INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

Podcast Solybox #5, première partie (Part A)

Inphini, un label pour les artistes, avec les artistes

Présentation du label

Les deux co-fondateurs : Alexandra Rey et Brice (DJ B-So), il a la casquette de co-fondateur et est le premier artiste du label.

Comment est arrivée l’idée du label ?

B: C’est une idée de longue date. C’était un souhait pour trouver un épanouissement artistique. Un souhait établit dès mes vingt ans. J’ai commencé en 2007 avec une boîte de booking 4U BOOKING, avec Poolpo (Nouvelle Star – 2007). Ça l’a propulsé, il a fait le buzz sur le web avec des millions de vues… Une opportunité pour faire des dates, profiter de son exposition et faire une tournée en tant que DJ. On a fait beaucoup de dates jusqu’au jour où on a reçu une proposition de Microsoft.

Une belle opportunité !

Résultat: un post viral avec Windows Vista, plus 5 millions de vues… De fil en aiguille, d’autres opportunités se sont mises en place. Notamment avec Vodafone et des tournées à travers l’Europe. Trois bonnes années…

B: À partir d’un moment on a préféré arrêter. À la fin de ces trois années, j’ai rencontré Alex (aujourd’hui, co fondatrice) et j’en ai profité pour arrêter l’aventure 4U BOOKING et partir pour de nouvelles aventures.

C: C’était formateur!?

B: J’ai pu découvrir et observer le milieu notamment les pièges, les attitudes et comment gérer les choses… Une expérience assez forte!

A: C’était intéressant de faire le bilan de cette première expérience entrepreneuriale. Faire le bilan, voir qu’au final il faut être préparé. On peut très bien l’affronter à 20 ans. Il n’y a pas de règle d’âge. On avait déjà en tête ce projet (de re créer quelque chose) mais on voulait le faire sur des fondations saines. Être capable d’aborder tous les aspects de l’entrepreneuriat nous-même. Avoir une vision sur chaque aspect de l’entrepreneuriat. Que ce soit avec qui s’associer ou la vision d’un business plan…

Par rapport à notre collaboration et comment on voulait amener ce projet là: comment on voulait le mettre en avant. Le plus important c’était la partie “communication, juridique et administrative”. On a passé presque 7, 8 ans à se former. En reprenant les études avec un Master en Communication. On s’est formé ensemble… Avec une spécialisation en “droit, économie de gestion de l’audiovisuel” à Paris Sorbonne. Pour comprendre tout ce qui touche à la propriété intellectuelle.

C’est important pour Inphini. Brice s’occupe beaucoup plus de la partie artistique. C’est lui qui donne l’impulsion au niveau de l’activité, et moi je suis là pour assurer l’encadrement.

Les débuts

Ne pas vouloir se limiter à un domaine

B: J’étais refroidi suite à mon expérience avec 4U BOOKING. J’ai senti que j’allais perdre pied si je restais dans un domaine précis. J’ai pris goût avec la publicité et le domaine de la communication.

Alexandra, elle, a connu un début de carrière atypique…

A: Un début de carrière dans l’immobilier. On s’est rencontré grâce au travail. Il avait besoin de quelqu’un pour faire du booking en Espagne et on s’est connu à ce moment. J’ai commencé à faire du booking pour 4U BOOKING.

Cette expérience ça m’a permis de réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire. C’est un métier intéressant et formateur qui me sert beaucoup, encore aujourd’hui. Malgré tout, j’avais envie de continuer mes études dans la communication et le marketing. Et surtout le domaine de la musique qui paraissait être un milieu inaccessible à l’époque et finalement de fil en aiguille on y arrive!

C: Comment vous avez fait pour tenir aussi longtemps?

A : On a bossé, on a décidé de se faire les dents. Comprendre l’industrie de la musique, le fonctionnement des médias, des relations entre artistes, labels, voir leur promotions, etc. Mon expérience chez Lagardère (Virgin radio, RFM, MCM…) était très formatrice. J’étais dans une bonne équipe. C’est clairement ce que j’ai envie de faire.

Après l’ISCOM, on est monté sur Paris où on ne connaissait personne et on a décidé de voir comment ça fonctionnait avant de se lancer.

L’entrepreneuriat, c’est toujours difficile de prendre la décision avant de se lancer. Nous on avait la volonté de se préparer au maximum pour pouvoir affronter cette nouvelle étape. On a travaillé 5 années pour acquérir des compétences…

B: Moi j’ai bossé en agence de publicité et dans le marketing mobile.

C: C’était complémentaire !

C: Et donc le label, ça s’est concrétisé au fur et à mesure ?

B: Le sentiment d’un truc à faire, à achever. C’est le sentiment d’avoir quelque chose à finir. Acquérir des compétences c’est ma logique dans la musique. Du coup c’est un mode de fonctionnement que je retrouve dans tous les domaines (de la musique, au monde de l’entreprise).

A: C’est un objectif de vie. Lié à une passion commune: la musique.

Il y a de la place pour tous le monde. C’était le moyen pour nous d’arriver sur le marché de l’entrepreneuriat et de la musique en étant crédible, tout en restant indépendant.

B: On tient à rester indépendant. C’est un point d’honneur. On tient à rester maître de ce que l’on fait. Des fois il y a des priorités commerciales avec des préférences pour d’autres choses. On essaye d’éviter mais là je m’ouvre un peu plus. On a sorti mon tout premier clip.

MAKE GOLD un titre et un premier clip !

Street Symphony, le son que l’on entend en début et fin du Podcast. Pour télécharger le son du podcast, c’est par ici.

B: On est face à un public “formaté”, donc il faut savoir rentrer dans le moule. Garder certains repères, pour toucher un maximum de personnes. Une offre un peu différente tout en réussissant à se faire entendre. Diffuser au maximum notre vision des choses à travers nos musiques. Qu’une cible très large puisse écouter et aimer ces projets là…

Tout en restant fidèle à ses propres valeurs. Une protection pour l’artiste.

« Inphini, c’est un label pour les artistes, avec les artistes ».

L’avantage d’être indépendant ! Une liberté dans ses créations.

La particularité de B-So : en général on essaye de mettre les gens dans des cases… Alors que quelqu’un peut être dans plusieurs cases différentes. “Être matraqué ou ne pas être matraqué”, telle est la question 🙂 Il faut se fier aux oreilles. Notre but, c’est de créer des ponts, sans forcément coller une étiquette. Se fier aux oreilles des gens…

L’impact

Motiver d’autres gens à faire de la musique de façon indépendante. Et pas de choisir tout le temps la facilité. Le faire avec panache, finesse et audace! Devenir un exemple, en toute humilité…

La production de Make Gold

Un projet auto financé. Réalisé de A à Z. avec Quentin Uriel le réalisateur. Le clip reflète bien notre vision. 100% made in France. Une vision hybride de la musique.

C: Comment rester fidèle à sa vision et ses valeurs ?

En restant intègre et en respectant ses propres valeurs. Voilà l’enjeux, celui de rester fidèle à notre vision et nos valeurs. Motiver les gens à faire de même.

Le travail en équipe : un binôme qui fonctionne

B: On est ensemble dans la vie et dans le travail.

On partage l’amour de ce que l’on fait, de notre relation avec les gens, l’amour du projet avec un but commun. Pour qu’un projet fonctionne il faut savoir mettre l’égo de côté.

C’est quelque chose qui nous a marqué dans les grands groupes. Le fait de travailler pour sa carrière et pas forcément pour un projet. Nous, notre vision, c’est de travailler pour un projet commun et ce qui est important c’est que le projet puisse aboutir à quelque chose.

Leur secret : La communication et une vision commune !

Deuxième partie de cet épisode, prochainement disponible sur solybox.me 

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Make Good Art

Make Good Art

Today, I want to share about an artist. A true source of inspiration, at least for me. Neil Gaiman is a British author of novels, comic books and much more. He wrote Coraline, a dark fantasy children’s novel. But also, Sandman, a comic book and Doctor Who, a science-fiction series (available on Netflix), as a scenarist. 

Here I want to share his advice and speech given at The University of The Arts.

The subject of this speech – three little words, posted on my desk :

MAKE GOOD ART

The following extracts are my favorite quotes – there are precious source of wisdom.

Neil is someone we could called ordinary. Nonetheless, his background is quite an exception, since he wanted to escape school, and he didn’t really got any fancy diploma. Somehow an inspiring example for anyone convinced that creating or doing something involve an autorisation or some assigned authority.

“I never really expected to find myself giving advice to people graduating from an establishment of higher education. I never graduated from any such establishment. I never even started at one. I escaped from school as soon as I could…”

“I got out into the world, I wrote, and I became a better writer the more I wrote, and I wrote some more, and nobody ever seemed to mind that I was making it up as I went along, they just read what I wrote and they paid for it, or they didn’t…”

He got this image of himself as a writer from the very beginning. Instead of making a career plan, he decided to make a list of all the things he wished to do and realise in the course of his life.

“Looking back, I’ve had a remarkable ride. I’m not sure I can call it a career, because a career implies that I had some kind of career plan, and I never did. The nearest thing I had was a list I made when I was 15 of everything I wanted to do: to write an adult novel, a children’s book, a comic, a movie, record an audiobook, write an episode of Doctor Who… and so on. I didn’t have a career. I just did the next thing on the list.”

This is how he start his speech: giving advices he got from his experiences as an artist and writer. With tough beginnings, he has been going over the rules of the game, which are somehow set for us.

His first advice is the following :

“When you start out on a career in the arts you have no idea what you are doing.”

“If you don’t know it’s impossible it’s easier to do. And because nobody’s done it before, they haven’t made up rules to stop anyone doing that again, yet.”

Advice number 2, in which he shares the power of visualisation. In being willing to realise our own and true purpose…

“If you have an idea of what you want to make, what you were put here to do, then just go and do that.”

“Something that worked for me was imagining that where I wanted to be – an author, primarily of fiction, making good books, making good comics and supporting myself through my words – was a mountain. A distant mountain. My goal.”

« And I knew that as long as I kept walking towards the mountain I would be all right. »

“I learned to write by writing. I tended to do anything as long as it felt like an adventure, and to stop when it felt like work, which meant that life did not feel like work.”

Advice number 3 :

“When you start off, you have to deal with the problems of failure.You need to be thick-skinned, to learn that not every project will survive. A freelance life, a life in the arts, is sometimes like putting messages in bottles, on a desert island, and hoping that someone will find one of your bottles and open it and read it.”

Advice number 4 :

I hope you’ll make mistakes. If you’re making mistakes, it means you’re out there doing something. And the mistakes in themselves can be useful…”

“Make good art. I’m serious. Husband runs off with a politician? Make good art. Leg crushed and then eaten by mutated boa constrictor? Make good art. IRS on your trail? Make good art. Cat exploded? Make good art. Somebody on the Internet thinks what you do is stupid or evil or it’s all been done before? Make good art. Probably things will work out somehow, and eventually time will take the sting away, but that doesn’t matter. Do what only you do best. Make good art.”

Advice number 5 :

“Do the stuff that only you can do.”

“Most of us only find our own voices after we’ve sounded like a lot of other people. But the one thing that you have that nobody else has is you. Your voice, your mind, your story, your vision. So write and draw and build and play and dance and live as only you can.”

Advice number 6 :

“People get hired because, somehow, they get hired. In my case I did something which these days would be easy to check, and would get me into trouble, and when I started out, in those pre-internet days, seemed like a sensible career strategy: when I was asked by editors who I’d worked for, I lied. I listed a handful of magazines that sounded likely, and I sounded confident, and I got jobs. I then made it a point of honour to have written something for each of the magazines I’d listed to get that first job, so that I hadn’t actually lied, I’d just been chronologically challenged… You get work however you get work.”

Here is the bigger piece of advice, he got, but failed to follow.

Given my the prolific Stephen King :

“This is really great. You should enjoy it.”

“And I didn’t. Best advice I got that I ignored. Instead I worried about it. I worried about the next deadline, the next idea, the next story.”

“That was the hardest lesson for me, I think: to let go and enjoy the ride, because the ride takes you to some remarkable and unexpected places.”

This speech gives us the motivation to go forward and go into action. As simple as it may seems, by a single act considered as courageous : create something.

I think this lesson is not limited to art. I consider it as a true life lesson. We are all invited to apply it in our respective lives and at our pace.

“So be wise, because the world needs more wisdom, and if you cannot be wise, pretend to be someone who is wise, and then just behave like they would.

And now go, and make interesting mistakes, make amazing mistakes, make glorious and fantastic mistakes. Break rules…”

Every human being who succeed in life, business, art, or what so ever, once, got over the rules. You feel much more expansive when you don’t impose yourself any rule. For once, nothing seems impossible and everything is happening for you, and not to you.

Be Wise and Break those Rules. 

The official video :

Sources :

– The book edited by Neil Gaiman, “Make Good Art” – here on Amazon.

University Website, with the video and transcription of this speech. (available here)

Make Good Art

Make Good Art

Aujourd’hui je veux vous parler d’un artiste. Une véritable source d’inspiration. Neil Gaiman, est un auteur britannique de romans et de bande dessinée. Il a écrit Coraline, un conte noir pour enfants. Mais aussi Sandman, la bande dessinée et Doctor Who, la série de science-fiction (disponible sur Netflix – pour les intéressés), dont il est le scénariste.

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, je voulais partager ses conseils et ce discours qu’il a donné, lors d’une cérémonie de remise de diplôme.

Le sujet de ce discours – trois petits mots affichés sur mon tableau : 

MAKE GOOD ART

Plusieurs alternatives possibles en français, qui donneraient :

FAITES DE BELLES CHOSES – Faites une (bonne) Oeuvre d’Art

CRÉEZ QUELQUE CHOSE DE BIEN, DE BEAU, DE BON

Voici des extraits ainsi que mes citations favorites de son discours:

Neil est un homme qu’on pourrait appeler ordinaire. À l’exception de son parcours car il semble qu’il n’ait jamais vraiment aimé l’école. Il n’a pas obtenu de diplôme non plus. Un exemple pour tous ceux qui restent persuadés que créer ou faire quelque chose implique forcément une autorisation ou une compétence.

“I never really expected to find myself giving advice to people graduating from an establishment of higher education. I never graduated from any such establishment. I never even started at one. I escaped from school as soon as I could…”

« Je n’avais jamais imaginé me trouver en train de donner des conseils à de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Je n’ai jamais été diplômé, par un tel établissement. Je n’y suis même jamais entré. J’ai échappé l’école aussi tôt que j’ai pu… »

“I got out into the world, I wrote, and I became a better writer the more I wrote, and I wrote some more, and nobody ever seemed to mind that I was making it up as I went along, they just read what I wrote and they paid for it, or they didn’t…”

« Je suis sortie, j’ai écrit, et plus j’écrivais, meilleur écrivain je devenais, donc j’ai continué à écrire davantage, et personne ne semblait être dérangé par le fait que j’avais tout inventé, tout le long, ils lisaient ce que j’écrivais et ils me payaient pour cela, ou pas… »

Il a cette image de lui même en tant qu’écrivain, dès le début. Au lieu de se faire un plan de carrière, il a décidé de faire une liste de tout ce qu’il souhaitait faire et réaliser dans cette vie.

“Looking back, I’ve had a remarkable ride. I’m not sure I can call it a career, because a career implies that I had some kind of career plan, and I never did. The nearest thing I had was a list I made when I was 15 of everything I wanted to do: to write an adult novel, a children’s book, a comic, a movie, record an audiobook, write an episode of Doctor Who… and so on. I didn’t have a career. I just did the next thing on the list.”

« Avec le recul, j’ai fait un voyage remarquable. Je ne suis pas sûr de pouvoir appeler cela une carrière, parce qu’une carrière implique que j’avais une sorte de “plan de carrière”, et je n’en ai jamais eu. La chose la plus proche que j’ai pu faire (quand j’avais 15 ans), c’était une liste de tout ce que je voulais faire: écrire un roman pour adulte, un livre pour enfants, une bande dessinée, un film, enregistrer un livre audio, écrire un épisode de Doctor Who… et j’en passe. Je n’avais pas de carrière. Je faisais juste la chose suivante sur la liste ».

C’est ainsi qu’il débute son discours, en donnant des conseils qu’il a pu tirer de sa propre expérience d’auteur et d’écran. Avec des débuts difficiles et en dépassant les règles du jeu, qui nous sont parfois imposées.

Son Tout Premier Conseil :

“When you start out on a career in the arts you have no idea what you are doing.”

« Lorsque vous débutez une carrière artistique, vous n’avez aucune idée de ce que vous faites ».

“If you don’t know it’s impossible it’s easier to do. And because nobody’s done it before, they haven’t made up rules to stop anyone doing that again, yet.”

« Si vous ne savez pas que c’est impossible, c’est plus facile à faire. Et parce que personne ne l’a déjà fait, ils n’ont pas créé de règles pour empêcher ou arrêter quiconque à le faire de nouveau – pour le moment ».

Conseil numéro 2, dans lequel il partage le pouvoir de la visualisation et la volonté de réaliser sa propre « mission de vie » (purpose, en anglais).

“If you have an idea of what you want to make, what you were put here to do, then just go and do that.”

« Si vous avez une idée de ce que vous voulez faire, de ce pourquoi vous êtes ici, alors allez-y et faites-le ».

“Something that worked for me was imagining that where I wanted to be – an author, primarily of fiction, making good books, making good comics and supporting myself through my words – was a mountain. A distant mountain. My goal.”

« Quelque chose qui a fonctionné pour moi était d’imaginer où je voulais être – un auteur, principalement de fiction, écrivant de bons livres, créant de bonnes bandes dessinées, de bons films et de subvenir à mes besoins grâce à mes mots – en imaginant que c’était une montagne. Une montagne distante. Mon objectif ».

« And I knew that as long as I kept walking towards the mountain I would be all right. »

« Et je savais que tant que je continuerais à marcher vers la montagne, tout irait bien ».

“I learned to write by writing. I tended to do anything as long as it felt like an adventure, and to stop when it felt like work, which meant that life did not feel like work.”

« J’ai appris à écrire en écrivant. J’avais tendance à faire tout ce qui ressemblait à une aventure et à m’arrêter quand ça ressemblait à un travail, ce qui veut dire que ma vie ne ressemblait pas à un travail. »

Conseil numéro 3 :

“When you start off, you have to deal with the problems of failure.You need to be thick-skinned, to learn that not every project will survive. A freelance life, a life in the arts, is sometimes like putting messages in bottles, on a desert island, and hoping that someone will find one of your bottles and open it and read it.”

« Lorsque on débute, on doit gérer les problèmes de l’échec. Vous devez être blindé, pour apprendre que tous les projets ne peuvent pas survivre. Une vie en tant que freelance (indépendant), une vie d’artiste, c’est parfois comme jeter des bouteilles à la mer, depuis une île déserte, et espérer que quelqu’un trouvera l’une de vos bouteilles, l’ouvrira, et lira votre message ».

Conseil numéro 4 :

“I hope you’ll make mistakes. If you’re making mistakes, it means you’re out there doing something. And the mistakes in themselves can be useful…”

« J’espère que vous ferez des erreurs. Si vous vous trompez, ça veut dire que vous êtes dehors en train de faire quelque chose. Et les erreurs, en soi, peuvent être très utiles… »

“Make good art. I’m serious. Husband runs off with a politician? Make good art. Leg crushed and then eaten by mutated boa constrictor? Make good art. IRS on your trail? Make good art. Cat exploded? Make good art. Somebody on the Internet thinks what you do is stupid or evil or it’s all been done before? Make good art. Probably things will work out somehow, and eventually time will take the sting away, but that doesn’t matter. Do what only you do best. Make good art.”

« Je suis sérieux. Votre mari s’enfuit avec un homme politique? Faites une oeuvre d’art. Votre jambe est écrasée puis dévorée par un boa constrictor mutant? Faites une oeuvre d’art. Le fisc est sur vos traces? Faites de belles choses. Le chat a explosé? Faites une oeuvre d’art. Quelqu’un sur internet pense que vos créations sont stupides, ou malsaines, ou du déjà vues? Faites une oeuvre d’art. Les choses vont probablement s’arranger, le temps viendra dissiper la douleur, et cela n’a pas d’importance. Faites ce que vous seul savez faire de mieux. Faites une oeuvre d’art ».

Conseil numéro 5 :

“Do the stuff that only you can do.”

« Faites ce que vous seul pouvez faire ».

“Most of us only find our own voices after we’ve sounded like a lot of other people. But the one thing that you have that nobody else has is you. Your voice, your mind, your story, your vision. So write and draw and build and play and dance and live as only you can.”

« La plupart d’entre nous ne trouvons notre propre voix qu’après avoir ressemblé à beaucoup d’autres personnes. Mais une chose que vous avez, que personne d’autre n’a, c’est Vous: votre voix, votre esprit, votre histoire, votre vision. Alors écrivez et dessinez et construisez et jouez et dansez et vivez comme vous seul le pouvez ».

Conseil numéro 6 :

“People get hired because, somehow, they get hired. In my case I did something which these days would be easy to check, and would get me into trouble, and when I started out, in those pre-internet days, seemed like a sensible career strategy: when I was asked by editors who I’d worked for, I lied. I listed a handful of magazines that sounded likely, and I sounded confident, and I got jobs. I then made it a point of honour to have written something for each of the magazines I’d listed to get that first job, so that I hadn’t actually lied, I’d just been chronologically challenged… You get work however you get work.”

« Les gens sont embauchés parce que, d’une façon ou d’une autre, ils sont embauchés. Dans mon cas, j’ai fait quelque chose qui, aujourd’hui, serait très simple à vérifier, et qui m’attirerait beaucoup d’ennuis. Lorsque j’ai débuté (avant l’arrivée d’internet), ça semblait un choix de carrière raisonnable: lorsque des éditeurs me demandaient pour qui j’avais travaillé, j’ai menti. J’ai listé une poignée de magazines crédibles, j’avais l’air confiant, et j’ai eu le job. Par la suite, j’ai mis un point d’honneur à écrire quelque chose pour chacun des magazines que j’avais cité pour obtenir ce premier job. Donc je n’ai pas vraiment menti, j’ai juste été chronologiquement défié… Vous trouvez du travail, comme vous le pouvez ».

Voici le grand conseil, non suivi, que lui a donné, à l’époque, l’auteur prolifique Stephen King :

“This is really great. You should enjoy it.”

« C’est vraiment bien. Tu devrais en profiter ».

“And I didn’t. Best advice I got that I ignored. Instead I worried about it. I worried about the next deadline, the next idea, the next story.”

« Et je ne l’ai pas fait. Le meilleur conseil qu’on m’ait donné, je l’ai ignoré. À la place, je me suis inquiété. Je m’inquiétais de la prochaine deadline (date butoir), de la prochaine idée, de la prochaine histoire ».

“That was the hardest lesson for me, I think: to let go and enjoy the ride, because the ride takes you to some remarkable and unexpected places.”

« Pour moi, ce fut la leçon la plus difficile: lâcher-prise et profiter du voyage, parce que le voyage vous emmène dans des endroits remarquables et inattendus ».

Ce discours nous donne l’envie d’avancer et de se mettre à l’action. Tout simplement par le simple acte considéré ici comme courageux : créer quelque chose.

Je pense que cette leçon, ne se limite pas à l’art. Je la considère comme une véritable leçon de vie. Nous sommes tous invités à initier cette dernière, dans nos vies respectives à notre rythme et à notre hauteur.

Je terminerai avec cette citation :

“So be wise, because the world needs more wisdom, and if you cannot be wise, pretend to be someone who is wise, and then just behave like they would.

And now go, and make interesting mistakes, make amazing mistakes, make glorious and fantastic mistakes. Break rules…”

« Alors, soyez sages, parce que le monde a besoin de votre sagesse, et si vous ne pouvez pas être sage, prétendez être quelqu’un de sage, et comportez-vous juste comme il le ferait. Maintenant allez-y, et faites des erreurs intéressantes, faites des erreurs incroyables, faites des erreurs glorieuses et fantastiques. Brisez les règles… »

La vidéo originalehttps://www.youtube.com/watch?v=ikAb-NYkseI

Sources à consulter, pour les anglophones:

– Le livre édité par Neil Gaiman à la suite de ce discours “Make Good Art” – disponible sur Amazon.

– Site de l’Université en question, où le discours inaugural a été donné en 2012 (vidéo disponible en haut de page).