époque et finalement de fil en aiguille on y arrive!

C: Comment vous avez fait pour tenir aussi longtemps?

A : On a bossé, on a décidé de se faire les dents. Comprendre l’industrie de la musique, le fonctionnement des médias, des relations entre artistes, labels, voir leur promotions, etc. Mon expérience chez Lagardère (Virgin radio, RFM, MCM…) était très formatrice. J’étais dans une bonne équipe. C’est clairement ce que j’ai envie de faire.

Après l’ISCOM, on est monté sur Paris où on ne connaissait personne et on a décidé de voir comment ça fonctionnait avant de se lancer.

L’entrepreneuriat, c’est toujours difficile de prendre la décision avant de se lancer. Nous on avait la volonté de se préparer au maximum pour pouvoir affronter cette nouvelle étape. On a travaillé 5 années pour acquérir des compétences…

B: Moi j’ai bossé en agence de publicité et dans le marketing mobile.

C: C’était complémentaire !

C: Et donc le label, ça s’est concrétisé au fur et à mesure ?

B: Le sentiment d’un truc à faire, à achever. C’est le sentiment d’avoir quelque chose à finir. Acquérir des compétences c’est ma logique dans la musique. Du coup c’est un mode de fonctionnement que je retrouve dans tous les domaines (de la musique, au monde de l’entreprise).

A: C’est un objectif de vie. Lié à une passion commune: la musique.

Il y a de la place pour tous le monde. C’était le moyen pour nous d’arriver sur le marché de l’entrepreneuriat et de la musique en étant crédible, tout en restant indépendant.

B: On tient à rester indépendant. C’est un point d’honneur. On tient à rester maître de ce que l’on fait. Des fois il y a des priorités commerciales avec des préférences pour d’autres choses. On essaye d’éviter mais là je m’ouvre un peu plus. On a sorti mon tout premier clip.

MAKE GOLD un titre et un premier clip !

Street Symphony, le son que l’on entend en début et fin du Podcast. Pour télécharger le son du podcast, c’est par ici.

B: On est face à un public “formaté”, donc il faut savoir rentrer dans le moule. Garder certains repères, pour toucher un maximum de personnes. Une offre un peu différente tout en réussissant à se faire entendre. Diffuser au maximum notre vision des choses à travers nos musiques. Qu’une cible très large puisse écouter et aimer ces projets là…

Tout en restant fidèle à ses propres valeurs. Une protection pour l’artiste.

« Inphini, c’est un label pour les artistes, avec les artistes ».

L’avantage d’être indépendant ! Une liberté dans ses créations.

La particularité de B-So : en général on essaye de mettre les gens dans des cases… Alors que quelqu’un peut être dans plusieurs cases différentes. “Être matraqué ou ne pas être matraqué”, telle est la question 🙂 Il faut se fier aux oreilles. Notre but, c’est de créer des ponts, sans forcément coller une étiquette. Se fier aux oreilles des gens…

L’impact

Motiver d’autres gens à faire de la musique de façon indépendante. Et pas de choisir tout le temps la facilité. Le faire avec panache, finesse et audace! Devenir un exemple, en toute humilité…

La production de Make Gold

Un projet auto financé. Réalisé de A à Z. avec Quentin Uriel le réalisateur. Le clip reflète bien notre vision. 100% made in France. Une vision hybride de la musique.

C: Comment rester fidèle à sa vision et ses valeurs ?

En restant intègre et en respectant ses propres valeurs. Voilà l’enjeux, celui de rester fidèle à notre vision et nos valeurs. Motiver les gens à faire de même.

Le travail en équipe : un binôme qui fonctionne

B: On est ensemble dans la vie et dans le travail.

On partage l’amour de ce que l’on fait, de notre relation avec les gens, l’amour du projet avec un but commun. Pour qu’un projet fonctionne il faut savoir mettre l’égo de côté.

C’est quelque chose qui nous a marqué dans les grands groupes. Le fait de travailler pour sa carrière et pas forcément pour un projet. Nous, notre vision, c’est de travailler pour un projet commun et ce qui est important c’est que le projet puisse aboutir à quelque chose.

Leur secret : La communication et une vision commune !

Deuxième partie de cet épisode, prochainement disponible sur solybox.me 

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