« On ne cesse jamais d’apprendre » – M.

« On ne cesse jamais d’apprendre » – M.

2ème partie du 6ème épisode, de la saison 1 du Podcast: première partie disponible ici.

à écouter et télécharger sur SoundCloud: ici.

Épisode #6 avec Mély du Chaudron Pastel

Screen Shot 2017-06-26 at 14.55.13

Transcription de l’épisode :

Un processus de création : par “vague” de création…

C: Tu vas avoir une idée, tu vas la noter, et puis après ?

Déjà ce sont des idées, il y a les trois-quarts des idées qui viennent de moi-même après il y a un peu moins des un-quart qui viennent soit de suggestions de lecteur. D’ailleurs, des fois quant un lecteur me soumet une idée ça peut mettre plusieurs mois avant de se concrétiser. Il y a souvent les projets du moment. J’ai une idée d’un article, d’une vidéo, pour ça sorte, il peut se passer plusieurs mois. C’est vraiment un processus très lent de maturation, de créativité et des fois ça se fait de façon rapide mais c’est quand même une minorité. Il y a des articles, ou des videos que je fais en une semaine. C’est très rare mais ça arrive. Du coup, c’est vraiment des élans des vagues c’est comme quelque choses qui me traverse et que je dois ressortir si je ne ressors pas sur papier, téléphone ou ordinateur ça bouillonne et ça fait comme une espèce de cocotte minute donc une fois que je note ça après c’est par bout et par vague de création. Des fois, il peut y avoir quelque chose qui coince et qui peut durer quelques jours, voir quelques semaines et au début je forçais vraiment. Tel jour, je me disais à telle heure, et telle heure je travaille sur cet article et à telle heure j’aurai fini. J’ai fait ça pendant à peu près trois ans ce qui m’a un peu épuisé, enfin ça ne m’a pas épuisé mais c’était fatiguant parce que des fois je n’arrivais pas à créer et du coup je culpabilisais à la fin de la journée de ne pas avoir créé suffisamment et j’ai beaucoup lâché prise par rapport à ce processus de création et de vague et maintenant mon activité est telle que j’ai plusieurs, même au delà de la facette de création d’articles et de vidéos. j’ai plein d’autres choses à faire donc si un moment donné il n’y a pas ce processus de création qui est en moi ce n’est pas grave, j’ai dix-mille choses qui m’attendent à côté donc je ne m’ennuie pas.

Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui fonctionnent en flux tendu. Puis, un mois avant la deadline, une pression de malade! Il y a beaucoup de gens qui fonctionnent comme ça. Même si ce n’est pas forcément un processus créatif… Pendant longtemps j’ai fonctionné comme ça. Je pense que je fonctionne beaucoup moins comme ça, qu’il y a dix ans. Même s’il y a toujours une partie de moi qui fonctionne toujours comme ça, elle est vraiment très faible par rapport à auparavant. Non c’est plutôt cette sorte de vague par contre admettons que je me suis dis de neuf heure à midi je fais ma comptabilité mensuelle parce que chaque mois, je dois l’envoyer à mon cabinet d’expertise comptable et que le lundi à 7h30 en me réveillant j’ai une vague de création alors là, je balance tout ce qui est compta et je le fais! Les seules choses que je ne peux pas mettre de côté, parce que c’est un engagement, et pour rien au monde je le ferai, ce sont mes rendez-vous et consultations de naturopathie et quand ce sont des choses que je me suis données, des tâches avec moi-même alors là, je mets tout de côté en standby, et ça attendra.

C: Tu as cette flexibilité entre une structure et en même temps, tu continues à suivre… Tu n’es pas dans la réactivité du moment. Tu es dans les deux. Une structure mais tu ne te prives pas de la casser?

M: Je n’ai pas toujours fait ça comme ça, avant j’étais beaucoup plus. Ça c’est de par mon papa qui est extrêmement organisé, beaucoup plus que moi. Ma constitution Naturopathique, (en naturopathie comme en Ayurveda, il y a les Doshas) le montre bien. En naturopathie, il y a quatre constitutions et selon celle que l’on a, on a des qualités et des défauts et une des qualités liée à ma constitution c’est une très grande capacité d’organisation. Ces gens font souvent de très bons chefs de projets ou chefs d’entreprises. De par, aussi, mes études (assistante de gestion). Tout ce qui touche à l’organisation, pour moi c’est plus qu’un truc inné, ça a été constant dans ma vie.

Lorsque je me suis mise à mon compte, j’étais très psychorigide, c’était un truc de fou! Et maintenant, c’est beaucoup plus dans la flexibilité dans le “lâché prise”, parce que je pense qu’aussi lorsque tu es chef d’entreprise, tu subis. Moi j’en ai subi une certaine pression et si on apprend pas a lâcher prise, à danser et suivre le rythme de la vie tu finis par t’y briser les os en fait, et t’épuiser. Donc la vie m’a quelque part amené à apprendre cette flexibilité pour survivre.

C: Ça t’a pris du temps, pour trouver ton équilibre?

M: Oui et je continue toujours à trouver mon équilibre. On apprend toujours on ne cesse jamais d’apprendre.

C: Question rituels! Tu en as?

M: Alors je suis “miss rituels”, c’est-à-dire que si on m’enlève mes rituels, alors c’est vraiment parce que je suis très flexible pour beaucoup de choses mais pour beaucoup de choses mais par contre il y a des trucs si on m’enlève mes rituels, je suis pommée! Mais genre c’est la catastrophe… Alors je pense que le rituel, j’en ai un seul c’est le matin. C’est le matin, c’est a dire me lever super tôt (Miracle morning) mais moi ça je le fais depuis 2005 (donc bien avant que le livre ne sorte) ! Et moi, si on ne me laisse pas ma bulle de tranquillité le matinje suis seule et je fais des trucs très régressifs, je suis dans mon plaid, je ne suis pas maquillée, je suis entourée avec ma tenue koala, j’ai des plaids par dessus et je me balade dans mon appartement, je fais mon petit déjeuner cocooning, j’ouvre la fenêtre pour aérer , je mets de la musique douce , je zone sur Pinterest mais je me nourrie aussi de belles images, de belles citations, sur Tumblr je regarde des petites videos mais vraiment des choses super douces, en pleine conscience, des choses qui me nourrissent visuellement, artistiquement, spirituellement émotionnellement et après voilà, on peut commencer. Par exemple, lorsque je suis en voyage ou que je dois être avec un groupe de personnes et que je n’ai pas ce rituel du matin à midi je suis épuisée, mais épuisée… Je n’en peux plus et il faut me recharger… voilà donc, ça c’est mon rituel mis à part ça, tout le reste de la journée il peut se passer n’importe quoi, des choses stressantes… moi c’est “peace and love”, tout va bien, il n’y a pas de problème, on avance pas à pas.

C: Et la méditation ou le yoga?

M: Non… Peut-être un jour, dans 10 ans… des trucs très yogi, plus spirituels mais non là, c’est aussi simple que ca.

C: Aujourd’hui on est dans un monde ultra connecté. Pas forcément vers l’intérieur mais plutôt vers l’extérieur… Est-ce que tu as un rituel par rapport à la déconnexion digitale? Que je peux trouver (personnellement) parfois “overwhelming” (écrasant ou envahissant)…

M: Je pense que j’ai beaucoup appris sur ça et j’ai beaucoup progressé. J’ai acquis un équilibre qui est (je pense) plus sain pour moi. Aujourd’hui plus, qu’il n’y a quelques années mais j’ai encore des progrès à faire comme beaucoup de gens sur beaucoup de sphère… Alors plusieurs choses au niveau de la technologie pure et ça c’est valable pour la radio, la télé, les blogs, les réseaux sociaux, n’importe quoi… tous ces outils, toutes ces sources d’informations peuvent êtres de formidables sources d’informations, d’idées, d’opportunité pour se recharger avec des ressources positive. Tout comme des choses qui vont te vider, qui te font culpabiliser qui te “overwhelm”, surcharge, se faire dépasser, submerger… Et en fait, la seule chose qui peut faire la différence c’est nous-même, c’est-à-dire “comment on utilise cet outils?”; “comment on utilise la radio, les podcasts, la télé, les réseaux sociaux, Facebook, etc.?”

Donc c’est vrai que parfois c’est difficile de faire la part des choses. Quant on vit dans un système où des fois, on voit même plus “comment on le vit”. En fait, ça peut paraître assez fou, mais c’est vraiment le cas. Moi, je suis une geek mais avec le temps j’ai appris à ne pas me sentir submergée, et lorsque je me sens submergée, ça peut être intellectuellement (épuisée psychologiquement parlant) ou alors chaque chose a une facette obscure et lumineuse… mon SII (Syndrome de l’Intestin Irritable), lorsque je suis trop stressée, mon corps me dit “stop”. Tu appuis sur “pause”. tu te recharges et après tu pourras à nouveau recommencer… Il y a beaucoup de personnes pour qui le corps n’arrive pas à ressentir cela. Par ma part, j’ai un système qui me fait ressentir de façon assez “forte”, du coup je sais qu’à certains moments je dois recharger. Soit, je suis épuisée dans ma tête, soit c’est mon corps qui me le dit et qui s’exprime (à sa manière). Et aussi, je me suis beaucoup renseignée autour du “minimalisme”. Il y a le minimalisme dans la maison, ainsi que sur les réseaux sociaux et de plusieurs autres manières… Moi avant même ça, je sentais que mon téléphone qui est pour moi très important, il y avait beaucoup trop d’applications! Rien que le fait de regarder l’écran ça me “overwhelm” donc j’ai mis sur la première page le “strict minimum” et ensuite sur la deuxième et troisième page j’ai des dossiers et tout, mais c’est quelque chose que je ne vois pas. Et j’ai désactivé les notifications. Je n’ai aucune notification sauf pour les appels. Même les textos, Whatsapp, Messenger, c’est seulement si je vais sur mon telephone que je vois un message sinon il n’y a rien (pas d’alerte).

Et puis au niveau de la réactivité des fois, je peux très bien ne pas consulter mes emails pendant deux jours, comme je peux aussi les consulter le dimanche à 23h parce que ça ne me pose pas de problème. Donc, j’ai appris a être à l’écoute de mon niveau d’énergie et de mon niveau de fatigue ainsi que la capacité que j’ai à ce moment là, à donner à autrui, à répondre à des commentaires, à répondre à des emails etc. Je préfère que la personne attende, 6h, 24h voir 48h et qu’elle est une réponse vraiment pleine d’amour, et beaucoup plus riche pour elle.

C: Comment fais-tu la distinction entre le moment où tu consommes (les médias) et le moment de création (l’écriture de tes articles par exemple)?

Deep focus

M: J’oscille entre les deux. Je suis toujours en train d’essayer de trouver mon équilibre et de le peaufiner donc il y a des jours où (par exemple) je suis très centrée sur la poutre et des fois, je suis debout rien de spécial et je me laisse un peu balloter mais je sens en fait le moment, où je commence à m’épuiser et du coup, là, je descends de la poutre et je me recharge.

C: Tu as débuté ta carrière en tant qu’assistante de gestion (3 années) pour après “changer” de métier en faisant une reconversion en Naturopathie. Quelle est ton approche du travail à l’heure actuelle?

M: Elle a beaucoup changé. J’ai été élevé par un papa formidable mais j’ai été élevé par un papa qui est parti de chez lui a 14 ans et qui a commencé apprenti forgeron, ouvrier dans une usine et qui a fini Directeur Informatique dans une très grande banque. Donc, il a gravi les échelons et il m’a pas chômé… et j’ai vécu, grandi avec un papa qui me disait “il faut travailler dur, tout le temps”, “il ne faut pas arrêter”… Et oui, dans notre société, on nous demande de travailler dur avec le “no pain, no gain”, etc.

C: et parfois jusqu’au burnout

M: Effectivement, a beaucoup de gens ça arrive. Donc moi, je pense qu’effectivement il y a certaines choses (en tout cas mon experience, mais après chacun son chemin et sa vie). Mon experience c’est sur que le Chaudron Pastel, il est aujourd’hui ce qu’il est parce que j’ai beaucoup investi de temps et d’énergie. Je n’ai jamais eu peur de l’échec. J’ai une très grande confiance mais j’ai vraiment beaucoup investi de temps et d’énergie . Je peux enfin lever le pied et m’accorder un peu plus de temps libre et quand je dis un peu plus, ça se compte en une à trois demi-journée par semaine donc c’est pas non plus le bout du monde mais par rapport à il y a trois ans c’est beaucoup. Je pense qu’au début je culpabilisais beaucoup. Je me disais: “mais non, je ne peux pas me reposer, je ne peux pas faire moins ou autrement… Il faut vraiment être productif, productif, etc.”. Donc quant on lance une entreprise, le premier but c’est d’essayer de financièrement toucher les deux bouts, en fait. subvenir à ses besoins. Une fois que ce but est atteint, et moi je l’ai atteint, le but et ça reste toujours le but même pendant cette première phase qu’on travaille à notre compte, qu’on soit mère au foyer, ou qu’on travaille en tant que salarié etc., le but de la vie c’est d’être heureux et ça tu peux et tout le monde peut atteindre ce point peu importe ses conditions de vie: célibataire, en couple, avoir sa propre entreprise. Enfin, évidemment que certaines conditions de vie facilitent les choses c’est une évidence. Mais après voilà, j’ai beaucoup travaillé sur moi, en pleine conscience, des lectures, du yoga des chaines youtube par exemple: Marie Forleo qui dit “oui il faut se battre mais il y a quand même une certaine dimension spirituelle chez elle!”

C: Et du “Hard Work” (travailler dûr) !

M: C’est une battante mais oui j’ai dû apprendre à déculpabiliser donc maintenant mon papa a appris (aussi) de moi. C’est même lui, des fois, qui me dit: “Mélanie, tu devrais te reposer” et ça je m’en rend compte en te le disant. Ça, jamais au grand jamais, il n’a eu ces paroles jusqu’à il y a peu. Et maintenant c’est lui qui me dit “Mélanie tu devrais te reposer…” Oui, c’est un grand pas pour lui comme pour moi je pense. Maintenant j’apprends à être plus “cool”, encore j’ai plein de projets mais je ne culpabilise pas!

Par exemple, le matin je me réveille, j’avais prévu de faire ça et ça et que je suis épuisée ou qu’alors mon SII se réveille un peu (ce qui est “Dieu merci”, de plus en plus rare) et bien je me dis: “bon, je vais écouter mon corps il m’envoie un message c’est à moi de l’écouter et de le respecter”. Puis je me repose…

C: Dernière question, un conseil pour nos auditeurs? ou à toi-même il y a dix ans?

M: Je peux en donner deux ? (C) Oui 🙂 !

Alors le premier c’est d’avoir foi en eux et quand je dis “en eux” ce n’est pas dans leur projet, c’est dans leur coeur, c’est vraiment de rester fidèle à soi. Si au moment où on a un projet, entre une idée de projet et la concrétisation de ce projet, il se passe cinq ans, peut-être que la veille où on frôle du doigt ce projet on aura moins envie de voir ce projet autrement et on a le droit de le changer en cours de route. On a le droit et il est de notre devoir si on ne se sent plus en phase, à tel moment, de le modifier. Ça, c’est mon premier conseil…

Et le deuxième (dans la prolongation du premier): Toujours avoir la sagesse d’écouter ce que les autres peuvent nous donner comme conseil que ce soit nos amis, notre famille ou un lectorat. Tout dépend l’entreprise que l’on veut développer mais conserver ses propres valeurs même si les valeurs bousculent un peu les choses établies dans notre société. Si elle ne porte préjudice à personne, on les conserve. Même si c’est très novateur… Si c’est fou, ce n’est pas grave. Si c’est novateur et que ça porte préjudice à personne et qu’on se sent nourrie en créant et en faisant ce projet, alors on le fait.

C: Ce sont les deux choses si jamais tu les appliques tu es sûr d’être en alignement avec toi-même.

M: Et ne pas oublier aussi qu’il n’y a pas d’échec. Je sais que c’est un conseil qui peut paraître “bateau”, comme ça. Mais vraiment, si un jour un projet ou quelque chose n’aboutit pas comme on le veut, (c’est un truc par contre que mon papa m’a répété depuis l’âge de 9 ans, donc ca aussi je pense que ça m’a énormément servi), à partir du moment où on arrive à tirer une leçon de quelque chose, peu importe la leçon, ce n’est pas un échec. C’est une expérience. Et ça, c’est extraordinaire parce que ça peut nous aider à rebondir autrement. À refaire autre chose, autrement ou, à nous donner un nouveau cap et une nouvelle direction…

C: La formule scientifique ou mathématique du succès, elle intègre l’échec.

Il faut aimer le processus. Les échecs sont fait pour apprendre. S’il n’y a pas d’échec alors on n’apprend pas…

M: Ne pas culpabiliser, ne pas se dire “c’est moi qui ai mal fait”. C’est fait c’est comme ça, à partir de là, nous on peut changer notre manière d’accueillir ces choses là. C’est à nous de changer. Il n’y a pas de temps aux regrets.

Merci à Mély pour son précieux temps accordé à l’occasion de cette belle interview!

Épisode #6 w/ Mély du Chaudron Pastel

Épisode #6 w/ Mély du Chaudron Pastel

Nouvel épisode, de la saison 1 du Podcast Solybox: (première partie)

à écouter et télécharger sur SoundCloud: ici.

Épisode #6 avec Mély du Chaudron Pastel

Screen Shot 2017-06-26 at 17.03.25.png

Transcription de l’épisode :

C: Tes années passées au Moyen-Orient, c’est depuis ta naissance ou c’est arrivé plus tard, après la France?

M: J’étais conçue au Moyen Orient. Ma mère est venue accoucher en France parce qu’elle avait peur d’accoucher à l’étranger. Ensuite, à l’âge de 21 jours, je suis retournée au Moyen-Orient et j’ai vécu à l’étranger entre le Moyen-Orient et l’Inde jusqu’à mes 15 ans. J’ai vécu les 15 premières années de ma vie à l’étranger. Donc pour moi jusqu’à mes 15 ans, la France était plus un pays étranger que « la maison ».

C: Tu rentrais pour visiter?

M: Comme des vacances, pour moi ce n’était pas la maison. C’était plutôt le pays où j’étais censé être. C’était censé être le mien, mon pays d’origine mais pour moi dans mon coeur ce n’était pas mon pays d’origine. Enfant, je ne me posais pas vraiment la question. Je me disais, « c’est les vacances, c’est le lieu des vacances », c’est tout.

C: Le retour à 15 ans. Non seulement, c’est censé être un pays familier parce que tu parles la langue, mais en même temps tu te sens étrangères, non?

M: Oui pour moi c’était… j’étais une étrangère dans ce pays et j’y ai été accueilli comme une étrangère. Souvent, on dit que les enfants et les adolescents sont horribles entre eux. C’est vrai qu’au début, pour moi les pays où j’avais vécu la première partie de ma vie (toute ma vie à l’époque), c’était les plus beaux pays. C’était des pays extraordinaires avec une différente culture, ainsi qu’une chaleur humaine débordante. En fait, tout le monde était la famille de tout le monde même si on ne se connaissait pas, on s’accueillait grand les bras. Il n’y avait pas jugement puisque c’était un “melting-pot” culturel immense. Moi, j’ai vécu ça comme étant balancée en France dans un pays où il faisait froid, où l’on travaillait jusqu’à 18h au Moyen-Orient, je travaillais jusqu’à 13h et j’avais des après-midi de libres. On faisait des activités, on était avec des copines, on allait à la piscine, etc. Là-bas, tout le monde avait une piscine, c’était comme avoir un frigo ici en fait. Et donc j’étais catapultée en France, où il faisait froid, où il y avait beaucoup de jugement. Il y avait des clans, ici au collège et au lycée. Des clans, des groupes des fois un peu rivaux, ceux qui sont geeks, ceux qui sont considérés un peu comme les intellos, donc on se moque un peu d’eux. Ceux qui sont gros, ceux qu’on considère comme retardés, mais c’est juste qu’il ont un fonctionnement psychologique qui est différent… Et ça a été vraiment une très grosse claque et donc moi j’étais fière de dire d’où je venais. Et donc maintenant, je ne dis plus le pays du Moyen Orient où j’ai vécu c’est pour ça que je dis (seulement) Moyen-Orient. L’Inde, je le dis mais Moyen-Orient non. Parce que dans l’inconscient collectif, en France, ce pays là précisément est est très mal vu. Alors que toutes les personnes à qui j’ai dit d’où je venais, n’y ont jamais mis les pieds… mais ça ne les empêchait pas de juger, et d’associer ce pays à un pays qui était entre guillemets “mauvais”.

Une enfance à l’étranger et une arrivée en France difficile.

Après, ça t’a faite évoluer de façons complètement différente… Ça t’a rendu plus forte.

Un rapport positif vis-à-vis de ce passé.

Tout à fait, je pense qu’à l’heure actuelle c’est une de mes plus grandes richesses émotionnelles et même psychologiques parce que du coup je pense avoir une certaine ouverture d’esprit. Très grande par rapport à cette enfance et ce passé très riche!

C: Mély tu es officieusement poète, créatrice de douceurs, pleine de sagesse et de ressources, officiellement naturopathe. Ici on va parler de ton projet, le Chaudron Pastel. Le 1er mars 2007 tu as écrit ton tout premier article. Ça fait dix ans depuis peu (10 bougies). Avec le temps tu es restée super fidèle à toi-même. à ton authenticité. Dans certaines dtes vidéos, tu dis bien qu’il n’était pas question de changer le nom.

Je trouve qu’avec le temps tu es restée super fidèle à toi-même, à ton authenticité et dans certaines de tes vidéos justement tu dis qu’il n’était pas question de changer quoi que ce soit parce que malgré les conseils… ca ne te convenait pas. Ce qui m’a le plus charmé sur ton blog c’est ça, et je voulais donc débuter cet épisode d’abord en te disant “merci” pour cette jolie bulle de confort.

C’est un blog où l’on peut prendre le meilleur. Il n’y a pas de règles, ou de structure rigide. Tu sors toujours des sentiers battus. Parfois tu surprends, avec des sujets qui sont liés mais qui ne sont pas forcément liés à la naturopathie et ton approche aussi est ultra flexible. Notamment ton livre, sorti le 22 février dernier. C’est le premier livre ce sont des recettes adaptables à chacun. En marketing, on nous apprend à “caser” dans des boîtes alors que quand tu peux t’adapter aux gens, c’est juste génial!

Qu’elle était ton intention de départ, qu’elle était la graine plantée le 1 er mars 2007?

C: Quelle graine plantée à la date du premier poste?

M: Le premier mars 2007, j’ai l’impression que c’était une autre vie. C’était, je m’en souviens de cette époque là, je me souviens de la Mély de cette époque là. Bien sûr, on évolue tous, tout au long de notre vie on change tous mais j’ai vraiment l’impression que c’était tellement loin et en même temps j’ai l’impression que c’était hier. La graine, déjà c’était une graine pour moi en fait c’était vraiment mon côté “geek” qui avait envie d’avoir un support sur lequel je pouvais expliquer mes impressions lorsque je réalisais une recette. Voilà, je me mettais à cuisiner et j’avais envie de voir un petit peu si j’aimais bien telle association, si j’aimais bien telle recette etc. Donc c’était vraiment un support. J’ai toujours été une geek . J’adorais lire des livres, tout ce qui est jeux vidéo j’ai eu un passage de ma vie où je jouais jusqu’à 3 heure du matin, où je faisais des “in real life”, des IRL en groupe etc. On jouait à Counterstrike, je ne sais pas si tu te souviens? Voilà, Warcraft, Starcraft, ça aussi c’était encore une autre vie avant.

C: C’était les années 90 – début 2000 ?

M: J’ai même utilisé ICQ à l’époque! je suis une “geekette”…

C: Donc tu as codé ton propre site?

M: J’ai tout appris par moi même en fait.

M: J’ai bidouillé. À l’époque je n’avais pas de webmaster, donc j’ai vraiment bidouillé donc c’était un rose criard avec un vert criard mais c’était mon bébé de toutes les couleurs criardes. Donc je m’amusais. Je l’ai changé entre 2007 et 2011, là ou j’ai fait appel à un webmaster. Il a beaucoup changé en quatre ans. Je l’aimais bien comme ca.

C: et donc… Tu as fais ça pour toi?

M: Oui.

C: Tu n’as pas fait ça avec business plan?

M: Non.

C: Concernant ton approche qui aujourd’hui est passée de personnel à professionnel. Comment décrirais-tu ce parcours? Comment sa s’est fait?

Une deuxième naissance en fait…

Ça a commencé pour le personnel et c’est devenu professionnel.

C: Comment sa s’est fait ? Décris ton parcours.

M: Ça s’est fait de manière assez lente, de manière assez fluide mais avec plein de rebondissements. Donc, d’un point de vue extérieur, on peut effectivement penser « ah, elle avait un blog, et puis elle a fait une reconversion et du coup elle y a greffé ses nouvelles études et puis voilà, ça a été assez simple”. Mais c’était pas du tout comme ça en fait. C’était très… je ne vais pas dire chaotique mais il y a eu plein de projets qui sont tombés à l’eau. Là, à l’heure actuelle je crois que j’ai cinq ou six partenaires. Je ne sais même plus. Mais il faut savoir que j’ai proposé à plus de 30 entreprises différentes de devenir partenaire avec moi et j’ai eu plein de refus en fait. Donc, oui le nombre de projets qui a avorté … depuis même avant que je devienne professionnelle, ils sont très nombreux mais ce n’est pas grave… c’est la vie!

Ça fait partie du processus !

C: C’est hyper intéressant parce que aujourd’hui on est dans une époque grâce aux technologies, où on a l’impression que tout va super vite. On a l’impression qu’en un an c’est fait….

M: Je pense que ça dépend de beaucoup de monde. Par exemple, un blog français que j’apprécie beaucoup: Victoria de Mango&Salt. Elle elle a commencé à écrire bien après moi, en 2010 – 2012. Maintenant elle est professionnelle et elle en vit. Elle n’est pas richissime mais elle arrive à en vivre donc rien que ça c’est déjà super chouette. Je pense que voilà, chacun a un chemin different, un rythme différent ça depend également du domaine où tu écris et du ton auquel tu écris. Parce que moi j’ai totalement conscience que mon ton qui est un peu doux, où il y a un aspect aussi assez spirituel de pleine conscience, qui peut faire peur à certaines personnes donc c’est vrai qu’à un moment donné, il y a beaucoup de personnes au contraire pour qui c’est un point fort qui vont vouloir me suivre plus parce que il y a cette dimension là mais il y a quand même une majorité de gens, en tout cas en France, dans notre société pour qui il y a encore tout ce truc holistique, médecine douce, de pleine conscience, qui fait un peu hippie. Ça peut un peu effrayer. J’en ai totalement conscience et d’ailleurs il y a trois-quatre ans lorsque je me suis mise à mon compte, je me suis posée la question: est-ce que je ne devrais pas faire autrement et avoir un discours un peu plus “monsieur et madame tout le monde” ? En fait, je me suis dis que “non”, parce que déjà ça, il y avait plein de blogs de cuisine végétarienne ou alternative etc., qui n’avaient pas cet aspect un peu plus “holistique” et que moi je préférais avoir un lectorat, toucher moins de monde mais toucher peut-être plus en profondeur… je ne sais pas, en tout cas j’avais juste envie d’être authentique à moi-même et je n’ai jamais pu faire quelque chose qui n’était pas moi. Si j’avais voulu essayer, je me serai perdue en cours de route en fait…

« Ça depend du chemin de chacun. Ça depend également du domaine et du ton auquel tu écris. J’ai totalement conscience que mon ton un peu doux et spirituel peut faire peur à certaines personnes ».

Une Voie vers Soi.

C: D’ailleurs, ce qui m’a beaucoup impressionné c’est le partageComment fais-tu pour garder cette limite parce que tu partages beaucoup de choses personnelles tout en arrivant à mettre une certaine ligne… On a l’impression que tu as fait un trait autour de toi et tu vas écrire, écrire écrire… des choses qui touchent. Comment as-tu créé cette bulle?

M: Je pense que c’est dû à deux choses: déjà, tout ce que je crée, je le crée tellement avec le coeur que je suis forcément obligée de découper un morceau de mon coeur et de mon âme, de le mettre en forme, de le livrer au monde et puis après qui veut le prend… mais voilà, c’est un processus. Mon processus de création passe par une certaine transparence. En fait dans ce que je crée, dans ce que je mets à disposition j’entrouvre une partie de moi-même. Alors après, j’utilise effectivement beaucoup de métaphores et c’est ça qui crée cette impression un peu de marge – pas fossé – mais c’est cette espèce de “bulle”.

Alors, ce n’est pas vraiment de la pudeur parce que je pense que pour faire ce que je fais, la pudeur, il ne faut pas forcément en avoir beaucoup. Mais c’est plutôt mon côté introverti en fait. Alors je ne suis pas timide. Alors là, pas du tout timide. Tu me mets dans n’importe quelle pièce avec une centaine d’inconnus très différents de moi, je suis alaise tout de suite. Par contre, je ne vais pas pouvoir tenir toute une soirée ou en tout cas plusieurs soirées d’affilées. Je suis très introvertie donc jai besoin de ma bulle à moi. J’ai besoin qu’on respecte ma bulle. Si on essaye de pénétrer ma bulle alors que je n’ai pas ouvert la porte, je vais fuir avant qu’on est pu ouvrir la bouche et m’appeler.

M: C’est un language universel en fait c’est pour ça que ça touche des gens. Ça, par contre, ce n’est vraiment pas calculé. Ce sont des mots qui viennent sans vraiment que j’y réfléchisse, ça vient naturellement et je sais que ça c’est un retour que j’ai beaucoup. Les gens ça leur parle parce que c’est un language. je ne sais pas comment je fais. Je n’ai pas suivi de cours ou quoi que ce soit. Ça vient naturellement et c’est quelque chose qui est vraiment universel et qui fait écho en fait au niveau émotionnel, au niveau du vécu et des expériences de chacun. Maintenant en parlant avec toi je me demande aussi si cette espèce de “bulle” que je crée lorsque je partage, c’est peut-être fait inconsciemment, également créé par le fait que j’ai besoin de conserver pour me préserver moi-même. Une espèce de barrière sécuritaire… parce que je suis thérapeute. Je ne suis pas juste blogueuse. Donc des fois les gens que j’accompagne, je dis “vous” tout le temps et mes lecteurs c’est le “tu”. Alors des fois, dans les commentaires les gens ne savent plus trop. Alors en fait le “vous” je l’utilise principalement dans mes consultations en naturopathie parce qu’il faut qu’il y ait un role de thérapeute. Je ne suis pas la “copine” des personnes que j’accompagne, je suis vraiment la thérapeute donc il ne faut pas lier l’émotionnel dans cela et ça inconsciemment c’est vraiment important pour les personnes que j’encadre. Du coup, je pense aussi que vu que le Chaudron Pastel c’est lié, c’est indépendamment de ma partie “thérapeute”, mais c’est aussi lié, donc je pense que tout ça, ça fait un espèce de “mix” qui fait que, quelque part, cette bulle doit être faite.

C: C’est bien parce que je trouve que tu as réussi à faire cette barrière sous forme de bulle, qui n’est pas blindée. Ce n’est pas un mur, c’est transparent parfois flouté de façon jolie. Il n’y a pas le côté trop exhibé de la chose qu’il peut y avoir souvent sur les réseaux sociaux. En fait, tout ce que tu as fait, ça a toujours été automatique ou tu as dû travailler, pour publier des choses plus personnelles? Parce que ce n’est pas quelque chose que tu as fait, dès le départ.

M: Tu veux dire m’ouvrir plus, et me livrer plus?

C: Oui.

M: Non ça ne m’a pas demandé de me faire violence. Par contre, tout ce qui est la partie “technique” par exemple: faire des vidéos. La partie montage, oui ça, ça m’a demandé des recherches mais pour me livrer, non ça m’a jamais demandé…

Alors si il y a deux choses…

Il y a une chose qui m’a vraiment, je me suis faite violence je ne sais pas si ça s’est fait sentir mais j’étais en age et d’ailleurs jai filmé cette video sur deux jours et à la fin j’étais en age et en sueur. C’est La vidéo d’une heure sur “pourquoi mon alimentation n’est plus végétarienne”. Parce que c’est un sujet tellement sensible dans notre société, surtout en naturopathie.

Je sais que j’ai les trois-quarts des personnes qui me suivent pour qui l’alimentation c’est vraiment quelque chose qui les intéresse et qui sont très sensibles à la condition animale etc. Donc, je savais et j’ai eu beaucoup de chance parce que je n’ai eu aucun retour négatif. Je n’ai pas eu de lynchage en place public. Je n’ai pas eu ça, mes lecteurs sont de véritables “bisounours”.

Par contre des fois j’ai eu envie de partager certains aspects ou certaines histoires, dans les expériences de ma vie et au moment où j’avais l’attention et au moment d’écrire l’article ou de faire la chose ou de créer un post Instagram, il n’y avait pas un blocage émotionnel mais je n’arrivais pas à mettre en forme ce qu’il y avait dans mon coeur et donc dans ce cas ci, je ne force jamais le processus. Soit j’abandonne, soit simplement ça a besoin de temps pour arriver à maturation. Ça peut être quelque jours voir plusieurs mois et ensuite je crée lorsque ça sort naturellement. C’est vraiment une espèce de vague en fait, qui sort…

La suite de cet épisode est disponible ici.

Podcast Solybox, épisode#5 w/Inphini (suite)

Podcast Solybox, épisode#5  w/Inphini (suite)

C: Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré? Et le plus formateur?

À l’unanimité: MAKE GOLD (le clip).

A: On a tout fait de A à Z. C’est né d’un son que Brice a composé il y a 5, 6 ans. Ça vient de lui. On a eu tout de suite l’idée des images à poser dessus. On a repris le mythe de Midas. On l’a remis au goût du jour. Du coup, c’est né assez rapidement.

La genèse du projet date d’il y a six ans donc on travaillait à ce moment-là. On ne se sentait pas assez prêt. Malgré tout, on l’a travaillé, on a pris le temps, on a pris du recul… Puis ensuite, Quentin le réalisateur avec qui on travaille sur beaucoup d’autres projets. (Quentin et Brice se sont rencontrés à la fac de cinéma). Quentin, lui aussi a monté sa société. Il demandait souvent à Brice de lui faire de la musique pour des projets…

En été 2014, il nous a dit qu’il avait du temps donc on s’est posé la question: on le tourne ou pas ce clip? Le premier défi c’était de se dire: “ok, on y va”. Brice avait quitté son job, c’est devenu pareil pour moi. Du coup, on s’en va produire dans le sud pour des questions économiques.

Le Go de Quentin a été un premier départ. Le deuxième coup c’était André, l’acteur du clip. C’est un des danseurs de Stromae (Tous Les Mêmes – Stromae). C’était un ami d’ami qu’on avait croisé plusieurs fois…

On tente toujours le oui ! On pose toujours la question parce que du moment qu’on ne la pose pas, ça sera toujours non…

A: Ça a été le deuxième coup de départ officiel. On a démarré la pré production qui a duré presque deux mois. C’était tous les jours. Chercher: comment peindre les vêtements (en or!), les décors, les lieux de tournage, les voitures, etc. Tout ça en deux mois! Sachant qu’on avait vraiment bien pensé le projet. On avait écrit tout le synopsis et on a beaucoup été aidé par Quentin et son équipe. Du coup le 4 au 8 octobre on a tourné dans cinq lieux différents pour un petit clip de 5 minutes. Donc on l’a fait comme on le voyait dans nos têtes. Le but c’était vraiment de matérialiser ça. On a commencé par la plus grosse journée, de 8h du mat’ à 8h du mat’ (le lendemain)!

Dans un tournage, même si on prévoit tout au maximum il y a toujours des aléas, des imprévus… C’est tout une gestion un peu relationnelle, une énergie de dingue… On a pas dormi pendant 4 jours! On a tenu grâce aux gens qui étaient là et qui ont cru en ce projet. Ça nous a porté, pour vraiment aller jusqu’au bout du tournage! Parce que plein de choses ne se sont pas passées comme prévu.

B: On a prévu 90 plans et on en avait tourné que 30! Très belle expérience et très formatrice. Quatre journées, nous a apporté trois années d’expérience. Parce qu’on devait tout gérer de A à Z. Une force aussi parce qu’on avait une vision globale, dès le départ. On est beaucoup plus mobile et agile lorsqu’on est indépendant. Prises de décisions très rapides.

La morale de l’histoire: “Une expérience humaine, riche formatrice difficile mais tellement cool, à refaire sans hésitation.”

A: Il n’y a rien de comparable. Quand tu travailles sur un projet qui te porte, il n’y a rien de comparable. Toi face aux gens, face au compte en banque, forcément il faut reconnaître le travail de chacun. Que tous les deux, on aurait pas pu le faire. La collaboration nous a enrichi et ça nous a appris beaucoup de choses pour les prochains tournages. On va garder la même trame mais on va s’organiser différemment avec une équipe plus structurée. Pour pouvoir se consacrer plus à la réal’ et la direction artistique! C’est une belle expérience, avec des leçons pour mieux repartir.

B: C’était un projet ambitieux à la base. L’or c’est la texture la plus difficile à reproduire en 3D!

A: C’est à base de reflets…

B: Donc c’est super super technique en fait!

A: On a tourné avec du vrai matériel, la bonne caméra, la styliste, les lieux de tournage… On a eu des images vraiment de qualité « cinéma »!

B: Avec ça, on a pu se faire prêter beaucoup de choses aussi: les voitures, les chapeaux, des prix pour les maquilleuses etc. Tout le monde a été de super bonne volonté! Sans cette bonne volonté, on n’aurait pas pu faire comme on le voulait.

Ce n’est pas une question de moyen. C’est une question de vibrations, comment on s’adresse aux gens, ce qu’on leur inspire, etc.

C: L’idée du clip c’est la même idée appliquée dans la façon dont vous avez fait les choses…

B: Ça nous permet aussi d’être cohérent dans notre démarche.

Du coup, en étant comme ça, ça permet de garder un fil rouge dans le projet…

A: Le premier soir, à 4h du matin on a eu un vrai coup de blues. On a faillit baisser les bras. Quentin nous a remis sur les railles: « faites une pause d’une demi-heure, posez-vous, on repart, je gère! « Le fait de travailler à plusieurs dans un but commun, ça change tout.

C: Si vous pouviez parler à votre “jeune toi”, qu’est-ce que vous lui diriez?

A: moi je lui dirai: n’est pas peur, n’est pas peur de réaliser tes rêves. N’aie pas peur d’aller au bout parce que si tu y crois, si tu te donnes les moyens, si tu travailles, si tu es déterminé, tu y arriveras!

C: Est-ce que vous avez un mantra ou une citation commune par rapport à une philo de vie en tant qu’indépendant et artiste?

A: Aimer notre travail. Aimer ce que l’on fait. Pour nous c’est vraiment important. On nous a toujours répété: essaye de faire un métier que tu aimes, comme ça tu ne travailleras jamais. Du coup, c’est vraiment ce qu’on essaye d’appliquer dans nos vies. Pour qu’on puisse progresser encore.

B: En fait il faut suivre son intuition. Notre slogan c’est suivre son intuition.

C: Qu’est-ce que tu veux dire par « suivre son intuition »?

B: C’est difficile à exprimer et sans intuition on serait des machines. L’intuition c’est: on voit une foule aller dans un sens et on se dit, il faut aller dans l’autre… Je dirais que c’est la force qui va te faire prendre des décisions qui ne sont pas forcément rationnelles mais, au font de toi, tu sais que c’est bon pour toi. Après l’intuition c’est subjectif, ça peut être fossé. L’égo ça peut être un premier facteur qui brouille ton intuition.

Quelle est votre définition du succès? Est-ce que c’est la même aujourd’hui?

A: pour moi la définition du succès, (toujours dans le cadre d’Inphini parce que c’est clairement lié à ma vie pro et perso): c’est d’avoir des artistes qui soient écoutés, reconnus, et qui apportent un bon moment aux gens. Plus personnellement, pour moi le succès c’est être reconnue en tant que personne pro qui fait bien son travail.

B: Pour moi, le succès ce serait d’être un exemple, devenir un exemple ou une référence… Après le but de l’artiste c’est de diffuser son art à l’univers!

C: Si vous pouviez choisir un message qui apparaîtrait sur tous les billboards de France?

B: Si j’avais le pouvoir de mettre un message pour tous les français… ce serait: RÉVEILLEZ VOUS!

A: Pour moi, ça serait un message d’unité. Qu’on soit tous ensemble dans le même bateau. Un message d’unité, se sentir tous à la même enseigne.

C: Le livre ou film qui a changé votre vie?

Screen Shot 2017-05-19 at 18.48.51.png

A: The Tree of Life. C’est la première fois que je suis sortie du cinéma avec une émotion assez forte. Tu accroches ou tu accroches pas… Je trouve que ça donne un message d’espoir et en même temps une alerte! Un film basé sur la spiritualité qui pousse à penser au-delà de ce qu’on est, en tant qu’être humain. Quelle est notre mission? Qu’est ce qu’on veut faire et transmettre?

Je l’ai ressenti un peu comme un : il faut faire quelque chose. Il faut préserver la vie… Je suis sortie du cinéma, on l’avait vu ensemble ce film (à Brice), c’est la première fois que je sors d’un cinéma et que je continue à pleurer après un film. Il était magnifique de justesse.

B: Ce film, il est intéressant parce que tu peux le prendre de plein de façons. Si tu le regardes comme un film de divertissement, c’est une successions d’images et c’est toi qui les interprète avec ta propre expérience. Aucun film n’a déclenché ça, chez moi.

Screen Shot 2017-05-19 at 18.49.10A: Un autre film, Cloud Atlas, des soeurs Wachowskis. J’ai beaucoup aimé l’idée de ces histoires qui se passent dans sept espaces temps. C’est la suite histoire de l’humanité à travers de gens qui ont des rôles importants. le fait qu’une personne comme un petit grain de sable puisse changer quelque chose. c’est important de l’avoir en tete qu’on a chacun un rôle. Si on a des bonnes intentions, si on donne des bonnes ondes.

C: on n’est pas ici pas hasard…

« Il n’y a pas de hasard. Il n’y a que des rendez-vous… »Alex (Inphini)

C: Un livre?

B: L’Alchimiste. Justement, qu’il n’y a pas de hasard dans la vie.

A: Oui, aussi et le Pouvoir du Moment Présent de Eckhart tolle.

Screen Shot 2017-05-17 at 08.52.39.png

Paulo Coelho, L’Alchimiste

Eckhart Tolle, Le Pouvoir du Moment Présent

B: Moi j’ai un courant de pensé qui est qu’on peut prendre le meilleur de tout ce qui existe et en faire sa propre opinion.

A: Ne pas se limiter à ce qui est facilement accessible.

B: Pour écrire, c’est important. Pour trouver des idées, de l’inspiration c’est important!

C: Comment la créativité fonctionne t-elle, d’après toi?

B: Pour moi c’est les vibrations! Parfois tu as des bonnes « vibes », et parfois tu vas te prendre la tête un an, sur un son. Des fois, je bloque lorsque je veux trop maîtriser justement.

C: Si ça doit avoir lieu, ça aura lieu 🙂

B: Quand je buche, je me mets sur un autre projet…

C: Une personnalité qui vous a inspiré en tant qu’entrepreneur?

B: Pour moi, DJ Snake c’est un model de réussite. Il a fait un truc exceptionnel à mon sens. Personnellement pour moi c’est un exemple de réussite à proprement parlé. Jérémie Ellis aussi. Un finger drummer, mais pas dans le même sens. Au niveau de son travail et de ses créations. Quelqu’un qui arrive à allier les deux, artistiquement quelque chose qui se démarque et qui suive dans le business.

Mêler dépassement de soi, réussite et succès financier.

C: Le plus gros préjugé que vous voulez casser?

B: « En France, on ne peut pas y arriver » !

A: Voilà ce qu’on a entendu… et aussi: « tu dois aller à l’étranger… »

B: Moi perso, ça me donne une dynamique coupée. Je suis sûr qu’il y a plein de gens, il en faudrait tellement peu pour qu’ils se lancent. Il faudrait juste une petite étincelle pour qu’ils se lancent et qu’ils y arrivent… « En France on ne peut pas »; « Lui il s’est planté »; « Il a déposé le bilan ». « Oui mais il n’y a pas assez d’offres, c’est bouché, c’est pas la peine d’essayer parce que tu n’y arriveras pas » (A). Il vaut mieux vérifier par soi-même, plutôt que d’écouter ce que les gens disent... et à la surprise de tout le monde, j’y suis arrivée. Pourtant on me l’a souvent dit. L’intuition c’est de se dire: « peut-être qu’ils ont raison mais peut-être aussi qu’ils ont tort ». Donc il faut tester par soi-même!

Un message pour tous

B: Quant on y réfléchit, il y a les gens qui nous aiment et qui souhaitent notre réussite. Puis, il y a ceux qui ne nous veulent pas du bien. Au fond, ils voudraient bien qu’on se plante! Donc il faut partir du principe que les gens ne veulent pas qu’on réussisse et qu’il faut se battre pour combattre cette idée. L’expérience m’a appris ça. 

A: Quand tu montes un projet, tu es le premier à y croire. Si tu n’y crois, pas la moindre personne va te faire douter! Du coup, tu vas rester passif et pas passer à l’acte… Donc réfléchis, écoute-toi. Est-ce que tu es sûr de ce que tu fais? En ton for intérieur. Et si tu es sûr de toi, même si beaucoup de gens te disent de ne pas le faire, fais sauter ce verrou en toi et tu verras que tu vas leur prouver que tu vas y arriver.

Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence.” – Schopenhauer

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

Podcast Solybox #5, première partie (Part A)

Inphini, un label pour les artistes, avec les artistes

Présentation du label

Les deux co-fondateurs : Alexandra Rey et Brice (DJ B-So), il a la casquette de co-fondateur et est le premier artiste du label.

Comment est arrivée l’idée du label ?

B: C’est une idée de longue date. C’était un souhait pour trouver un épanouissement artistique. Un souhait établit dès mes vingt ans. J’ai commencé en 2007 avec une boîte de booking 4U BOOKING, avec Poolpo (Nouvelle Star – 2007). Ça l’a propulsé, il a fait le buzz sur le web avec des millions de vues… Une opportunité pour faire des dates, profiter de son exposition et faire une tournée en tant que DJ. On a fait beaucoup de dates jusqu’au jour où on a reçu une proposition de Microsoft.

Une belle opportunité !

Résultat: un post viral avec Windows Vista, plus 5 millions de vues… De fil en aiguille, d’autres opportunités se sont mises en place. Notamment avec Vodafone et des tournées à travers l’Europe. Trois bonnes années…

B: À partir d’un moment on a préféré arrêter. À la fin de ces trois années, j’ai rencontré Alex (aujourd’hui, co fondatrice) et j’en ai profité pour arrêter l’aventure 4U BOOKING et partir pour de nouvelles aventures.

C: C’était formateur!?

B: J’ai pu découvrir et observer le milieu notamment les pièges, les attitudes et comment gérer les choses… Une expérience assez forte!

A: C’était intéressant de faire le bilan de cette première expérience entrepreneuriale. Faire le bilan, voir qu’au final il faut être préparé. On peut très bien l’affronter à 20 ans. Il n’y a pas de règle d’âge. On avait déjà en tête ce projet (de re créer quelque chose) mais on voulait le faire sur des fondations saines. Être capable d’aborder tous les aspects de l’entrepreneuriat nous-même. Avoir une vision sur chaque aspect de l’entrepreneuriat. Que ce soit avec qui s’associer ou la vision d’un business plan…

Par rapport à notre collaboration et comment on voulait amener ce projet là: comment on voulait le mettre en avant. Le plus important c’était la partie “communication, juridique et administrative”. On a passé presque 7, 8 ans à se former. En reprenant les études avec un Master en Communication. On s’est formé ensemble… Avec une spécialisation en “droit, économie de gestion de l’audiovisuel” à Paris Sorbonne. Pour comprendre tout ce qui touche à la propriété intellectuelle.

C’est important pour Inphini. Brice s’occupe beaucoup plus de la partie artistique. C’est lui qui donne l’impulsion au niveau de l’activité, et moi je suis là pour assurer l’encadrement.

Les débuts

Ne pas vouloir se limiter à un domaine

B: J’étais refroidi suite à mon expérience avec 4U BOOKING. J’ai senti que j’allais perdre pied si je restais dans un domaine précis. J’ai pris goût avec la publicité et le domaine de la communication.

Alexandra, elle, a connu un début de carrière atypique…

A: Un début de carrière dans l’immobilier. On s’est rencontré grâce au travail. Il avait besoin de quelqu’un pour faire du booking en Espagne et on s’est connu à ce moment. J’ai commencé à faire du booking pour 4U BOOKING.

Cette expérience ça m’a permis de réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire. C’est un métier intéressant et formateur qui me sert beaucoup, encore aujourd’hui. Malgré tout, j’avais envie de continuer mes études dans la communication et le marketing. Et surtout le domaine de la musique qui paraissait être un milieu inaccessible à l’époque et finalement de fil en aiguille on y arrive!

C: Comment vous avez fait pour tenir aussi longtemps?

A : On a bossé, on a décidé de se faire les dents. Comprendre l’industrie de la musique, le fonctionnement des médias, des relations entre artistes, labels, voir leur promotions, etc. Mon expérience chez Lagardère (Virgin radio, RFM, MCM…) était très formatrice. J’étais dans une bonne équipe. C’est clairement ce que j’ai envie de faire.

Après l’ISCOM, on est monté sur Paris où on ne connaissait personne et on a décidé de voir comment ça fonctionnait avant de se lancer.

L’entrepreneuriat, c’est toujours difficile de prendre la décision avant de se lancer. Nous on avait la volonté de se préparer au maximum pour pouvoir affronter cette nouvelle étape. On a travaillé 5 années pour acquérir des compétences…

B: Moi j’ai bossé en agence de publicité et dans le marketing mobile.

C: C’était complémentaire !

C: Et donc le label, ça s’est concrétisé au fur et à mesure ?

B: Le sentiment d’un truc à faire, à achever. C’est le sentiment d’avoir quelque chose à finir. Acquérir des compétences c’est ma logique dans la musique. Du coup c’est un mode de fonctionnement que je retrouve dans tous les domaines (de la musique, au monde de l’entreprise).

A: C’est un objectif de vie. Lié à une passion commune: la musique.

Il y a de la place pour tous le monde. C’était le moyen pour nous d’arriver sur le marché de l’entrepreneuriat et de la musique en étant crédible, tout en restant indépendant.

B: On tient à rester indépendant. C’est un point d’honneur. On tient à rester maître de ce que l’on fait. Des fois il y a des priorités commerciales avec des préférences pour d’autres choses. On essaye d’éviter mais là je m’ouvre un peu plus. On a sorti mon tout premier clip.

MAKE GOLD un titre et un premier clip !

Street Symphony, le son que l’on entend en début et fin du Podcast. Pour télécharger le son du podcast, c’est par ici.

B: On est face à un public “formaté”, donc il faut savoir rentrer dans le moule. Garder certains repères, pour toucher un maximum de personnes. Une offre un peu différente tout en réussissant à se faire entendre. Diffuser au maximum notre vision des choses à travers nos musiques. Qu’une cible très large puisse écouter et aimer ces projets là…

Tout en restant fidèle à ses propres valeurs. Une protection pour l’artiste.

« Inphini, c’est un label pour les artistes, avec les artistes ».

L’avantage d’être indépendant ! Une liberté dans ses créations.

La particularité de B-So : en général on essaye de mettre les gens dans des cases… Alors que quelqu’un peut être dans plusieurs cases différentes. “Être matraqué ou ne pas être matraqué”, telle est la question 🙂 Il faut se fier aux oreilles. Notre but, c’est de créer des ponts, sans forcément coller une étiquette. Se fier aux oreilles des gens…

L’impact

Motiver d’autres gens à faire de la musique de façon indépendante. Et pas de choisir tout le temps la facilité. Le faire avec panache, finesse et audace! Devenir un exemple, en toute humilité…

La production de Make Gold

Un projet auto financé. Réalisé de A à Z. avec Quentin Uriel le réalisateur. Le clip reflète bien notre vision. 100% made in France. Une vision hybride de la musique.

C: Comment rester fidèle à sa vision et ses valeurs ?

En restant intègre et en respectant ses propres valeurs. Voilà l’enjeux, celui de rester fidèle à notre vision et nos valeurs. Motiver les gens à faire de même.

Le travail en équipe : un binôme qui fonctionne

B: On est ensemble dans la vie et dans le travail.

On partage l’amour de ce que l’on fait, de notre relation avec les gens, l’amour du projet avec un but commun. Pour qu’un projet fonctionne il faut savoir mettre l’égo de côté.

C’est quelque chose qui nous a marqué dans les grands groupes. Le fait de travailler pour sa carrière et pas forcément pour un projet. Nous, notre vision, c’est de travailler pour un projet commun et ce qui est important c’est que le projet puisse aboutir à quelque chose.

Leur secret : La communication et une vision commune !

Deuxième partie de cet épisode, prochainement disponible sur solybox.me 

Inscrivez-vous sur solybox.com

« Entrepreneur un jour, entrepreneur toujours… »

« Entrepreneur un jour, entrepreneur toujours… »
PodcastSolybox#Épisode#4 – Première partie
 
J’ai le plaisir de vous présenter un nouvel invité du Podcast. Dans cette première partie (A) de l’épisode #4, je vous introduis Xavier Rodriguez, co fondateur du groupe Inergens. Son entreprise intervient dans le domaine du conseil en management et de la formation.
 
Dans les prochaines lignes, vous trouverez une trame de l’épisode avec quelques extraits et citations. Cette dernière vous permettra de sauter directement au passage qui vous intéresse le plus. Bonne Écoute et Belle Lecture à vous !
 
Les présentations
 
X: Je m’appelle Xavier Rodriguez. Je dirige le groupe Inergens. Nous intervenons dans le domaine du conseil en management …
 
C: En tant qu’entrepreneur, c’est ton premier projet?
 
X: Bonne question, parce que ça depend comment on définit le terme entrepreneur. On dit souvent, “entrepreneur un jour, entrepreneur toujours”…
 
X: Cette expérience d’entrepreneur vient de loin. Entre cette première expérience et aujourd’hui, j’ai monté un cabinet sur les nouvelles technologies : innovation par transposition…
 
C: C’est venu naturellement ou c’est une ambition que tu avais très jeune?
 
L’approche de l’entrepreneuriat (notamment en France)
 
X: J’ai travaillé dans de grands groupes…
Je suis chagrin sur la façon dont l’entreprenariat est présenté en France. Ce n’est pas chose simple et il ne faut pas minimiser. J’ai eu la chance d’avoir une famille d’entrepreneurs. J’ai grandit dans cet état d’esprit avec des entreprises qui ont très bien marché. D’autres qui ont moins bien marchés.
L’entrepreneuriat quelque part, j’ai grandit avec et j’ai eu l’opportunité de me lancer dans l’entrepreneuriat donc je savais à quoi m’attendre et aujourd’hui lorsque je vois les propositions posées par le gouvernement… je trouve ça quelque peu incohérent par rapport à ce que demande réellement l’entreprenariat.
À travers le message et les mesures on sous entend que l’entrepreneuriat “c’est facile”, alors que ça demande de réels efforts et des choix. C’est un point fondamental. On parle beaucoup d’entreprises libérées, de qualité de vie, et du bien-être au travail.
Réellement derrière tout cela, il y a des portes. Peu importe les ambitions…
 
Par performance je ne parle pas forcément de devenir milliardaire. Par performance je parle d’avoir le choix de choisir sa vie. Un entrepreneur s’investit pour avoir ce droit. Il fait des choix qui amènent à des responsabilités fortes. D’autant plus fortes, lorsqu’il investit de l’argent, emploi des salariés et fait fonctionner un éco système.
L’entrepreneur investit et prend des risques par rapport à un patrimoine. Un salarié aujourd’hui n’est pas dans la même dynamique… Le salarié bénéficie d’un matelas et tous les entrepreneurs ne peuvent pas bénéficier de cette sécurité.
Ça bloque beaucoup de personnes. On ne trouve pas la même sécurité qu’en tant que salarié…
Il faut le souligner et le rappeler. il faut rappeler quel est le statut d’un entrepreneur en France: c’est un statut qui est très très mal protégé. Il n’y a aucun sujet la dessus mais rappelons-le. Des personnes confiantes qui ont suffisamment approfondie le sujet.
Je ne sais pas si c’est le cas de tous les « néo » entrepreneurs qui souhaitent fuir un contexte ou par l’inspiration profonde d’un idéal de vie…
 
Une définition personnelle de l’entrepreneur
 
L’entrepreneur pour moi c’est quelqu’un qui va travailler sur trois axes: Le premier axe, c’est qu’il ne faut pas lâcher ! La vie d’entrepreneur est faite de choses difficiles… d’obstacles et tu as beaucoup d’obstacles pour une réussite et ça, il faut le savoir. Cette façon d’avancer tous les jours en ayant cet élément en tête, en disant je ne lâche pas…
Mais il ne faut pas se “prendre le mur”. Parfois on prend de mauvaises décisions. On ne prend pas toujours des bonnes. Il faut savoir aussi écouter son marché, ses collaborateurs, son entourage. Aujourd’hui un bon entrepreneur c’est un entrepreneur bien entouré. Un entrepreneur qui va savoir composer une équipe complémentaire… C’est un individu qui sera écouter ses proches et qui le moment venu … sera rebondir et faire preuve de résilience.
 
C: C’est intéressant tu es passé de persévérance à résilience, pourquoi?
 

X: Oui d’où l’importance de l’écoute. La résilience va nécessiter du travail et de la persévérance. Dans la résilience il y a de la persévérance. Mais quelque part, quand tu decides en tant qu’entrepreneur de mettre en place un certain nombre d’actions par rapport à une vision (qu’un entrepreneur a pu avoir), alors souvent il y a des retours qui ne sont pas favorables et qui en tous les cas, peuvent t’empêcher d’avancer. Faire la part des choses, et se dire à quel moment ma conviction est plus forte que les retours que j’obtiens… D’où l’importance de cette notion de persévérance et d’écoute.

Il faut savoir s’arrêter… car dans le mot entrepreneur il y a « entre ». L’entrepreneur doit savoir être « entre » et donc savoir s’arrêter. Pour beaucoup de personnes ce mot « arrêter » n’est pas souvent évident.
 
« Des milestones… « 
Se dire dans un an, dans trois ans, je fais quoi… ? Une sorte de remise en question sur des éléments qui sont bien clairs. J’y vais ou est-ce que je continue?
 
« Un entrepreneur qui réussi c’est un entrepreneur qui sait s’arrêter ».
 
C: Quelle est ta propre définition du management? Qu’est ce qui te différencie de tes concurrents?
 
X: Alors aujourd’hui ce qui va amener mon positionnement sur le marché c’est la façon dont je vais accompagner le management.
La définition du management pour moi c’est toute personne qui dans une organisation donnée qui va engager un ensemble d’accords… Donc quelque part, la voie hiérarchique n’est pas l’unique approche managériale… Un eco système fait de collaborateurs mais également d’indépendants.
 
Quant on parle d’uberisation, il y a plusieurs interpretations possibles derrière ce mot.
 
Il y aura une organisation avec une marque, une façon de faire, des salariés et des acteurs, et tout ce beau monde il faut le faire travailler de concert. Après… qu’une organisation soit pyramidale ou plate c’est un choix stratégique et organisationnel. Ce qui me gêne, c’est une philosophie qui idealise le fonctionnement.
Il faut une colonne vertébrale alignée et cette colonne vertébrale est faite de managers. C’est la clé de la réussite. Il y a une façon de fonctionner dans l’organisation. Le manager c’est quelqu’un qui doit être conscient des personnes avec qui il va fonctionner. Il doit avoir la feuille de route la plus claire possible. C’est ça la clé.
Aujourd’hui dans les organisations, il y a des personnes en situation difficile et il faut en être conscient, c’est vrai mais c’est pas uniquement… alors bien sûr il y aura des mauvais choix.
La question est la suivante: on rentre dans une nouvelle ère, comment faire en sorte que l’organisation donne les moyens à tout le monde de se réaliser?
 
C: En tant que personne, quel impact, quel rôle souhaites-tu avoir dans la société?
 
X: … Je le vois à petite échelle mais de façon la plus efficace possible avec de vraies réalisations. Je m’investis depuis trois ans dans un projet sportif qui s’appelle Pôle Avenir (domaine du football). On a sélectionné une vingtaine de jeunes qui ont entre 12 et 17 ans et qui ont un vrai potentiel pour devenir joueur professionnel. On donne la possibilité à ces enfants de faire un choix: réaliser vos rêves…
On va créer les conditions pour former les leaders de demain et donc être de futurs membres d’une organisation. Ils auront appris à se dépasser et à atteindre un niveau de performance qui leur permettra de faire des bons choix dans leur vie.
Ce projet m’anime, j’y mets beaucoup d’énergie et pour moi…, c’est leur donner des chances de réussite… Les jeunes vivent ensemble, grandissent ensemble, avec des valeurs et une affinité commune…
 
C: Quel conseil donnerais-tu à ton « jeune » toi?
 
X: Il y a un élément primordial, c’est se donner à fond. Dans la vie on ne peut pas toujours saisir toutes les opportunités qui s’offrent à nous et on fait aussi des erreurs!
À partir du moment où on fait un choix, ce choix il faut l’assumer et se donner à fond. On revient sur la notion d’entrepreneur qui doit savoir s’arrêter… J’ai dû arrêter le football parce que mon organisme n’arrivait plus à tenir et je voyais bien que par rapport aux défis qui s’offraient à moi, pour jouer dans la cour des grands, je me mettais en danger, donc il a fallu faire un choix.
Jusqu’à ce choix là, pour ne pas regretter, il faut mettre toutes les chances de son côté.
 
C: Qu’est ce que le travail d’équipe t’a apporté?
 
X: J’ai déjà lancé un projet seul mais je crois qu’aujourd’hui je ne le referai pas. Je suis quelqu’un qui ne fonctionne pas pleinement seul. J’ai besoin de confronter mes idées. J’ai mon naturel qui a besoin des autres pour exister et c’est un élément moteur. Je crois qu’après un point plus rationnel dans le monde dans lequel on vit aujourd’hui: il faut confronter les points de vue, les regards parce que tout change à une telle vitesse… deux yeux ne suffisent plus. Pour être pro actif, soit réactif dans les temps nécessaires. Je trouve que ceux qui réussissent seuls ont beaucoup de mérite et une force exceptionnelle que je n’ai pas mais quelque part si je pouvais donner mon point de vue, j’inviterai à toutes les personnes qui se lancent de regarder à deux fois l’association en question. La collaboration n’est pas toujours facile parce qu’il y a des points de vue divergents…
 

La collaboration peut amener à des clashs parce que c’est humain. Je dirais que tout ça s’anticipe. Il y a un cadre juridique qu’il faut savoir appliquer. Un associé, il faut savoir l’appliquer dans les bons comme dans les mauvais moments. Néanmoins ceci ayant été posé, je reste sur le fait qu’avoir une personne pour pouvoir partager ça reste un facteur clé de succès.

Les bonnes bases d’une coopération: la complémentarité et surtout surtout, éviter de faire du mimétismeQuelqu’un qui va apporter un regard différent est intéressant et fondamental.
Pour retrouver ou découvrir la deuxième partie de cet épisode (#4), c’est par ici.

Rencontre avec Xavier Rodriguez

Rencontre avec Xavier Rodriguez
 
PodcastSolybox#Épisode#4Deuxième partie
 
Des challenges…
 
X: Le sport m’a forgé. Notamment le football, parce que tu partages un quotidien avec des personnes qui ne sont pas forcément du même milieu que le tien… avec des experiences et des façons de voir le monde complètement différentes. Il faut savoir se mobiliser dans les moments cruciaux, y compris les matchs. Quelque part, cette progression – avec des championnats et des trophées remportés – on a pu la faire parce que tous ensemble, on s’est mis au service de cet élément de performance. On a su mettre de côté nos différents et nos differences, pendant 90 minutes… L’ensemble de ces victoires c’est une victoire en tant que telle qui me sert énormément lorsque je fais face à certaines difficultés.
… Aujourd’hui ce sont des reflexes importants.
 
C: Est-ce que tu as un mantra (ou une citation) représentatif de ta philosophie de vie ?
 
« Le management ça s’apprend davantage dans la cour de récré que sur le banc de l’université ». S.
Je crois beaucoup dans l’apprentissage au travers de nos relations… et de l’écoute… c’est-à-dire que le regard diffèrent du miens, une façon de faire différente de la mienne va m’apporter beaucoup à partir du moment où je comprends…  donc j’adore partager quand je suis à l’étranger sur des façons de faire… Où que je sois dans le monde, jamais tu ne me verras manger dans un restaurant français… J’ai besoin de comprendre la culture du pays, la façon de fonctionner des habitants même si ce sont nos voisins européens. C’est pour moi des éléments qui sont fondamentaux pour pouvoir se développer et grandir.
 
Le conflit
 

X: Le conflit n’est pas négatif à partir du moment où on sait y mettre une limite… Je suis quelqu’un qui peut être parfois assez guerrier, assez “rouge” pour reprendre des termes de principe managériaux qui peut parfois mettre en retenu. C’est une façon de partager mes convictions. Tout le sujet derrière c’est savoir si le message a été entendu et compris.

X: Sur le moment il peut y avoir des désaccords et divergences musclés, l’important c’est d’aller au delà et se poser la question suivante: Qu’est-ce qui s’est passé réellement… ?
 
C: Quel est le pire conseil que tu aies reçu?
 
Je vais citer un collègue consultant américain qui m’a dit :
“Un conseil je ne te le donnerai pas. je te le ferai payer, par contre une idée ou un point de vue, je te le donne avec plaisir!”
 
Donc j’utiliserai plutôt la notion de “point de vue” que de conseil.
“Avance et ne fais confiance qu’à toi, n’écoute que toi…”
 
Surtout pas. Alors, bien entendu, il faut se faire confiance mais il faut aussi surtout écouter ce qui se passe tout autour de soi.
 

C: Mais imagine quelqu’un qui est entouré de personnes dans le doute. Il devrait arrêter?

X: Qu’il y aille mais avec ceinture et bretelle ! Bien sûr qu’il faut y aller parce qu’il faut tester…

“Chercher c’est bien, mais trouver c’est mieux” – C. De Gaulle

À un moment donné, pour réaliser quelque chose il faut d’abord le tenter … par contre si on sait qu’il y a un niveau de risque important, on ne va pas mettre tout son argent sur cette idée !

 
… Je viendrai combattre cette idée et soutenir l’idée que entreprendre c’est pas simple mais c’est une belle realisation de soi !
 
“Entreprendre c’est dur, mais c’est une des plus belles aventures !”
C: Une personnalité du business ou de la culture qui t’a inspiré ou influencé?
 

X: Il y en a plusieurs… Je trouve qu’on vit à une époque où on a pas mal de chance… grâce aux médias on peut écouter de nombreuses personnes ou beaucoup de personnes peuvent se faire entendre, ce qui est un risque également… Il faut avoir une sacré capacité de jugement et un sens critique fort.

Il y a plusieurs typologies de personnes. Il y a quelqu’un comme Madeleine que jaime beaucoup mais depuis qu’il nest plus homme politique et dans le même sens il y a quelqu’un comme Soumier.
Quelque part, je trouve que ce sont des reflexions intéressantes et qui amènent à la réflexion de tout à chacun, des différents événements à vivre dans sa vie.
 
Une grande avocate marseillaise Eliane Keramidas qui a écrit le livre “Comment faites-vous pour les défendre?” … avec beaucoup de discernement, elle fait part de son approche d’avocate et comment elle est allée chercher le bon ou l’explication dans les pires monstres. Je trouve qu’à travers ses démarches, l’exercice qu’elle a pu faire, on apprend beaucoup de choses sur la nature humaine.
Alors, bien sûr, je ne suis pas là pour défendre ceux qui ont fait les pires crimes qui soient. Je trouve que la réflexion, est une approche qui est très humaine.
 
Un livre récent qui m’a beaucoup marqué dans la façon qu’il a été écrit c’est Sapiens – Une brève histoire de l’humanité (par Yuval Noah). Parce que je trouve que c’est une belle façon de mettre en perspective l’évolution de l’humanité et cette façon de raconter l’évolution de l’humanité sur cette échelle temps, je trouve que c’est un exercice formidable et encore une fois je trouve qu’il apprend beaucoup sur nous même et sur notre façon (être humain) d’approcher la vie et le monde.
 
Sinon il y a des thèmes aussi qui me portent beaucoup à réfléchir comme le thème du transhumanisme
Ça pose des questions fondamentales sur l’évolution de l’humanité. Le livre, Google Démocratie (par David Angevin), qui au travers d’un roman, rapporte un fait qui est fort et qui pointe des questions fondamentales et encore une fois des questions auxquelles on va devoir répondre très rapidement. Je crois qu’aujourd’hui, un des vrais sujets pour nous, c’est gagner en clairvoyance par rapport à ce qui nous attend.
Pour dériver sur la politique – et comment ne pas deriver avec l’élection qui nous attend – ce que je reproche quelque part aux candidats… c’est de ne pas s’employer à parler de ces grands sujets… Il y a une responsabilité et un devoir de ces personnes qui vont guider des millions d’individus à aborder ces questions parce que effectivement, on ne peut pas parler de transhumanisme comme on va parler du Rsa ou du salaire minimum, parce que malheureusement dans la vie tous le monde n’a pas les moyens de se poser la question…
Je pense que dans le débat d’aujourd’hui il faut savoir poser des vrais sujets et les deux sujets sont importants pour moi… Il est de leur devoir (les politiques), de créer les conditions pour pouvoir aborder des vrais sujets de fonds.
 
C: Quelle est ta propre définition du succès ?
 
X: Le succès, il est avant tout personnel. Chacun a sa propre défintion du succès. Le succès est très proche de la réalisation de soi. Personnellement je ne cherche pas à avoir une villa a Miami et mon yacht a Tahiti, par exemple…
Aujourd’hui j’avoue qu’un de mes moteurs c’est un certain confort financier… c’est aussi pour pouvoir éduquer mes enfants et leur donner les moyens, d’avoir le choix. Cette notion de choix est fondamentale.
Les nuits blanches et les weekends raccourcis, je vais les faire aussi parce que ce metier m’apporte beaucoup: dans ma connaissance, mon regard sur les autres, et sur le monde et en même temps sur ce que je peux apporter aux autres… J’ai la chance dans ce métier de pouvoir aider des collaboratrices et collaborateurs qui sont dans un schéma mental qui peut leur être dangereux et ils ont besoins de trouver des réponses. À mon “tout petit” niveau. je les aide à se poser les bonnes questions et il n’y a rien de plus beau qu’à la fin d’une intervention, quelqu’un qui vient vous voir et vous remercier.
 
C: Si tu pouvais choisir un intitulé un titre pour définir (aussi simple que possible) ce que tu fais? Dans ton travail et ta vie…
 
X: Deux sujets, qui ne sont pas de moi mais d’un client accompagné depuis de longues années c’est : Performance et Bien-être.
La performance avant le bien être, sachant que la performance n’est pas limité à l’aspect financier ou économique. C’est lié à une dynamique pour avancer, ou une dynamique pour se stabiliser car la performance est liée par rapport à moi, à ce que je veux faire… Si je réalise ce que j’ai envie de realiser, je vais me sentir bien.
 
C: Mais cette performance, elle est liée à tes convictions personnelles, non?
 
X: On ne peut pas s’ignorer en tant que personne, c’est un grand danger!
 
C: Tu dis ça mais… on est beaucoup dans le devoir plus que dans le ”je veux” et…
 
X: Après c’est le “pourquoi”. Forcément ce n’est pas un hasard. Il y a des éléments liés à l’environnement familiale et social… il y a une culture (école) qui va amener des éléments qui vont nous forger… La vrai question c’est: est-ce que fondamentalement j’ai ça en moi? et ce n’est pas rare de voir des personnes aller fondamentalement dans un autre sens.
 

J’ai un copain après HEC qui est parti faire Histoire parce qu’il s’est rendu compte que c’était pas son truc et tant mieux parce qu’il a pris conscience donc il s’est réaligné par rapport à ce qu’il a été donc je crois que … par rapport à l’évolution de l’humanité, par rapport à ce que l’on va vivre, un des éléments, des enjeux majeurs du point de vue individuel, c’est l’alignement. Ça va être la capacité de chacun a être aligné.

Si je reviens sur ce que je ressens, individuellement, c’est de garder cette logique quotidienne entre ce qui me fait plaisir. Pas plaisir au sens gourmandise mais dans lequel je vais être engagé, je vais me sentir dans la volonté d’avancer, je ne vais pas trainer des pieds. Donc quand une mauvaise nouvelle arrive, qu’est ce qui va faire que je vais la dépasser, à quoi je vais me raccrocher? Ça, ce sont des éléments qui sont des éléments qu’on oublie trop souvent, fondamentaux. Comment je fonctionne ? 
 
Je crois beaucoup en l’amour avec un grand A. Je pense que c’est un sentiment qui doit davantage nous animer. L’amour ça se reçoit et se donne… Quelque soit l’approche qu’on a du monde ou le regard qu’on a sur le monde, c’est un sentiment qui va libérer et aujourd’hui on a besoin de se libérer… devenir ce qu’on est réellement et de s’aimer individuellement. On manque beaucoup d’amour propre je trouve, et ça pour gagner de l’amour propre c’est revenir à ce qu’on est fondamentalement, nos organes, nos parents, nos experiences, nos choix, notre vie.
 
C’est en se reconnectant à soi que forcément on va gagner en alignement et on va réussir à être dans les meilleures dispositions possibles pour avancer dans un monde qui est très complexe et très déséquilibrant.
 
La balance de vie, la méditation et le sport…
 
Ma performance, elle est de tenir mon rythme. Je cours 15 km chaque semaine. C’est ma performance. Quoi qu’il arrive. Ma performance c’est d’être au rendez-vous chaque semaine parce que ça fait partie de mon équilibre de vie. Bien évidemment que ça me vide la tête, de me poser d’autres questions et d’être plus serein mais encore une fois, le plus important c’est de revenir à soi et de se dire, c’est quoi finalement la bonne façon d’être soi même?
 

Il y a une façon de vivre.

X: Qu’on le veuille ou non il y a une façon de vivre qui me rend bien. Dans cette façon de vivre, il y a effectivement le partage avec les amis autour d’un bon apéro que ce soit chez un ami, chez moi ou dans un bar du coin… Quand je parle de l’alignement, il faut être conscient de ce genre de chose et pas avoir peur de s‘affirmer…
 
“L’entrepreneuriat à la base c’est un métier”.
 
Aujourd’hui, les écoles de commerce devraient aller encore plus loin sur cet apprentissage. Pour faire face aux difficultés rencontrées en tant qu’entrepreneur, cette notion entre performance et bien-être me permet d’aller chercher encore plus ces plaisirs.
 
Si tu passes ces difficultés tu vas pouvoir accéder à ces moments qui te font du bien.
Pour retrouver ou découvrir la première partie de cet épisode (#4), c’est par ici.