La Magie des Machines (à Écrire)

La Magie des Machines (à Écrire)

La Machine à Écrire = Provocateur de Créativité

Vous en avez peut être déjà entendu parlé, à l’occasion de la sortie du premier livre (best-seller) de Marie Kondo, mais les objets auraient une âme. Difficile à croire lorsqu’on a tendance à tout jeter…

D’après les croyances japonaises: “un objet peut acquérir une âme et s’animer s’il atteint son 100ème anniversaire ; plus rarement il peut également prendre vie par rancoeur et par amertume s’il a été abandonné ou abîmé”.

What ?!?!?

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Et bien, à la découverte de ma première machine à écrire, c’est devenu comme une évidence!

Pourtant, ceux qui me connaissent, dirons que je me débrouille assez bien avec tout ce qui touche au high tech. J’ai toujours été débrouillarde en la matière, ayant accédé à un ordinateur assez tôt…

Alors, pourquoi retourner en arrière ?

Ceci étant, il y a une partie de moi, qui reste très attachée à l’avant 2006. La période qui a précédé le premier iPhone. Je trouvais que la vie allait à un rythme plus calme et que tout était plutôt simple. (Illusion ???). Bref, j’ai eu la chance de grandir avec ces changements, et de connaitre l’avant et l’après Facebook. 

Le tournant a eu lieu quelque temps après un burnout. Depuis, tout a changé. Mon rapport aux écrans n’était pas très équilibré, voir excessif. J’avais littéralement besoin de me déconnecter.

Disclosure: attention, je ne suis pas passée d’un extrême à l’autre. Je considère que les écrans font parties de nos vies mais que nous restons libres de (mieux) les utiliser à notre manière…

Alors, je me suis tournée vers leurs ancêtres. Je suis revenue au iPod (ancienne génération) qui me permet d’écouter mes podcasts et ma musique sans être (forcément) connectée!

Pour l’écriture, je suis retournée au duo carnet + stylo. Parfait pour de la prise de notes, mais j’ai très vite réalisé que j’avais perdu la main – depuis l’école, nous n’écrivons plus aussi souvent et longuement sur papier. À ma grande surprise, j’ai découvert l’utilisation de la machine à écrire, chez certains de nos contemporains. Loin d’être démodée, des personnalités comme Woody Allen et Lady Gaga l’utilisent, encore aujourd’hui! Un autre exemple avec le projet KickStarter Hemingwrite…

Contrairement au papier + crayon, elle permet d’écrire plus rapidement et de se fatiguer moins vite. Mieux que l’ordinateur, elle permet de créer et d’écrire sans électricité, sans Internet, sans multitasking. Tout ce qui est, « est » et reste aussi simple que le papier et les lettres qui se posent l’une après l’autre sur fond blanc. Le son des touches est très stimulant. C’est comme jouer au piano, sauf qu’on se retrouve avec une partition imprimée par nos soins. On se (re)connecte (véritablement) à ce que l’on fait.

C’est alors que j’ai décidé d’investir dans ces machines. Plus j’en apprenais sur elles, plus j’en découvrais ses facettes (cachées), son charme et ses secrets.

J’ai toujours été très manuelle. Enfant, j’avais mon propre atelier à la maison. Alors mettre mes mains dans l’inconnu ne me faisait pas peur, au contraire. C’est en expérimentant avec des machines cassées que j’apprenais à en comprendre le fonctionnement. Après quelque temps, j’étais capable de les réparer et de les remettre aux goûts du jour:

Des beautés enfin disponibles sur solybox.com…Screen Shot 2017-10-26 at 17.18.46.png

Ainsi, je me suis rendue compte de quelque chose: les machines à écrire sont quasi indestructible. Comme une montre, il y a un mécanisme spécifique dépendant de pièces facilement remplaçables. Une fois que l’on comprend le mécanisme et le fonctionnement de la machine, il devient facile de la réparer, voir d’en améliorer son fonctionnement. J’ai passé tout l’été 2017, à disséquer ces machines + (accessoirement) à les rénover.

Aujourd’hui, notre ordinateur et la majorité de nos écrans sont concernés par ce qu’on appelle l’obsolescence programmée (= une stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément). Nos smartphones et nos laptops, ne seront pas amenés à se faire réparer par nos soins – sauf si ça fait partie de notre domaine. Je trouve ça frustrant. Ça nous déconnecte véritablement du fonctionnement de la machine que nous utilisons dans notre quotidien. Pour quelqu’un qui a besoin de comprendre comment les choses fonctionnement et qui n’aime pas dépendre des autres quant à son utilisation, c’est très frustrant.

Vous allez me dire, « mais les machines à écrire c’est démodé, on a des ordinateurs aujourd’hui qui font très bien le travail, en mieux ». Je ne peux pas dire le contraire. L’ordinateur restera une machine ultra développée face à de simples machines comme une machine à écrire. Nonetheless, ne sous estimez pas le pouvoir de la machine à écrire qui pourrait bien finir par vous surprendre.

Alors oui, je le dis haut et fort: la machine à écrire c’est certes une ode à la mélancolie (au 21ème siècle), mais c’est aussi un outil créatif, productif et romantique. Lorsque vous écrivez, vous jouez, vous composez, et vous faites sortir une page tapée de votre (propre) patte. Là est la prouesse que nous avons perdu face au digital.

Sur une machine à écrire, on est obligé d’écrire spontanément, d’être bordélique, on se lâche, on s’exprime et personne d’autre que nous avons accès à ces pages. Nous avons le choix. Nous pouvons les brûler. Nous pouvons les cacher. Nous pouvons les transcrire, les scanner, ou même les publier comme telles…

Je trouve une plus grand satisfaction & liberté à écrire sur une machine à écrire. C’est une autre expérience. Une expérience qui ne pourra jamais être remplacée par les nouvelles technologies aussi récentes soient-elles. Je n’ai pas la fatigue liée à l’utilisation excessive d’un écran, ni la distraction, ni l’envie de me rendre sur Internet ou de consulter (inutilement pour la dixième fois de la journée) mes emails.

La machine à écrire est indémodable et à l’heure actuelle, (du moins aux États-Unis) elle connaît un vive succès sur les écrans de cinéma : California Typewriter.

Un film documentaire dédié à La Machine, avec de belles personnes comme: Tom Hanks (acteur) et Sam Shepard (écrivain) – qui nous a quitté l’été dernier.

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Tom Hanks ne peut que vous convaincre quant à l’utilisation de ces machines… Rien que la bande annonce vous donne des frissons

“J’ai probablement plus de 250 machines à écrire dans ma collection et je dirai que 90% d’entre elles fonctionne parfaitement.“ – Tom Hanks

“Une machine à écrire ne vous juge pas, ça ne fait que dire “tout de suite monsieur, tout de suite monsieur, comme vous le souhaiterez.” – John Mayer

“Individuellement je pense que nous sommes une culture, mais la vision d’ensemble de cette culture n’a aucun sens pour moi.” – Sam Shepard

“J’ai toujours eu un rêve, que les gens retournent aux machines à écrire.”

“Lorsque je démonte ces machines, je vois des gens, je “nous” vois en elles.”

“J’avais ce moment de rébellion, ce sentiment d’être malade du monde digital, et à quel point il peut être intrusif. Je suis allé à ma machine et j’ai écrit ce manifesto… 

The Typewriter Manifesto

We assert our right to resist the Paradigm,

Nous revendiquons notre droit de résister au Paradigme,

to rebel against the Information Regime,

de se rebeller contre la Révolution de l’Information

to escape the Data Stream.

d’échapper au Flux de Données.

We strike a blow for self-reliance,

Nous frappons un grand coup pour l’indépendance,

privacy,

l’intimité,

and coherence

et la cohérence,

against

contre

dependency,

la dépendance,

surveillance,

la surveillance

and desintegration.

et la désintégration.

We affirm the written word,

Nous affirmons/proclamons la parole écrite,

and written thought,

et la pensée écrite,

against

contre

multimedia,

le multimédia

multitasking,

le multitâche

and the meme.

et le mème.

We choose the real over representation,

Nous choisissons le réel à la représentation,

the physical over the digital,

le physique/matériel/concret au digital,

the durable over the unsustainable,

le durable au non-durable,

the self-sufficient over the efficient.

l’autonomie à la performance/à l’efficient.

THE REVOLUTION WILL BE TYPEWRITTEN

LA RÉVOLUTION SERA DACTYLOGRAPHIÉE. »

 

– Richard Polt (son livre)

 

Le 17 octobre dernier, Tom Hanks publiait son premier livre de “short stories” d’histoires courtes, écrites et composées sur sa machine. Disponible en langue originale (anglais uniquement) pour le moment.

Le film lui sera disponible sur iTunes, le 21 novembre (2017) prochain.

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Nouveautés sur le Shop

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L’influence du Digital sur notre Créativité

L’influence du Digital sur notre Créativité
Première partie de l’épisode #3 :
 
Dans ce troisième épisode, nous partons à la rencontre de Lunii, une start up (magique) co fondée par Maëlle Chassard. Elle nous emmène dans son monde et partage son expérience en tant que créatrice + designer + entrepreneure !
M: Lunii c’est une fabrique à histoires pour les enfants (dès trois ans). L’enfant sélectionne quatre éléments pour construire sa propre histoire. Le but étant de l’éloigner des écrans et de l’aider à développer son imaginaire.
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Le Profil de Maëlle
M: J’ai fait des études de Designs, complétées par une formation à l’entrepreneuriat (à l’ESCP Europe). L’idée est née pendant mes études de Design, c’est pour cette raison que j’ai fait la formation Business (par la suite). Lunii est à la base: mon projet de diplôme… 
Maëlle est partie d’un constat…
M: L’imaginaire des enfants est bridée par les représentations numériques. L’idée était de proposer un objet ludique qui revienne à du récit audio pour nous permettre de nous évader.
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Les co-fondateurs
Des amis de longue date (10 ans). On a pas du tout les mêmes parcours: Éric (ingénieur), Igor (communication, marketing, business school) et Thomas (école de multimédias) = Une équipe 100% complémentaire. Ces quatre profils ont permis de commercialiser le produit sans faire appel à d’autres corps de métiers.
Concrètement: ça faisait déjà quelques mois qu’on se réunissait une fois par semaine. Il y a eu un tel accueil de l’idée (Lunii) qu’on a décidé de se lancer. Mais avant que Lunii ne naisse, on savait déjà qu’on allait monter un projet ensemble. Concrètement on a commencé à travailler sur Lunii en octobre 2013. En juin 2014, on avait les dix premiers prototypes fonctionnels. Après Futur en Seine, on a eu le Grand Prix du Public et on a pu partir en phase industrielle !
Aucun d’entre nous ne savait comment ça se passait pour passer du prototype au produit industriel. On avait pour objectif un volume de 20 000 pièces (pour la première année). 
La fabrication du produit
Aujourd’hui nous avons d’excellents contacts avec nos partenaires (en Chine), mais pas depuis le début. Ce qui a été très compliqué, c’est la différence qu’on a pu trouver dans notre manière de travailler (entre la Chine et la France). Ça nous a pris un an et demi pour arriver au produit qu’on voulait et aujourd’hui on a de très bonnes relations avec nos usines. Ça a été très fastidieux
Une relation qui s’est construite dans le temps avec un certain coût… mais ça vaut le coup d’y aller étant donné la satisfaction trouvée aujourd’hui! 
Prochainement…
On pourra rajouter des histoires, en plus des 48 histoires préalablement disponibles. L’importance pour nous c’est la qualité de contenu et d’écoute, afin qu’elle soit optimale!
La créativité chez les enfants 
De 3 à 8 ans. En dessous de 3 ans les enfants n’ont pas encore la concentration totale pour écouter un récit audio. Après 8 ans, ils sont à la recherche de plus d’interactivité qu’un récit audio. Sur notre contenu on essaye de proposer un pack interactif (d’ici le mois de juin juillet), où l’enfant va faire des choix pendant qu’il écoute son histoire. Sur la tranche basse, on va sortir des histoires simples avec des comptines par exemple… 
Le Digital
Passionnée d’imaginaire, j’ai effectué un travail de recherche passionnant. Souhaitant répondre aux questions suivantes: Quelle est la place de la créativité aujourd’hui? & Comment est-elle exploitée? 
Un exemple de mise en situation : on a demandé à des enfants (lors d’un atelier) de dessiner un ogre. Ils ont tous dessiné Shrek ou Hulk. Du coup, c’est bien la preuve qu’aujourd’hui l’univers des enfants est bridé! Il y a beaucoup d’influence personnelle parce que les récits audio ont fait partie de mon enfance. 🙂 La question était de se demander: Qu’est-ce que je peux apporter pour revenir à ce récit audio? L’idée, c’était de lui proposer son propre produit!
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 Le Design du Produit 
Une petite radio, inspirée du vieux transistor, revisitée avec du plastique et des couleurs punchs! Et surtout, c’est la propriété de l’enfant. Il peut l’utiliser comme il le veut, quand il veut, comme nous, on utilisait les cassettes quant on était petit! Ça marche hyper bien en transport, pour les longs trajets en train ou en voiture. Écouter ses histoires avec ses écouteurs…
Ce qui peut être complémentaire mais c’est tout le temps dans l’excès que c’est mauvais. L’enfant peut développer son imaginaire.
Un constat suite à ses recherches 
La créativité est réduite à cause des écrans. Des choses tangibles simples et pas multi fonctionnelles. Quant un produit propose trop de choses, c’est mauvais pour la concentration de l’enfant. L’importance est de se concentrer sur une tâche en particulier.
Faire aussi écrire les histoires aux enfants. Aider les enfants à construire leur propre histoire. Ils ont choisi leur personnage et ont écrit ces blocs à histoires. Une application permettait de structurer les éléments des récits et de mélanger les différents récits des enfants. Un travail amusant à faire avec eux!
Dans le Packaging Lunii, on trouve aussi un carnet à dessins. C’est à l’enfant de dessiner ce qu’il écoute, comme ça c’est à lui d’imaginer ce qu’il entant. Ce qui lui permet d’être actif pendant l’écoute de l’histoire. On est en train d’imaginer aussi d’autres produits: un casque, une sacoche et une gamme d’usage avec par exemple, des stickers repositionnables pour s’approprier le produit (en le customisant).
Ta carrière
Le design c’est un métier génial parce qu’on ne s’ennuie jamais et on ne reproduit jamais la même chose. J’ai su que je voulais devenir entrepreneur dès ma première année en école de Design. Je voulais absolument concrétiser mon projet. Je n’imaginais pas du tout ce qui m’attendait concernant mon parcours d’entrepreneur… J’ai eu la confirmation de ce que je voulais faire lors de mon stage en troisième année, chez le partenaire design de Microsoft. Une start up qui travaille en partenariat avec la grande marque, une petite structure avec différents projets. Le meilleur stage au monde! Une aventure incroyable qui m’a conforté avec l’idée de vouloir monter ma propre boîte. 
Par contre, ce que je n’imaginais pas encore c’est qu’aujourd’hui mon métier de designer, je le retrouve dans ma manière de penser avec le design thinking mais concrètement je ne fais plus de design en soi. Le côté créa n’existe plus vraiment aujourd’hui. Malgré tout, je ne m’ennuie jamais et aujourd’hui je me retrouve à réfléchir sur la stratégie d’une boîte qui reste aussi créative. C’est un très beau parcours et j’ai hâte de voir ce qui m’attend par la suite…
Un métier multi casquette
C: Être curieuse. C’est ta forme de design !
M: C’est exactement ça! Avec toute mes expériences, et ce que j’ai pu apprendre au fur et à mesure. Aujourd’hui, j’ai réussi à trouver un équilibre qui continue à évoluer parce que je continue à apprendre au quotidien. Chaque situation m’apprend une nouvelle chose et c’est génial! Je me suis toujours dis, au courant de mes études, que si je pouvais être étudiante toute ma vie je le ferai. En fait je continue puisque je continue à apprendre. Je ne m’ennuie pas une seconde et c’est vraiment ce que je voulais…
On sort souvent de sa zone de confort. On est souvent confronté à réagir dans l’instant à trouver des solutions tout de suite.  C’est aussi hyper challengeant!
Le travail d’équipe
C: Qu’est-ce que ça t’a apporté?
M: C’est la base et à la fois la chose la plus difficile! Ça permet de ne pas être seul dans son travail. L’entrepreneur se renferme. Il est important de parler et d’aller voir des gens tout le temps. On a aussi une force créative à rebondir sur les idées des uns et des autres … Après, on travaille ensemble 24/24. Au début de l’aventure on vivait pratiquement ensemble! Les uns sur les autres, du coup il y a des conflits et il faut être assez mature et intelligent pour résoudre ces conflits parce que ce sont nos associés. En plus de ça, nous sommes amis de base et on entend beaucoup trop de start ups qui s’éfondrent à cause de l’équipe. Faire face aux conflits et que le conflit soit source de progrès… Se poser les bonnes question: qu’est-ce qu’on fera différemment la prochaine fois ?
Mantra ou Philosophie de vie en tant que créatrice et entrepreneure
Je prône beaucoup la *naïveté*. Je trouve qu’être naïf, ça permet de voir des choses que des experts ne voient pas. Je m’inspire beaucoup, j’essaye de regarder autour de moi des gens qui peuvent m’apporter quelque chose et me porter vers les haut. Ces gens là m’inspirent au quotidien pour faire mieux comme Alexandre Astier qui pour moi m’inspire tous les jours et me donne la force de croire en ce que je fais. Comment confronter ses idées au monde qui nous entoure?
L’utilisation de ces modèles
Dans les événements on a rencontré de nombreux entrepreneurs. En discutant avec les différents profils, il y en a qui me faisaient tilter. En observant un petit peu, on se fait sa propre petite recette, puis on devient l’entrepreneur qu’on veut devenir aussi grâce aux échanges avec les autres.
Il faut savoir prendre du recul par rapport à son travail. Il faut s’appuyer sur ses proches qui ne comprennent pas forcément toujours ce qu’on vit. Partager ses doutes et ses craintes avec des personnes qui comprennent et puis il y a ceux qui te disent: “c’est trop compliqué” ou “ne le fais pas”, mais plus de manière à t’apprendre la vie plutôt que te donner des conseils… 
Il y a toujours des personnes qui vont le faire de manière plus négative. Moi ces gens ils me donnent encore plus envie de leur montrer que je vais y arriver! Toujours quelque chose de nouveau à la clé donc foncez les gars! Foncez ça donnera toujours quelque chose de bien. 🙂
S’écouter
L’intuition est très importante dans l’entrepreneuriat. Quand quelque chose que vous voyez dans votre vie vous inspire, vous marquez un temps pour comprendre que vous avez été interloqué et que c’est important. L’intuition c’est ultra intéressant et du coup si vous avez une intuition plutôt négative sur quelque chose, écoutez-vous!
C: Mais comment distinguer la bonne intuition de la mauvaise?
M: Tu le sens quand c’est une sensation de crainte ou au contraire, une sensation de “oui je vais y aller!”. C’est tellement impulsif et animal. Mais attention je me suis trompée aussi, mais in fini ça m’a appris des choses. Du coup c’est pour ça que je dis « foncez », car quoi qu’il arrive ça va vous apprendre quelque chose. Écouter son intuition c’est bien, mais j’ai aussi énormément de chance d’avoir mes associés qui peuvent m’apporter du concret et des choses tangibles.
Aujourd’hui je suis beaucoup moins crédule dans ma façon de fonctionner. Je suis toujours ce côté très intuitif et impulsif mais je pense aussi “moyen terme”, parce que j’ai l’expérience. Après il y a toujours une part d’aléatoire!
C: Quel est le pire conseil que tu as pu recevoir?
M: « Faites une application »… C’est plus simple !
En découvrir plus sur Maëlle et Lunii, rendez-vous dans la deuxième partie de cet épisode, ici.
Quelques Notes :
D’où la volonté aussi de réaliser ce podcast. Je crois en ces fichiers audio qui nous permettent de nous évader n’importe où et n’importe quand. Les podcasts ne nécessitent pas d’écran et c’est toujours un plaisir de pouvoir prendre les transports, faire ses tâches ménagères, faire de l’exercice (son sport, à la gym par exemple) ou tout simplement, se balader avec une source d’inspiration aux oreilles. Je trouve que c’est un véritable plaisir sur lequel on devrait davantage porter notre attention. En effet, que ce soit les vidéo youtube ou autres, les écrans ne nous permettent pas de nous évader de la même façon. Le podcast c’est en quelque sorte une rencontre entre l’ancien monde déconnecté et le monde moderne du digital! 
– Notes écrites et partagées par Camille. 

Début difficile, dans le brouillard

Début difficile, dans le brouillard

Tags: #PodcastSolybox#Épisode#2#faceB

Titre: Deuxième partie de l’Épisode #2 du Podcast

Invité: avec Valentin Fluteau, fondateur de MakeULearn (création en juillet 2014)

C: As-tu rencontré des challenges? Qu’est-ce qu’ils t’ont apporté?

V: Des débuts difficiles, car j’ai eu du mal à trouver mon positionnement. Il me fallait aligner ce que j’avais envie de faire avec les envies du marché.

« La difficulté c’est ou de présenter trop ce qu’on a envie de faire, auquel cas on ne rencontre les envies de personne… ou d’essayer de se décentrer et d’aller artificiellement vers les envies du marché, ce qui ne marche pas non plus ! »

Parce qu’on est dans le dit et c’est pour cette raison que ça ne fonctionne pasC’est vraiment du fine-tuning (réglage minutieux) à faire. C’est pour le coup, beaucoup d’erreurs et de prospection pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas. Voir ce qui fonctionne et rencontrer des gens qui vont nous aider dans ce processus. Exemple: un premier deal (affaire) chez Michelin, grâce à un ancien professeur, consultant chez eux.

Ça fait rencontrer une autre réalité. C’est en cela que j’ai vu que les MOOC étaient une niche. Il a fallut trouver autre chose. J’ai su avancer au fur et à mesure. Donc les six premiers mois concrètement c’est très dur.

C: C’est le brouillard… ?

V: Je sortais d’école et au début tous tes potes sont chômeurs puis ils trouvent tous un boulot plutôt bien payé. Toi, tu as emprunté de l’argent pour vivre, tu factures des missions payées à peine, ce n’est pas simple. On se pose beaucoup de questions. Alors oui, c’est un peu le brouillard puis il faut garder la niaque pour avoir envie de se lever le matin. D’autant plus que je n’avais pas d’associé donc c’était compliqué de se reposer ou d’échanger avec quelqu’un pour partager sur le même projet. Ça c’était une première difficulté.

Deuxième difficulté avec un collègue: le recrutement. Avec la monté en pression, nos relations de travail ne fonctionnaient plus. Après plusieurs “clashs”, il a fallu prendre une décision, celle de séparer nos routes provisoirement. C’était quelqu’un avec qui je travaillais régulièrement et avec qui je travaille moins aujourd’hui. Depuis qu’on a pris la décision de moins travailler ensemble, ça a été très bien vécu.

C: Tu vois ça comme un échec?

V: Un échec non car c’est une relation qui m’a permis de progresser et puis de faire ce que je fais aujourd’hui. Mais par contre, c’est une difficulté à traverser et c’est beaucoup moins simple à traverser qu’un trou de trésorerie par exemple! Un trou de trésorerie ne m’empêche pas de dormir, parce que ça se gère. Un problème humain par contre, ça m’empêche de dormir.

C: Qu’est-ce qui t’a permis de persévérer et de continuer durant cette période difficile?

V: Les petits deals que j’obtenais auprès d’un réseaux de proches (Edhec et boîtes crées par des gens que je connaissais)… Les retours après mon travail avec eux étaient positifs, donc je me disais qu’il y avait quand même une voie à travailler… Puis sur le plan familial et personnel. Depuis le début de mes études, j’ai la même conjointe, qui a toujours cru en moi et toujours cru et entendu que je monterai ma boîte. Donc elle m’a soutenu et accepté avec une oreille bienveillante. Mes parents et mon frère aussi. Ce sont des choses sur lesquelles on peut se reposer.

C: Ça t’a pris combien de temps jusqu’à ce que tout se mette bien en place ?

V: La sortie du brouillard c’était 6 mois après. Et la montée en charge progressive qui m’a permis de me dégager un salaire ça a pris un an… Le fait de trouver un positionnement ça a été long, ça a pris 2 ans et demi. Ça fait un an que j’ai vraiment le même positionnement.

C: Dès ta rentrée en école de commerce, tu savais que tu voulais fonder ta propre boîte?

V: Mon ambition c’était de faire de l’audiovisuel et de monter ma boîte de télévision. Effectivement j’avais toujours cette idée de faire de la télé. J’ai toujours eu l’idée de créer une structure, c’est quelque chose qui me plaisait. Même dans les boîtes dans lesquelles j’ai pu travailler, j’ai toujours eu un comportement un peu “francs-tireurs”.

J’ai été formé à ça, mon père étant entrepreneur (dans le paramédical). C’est vrai qu’il y a un état d’esprit que j’ai eu assez jeune. J’ai eu envie d’en faire quelque chose.

C’est probablement ce qui, dans le fond, m’ait toujours apparu comme une évidence…

C: Quelle est ta définition et ton approche du succès?

V: Une approche qui n’a pas changé: Liberté, Autonomie et Cohérence. Effectivement on est contraint par plein de choses mais dans le fond on est libre. Aujourd’hui, je ne vendrai ma place pour rien au monde. L’autonomie c’est important. Puis il y a un côté financier évident, je n’ai envie de dépendre de personne. Et puis le troisième point c’est la cohérence, avec l’envie d’être moi même et de faire des choses qui me plaisent et qui permettent de m’accomplir. Pour moi le succès c’est l’accomplissement!

C: Est-ce que tu avais des doutes?

V: Je me fais beaucoup plus confiance qu’avant. Avant, si j’avais un sentiment négatif, j’avais tendance à le relativiser, aujourd’hui je l’écoute. Par contre, mes doutes je les écoute mieux qu’avant. Quand je parle de confiance en moi, ce n’est pas une confiance d’aveugle. Loin de là. J’ai des proches qui m’alertent et que j’écoute avec une appréhension un peu masquée mais qui est là. Ce n’est pas des certitudes. Je n’ai pas plus de certitude qu’avant, par contre je suis beaucoup plus à l’écoute de moi même et je me fais beaucoup plus confiance.

Je fais encore moins confiance au modèle de développement qu’on nous présente. Aujourd’hui j’ai moins confiance en ces modèles et je les prends plus comme des informations. Une approche plutôt tech, plutôt start up. Quand je parle de “design thinking”, ce n’est pas une approche traditionnelle et modélisée. J’essaye de m’inspirer des deux et de trouver des choses avec lesquelles j’accroche.

J’ai pris conscience que je donnais un double discours à mes collaborateurs. J’essaye de me nourrir de plein de choses tout en restant fidèle à moi même. Le management, c’est la prise des enjeux courts termes, efficacité opérationnelle, de l’agité stratégique, prendre en compte les enjeux environnementaux, que la value perçue ne diminue pas et puis des enjeux long terme qui concernent le développement du capital humain. Il faut être assez logique pour développer ces trois enjeux.

Faire en sorte que les trois enjeux soient nourri. Ca peut passer par des formations, par une organisation de réunions de travail, d’un lieu de vie dans l’espace de travail… c’est ce genre de reflexion qui a lieu.

Il y a… Valentin Fluteau, chef d’entreprise, responsable du développement de l’entreprise qui est solide et qui essaye d’être le plus cohérent possible

Il y a aussi…Valentin, chef d’entreprise, à la tête d’un collectif humain, qui ne peut pas faire autre chose que de se remettre en question tout le temps parce que y a un moment c’est de l’Humain, et on est obligé de le prendre en compte.

Donc il y a cette double casquette qu’il faut avoir en permanence. Mes collaborateurs et clients ont besoin de voir quelqu’un qui évolue et qui n’est pas figé. Donc c’est ni l’un, ni l’autre et c’est les deux à la fois.

C: Une philosophie de vie à partager?

V: J’ai identifié des valeurs que je cite souvent: l’exigence, la curiosité et l’empathie. Puis, une quatrième importante c’est l’humilité. Elles définissent notre système managériale, approche et positionnement.

Ce sont des choses, pour le coup, que je transige peu. Il y a un moment où j’ai toujours eu du mal avec ce côté. C’est une vraie question. Je ne peux travailler qu’avec un certain nombre de personnes. Il y a des gens avec qui je ne peux pas travailler. Le système managériale de MakeULearn est certainement lié… Ça va dans les deux sens en fait.

C: Un modèle qui t’a inspiré depuis le début de ce rêve: devenir entrepreneur ?

V: Il y a des gens qui m’inspirent comme Steve Jobs. Une histoire incroyable qui est parti sur un besoin non nécessaire. Il a réussi à créer la boîte la plus chère de l’histoire du capitalisme. C’est fou au minimum interrogeant

Dans l’industrie de contenu, des gens m’impressionnent beaucoup. Je parlais tout à l’heure de André Rousselet, le fondateur de Canal Plus.

Il a créé Canal à 65 ans, une boîte importante, qui a fait confiance à plein de gens. Il a réussi à créer une image de marque, une relation avec ses clients, quelque chose d’incroyable, à la fois une liberté tout en donnant le cap, c’est un modèle de leader très puissant pour moi J’ai lu ses mémoires, ils sont incroyables.

C’est la synthèse parfaite d’un entrepreneur à la française: un type cultivé, intelligent et qui sait développer les choses à l’américaine, au sens où il est efficace, stratégique et aligné. Aligné entre sa stratégie, son action (management) et ses actions au quotidien. Cet entrepreneuriat à l’américaine est d’une efficacité redoutable !

C: Quel est le pire conseil que tu aie reçu ?

V: Associe toi à tout pris ! Si on a pas envie de s’associer, c’est qu’on est pas fait pour. Il n’y a pas à le chercher à tout pris. Il faut faire très attention à l’association. Il faut prévoir des closes de séparation dès le début si on monte sa boîte par association. On est deux être humains avec 200 millions de neurones dans chaque cerveau et on évolue pas de la même manière. Il paraît que c’est formidable quant ça fonctionne, par contre c’est pas du tout une obligation.

Retrouvez ou découvrez la première partie de cet épisode, ici.

Le monde du eLearning w/ Valentin Fluteau

Le monde du eLearning w/ Valentin Fluteau

Tags: #PodcastSolybox#Épisode#2#faceA

Titre: Première partie de l’Épisode #2 du Podcast

Invité: avec Valentin Fluteau, fondateur de MakeULearn (création en juillet 2014)

À l’occasion de mes études à l’Edhec (en MSc « Arts and NGO Management »), j’ai eu la chance de rencontrer des personnalités de différents horizons! Valentin en faisait partie. Il effectuait un Master en Entrepreneurship – à cette période de ma vie, je n’avais aucune idée de mon ambition pour l’entrepreneuriat. Nous partagions des points communs: une amie (sa petite amie) Ségolène – que je salue au passage :), ainsi qu’un intérêt pour l’audiovisuel et le e-learning! Des domaines qui me passionnent…

Dans cette interview, nous parlons de ses débuts (avec la création de sa start-up MakeULearn) ainsi que ses valeurs en tant que personne mais aussi en tant qu’entrepreneur.

V: Avant, j’étais étudiant à l’Edhec. J’ai terminé mes études en mai 2013, avec un parcours orienté vers l’audiovisuel. J’ai passé plusieurs expériences dans le monde de la télévision, jusqu’à me rendre compte que je devais m’en éloigner le plus vite possible si je tenais à ma santé mentale. C’est un milieu qui ne me correspondait pas du tout. Néanmoins, la production de contenu m’intéressait beaucoup. Je ne suis pas mauvais pour créer du contenu. Maintenant, il faut que je monte un business…

La question qu’il s’est posé: comment monter un business basé sur du contenu, qui soit intéressant pour mes clients?

À la fin de mes études, je me suis rendu à la Silicon Valley. C’était en plein dans la période des MOOC (programme e-learning en ligne). Comme quoi, ça fonctionne vraiment par vague! En rentrant en France, je me suis inscrit à deux MOOC et comme beaucoup de gens, je ne les ai pas terminé. Seulement deux à quinze pour cent des participants vont jusqu’au bout. Pour une raison simple, c’est que je m’ennuyais terriblement. Je me suis dit: “tiens, il y a un vrai truc à travailler. L’éducation en ligne, la révolution va passer par les MOOC”. On peut y mettre toutes les caractéristiques qu’on souhaite. Des possibilités infinies mais si le contenu n’est pas bon, ça ne sert à rien… Il faut être capable de scénariser un cours ou une formation qui d’habitude se fait en présentiel (amphi ou salle de cours). Ce, en l’adaptant aux codes et aux usages du web… L’attention moyenne sur Youtube étant de 1 min 40, il faut essayer de créer différemment. Ainsi, je réalise des formations en ligne qui soient les plus percutantes, tout en participant à la transformation de mes clients.

C: Ton business est né de ta propre expérience?

V: Les MOOC à proprement parlé je n’en ai jamais construit. Pour moi, ce n’est pas un format qui convient. Ça reste trop lourd, trop engageant et trop classique dans son contenu. Je ne fais que du contenu spécifique, principalement pour des entreprises.
Une étude du Harvard Business Review, datant d’octobre 2016, est assez catégorique sur le sujet: après avoir étudié les différences de comportement auprès de cadres américains, avant et après formation, il n’y a pas de difference. Le lien entre ce qu’ils vivent au jour le jour et le contenu qu’on a partagé et apporté n’a pas lieu.
Ils reviennent dans leur train-train quotidien et finalement les pratiques et théories partagées, ne seront pas utilisées dans leur travail. En s’appuyant sur cette étude, on est pas sûr que ça contribue à la croissance et à la productivité du pays et c’est à ce titre là que l’on apporte uniquement du contenu spécifique! On a toujours un cahier des charges à trois ligne, sur les enjeux, puis un audit sur la cible. On travaille beaucoup avec la grande distribution. La question souvent posée c’est: comment faire pour les former proprement?
On est capable de prototyper, de tester et de réitérer le processus. Grossièrement, on produit un prototype par semaine, qu’on va tester auprès du comité et de la cible. Pour être certain que ça soit parfaitement adapté à ce dont ils ont besoin…

Il y a beaucoup de demandes. Ça fait deux ans et demi que la boîte est crée. Incluant un an d’incubation (Pleine Image et Incubateur Edhec). Ça m’a permis de tester. Ça fait trois ans et demi que je sème des graines pour que ça arrive. Et ça arrive, avec une image de marque qui commence à se faire connaître. En plus on a une bonne réputation et la qualité de nos productions commence à être remarquée!

C: Qu’en est-il du monde de l’enseignement supérieur? Y-t’il un besoin en terme de e-learning?

V: Vis-à-vis du digital aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup d’établissements qui ont réussi à trouver un enjeu stratégique dans le digital.

Le cas de Canal Plus
Un projet lancé en 1984, qui a coûté assez cher. Au tout début, les fondateurs visaient les zones aisées (centres villes – dont une audience avec un intérêt pour la culture et le cinéma). Les six premiers mois furent un échec. Ils réalisent que les foyers les plus enthousiastes se trouvent dans les campagnes. Pourquoi? Parce que 120 Francs par mois à la place de quatre places de cinéma, sans frais déplacement ou annexes, ça devient vraiment intéressant. Alors ils ont transformé la contrainte en opportunité à partir du moment où ils ont changé de cible. En passant à une cible qui n’est pas eux en fait. Je pense que le problème des MOOC aujourd’hui c’est ça. Quant on regarde le public des MOOC, ce sont des personnes éduquées avec un travail. Une vraie problématique est posée. Ça va plus loin que la simple “transmission du savoir”, ce à quoi se limite les outils digitaux aujourd’hui. Il y a une vrai reflexion à avoir sur les enjeux du digital et notamment à qui on s’adresse et pour quel développement?

D’ici dix ans, il va y avoir un vrai métier. Aujourd’hui, construire un module eLearning c’est très compliqué. Ce que MakeULearn et ses concurrents sont capables d’apporter, ce n’est pas seulement le temps passé, mais il y a aussi un effet miroir. Il y a un impact relationnel à l’origine entre MakeULearn et son client. Ainsi, le contenu sera de bonne qualité! Parce que l’effet miroir qu’on apporte est assez puissant.
Je ne sais pas comment une technologie va arriver à un niveau de granularité, de précision et d’intelligence artificielle suffisamment fin pour arriver à créer du contenu satisfaisant. Mais concrètement, aujourd’hui, je pense que nous avons toutes les technologies dont nous avons besoin pour diffuser du contenu. Maintenant, pour la production et la création de ce dernier, il faut aller chercher les enjeux humains… Je pense qu’il y a un vrai enjeux. Comment arriver, technologiquement, à automatiser la création de contenu de façon hyper satisfaisante? Il y a énormément de choses à travailler. Pour moi c’est un vrai axe de développement de notre marché…

C: Quel impact souhaites-tu avoir dans ton environnement (macro) ?

V: Redonner du sens à la formation professionnelle. Si aujourd’hui je dois le dire, c’est ça ma mission. Redonner du sens. Il y a un moment où il faut qu’on comprenne pourquoi on nous apprend ces choses et dans quel contexte.
Exemple de cas, avec une ex filiale de Auchan: une formation dédiée à l’ensemble des conseillers de vente.

C: Qu’est-ce qui te différencie de tes concurrents?

V: Notre méthodologie. On utilise une capacité à prototyper et à itérer ces phases de prototypes pour non seulement être le plus adapté possible mais aussi pour tester et faire en sorte que ça fonctionne. Une méthode qui nous permet d’aller vite, tout en étant efficace!
Souvent, on fait exprès de se planter pour que les clients nous disent… et posent les bonnes questions. Comme on est à plusieurs semaines, (voir mois) avant la livraison, ils n’ont pas peur de se livrer et de se planter. Ça permet d’être efficace et percutant au moment du déploiement.

Dans une relation il y a 80% de non-dit et 20% de dit. Pour les mots du storyboard et de la structure de formation, on a tous une idée différente. Là comme on réalise, ce n’est pas forcément l’idée du client et ce n’est pas forcément l’idée du formateur. On essaye d’avoir un cahier des charges le plus “light” (légé) possible.

Le concept du design thinking (exemple de la voiture…)

La suite de l’épisode #2 du Podcast ici.

Poursuivez Votre chemin

Poursuivez Votre chemin
Life as we know it &. Life as we expect it to be
(la Vie telle que nous la connaissons v.s la Vie telle que nous la souhaitons)
 
Il y a deux types de chemin dans la vie. Il y a celui que nous suivons tout au long d’une vie. Il n’est pas forcément clair, ni visible. Il est rempli d’embûches et d’inattendus.
Puis il y a le chemin tout fait. Aussi simple que possible. Une suite logique d’événements, prévisibles et attendus.
 
Il n’y a pas de chemin n*1 pour tous le monde. Il y a une multitudes d’opportunités et de possibilités.
Ce n’est pas parce qu’une voie a été source de succès (ou de réussite) pour quelqu’un qu’il doit forcément l’être pour une autre personne. C’est ce que notre monde croît bien faire et savoir…
Lorsque nous disons “je devrais” ou “il faut que”, ce ne sont que des choses que nous nous imposons à nous même.
 
Une grande mauvaise habitude de notre époque est celle de se comparer aux autres. Les réseaux sociaux sont des lieux parfaits pour des ‘shots’ de comparaison. Si la comparaison était un shot d’alcool (bien sec), il serait à base d’absinthe et nous rendrait fou – du moins sur le long terme…
 

Je pense qu’il est intéressant d’avoir des modèles qui nous permettent d’évoluer et de grandir vers un idéal qui est propre à nous. Cependant, se concentrer sur les différences en chacun d’entre nous est à mes yeux, une véritable perte de temps.

La chose étant la suivante: les réseaux sociaux ne reflètent pas la “réalité”. Facebook est un filtre mettant en avant les meilleurs moments de partage et de joie. Il est rare que quelqu’un partage ses pires photos (de profil) ou ses pires moments sur les réseaux – même si cela, nous le savons tous, arrive malgré tout.
 
Ainsi, il est important pour chacun, de rester sur sa propre voie. Sachant qu’elle lui est propre et qu’il n’y a aucun mal à avoir une voie “différente” de celle des autres. Au contraire, à mes yeux c’est source d’authenticité et de personnalité ! Mais aussi, de courage car il faut le dire, aujourd’hui sortir des sentiers battus peut être vécu difficilement notamment d’un point de vue social. Malgré tout, il n’y a rien de plus important que de rester fidèle à soi même. Vous ne trouvez pas ?
 
Au plaisir de vous lire sur ce sujet,
C.

Golden Milk, une Boisson Cocooning

Golden Milk, une Boisson Cocooning
Cette semaine je vous propose une recette facile, à faire à la maison.
Une boisson chaude, encore jamais trouvée ailleurs que chez moi.
 
Nous sommes en plein automne, et l’hiver pointe déjà le bout de son nez. Certains d’entres nous sont plus ou moins sensibles aux conditions climatiques actuelles.
 
Le Golden Milk, (en français, Lait d’Or), c’est l’équivalent d’un bon lait chaud au miel préparé par notre grand mère. Sans rhum, 100% végétal et bénéfique pour votre système immunitaire, tout particulièrement en cette fin d’année un peu perturbée.
 
Il y a des solutions simples pour cette recette, tout comme d’autres alternatives un peu plus complexes (en termes d’ingrédients).
 
La base d’un Golden Milk c’est (recette de base) :
+ Le lait végétal (1 tasse), je recommande tout particulièrement le lait de coco et le lait d’amande mais toute alternative est possible (à explorer – notamment pour les amateurs de lait de vache)

+ Le Curcuma (1/4 cc), elle est utilisée depuis des millénaires par la médecine indienne, dite ayurvédique.

+ Le Gingembre (1/4 cc), parfait pour les gorges nouées ainsi que les intestins sensibles,

+ Poivre moulu, une pincée aussi simple soit-elle
 

(un peu plus complexe)

Puis à cela peut s’ajouter d’autres ingrédients (si vous le souhaitez) – à vous d’explorer et de créer les combinaisons les plus proches de vos goûts et besoins du moment.
 
Une Solution Douce
+  (1/4 cc) Cannelle
+  (1/4 cc) Vanille
 
Avec du Caractère
+  (1[pincée) Safran
+  (1/4 cc) Cardamome
 
Pour un résultat plus sucré on peut y ajouter une cuillère de…
+ Miel
+ ou Sirop d’Érable
+ ou Sirop d’Agave
au choix.
 
+ Enfin, pour un résultat plus épicé (pour les amateurs de piment), on peut y ajouter une pincée de Piment de Cayenne.
 
Bref, une boisson médicinale et onctueuse à consommer au chaud devant la cheminée avec un bon livre à savourer. 
 
With love,
C.