La Sagesse de Stranger Things

La Sagesse de Stranger Things

Beware Beware (Note d’Attention): Dans cet article, j’évoque la fin de la récente saison (numéro 3) de Stranger Things (disponible sur Netflix). Si vous ne l’avez pas (encore) vu, attention au spoiler (vous êtes prévenus) !

Pour une expérience sonore: mettez vos écouteurs

Depuis le début de sa diffusion (2016), j’ai une affection particulière pour la série Stranger Things. Une grande surprise, moi qui n’aime pas les films d’horreur. Je ne suis pas une grande fan des frissons et de l’adrénaline procurée par la peur. Pourtant, cette série m’a envouté. Je ne la trouve pas particulièrement effrayante. J’aime son côté nostalgique et le nombre infini de références cinématographiques, de “Retour Vers Le Futur” à “E.T.”.

J’ai trouvé le monologue de fin émouvant et original. Je ne me souviens pas d’une fin pareille dans les deux précédentes saisons. Chaque personnage a évolué, laissant place à une certaine forme de sagesse. La dernière personne que vous auriez cru capable d’une telle évolution: c’est Hopper. Un homme colérique, alcoolique, qui a bien du mal à gérer ses émotions… Son écrit et discours évoqué en fin est extra. Il parle des sentiments, de la peur du changement, mais aussi de l’importance de “rentrer” dans l’arène. Pour citer une référence de Théodore Roosevelt, reprise récemment par Brené Brown :

“Ce n’est pas celui qui critique qui est important, ni celui qui montre du doigt comment l’homme fort trébuche ou comment l’homme d’action aurait pu faire mieux. L’hommage revient à celui ou à celle qui se bat dans l’arène, dont le visage est couvert de poussière et de sueur, qui va de l’avant vaillamment, qui commet des erreurs et commettra encore, car il n’y a pas d’efforts humains sans erreurs et imperfections. C’est à lui ou à elle que revient l’hommage, à celui ou à celle dont l’enthousiasme et la dévotion sont grands à celui ou à celle qui se consume pour une cause importante, à celui ou à celle qui, au mieux, connaîtra le triomphe du succès, et au pire, s’il échoue , saura qu’il a échoué en agissant courageusement”.

Voici l’Extrait Coup de Coeur de Stranger Things

Nos sentiments. Bon Dieu. La vérité, c’est que j’avais oublié ce que c’était, les sentiments. J’étais coincé, comme dans une grotte. Une grotte sombre et très profonde. Et un jour, j’ai laissé des gaufres dans les bois, tu es entrée dans ma vie, et pour la première fois depuis longtemps, j’ai redécouvert les sentiments. J’ai ressenti du bonheur. Mais depuis quelque temps, j’ai l’impression qu’un fossé s’est creusé. Comme si tu t’éloignais de moi. Nos soirées jeux de société me manquent, nos montagnes de gaufres au petit matin, regarder des westerns ensemble avant de s’assoupir. Mais je sais que tu vieillis. Que tu grandis. Que tu changes. Et je pense pour être tout à fait honnête, que ca me fait peur. Je ne veux pas que ça change. C’est pour ça que je suis venu te parler, pour essayer… d’arrêter ce changement. Pour remonter le temps. Pour que les choses redeviennent comme avant. Mais je sais que c’est naïf. La vie ne fonctionne pas comme ça. La vie avance. Elle avance toujours, que ça nous plaise ou non. Parfois, c’est douloureux. Parfois, c’est triste. Et parfois, c’est surprenant. Joyeux. Alors tu sais quoi? Continue à grandir. Ne me laisse pas t’en empêcher. Fais des erreurs, apprends de ces erreurs, et quand la vie te fera souffrir, car ça arrivera, souviens-toi de la douleur. La douleur est positive. Elle signifie que tu es sortie de la grotte. Mais je t’en prie, si tu le veux bien, pour le bien de ton pauvre papa, laisse la porte entrouverte”.

À tous les Créateurs et Entrepreneurs: ce qu’il faut retenir ici c’est l’importance de ressentir et reconnaitre ses émotions (les laisser passer – elles ne sont que temporaires et repartent aussi vites qu’elles ne sont arrivées). Vivre en expérimentant et non pas en imaginant les scénarios dans sa tête. Être dans l’arène signifie: se mettre dans une situation inconfortable, devenir vulnérable. Pour preuve, on ne peut expérimenter l’amour sans être vulnérable et à coeur ouvert…

La saison se termine avec une musique légendaire. Je vous invite à l’écouter en lisant ce passage, ce pourrait devenir une source d’inspiration 🙂

Titre: Heroes, morceau de Bowie interprété par Peter Gabriel (une chouette version).


Sagesse de film: Life Itself

Sagesse de film: Life Itself

Je souhaite partager la découverte d’un film dont deux répliques qui m’ont tout particulièrement marqué. Une certaine forme de sagesse à travers une histoire qui traverse âges et générations. Life Itself, est un film qui fait à la fois pleurer et sourire. Il est vraisemblablement surprenant. À travers les minutes on traverse plusieurs chapitres, différents personnages dont l’histoire est liée d’une façon ou d’une autre. À la toute fin, la boucle est bouclée.

Le premier extrait fait référence à une prise de conscience qui sera le sujet de thèse d’un des principaux personnages. L’idée est la suivante: toute histoire connait un narrateur non fiable. Cela de par sa perception, qui n’est pas 100% identique à celle du personnage principal. Même si l’histoire est racontée à la première personne, il y aura toujours une question de perception et de temps (l’histoire est racontée après l’évènement relaté et non pas à l’instant même). Ce qui rend l’histoire différente selon le sujet et les yeux de la personne visualisant et vivant l’expérience.

La conclusion est la suivante: La Vie serait le seul narrateur fiable parce que la vie sait ce qu’il adviendra du personnage. Mais elle reste peu fiable étant donné qu’il est impossible de prévoir la suite qu’elle nous réserve. Il y aura toujours des surprises et du suspens qu’on le veuille ou non. Il y a toujours une part de hasard, une part non contrôlée. Ce qui nous ramène à l’idée même de vie comme illusion, depuis la perception qui nous est propre, celle de l’ego (référence à Eckhart Tolle).

Le narrateur non fiable (réplique #1)

“ Il s’agit d’un article littéraire. Il est peu commenté, parce que c’est un expédient, un truc. Sauf les Contes de Canterbury du fait de sa valeur. Mais typiquement, c’est du polar, du thriller à pop-corn. Agatha Christie, Usual Suspects, etc. Je postulerai que tout narrateur, par définition, est non fiable. Car raconter une histoire implique un décalage entre l’histoire et le fait de la relater. Par conséquent, toute histoire jamais racontée comporte un narrateur non fiable. Le seul qui serait fiable raconterait une histoire qui se déroule en direct: impossible. Alors, conclusion ? Seule la vie est un narrateur fiable. Mais la vie, n’est, par ailleurs, pas du tout fiable. Parce qu’elle nous balade, nous embarque dans un voyage dont il est impossible de prévoir la prochaine étape! La vie, comme comble du narrateur non fiable !

Le deuxième extrait : voici les derniers mots, les dernières paroles d’une mère mourante, à son fils. Je trouve que ces phrases sont justes, touchantes mais aussi rassurantes. Vraisemblablement, mon passage préféré du film.

Basta. Ça suffit. (réplique #2)

“ Écoute-moi. Tu as connu des hauts et des bas. Trop. Il y en aura d’autres. C’est la vie. La vie fait ça. La vie peut te mettre à genoux, plus bas que tu n’aurais cru possible, mais si tu te relèves, et tu avances, sit u vas un peu plus loin, tu trouveras toujours l’amour. J’ai trouvé l’amour, en toi. Et ma vie, mon histoire continueront après mon départ parce que tu es mon histoire. Tu es celle de ton père. De ton oncle. Rigo, mon corps m’abandonne mais tu es moi. Alors pars maintenant. Donne-moi une vie merveilleuse. La plus belle de toutes. Et si la vie nous met à genoux, relèves-nous. Relève-toi. Et avance plus loin et trouve-nous l’amour. Tu feras ça ?

Life Itself, version française “Seule La Vie”, réalisé par Dan Fogelman, avec Antonio Banderas, Olivia Wilde, Oscar Isaac et Annette Bening…

La Magie des Machines (à Écrire)

La Magie des Machines (à Écrire)

La Machine à Écrire = Provocateur de Créativité

Vous en avez peut être déjà entendu parlé, à l’occasion de la sortie du premier livre (best-seller) de Marie Kondo, mais les objets auraient une âme. Difficile à croire lorsqu’on a tendance à tout jeter…

D’après les croyances japonaises: “un objet peut acquérir une âme et s’animer s’il atteint son 100ème anniversaire ; plus rarement il peut également prendre vie par rancoeur et par amertume s’il a été abandonné ou abîmé”.

What ?!?!?

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Et bien, à la découverte de ma première machine à écrire, c’est devenu comme une évidence!

Pourtant, ceux qui me connaissent, dirons que je me débrouille assez bien avec tout ce qui touche au high tech. J’ai toujours été débrouillarde en la matière, ayant accédé à un ordinateur assez tôt…

Alors, pourquoi retourner en arrière ?

Ceci étant, il y a une partie de moi, qui reste très attachée à l’avant 2006. La période qui a précédé le premier iPhone. Je trouvais que la vie allait à un rythme plus calme et que tout était plutôt simple. (Illusion ???). Bref, j’ai eu la chance de grandir avec ces changements, et de connaitre l’avant et l’après Facebook. 

Le tournant a eu lieu quelque temps après un burnout. Depuis, tout a changé. Mon rapport aux écrans n’était pas très équilibré, voir excessif. J’avais littéralement besoin de me déconnecter.

Disclosure: attention, je ne suis pas passée d’un extrême à l’autre. Je considère que les écrans font parties de nos vies mais que nous restons libres de (mieux) les utiliser à notre manière…

Alors, je me suis tournée vers leurs ancêtres. Je suis revenue au iPod (ancienne génération) qui me permet d’écouter mes podcasts et ma musique sans être (forcément) connectée!

Pour l’écriture, je suis retournée au duo carnet + stylo. Parfait pour de la prise de notes, mais j’ai très vite réalisé que j’avais perdu la main – depuis l’école, nous n’écrivons plus aussi souvent et longuement sur papier. À ma grande surprise, j’ai découvert l’utilisation de la machine à écrire, chez certains de nos contemporains. Loin d’être démodée, des personnalités comme Woody Allen et Lady Gaga l’utilisent, encore aujourd’hui! Un autre exemple avec le projet KickStarter Hemingwrite…

Contrairement au papier + crayon, elle permet d’écrire plus rapidement et de se fatiguer moins vite. Mieux que l’ordinateur, elle permet de créer et d’écrire sans électricité, sans Internet, sans multitasking. Tout ce qui est, « est » et reste aussi simple que le papier et les lettres qui se posent l’une après l’autre sur fond blanc. Le son des touches est très stimulant. C’est comme jouer au piano, sauf qu’on se retrouve avec une partition imprimée par nos soins. On se (re)connecte (véritablement) à ce que l’on fait.

C’est alors que j’ai décidé d’investir dans ces machines. Plus j’en apprenais sur elles, plus j’en découvrais ses facettes (cachées), son charme et ses secrets.

J’ai toujours été très manuelle. Enfant, j’avais mon propre atelier à la maison. Alors mettre mes mains dans l’inconnu ne me faisait pas peur, au contraire. C’est en expérimentant avec des machines cassées que j’apprenais à en comprendre le fonctionnement. Après quelque temps, j’étais capable de les réparer et de les remettre aux goûts du jour:

Des beautés enfin disponibles sur solybox.com…Screen Shot 2017-10-26 at 17.18.46.png

Ainsi, je me suis rendue compte de quelque chose: les machines à écrire sont quasi indestructible. Comme une montre, il y a un mécanisme spécifique dépendant de pièces facilement remplaçables. Une fois que l’on comprend le mécanisme et le fonctionnement de la machine, il devient facile de la réparer, voir d’en améliorer son fonctionnement. J’ai passé tout l’été 2017, à disséquer ces machines + (accessoirement) à les rénover.

Aujourd’hui, notre ordinateur et la majorité de nos écrans sont concernés par ce qu’on appelle l’obsolescence programmée (= une stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément). Nos smartphones et nos laptops, ne seront pas amenés à se faire réparer par nos soins – sauf si ça fait partie de notre domaine. Je trouve ça frustrant. Ça nous déconnecte véritablement du fonctionnement de la machine que nous utilisons dans notre quotidien. Pour quelqu’un qui a besoin de comprendre comment les choses fonctionnement et qui n’aime pas dépendre des autres quant à son utilisation, c’est très frustrant.

Vous allez me dire, « mais les machines à écrire c’est démodé, on a des ordinateurs aujourd’hui qui font très bien le travail, en mieux ». Je ne peux pas dire le contraire. L’ordinateur restera une machine ultra développée face à de simples machines comme une machine à écrire. Nonetheless, ne sous estimez pas le pouvoir de la machine à écrire qui pourrait bien finir par vous surprendre.

Alors oui, je le dis haut et fort: la machine à écrire c’est certes une ode à la mélancolie (au 21ème siècle), mais c’est aussi un outil créatif, productif et romantique. Lorsque vous écrivez, vous jouez, vous composez, et vous faites sortir une page tapée de votre (propre) patte. Là est la prouesse que nous avons perdu face au digital.

Sur une machine à écrire, on est obligé d’écrire spontanément, d’être bordélique, on se lâche, on s’exprime et personne d’autre que nous avons accès à ces pages. Nous avons le choix. Nous pouvons les brûler. Nous pouvons les cacher. Nous pouvons les transcrire, les scanner, ou même les publier comme telles…

Je trouve une plus grand satisfaction & liberté à écrire sur une machine à écrire. C’est une autre expérience. Une expérience qui ne pourra jamais être remplacée par les nouvelles technologies aussi récentes soient-elles. Je n’ai pas la fatigue liée à l’utilisation excessive d’un écran, ni la distraction, ni l’envie de me rendre sur Internet ou de consulter (inutilement pour la dixième fois de la journée) mes emails.

La machine à écrire est indémodable et à l’heure actuelle, (du moins aux États-Unis) elle connaît un vive succès sur les écrans de cinéma : California Typewriter.

Un film documentaire dédié à La Machine, avec de belles personnes comme: Tom Hanks (acteur) et Sam Shepard (écrivain) – qui nous a quitté l’été dernier.

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Tom Hanks ne peut que vous convaincre quant à l’utilisation de ces machines… Rien que la bande annonce vous donne des frissons

“J’ai probablement plus de 250 machines à écrire dans ma collection et je dirai que 90% d’entre elles fonctionne parfaitement.“ – Tom Hanks

“Une machine à écrire ne vous juge pas, ça ne fait que dire “tout de suite monsieur, tout de suite monsieur, comme vous le souhaiterez.” – John Mayer

“Individuellement je pense que nous sommes une culture, mais la vision d’ensemble de cette culture n’a aucun sens pour moi.” – Sam Shepard

“J’ai toujours eu un rêve, que les gens retournent aux machines à écrire.”

“Lorsque je démonte ces machines, je vois des gens, je “nous” vois en elles.”

“J’avais ce moment de rébellion, ce sentiment d’être malade du monde digital, et à quel point il peut être intrusif. Je suis allé à ma machine et j’ai écrit ce manifesto… 

The Typewriter Manifesto

We assert our right to resist the Paradigm,

Nous revendiquons notre droit de résister au Paradigme,

to rebel against the Information Regime,

de se rebeller contre la Révolution de l’Information

to escape the Data Stream.

d’échapper au Flux de Données.

We strike a blow for self-reliance,

Nous frappons un grand coup pour l’indépendance,

privacy,

l’intimité,

and coherence

et la cohérence,

against

contre

dependency,

la dépendance,

surveillance,

la surveillance

and desintegration.

et la désintégration.

We affirm the written word,

Nous affirmons/proclamons la parole écrite,

and written thought,

et la pensée écrite,

against

contre

multimedia,

le multimédia

multitasking,

le multitâche

and the meme.

et le mème.

We choose the real over representation,

Nous choisissons le réel à la représentation,

the physical over the digital,

le physique/matériel/concret au digital,

the durable over the unsustainable,

le durable au non-durable,

the self-sufficient over the efficient.

l’autonomie à la performance/à l’efficient.

THE REVOLUTION WILL BE TYPEWRITTEN

LA RÉVOLUTION SERA DACTYLOGRAPHIÉE. »

 

– Richard Polt (son livre)

 

Le 17 octobre dernier, Tom Hanks publiait son premier livre de “short stories” d’histoires courtes, écrites et composées sur sa machine. Disponible en langue originale (anglais uniquement) pour le moment.

Le film lui sera disponible sur iTunes, le 21 novembre (2017) prochain.

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Nouveautés sur le Shop

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Comment changer le monde? par Mark Zuckerberg

Comment changer le monde? par Mark Zuckerberg

Picture: The Time Magazine

Mark Zuckerberg, créateur et fondateur de Facebook a étudié à l’université prestigieuse d’Harvard. Il a lancé son projet sans attendre (pour autant) la fin de ses études et l’obtention de son diplôme. À l’occasion de son discours donné à Harvard, je vais vous parler de ce mot: « purpose ». Ce pour quoi j’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat, à l’origine même de Solybox.

Purpose en anglais signifie bien des choses mais je n’ai pas véritablement trouvé un mot français qui me convient. Alors en voici un mix: but, objet, raison, objectif, raison d’être, résolution, détermination, intention, mission, finalité… Pour garder le sens propre du terme, je vais continuer à employer le mot anglais « purpose » – maintenant que vous en connaissez la signification 🙂

À l’occasion de ce discours, Zuckerberg nous parle d’objectif, de but et de raison d’être:

« Aujourd’hui, il n’est pas question de donner un discours « classique » sur comment trouver un but dans la vie. Faisant partie de la génération du millénaire (appelée ici « millennials« ), nous allons tenter de faire cela instinctivement. En réalité, je suis ici pour vous dire que trouver votre « purpose » n’est pas suffisant. Le challenge de notre génération est de créer un monde où tout le monde y trouve un sens de « purpose »…

« L’une de mes histoires favorites est celle de JFK visitant le centre de la NASA. Il y croise un concierge avec son balai. Il va le voir pour lui demander ce qu’il fait. Le concierge lui répond: « Monsieur le Président, j’aide à envoyer l’homme sur la lune »!

« Purpose, c’est cette idée que nous faisons partie de quelque chose de plus grand que nous, que nous sommes nécessaires, que nous avons quelque chose de meilleur devant nous (pour lequel travailler). Purpose est à l’origine du véritable bonheur« . 

Le grand challenge pour cette nouvelle génération est « de garder notre société aller de l’avant. Nous ne devons pas simplement créer des emplois, nous devons aussi créer un nouveau sens of « purpose ». 

Ainsi, l’idée de connecter le monde entier était une évidence pour Zuckerberg. Mais loin de là, était l’idée d’être « celui » à la tête de cette révolution. Pour cela, il ajoute: « je sais que beaucoup d’entre vous a sa propre histoire. Un changement dans le monde qui paraît si évident, que vous êtes certain que quelqu’un d’autre s’en chargera. Mais ils ne le feront pas. Vous le ferez. »

« Il n’est pas suffisant d’avoir un sens de « purpose » pour soi. Vous devez créer un sens (un but) pour les autres ».

Il insiste sur le fait que son objectif n’était ni l’entreprise, ni l’argent. Son principal objectif était l’impact qu’il pouvait avoir sur le monde. C’est alors qu’il évoque la période la plus difficile dans sa carrière. À la tête de Facebook, lorsque les choses ont pris de l’ampleur, il était question (au sens traditionnel du terme), de vendre. Comme beaucoup de spécialistes vous le recommanderont d’ailleurs… Mais il n’avait pas du tout cette vision des choses… 

« Aujourd’hui et des années après, je comprends que c’est comment les choses fonctionnent lorsqu’il n’y a pas de sens ou de véritable « purpose ». Il est libre à nous de le créer, pour que nous puissions tous continuer à avancer ensemble« .

Dans ce discours, il nous offre six façons de créer un monde dans lequel nous pouvons tous trouver du sens dans sa vie.

  • adopter de grands projets significatifsensemble,
  • redéfinir l’égalité pour que tout le monde ait la liberté de poursuivre son but (purpose)
  • créer une communauté à travers le monde.

« Today I want to talk about three ways to create a world where everyone has a sense of purpose: by taking on big meaningful projects together, by redefining equality so everyone has the freedom to pursue purpose, and by building community across the world ».

1.Réaliser de grands projects qui ont du sens.

« Un des plus grands challenges de notre génération est de gérer le remplacements de métiers qui seront automatisés. Chaque génération a un travail qui lui est attribué. Plus de 300 000 personnes travaillent à envoyer l’homme sur la lune. Des millions de volontaires travaillent à travers le monde pour protéger les enfants de la polio. Des millions de plus construisent le barrage Hoover et bien d’autres projets… Maintenant c’est à notre tour de faire de grandes choses. Vous êtes probablement en train de vous dire: Je ne sais pas comment construire un barrage… »

« Mais je vais vous dire un secret: personne ne le sait (lorsqu’il débute). Les idées n’arrivent pas complètement formées. Elles deviennent claires au fur et à mesure que vous travaillez dessus… Vous devez simplement vous lancer ».

But let me tell you a secret: no one does when they begin. Ideas don’t come out fully formed. They only become clear as you work on them. You just have to get started.

Si je devais tout comprendre sur le fait de connecter les gens, avant de commencer, alors je n’aurai jamais lancé Facebook.  

Les films et la Culture Pop n’ont rien compris à cela. L’idée d’un simple moment « eurêka » (« j’ai trouvé »), est un mensonge dangereux. Ça nous fait sentir inadéquate étant donné que nous n’avons pas eu le nôtre. Ça empêche les gens avec de bonnes idées, de se lancer…

C’est bien d’être idéaliste. Mais soyez prêt à être incompris. N’importe qui travaillant sur une grande vision sera appelé fou, même si vous finissez par avoir raison. N’importe qui travaillant sur un problème complexe va être blâmé pour ne pas avoir totalement compris le challenge, même s’il est impossible de tout savoir dès le début. N’importe qui prenant des initiatives va être critiqué pour aller trop vite, parce qu’il y a toujours quelqu’un qui veut ralentir!

Dans notre société, souvent nous ne faisons pas de grandes choses parce que nous avons peur de faire des erreurs mais nous ignorons tout ce qu’il y a de faux aujourd’hui, si nous ne faisons rien. La réalité est que quoi que nous fassions va causer des problèmes dans le futur. Mais ça ne peut pas nous empêcher de nous lancer. 

Donc qu’est-ce que nous attendons? 

Aujourd’hui nous dépensons cinquante fois plus pour le traitement de malades que dans la recherche de traitements pour que les gens ne tombent pas malade en premier lieu! Ça n’a pas sens. Nous pouvons résoudre cela. Pourquoi ne pas moderniser la démocratie pour que tout le monde vote en ligne? ou personnaliser l’éducation pour que tout le monde puisse apprendre? 

2.Redéfinir l’égalité pour donner la liberté dont on a besoin pour poursuivre notre « purpose ».

Notre culture de l’entrepreneuriat c’est de créer plus de progrès. Pour qu’une culture entrepreneuriale réussisse, il faut que ça devienne facile d’essayer de nouvelles idées

J.K Rowling a reçu 12 lettres de rejection avant de publier Harry Potter. Même Beyonce a dû réaliser des centaines de musiques avant Halo. Le plus grand des succès vient de la liberté de l’échec

Mais aujourd’hui, nous avons un niveau d’inégalité des richesses qui touche tout le monde. Lorsque vous n’avez pas la liberté de prendre vos idées et de les transformer en entreprise historique, nous y perdons tous.

Soyons réalistes. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans notre système. Lorsque je peux vivre ici et faire des milliards de dollars en 10 ans, des millions d’étudiants ne peuvent se permettre de payer leurs empreints, et encore pire lorsqu’il est question de lancer une entreprise…

Il y a un grand nombre de personnes qui ne peuvent se permettre l’échec. Ils n’ont pas pu se lancer dans leurs idées. Pour réussir il n’est pas seulement question d’ « idée » ou de « travailler dur », il est aussi question de « chance ». 

Nous devrions évaluer le progrès d’une société, non pas par ses mesures économiques, tel que le PIB, mais aussi sur ceux d’entre nous qui avons un rôle que nous trouvons significatif (important, utile et constructif). Parce que nous allons tous faire des erreurs, nous avons besoin d’une société qui se concentre moins sur le fait de nous bloquer ou de nous stigmatiser. Comme la technologie change, nous devons nous concentrer davantage sur l’éducation continue tout au long de notre vie. Donner de la liberté pour poursuivre son objectif, n’est pas gratuit. Les gens comme moi devraient payer pour cela. 

Nous pouvons tous donner de notre temps, tendre une main. Donnons à tous la liberté de poursuivre son but (purpose). Pas seulement parce que c’est la bonne chose à faire, mais parce que lorsque plus de gens peuvent réaliser leur rêve en quelque chose de bien, nous devenons tous meilleurs…

We can all make time to give someone a hand. Let’s give everyone the freedom to pursue their purpose — not only because it’s the right thing to do, but because when more people can turn their dreams into something great, we’re all better for it.

3.Nous avons grandi « connecté ».

« À l’occasion d’un sondage demandant aux millennials à travers le monde, ce qui les définit, la réponse la plus populaire n’est pas la nationalité, la religion ou l’origine ethnique mais « citoyen du monde« . Ce n’est pas rien ».

Nous avons compris que nos plus grandes opportunités sont maintenant globales – nous pouvons être la génération qui met fin à la pauvreté, qui met fin aux maladies. Nous comprenons que notre plus grand challenge a besoin de réponses globales aussi – aucun pays, à lui seul, ne peut combattre le changement climatique ou prévenir les pandémies. Le progrès aujourd’hui requiert de venir ensemble pas en tant que ville, ou nation mais en tant que communauté du monde.  

Ce ne sera pas décidé aux Nations Unies non plus. Ça se passera au niveau local, lorsque nombreux d’entre nous sentirons un sens de « purpose » et de stabilité dans nos vies, que nous pouvons ouvrir et commencer à s’occuper du monde. Le meilleur moyen pour cela est de commencer à construire des communautés locales, dès aujourd’hui.

Le changement commence localement. Même les changements globaux ont commencé petits – avec des gens comme nous. Dans notre génération, l’épreuve de se connecter davantage, ou d’accomplir nos plus grandes opportunités, revient à cela – votre habilité à construire des communautés et créer un monde où chaque personne a un sens de « purpose »

« Que la source des forces, qui ont bénis ceux qui nous ont précédés, nous aide à trouver le courage de faire de nos vies une bénédiction. »

“May the source of strength, who blessed the ones before us, help us *find the courage* to make our lives a blessing.”

La vidéo est disponible ici (en anglais).

Source:  Harvard News Gazette (mai 2017)

 

De la sagesse et de l’humour, avec Jim Carrey

De la sagesse et de l’humour, avec Jim Carrey

Jim Carrey, a piece of wisdom with great humour !

Comme beaucoup, j’ai grandi avec des films devenus (at least for me) de grands classiques! De Jumanji à The Mask, Robbin Williams et Jim Carrey sont les deux acteurs qui ont le plus marqué mon enfance. Pourquoi? Leur humour déjanté bien sûr !

En dehors de ses films, Jim Carrey est d’une sagesse débordante! À l’occasion d’une remise de diplôme, à l’Université de Maharishi, il a donné un discours juste et plein de sens, à destination de jeunes étudiants aux portes de la vie active. En voici les principaux éléments, que j’ai voulu synthétiser ici en quelques leçons. 

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Leçon #1: Planter une graine

L’intention de son discours est définie dès le départ: nous inspirer à devenir une meilleure version de nous-même!

“Je suis ici pour planter une graine aujourd’hui une graine qui vous inspirera à aller de l’avant dans la vie avec des coeurs enthousiastes et un sens clair de l’intégralité. La question est: est-ce que la graine aura une chance de prendre racine? ou vais-je être poursuivi par Monsanto et être forcé à utiliser leur graine…” (rires)

Leçon #2 : Nous sommes l’acteur principal de notre vie

“Parce que la vie n’arrive pas à vous. La vie a lieu pour vous. Comment je le sais? Je ne sais pas, mais je fais du bruit et ça c’est important… C’est la seule chose qui est importante. Nous rappeler que nous sommes ici, nous rappeler que nous faisons partie d’une plus grande entité”.

Leçon #3 : Nous faisons partie d’un tout universel

“J’avais pour habitude de croire que ce que j’étais se résumait au bout de ma peau. On m’a donné ce petit véhicule appelé “le corps” avec lequel on fait l’expérience de la création… Puis j’ai appris que tout à l‘extérieur du véhicule faisait aussi parti de moi et maintenant je conduis une décapotable!”

Leçon #4 : Choisir la peur ou le courage

“Vous êtes à l’avant-garde de la connaissance et de la conscience. Une nouvelle vague dans un vaste océan de possibilités. De l’autre côté de cette porte, il y a un monde affamé de nouvelles idées, d’une nouvelle direction. Je suppose que ce que je suis vraiment en train de dire ici aujourd’hui, parfois il est normal de manger vos émotions. Maintenant la peur va être un joueur dans votre vie. Vous aurez à décider de la quantité. Vous pourriez passer votre vie entière à imaginer des fantômes, à vous soucier de la voie du futur. Mais tout ce qu’il y aura jamais est ce qui se passe ici, dans les décisions que nous prenons en ce moment qui sont fondées soit sur l’amour ou soit la peur”.

Leçon #5 : Tout est possible et rien est impossible

“Plusieurs d’entre nous choisissent leur chemin basé sur la peur déguisée en moyen pratique. Ce que nous voulons vraiment semble incroyablement hors de portée, et si ridicule que ça puisse arriver que nous n’ayons jamais osé le demander à l’univers. Je vous le dis, je suis la preuve que vous pouvez le demander à l’univers… Et si cela ne se produit pas pour vous, immédiatement, c’est seulement parce que l’univers s’est occupé à satisfaire MA commande”. (rires)

Leçon #6 : Nous n’avons qu’une vie alors autant bien la vivre!

“Mon père aurait pu être un grand comédien mais il ne croyait pas que c’était possible pour lui. Et alors il a fait un choix conservateur. À la place, il a obtenir un emploi sûr en tant que comptable et quand j’ai eu 12 ans il a été licencié de ce travail sécuritaire. Notre famille a dû faire tout ce qu’elle pouvait pour survivre. J’ai appris plusieurs grandes leçons de mon père. Non la moindre, est que vous pouvez échouer dans ce que vous ne voulez pas, ainsi il vaudrait peut être mieux prendre une chance en choisissant de faire ce que vous aimez!

Leçon #7 : Bien choisir sa mission de vie (alias Vocation)

“Quand j’ai eu 28 ans, après une décennie en tant que comédien professionnel je me suis rendu compte une nuit à Los Angeles, que le but de ma vie a toujours été de libérer les gens de leurs préoccupations, tout comme mon père”.

« What do they need that your talent can provide… »

Alors posez-vous les bonnes questions:

  • “Comment allez-vous servir le monde?”
  • “Quelle est votre contribution qui sera utile à ce monde?”

C’est tout ce que vous devez comprendre.

Je peux vous dire par expérience: l’effet que vous avez sur les autres est la monnaie la plus précieuse qui soit. J’ait fait quelque chose qui fait que les gens présentent le meilleur d’eux-même partout où je vais”.

Leçon #8 : toutes les réponses à vos questionnements sont en vous…

“Cette partie que nous recherchons en nous, se situe quelque part au-delà de la personnalité, au-delà de la perception des autres, au-delà de l’invention et du déguisement. Même au delà des efforts”.

Jim Carrey n’est pas un simple acteur. C’est un véritable artiste qui passe beaucoup de son temps dans l’art et tout particulièrement la peinture. Voici une de ses créations, avec un petit descriptif de ce quelle représente.

Titre: High Visibility (Haute Visibilité)

Commentaires de Jim Carrey au sujet de cette peinture:

“Cette peinture est grande pour une raison… C’est dans le but de collecter la lumière et d’oser être vueVoilà la partie délicate, tout le monde est attiré par la lumière. L’hôte de la fête (au sommet) pense que l’inconscience est le bonheur. Il offre toujours à boire avec des bouteilles qui vous vident. La misère (en dessous), méprise la lumière et ne peut pas supporter que vous allez bien. Il ne vous souhaite que le pire. La reine de carreau (sous lui), a besoin d’un roi pour construire son château de cartes, et celui qui est vide (dans le bas fond) va s’accrocher à votre jambe et vous dire “s’il vous plaît, ne me laissez pas derrière, car je me suis abandonné« . Même ceux qui vous sont les plus proches, et les plus en amour avec vous, les gens que vous aimez le plus au monde, vont trouver de la clarté en confrontant certains moments de la vie.

La peinture est une des façons qui libèrent de l’inquiétude. Un moyen d’arrêter le monde, grâce à la participation totale du mental, du spirituel et du physique. Mais même avec ça, vient un sentiment d’insatisfaction divine parce que finalement, nous ne sommes pas les avatars que nous créons. Nous ne sommes pas les photos sur la pellicule. Nous sommes la lumière qui brille à travers (nous). Tout le reste n’est qu’un écran de fumée et de miroirs gênant mais pas vraiment convaincant”.

Enfin, Jim Carrey a très souvent répété ces propos au sujet de la célébrité… Pour lui, les paillettes de la gloire ne résolvent (en rien) les problèmes de la vie. En bref, il confirme que l’argent ne résoudra (en rien) nos soucis…

“J’ai souvent dit que j’aimerais que les gens puissent réaliser tous leurs rêves de richesse et de célébrité afin qu’ils puissent réaliser que ce n’est pas ça qui apporte le sens de l’accomplissement. Comme plusieurs d’entre vous, j’étais inquiet d’aller dans le monde et d’accomplir quelque chose de plus grand que moi. Jusqu’à ce que quelqu’un de plus intelligent que moi m’aie fait réaliser qu’il n’y a rien de plus grand que moi. Mon âme n’est pas contenu dans les limites de mon corps mon corps est contenu au sein de l’infini de mon âme. Un champ unifié”.

“Un champ unifié de rien, dansant sans raison particulière, sauf peut-être pour se réconforter et se divertir soi-même. Comme ce changement se produit en vous, vous ne sentirez pas le monde, vous serez senti par lui. Vous serez embrassé par lui. Maintenant, je suis toujours au début. J’ai un bouton de réinitialisation et je roule constamment sur ce bouton. Une fois que ce bouton fonctionne dans votre vie, il n’y a pas d’histoire que l’esprit peut créer qui sera aussi convaincante. L’imagination construit toujours des scénarios de fabrication à la fois bons ou mauvais. L’égo essaie de vous tenir coincé dans le multiplex de l’esprit. Nos yeux ne sont pas des téléspectateurs, ils sont aussi des projecteurs qui déroulent une deuxième histoire sur l’image que nous voyons tout le temps devant nous. La peur écrit ce script et le titre du travail est “ça ne sera jamais assez”.

“I will never be enough… This is the voice of the ego”.

“C’est la voix de l’égo et si vous l’écoutez il y aura toujours quelqu’un qui fait mieux que vous, peu importe ce que vous gagnez. L’égo ne vous laissera pas vous reposer. Il vous dira que vous ne pouvez pas arrêter jusqu’à ce que vous ayez laissé une marque indélébile sur la terre jusqu’à ce que vous ayez atteint l’immortalité…”

Un dernier message à partager, avant de vous laisser ou Comment faire sa commande à l’Univers :

“Laissez savoir à l’univers ce que vous voulez et travaillez dans cette direction, tout en oubliant comment ça va arriver… Votre travail n’est pas de comprendre comment cela vous arrivera, mais d’ouvrir la porte dans votre tête et lorsque la porte s’ouvre dans la vie réelle, marchez seulement à travers elle. Et ne vous inquiétez pas si vous manquez le signal car il y a toujours des portes qui s’ouvrent. Elles continuent de s’ouvrir et quand je dis “la vie ne vous arrive pas à vous, elle arrive pour vous ». Vraiment je ne sais pas si c’est vrai. Je fais juste un choix conscient de percevoir les défis comme quelque chose de bénéfique pour que je puisse y faire face de la façon la plus productive. Vous allez développer votre propre style. Ça fait partie du plaisir”.

« Why not take a chance on faith as well ? »

Prendre sa chance avec la foi, pas la religion mais la foi, pas l’espoir mais la foi. Je ne crois pas en l’espoir. L’espoir est un mendiant. L’espoir marche à travers le feu et la foi saute par-dessous”.

Vous êtes prêts et capables de réaliser de belles choses dans ce monde et quand vous traverserez ces portes aujourd’hui vous n’aurez que deux choix: l’amour ou la peur. Choisissez l’amour et ne laissez jamais la peur vous retourner contre votre coeur enjoué”.

Vous devez vous demander, mais de quelle religion parle t-il, a t-il abusé des champignons? Loin de là. Il fait partie de ceux et celles qui appliquent à leur vie des pratiques (spirituelles) “riches” de sens.

La recette:  au quotidien, prendre le meilleur de ce qui existe pour en faire son propre système de croyance! Être le changement, sans savoir forcément le pourquoi du comment, et sans vouloir convertir le monde avec ses propres croyances… Simplement en montrant l’exemple, son propre « idéal », aussi humain soit-il… Que la sagesse de Jim vous guide en ce beau milieu de semaine… 🙂

Pour visualiser la vidéo intégrale (26:00) de son discours (2014), rendez-vous sur ce lien. Les sous-titres français sont disponibles en bas à droite de la vidéo. Enjoy!

À très vite sur solybox.me!
With love,
C.

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

Podcast Solybox #5, première partie (Part A)

Inphini, un label pour les artistes, avec les artistes

Présentation du label

Les deux co-fondateurs : Alexandra Rey et Brice (DJ B-So), il a la casquette de co-fondateur et est le premier artiste du label.

Comment est arrivée l’idée du label ?

B: C’est une idée de longue date. C’était un souhait pour trouver un épanouissement artistique. Un souhait établit dès mes vingt ans. J’ai commencé en 2007 avec une boîte de booking 4U BOOKING, avec Poolpo (Nouvelle Star – 2007). Ça l’a propulsé, il a fait le buzz sur le web avec des millions de vues… Une opportunité pour faire des dates, profiter de son exposition et faire une tournée en tant que DJ. On a fait beaucoup de dates jusqu’au jour où on a reçu une proposition de Microsoft.

Une belle opportunité !

Résultat: un post viral avec Windows Vista, plus 5 millions de vues… De fil en aiguille, d’autres opportunités se sont mises en place. Notamment avec Vodafone et des tournées à travers l’Europe. Trois bonnes années…

B: À partir d’un moment on a préféré arrêter. À la fin de ces trois années, j’ai rencontré Alex (aujourd’hui, co fondatrice) et j’en ai profité pour arrêter l’aventure 4U BOOKING et partir pour de nouvelles aventures.

C: C’était formateur!?

B: J’ai pu découvrir et observer le milieu notamment les pièges, les attitudes et comment gérer les choses… Une expérience assez forte!

A: C’était intéressant de faire le bilan de cette première expérience entrepreneuriale. Faire le bilan, voir qu’au final il faut être préparé. On peut très bien l’affronter à 20 ans. Il n’y a pas de règle d’âge. On avait déjà en tête ce projet (de re créer quelque chose) mais on voulait le faire sur des fondations saines. Être capable d’aborder tous les aspects de l’entrepreneuriat nous-même. Avoir une vision sur chaque aspect de l’entrepreneuriat. Que ce soit avec qui s’associer ou la vision d’un business plan…

Par rapport à notre collaboration et comment on voulait amener ce projet là: comment on voulait le mettre en avant. Le plus important c’était la partie “communication, juridique et administrative”. On a passé presque 7, 8 ans à se former. En reprenant les études avec un Master en Communication. On s’est formé ensemble… Avec une spécialisation en “droit, économie de gestion de l’audiovisuel” à Paris Sorbonne. Pour comprendre tout ce qui touche à la propriété intellectuelle.

C’est important pour Inphini. Brice s’occupe beaucoup plus de la partie artistique. C’est lui qui donne l’impulsion au niveau de l’activité, et moi je suis là pour assurer l’encadrement.

Les débuts

Ne pas vouloir se limiter à un domaine

B: J’étais refroidi suite à mon expérience avec 4U BOOKING. J’ai senti que j’allais perdre pied si je restais dans un domaine précis. J’ai pris goût avec la publicité et le domaine de la communication.

Alexandra, elle, a connu un début de carrière atypique…

A: Un début de carrière dans l’immobilier. On s’est rencontré grâce au travail. Il avait besoin de quelqu’un pour faire du booking en Espagne et on s’est connu à ce moment. J’ai commencé à faire du booking pour 4U BOOKING.

Cette expérience ça m’a permis de réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire. C’est un métier intéressant et formateur qui me sert beaucoup, encore aujourd’hui. Malgré tout, j’avais envie de continuer mes études dans la communication et le marketing. Et surtout le domaine de la musique qui paraissait être un milieu inaccessible à l’époque et finalement de fil en aiguille on y arrive!

C: Comment vous avez fait pour tenir aussi longtemps?

A : On a bossé, on a décidé de se faire les dents. Comprendre l’industrie de la musique, le fonctionnement des médias, des relations entre artistes, labels, voir leur promotions, etc. Mon expérience chez Lagardère (Virgin radio, RFM, MCM…) était très formatrice. J’étais dans une bonne équipe. C’est clairement ce que j’ai envie de faire.

Après l’ISCOM, on est monté sur Paris où on ne connaissait personne et on a décidé de voir comment ça fonctionnait avant de se lancer.

L’entrepreneuriat, c’est toujours difficile de prendre la décision avant de se lancer. Nous on avait la volonté de se préparer au maximum pour pouvoir affronter cette nouvelle étape. On a travaillé 5 années pour acquérir des compétences…

B: Moi j’ai bossé en agence de publicité et dans le marketing mobile.

C: C’était complémentaire !

C: Et donc le label, ça s’est concrétisé au fur et à mesure ?

B: Le sentiment d’un truc à faire, à achever. C’est le sentiment d’avoir quelque chose à finir. Acquérir des compétences c’est ma logique dans la musique. Du coup c’est un mode de fonctionnement que je retrouve dans tous les domaines (de la musique, au monde de l’entreprise).

A: C’est un objectif de vie. Lié à une passion commune: la musique.

Il y a de la place pour tous le monde. C’était le moyen pour nous d’arriver sur le marché de l’entrepreneuriat et de la musique en étant crédible, tout en restant indépendant.

B: On tient à rester indépendant. C’est un point d’honneur. On tient à rester maître de ce que l’on fait. Des fois il y a des priorités commerciales avec des préférences pour d’autres choses. On essaye d’éviter mais là je m’ouvre un peu plus. On a sorti mon tout premier clip.

MAKE GOLD un titre et un premier clip !

Street Symphony, le son que l’on entend en début et fin du Podcast. Pour télécharger le son du podcast, c’est par ici.

B: On est face à un public “formaté”, donc il faut savoir rentrer dans le moule. Garder certains repères, pour toucher un maximum de personnes. Une offre un peu différente tout en réussissant à se faire entendre. Diffuser au maximum notre vision des choses à travers nos musiques. Qu’une cible très large puisse écouter et aimer ces projets là…

Tout en restant fidèle à ses propres valeurs. Une protection pour l’artiste.

« Inphini, c’est un label pour les artistes, avec les artistes ».

L’avantage d’être indépendant ! Une liberté dans ses créations.

La particularité de B-So : en général on essaye de mettre les gens dans des cases… Alors que quelqu’un peut être dans plusieurs cases différentes. “Être matraqué ou ne pas être matraqué”, telle est la question 🙂 Il faut se fier aux oreilles. Notre but, c’est de créer des ponts, sans forcément coller une étiquette. Se fier aux oreilles des gens…

L’impact

Motiver d’autres gens à faire de la musique de façon indépendante. Et pas de choisir tout le temps la facilité. Le faire avec panache, finesse et audace! Devenir un exemple, en toute humilité…

La production de Make Gold

Un projet auto financé. Réalisé de A à Z. avec Quentin Uriel le réalisateur. Le clip reflète bien notre vision. 100% made in France. Une vision hybride de la musique.

C: Comment rester fidèle à sa vision et ses valeurs ?

En restant intègre et en respectant ses propres valeurs. Voilà l’enjeux, celui de rester fidèle à notre vision et nos valeurs. Motiver les gens à faire de même.

Le travail en équipe : un binôme qui fonctionne

B: On est ensemble dans la vie et dans le travail.

On partage l’amour de ce que l’on fait, de notre relation avec les gens, l’amour du projet avec un but commun. Pour qu’un projet fonctionne il faut savoir mettre l’égo de côté.

C’est quelque chose qui nous a marqué dans les grands groupes. Le fait de travailler pour sa carrière et pas forcément pour un projet. Nous, notre vision, c’est de travailler pour un projet commun et ce qui est important c’est que le projet puisse aboutir à quelque chose.

Leur secret : La communication et une vision commune !

Deuxième partie de cet épisode, prochainement disponible sur solybox.me 

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Make Good Art

Make Good Art

Aujourd’hui je veux vous parler d’un artiste. Une véritable source d’inspiration. Neil Gaiman, est un auteur britannique de romans et de bande dessinée. Il a écrit Coraline, un conte noir pour enfants. Mais aussi Sandman, la bande dessinée et Doctor Who, la série de science-fiction (disponible sur Netflix – pour les intéressés), dont il est le scénariste.

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, je voulais partager ses conseils et ce discours qu’il a donné, lors d’une cérémonie de remise de diplôme.

Le sujet de ce discours – trois petits mots affichés sur mon tableau : 

MAKE GOOD ART

Plusieurs alternatives possibles en français, qui donneraient :

FAITES DE BELLES CHOSES – Faites une (bonne) Oeuvre d’Art

CRÉEZ QUELQUE CHOSE DE BIEN, DE BEAU, DE BON

Voici des extraits ainsi que mes citations favorites de son discours:

Neil est un homme qu’on pourrait appeler ordinaire. À l’exception de son parcours car il semble qu’il n’ait jamais vraiment aimé l’école. Il n’a pas obtenu de diplôme non plus. Un exemple pour tous ceux qui restent persuadés que créer ou faire quelque chose implique forcément une autorisation ou une compétence.

“I never really expected to find myself giving advice to people graduating from an establishment of higher education. I never graduated from any such establishment. I never even started at one. I escaped from school as soon as I could…”

« Je n’avais jamais imaginé me trouver en train de donner des conseils à de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Je n’ai jamais été diplômé, par un tel établissement. Je n’y suis même jamais entré. J’ai échappé l’école aussi tôt que j’ai pu… »

“I got out into the world, I wrote, and I became a better writer the more I wrote, and I wrote some more, and nobody ever seemed to mind that I was making it up as I went along, they just read what I wrote and they paid for it, or they didn’t…”

« Je suis sortie, j’ai écrit, et plus j’écrivais, meilleur écrivain je devenais, donc j’ai continué à écrire davantage, et personne ne semblait être dérangé par le fait que j’avais tout inventé, tout le long, ils lisaient ce que j’écrivais et ils me payaient pour cela, ou pas… »

Il a cette image de lui même en tant qu’écrivain, dès le début. Au lieu de se faire un plan de carrière, il a décidé de faire une liste de tout ce qu’il souhaitait faire et réaliser dans cette vie.

“Looking back, I’ve had a remarkable ride. I’m not sure I can call it a career, because a career implies that I had some kind of career plan, and I never did. The nearest thing I had was a list I made when I was 15 of everything I wanted to do: to write an adult novel, a children’s book, a comic, a movie, record an audiobook, write an episode of Doctor Who… and so on. I didn’t have a career. I just did the next thing on the list.”

« Avec le recul, j’ai fait un voyage remarquable. Je ne suis pas sûr de pouvoir appeler cela une carrière, parce qu’une carrière implique que j’avais une sorte de “plan de carrière”, et je n’en ai jamais eu. La chose la plus proche que j’ai pu faire (quand j’avais 15 ans), c’était une liste de tout ce que je voulais faire: écrire un roman pour adulte, un livre pour enfants, une bande dessinée, un film, enregistrer un livre audio, écrire un épisode de Doctor Who… et j’en passe. Je n’avais pas de carrière. Je faisais juste la chose suivante sur la liste ».

C’est ainsi qu’il débute son discours, en donnant des conseils qu’il a pu tirer de sa propre expérience d’auteur et d’écran. Avec des débuts difficiles et en dépassant les règles du jeu, qui nous sont parfois imposées.

Son Tout Premier Conseil :

“When you start out on a career in the arts you have no idea what you are doing.”

« Lorsque vous débutez une carrière artistique, vous n’avez aucune idée de ce que vous faites ».

“If you don’t know it’s impossible it’s easier to do. And because nobody’s done it before, they haven’t made up rules to stop anyone doing that again, yet.”

« Si vous ne savez pas que c’est impossible, c’est plus facile à faire. Et parce que personne ne l’a déjà fait, ils n’ont pas créé de règles pour empêcher ou arrêter quiconque à le faire de nouveau – pour le moment ».

Conseil numéro 2, dans lequel il partage le pouvoir de la visualisation et la volonté de réaliser sa propre « mission de vie » (purpose, en anglais).

“If you have an idea of what you want to make, what you were put here to do, then just go and do that.”

« Si vous avez une idée de ce que vous voulez faire, de ce pourquoi vous êtes ici, alors allez-y et faites-le ».

“Something that worked for me was imagining that where I wanted to be – an author, primarily of fiction, making good books, making good comics and supporting myself through my words – was a mountain. A distant mountain. My goal.”

« Quelque chose qui a fonctionné pour moi était d’imaginer où je voulais être – un auteur, principalement de fiction, écrivant de bons livres, créant de bonnes bandes dessinées, de bons films et de subvenir à mes besoins grâce à mes mots – en imaginant que c’était une montagne. Une montagne distante. Mon objectif ».

« And I knew that as long as I kept walking towards the mountain I would be all right. »

« Et je savais que tant que je continuerais à marcher vers la montagne, tout irait bien ».

“I learned to write by writing. I tended to do anything as long as it felt like an adventure, and to stop when it felt like work, which meant that life did not feel like work.”

« J’ai appris à écrire en écrivant. J’avais tendance à faire tout ce qui ressemblait à une aventure et à m’arrêter quand ça ressemblait à un travail, ce qui veut dire que ma vie ne ressemblait pas à un travail. »

Conseil numéro 3 :

“When you start off, you have to deal with the problems of failure.You need to be thick-skinned, to learn that not every project will survive. A freelance life, a life in the arts, is sometimes like putting messages in bottles, on a desert island, and hoping that someone will find one of your bottles and open it and read it.”

« Lorsque on débute, on doit gérer les problèmes de l’échec. Vous devez être blindé, pour apprendre que tous les projets ne peuvent pas survivre. Une vie en tant que freelance (indépendant), une vie d’artiste, c’est parfois comme jeter des bouteilles à la mer, depuis une île déserte, et espérer que quelqu’un trouvera l’une de vos bouteilles, l’ouvrira, et lira votre message ».

Conseil numéro 4 :

“I hope you’ll make mistakes. If you’re making mistakes, it means you’re out there doing something. And the mistakes in themselves can be useful…”

« J’espère que vous ferez des erreurs. Si vous vous trompez, ça veut dire que vous êtes dehors en train de faire quelque chose. Et les erreurs, en soi, peuvent être très utiles… »

“Make good art. I’m serious. Husband runs off with a politician? Make good art. Leg crushed and then eaten by mutated boa constrictor? Make good art. IRS on your trail? Make good art. Cat exploded? Make good art. Somebody on the Internet thinks what you do is stupid or evil or it’s all been done before? Make good art. Probably things will work out somehow, and eventually time will take the sting away, but that doesn’t matter. Do what only you do best. Make good art.”

« Je suis sérieux. Votre mari s’enfuit avec un homme politique? Faites une oeuvre d’art. Votre jambe est écrasée puis dévorée par un boa constrictor mutant? Faites une oeuvre d’art. Le fisc est sur vos traces? Faites de belles choses. Le chat a explosé? Faites une oeuvre d’art. Quelqu’un sur internet pense que vos créations sont stupides, ou malsaines, ou du déjà vues? Faites une oeuvre d’art. Les choses vont probablement s’arranger, le temps viendra dissiper la douleur, et cela n’a pas d’importance. Faites ce que vous seul savez faire de mieux. Faites une oeuvre d’art ».

Conseil numéro 5 :

“Do the stuff that only you can do.”

« Faites ce que vous seul pouvez faire ».

“Most of us only find our own voices after we’ve sounded like a lot of other people. But the one thing that you have that nobody else has is you. Your voice, your mind, your story, your vision. So write and draw and build and play and dance and live as only you can.”

« La plupart d’entre nous ne trouvons notre propre voix qu’après avoir ressemblé à beaucoup d’autres personnes. Mais une chose que vous avez, que personne d’autre n’a, c’est Vous: votre voix, votre esprit, votre histoire, votre vision. Alors écrivez et dessinez et construisez et jouez et dansez et vivez comme vous seul le pouvez ».

Conseil numéro 6 :

“People get hired because, somehow, they get hired. In my case I did something which these days would be easy to check, and would get me into trouble, and when I started out, in those pre-internet days, seemed like a sensible career strategy: when I was asked by editors who I’d worked for, I lied. I listed a handful of magazines that sounded likely, and I sounded confident, and I got jobs. I then made it a point of honour to have written something for each of the magazines I’d listed to get that first job, so that I hadn’t actually lied, I’d just been chronologically challenged… You get work however you get work.”

« Les gens sont embauchés parce que, d’une façon ou d’une autre, ils sont embauchés. Dans mon cas, j’ai fait quelque chose qui, aujourd’hui, serait très simple à vérifier, et qui m’attirerait beaucoup d’ennuis. Lorsque j’ai débuté (avant l’arrivée d’internet), ça semblait un choix de carrière raisonnable: lorsque des éditeurs me demandaient pour qui j’avais travaillé, j’ai menti. J’ai listé une poignée de magazines crédibles, j’avais l’air confiant, et j’ai eu le job. Par la suite, j’ai mis un point d’honneur à écrire quelque chose pour chacun des magazines que j’avais cité pour obtenir ce premier job. Donc je n’ai pas vraiment menti, j’ai juste été chronologiquement défié… Vous trouvez du travail, comme vous le pouvez ».

Voici le grand conseil, non suivi, que lui a donné, à l’époque, l’auteur prolifique Stephen King :

“This is really great. You should enjoy it.”

« C’est vraiment bien. Tu devrais en profiter ».

“And I didn’t. Best advice I got that I ignored. Instead I worried about it. I worried about the next deadline, the next idea, the next story.”

« Et je ne l’ai pas fait. Le meilleur conseil qu’on m’ait donné, je l’ai ignoré. À la place, je me suis inquiété. Je m’inquiétais de la prochaine deadline (date butoir), de la prochaine idée, de la prochaine histoire ».

“That was the hardest lesson for me, I think: to let go and enjoy the ride, because the ride takes you to some remarkable and unexpected places.”

« Pour moi, ce fut la leçon la plus difficile: lâcher-prise et profiter du voyage, parce que le voyage vous emmène dans des endroits remarquables et inattendus ».

Ce discours nous donne l’envie d’avancer et de se mettre à l’action. Tout simplement par le simple acte considéré ici comme courageux : créer quelque chose.

Je pense que cette leçon, ne se limite pas à l’art. Je la considère comme une véritable leçon de vie. Nous sommes tous invités à initier cette dernière, dans nos vies respectives à notre rythme et à notre hauteur.

Je terminerai avec cette citation :

“So be wise, because the world needs more wisdom, and if you cannot be wise, pretend to be someone who is wise, and then just behave like they would.

And now go, and make interesting mistakes, make amazing mistakes, make glorious and fantastic mistakes. Break rules…”

« Alors, soyez sages, parce que le monde a besoin de votre sagesse, et si vous ne pouvez pas être sage, prétendez être quelqu’un de sage, et comportez-vous juste comme il le ferait. Maintenant allez-y, et faites des erreurs intéressantes, faites des erreurs incroyables, faites des erreurs glorieuses et fantastiques. Brisez les règles… »

La vidéo originalehttps://www.youtube.com/watch?v=ikAb-NYkseI

Sources à consulter, pour les anglophones:

– Le livre édité par Neil Gaiman à la suite de ce discours “Make Good Art” – disponible sur Amazon.

– Site de l’Université en question, où le discours inaugural a été donné en 2012 (vidéo disponible en haut de page).