Nostalgia Chirac

Nostalgia Chirac

Digital Illustration, Nostalgia Chirac, September 2019

« Our house is burning down and we are blind to it. The earth and humankind are in danger and we are all responsible. It is time to open our eyes. Alarms are sounding across all continents. We cannot say we did not know! Climate warming is still reversible. Heavy would be the responsibility of those who refuse to fight it. » – J.C.

Rencontre avec Xavier Rodriguez

Rencontre avec Xavier Rodriguez
 
PodcastSolybox#Épisode#4Deuxième partie
 
Des challenges…
 
X: Le sport m’a forgé. Notamment le football, parce que tu partages un quotidien avec des personnes qui ne sont pas forcément du même milieu que le tien… avec des experiences et des façons de voir le monde complètement différentes. Il faut savoir se mobiliser dans les moments cruciaux, y compris les matchs. Quelque part, cette progression – avec des championnats et des trophées remportés – on a pu la faire parce que tous ensemble, on s’est mis au service de cet élément de performance. On a su mettre de côté nos différents et nos differences, pendant 90 minutes… L’ensemble de ces victoires c’est une victoire en tant que telle qui me sert énormément lorsque je fais face à certaines difficultés.
… Aujourd’hui ce sont des reflexes importants.
 
C: Est-ce que tu as un mantra (ou une citation) représentatif de ta philosophie de vie ?
 
« Le management ça s’apprend davantage dans la cour de récré que sur le banc de l’université ». S.
Je crois beaucoup dans l’apprentissage au travers de nos relations… et de l’écoute… c’est-à-dire que le regard diffèrent du miens, une façon de faire différente de la mienne va m’apporter beaucoup à partir du moment où je comprends…  donc j’adore partager quand je suis à l’étranger sur des façons de faire… Où que je sois dans le monde, jamais tu ne me verras manger dans un restaurant français… J’ai besoin de comprendre la culture du pays, la façon de fonctionner des habitants même si ce sont nos voisins européens. C’est pour moi des éléments qui sont fondamentaux pour pouvoir se développer et grandir.
 
Le conflit
 

X: Le conflit n’est pas négatif à partir du moment où on sait y mettre une limite… Je suis quelqu’un qui peut être parfois assez guerrier, assez “rouge” pour reprendre des termes de principe managériaux qui peut parfois mettre en retenu. C’est une façon de partager mes convictions. Tout le sujet derrière c’est savoir si le message a été entendu et compris.

X: Sur le moment il peut y avoir des désaccords et divergences musclés, l’important c’est d’aller au delà et se poser la question suivante: Qu’est-ce qui s’est passé réellement… ?
 
C: Quel est le pire conseil que tu aies reçu?
 
Je vais citer un collègue consultant américain qui m’a dit :
“Un conseil je ne te le donnerai pas. je te le ferai payer, par contre une idée ou un point de vue, je te le donne avec plaisir!”
 
Donc j’utiliserai plutôt la notion de “point de vue” que de conseil.
“Avance et ne fais confiance qu’à toi, n’écoute que toi…”
 
Surtout pas. Alors, bien entendu, il faut se faire confiance mais il faut aussi surtout écouter ce qui se passe tout autour de soi.
 

C: Mais imagine quelqu’un qui est entouré de personnes dans le doute. Il devrait arrêter?

X: Qu’il y aille mais avec ceinture et bretelle ! Bien sûr qu’il faut y aller parce qu’il faut tester…

“Chercher c’est bien, mais trouver c’est mieux” – C. De Gaulle

À un moment donné, pour réaliser quelque chose il faut d’abord le tenter … par contre si on sait qu’il y a un niveau de risque important, on ne va pas mettre tout son argent sur cette idée !

 
… Je viendrai combattre cette idée et soutenir l’idée que entreprendre c’est pas simple mais c’est une belle realisation de soi !
 
“Entreprendre c’est dur, mais c’est une des plus belles aventures !”
C: Une personnalité du business ou de la culture qui t’a inspiré ou influencé?
 

X: Il y en a plusieurs… Je trouve qu’on vit à une époque où on a pas mal de chance… grâce aux médias on peut écouter de nombreuses personnes ou beaucoup de personnes peuvent se faire entendre, ce qui est un risque également… Il faut avoir une sacré capacité de jugement et un sens critique fort.

Il y a plusieurs typologies de personnes. Il y a quelqu’un comme Madeleine que jaime beaucoup mais depuis qu’il nest plus homme politique et dans le même sens il y a quelqu’un comme Soumier.
Quelque part, je trouve que ce sont des reflexions intéressantes et qui amènent à la réflexion de tout à chacun, des différents événements à vivre dans sa vie.
 
Une grande avocate marseillaise Eliane Keramidas qui a écrit le livre “Comment faites-vous pour les défendre?” … avec beaucoup de discernement, elle fait part de son approche d’avocate et comment elle est allée chercher le bon ou l’explication dans les pires monstres. Je trouve qu’à travers ses démarches, l’exercice qu’elle a pu faire, on apprend beaucoup de choses sur la nature humaine.
Alors, bien sûr, je ne suis pas là pour défendre ceux qui ont fait les pires crimes qui soient. Je trouve que la réflexion, est une approche qui est très humaine.
 
Un livre récent qui m’a beaucoup marqué dans la façon qu’il a été écrit c’est Sapiens – Une brève histoire de l’humanité (par Yuval Noah). Parce que je trouve que c’est une belle façon de mettre en perspective l’évolution de l’humanité et cette façon de raconter l’évolution de l’humanité sur cette échelle temps, je trouve que c’est un exercice formidable et encore une fois je trouve qu’il apprend beaucoup sur nous même et sur notre façon (être humain) d’approcher la vie et le monde.
 
Sinon il y a des thèmes aussi qui me portent beaucoup à réfléchir comme le thème du transhumanisme
Ça pose des questions fondamentales sur l’évolution de l’humanité. Le livre, Google Démocratie (par David Angevin), qui au travers d’un roman, rapporte un fait qui est fort et qui pointe des questions fondamentales et encore une fois des questions auxquelles on va devoir répondre très rapidement. Je crois qu’aujourd’hui, un des vrais sujets pour nous, c’est gagner en clairvoyance par rapport à ce qui nous attend.
Pour dériver sur la politique – et comment ne pas deriver avec l’élection qui nous attend – ce que je reproche quelque part aux candidats… c’est de ne pas s’employer à parler de ces grands sujets… Il y a une responsabilité et un devoir de ces personnes qui vont guider des millions d’individus à aborder ces questions parce que effectivement, on ne peut pas parler de transhumanisme comme on va parler du Rsa ou du salaire minimum, parce que malheureusement dans la vie tous le monde n’a pas les moyens de se poser la question…
Je pense que dans le débat d’aujourd’hui il faut savoir poser des vrais sujets et les deux sujets sont importants pour moi… Il est de leur devoir (les politiques), de créer les conditions pour pouvoir aborder des vrais sujets de fonds.
 
C: Quelle est ta propre définition du succès ?
 
X: Le succès, il est avant tout personnel. Chacun a sa propre défintion du succès. Le succès est très proche de la réalisation de soi. Personnellement je ne cherche pas à avoir une villa a Miami et mon yacht a Tahiti, par exemple…
Aujourd’hui j’avoue qu’un de mes moteurs c’est un certain confort financier… c’est aussi pour pouvoir éduquer mes enfants et leur donner les moyens, d’avoir le choix. Cette notion de choix est fondamentale.
Les nuits blanches et les weekends raccourcis, je vais les faire aussi parce que ce metier m’apporte beaucoup: dans ma connaissance, mon regard sur les autres, et sur le monde et en même temps sur ce que je peux apporter aux autres… J’ai la chance dans ce métier de pouvoir aider des collaboratrices et collaborateurs qui sont dans un schéma mental qui peut leur être dangereux et ils ont besoins de trouver des réponses. À mon “tout petit” niveau. je les aide à se poser les bonnes questions et il n’y a rien de plus beau qu’à la fin d’une intervention, quelqu’un qui vient vous voir et vous remercier.
 
C: Si tu pouvais choisir un intitulé un titre pour définir (aussi simple que possible) ce que tu fais? Dans ton travail et ta vie…
 
X: Deux sujets, qui ne sont pas de moi mais d’un client accompagné depuis de longues années c’est : Performance et Bien-être.
La performance avant le bien être, sachant que la performance n’est pas limité à l’aspect financier ou économique. C’est lié à une dynamique pour avancer, ou une dynamique pour se stabiliser car la performance est liée par rapport à moi, à ce que je veux faire… Si je réalise ce que j’ai envie de realiser, je vais me sentir bien.
 
C: Mais cette performance, elle est liée à tes convictions personnelles, non?
 
X: On ne peut pas s’ignorer en tant que personne, c’est un grand danger!
 
C: Tu dis ça mais… on est beaucoup dans le devoir plus que dans le ”je veux” et…
 
X: Après c’est le “pourquoi”. Forcément ce n’est pas un hasard. Il y a des éléments liés à l’environnement familiale et social… il y a une culture (école) qui va amener des éléments qui vont nous forger… La vrai question c’est: est-ce que fondamentalement j’ai ça en moi? et ce n’est pas rare de voir des personnes aller fondamentalement dans un autre sens.
 

J’ai un copain après HEC qui est parti faire Histoire parce qu’il s’est rendu compte que c’était pas son truc et tant mieux parce qu’il a pris conscience donc il s’est réaligné par rapport à ce qu’il a été donc je crois que … par rapport à l’évolution de l’humanité, par rapport à ce que l’on va vivre, un des éléments, des enjeux majeurs du point de vue individuel, c’est l’alignement. Ça va être la capacité de chacun a être aligné.

Si je reviens sur ce que je ressens, individuellement, c’est de garder cette logique quotidienne entre ce qui me fait plaisir. Pas plaisir au sens gourmandise mais dans lequel je vais être engagé, je vais me sentir dans la volonté d’avancer, je ne vais pas trainer des pieds. Donc quand une mauvaise nouvelle arrive, qu’est ce qui va faire que je vais la dépasser, à quoi je vais me raccrocher? Ça, ce sont des éléments qui sont des éléments qu’on oublie trop souvent, fondamentaux. Comment je fonctionne ? 
 
Je crois beaucoup en l’amour avec un grand A. Je pense que c’est un sentiment qui doit davantage nous animer. L’amour ça se reçoit et se donne… Quelque soit l’approche qu’on a du monde ou le regard qu’on a sur le monde, c’est un sentiment qui va libérer et aujourd’hui on a besoin de se libérer… devenir ce qu’on est réellement et de s’aimer individuellement. On manque beaucoup d’amour propre je trouve, et ça pour gagner de l’amour propre c’est revenir à ce qu’on est fondamentalement, nos organes, nos parents, nos experiences, nos choix, notre vie.
 
C’est en se reconnectant à soi que forcément on va gagner en alignement et on va réussir à être dans les meilleures dispositions possibles pour avancer dans un monde qui est très complexe et très déséquilibrant.
 
La balance de vie, la méditation et le sport…
 
Ma performance, elle est de tenir mon rythme. Je cours 15 km chaque semaine. C’est ma performance. Quoi qu’il arrive. Ma performance c’est d’être au rendez-vous chaque semaine parce que ça fait partie de mon équilibre de vie. Bien évidemment que ça me vide la tête, de me poser d’autres questions et d’être plus serein mais encore une fois, le plus important c’est de revenir à soi et de se dire, c’est quoi finalement la bonne façon d’être soi même?
 

Il y a une façon de vivre.

X: Qu’on le veuille ou non il y a une façon de vivre qui me rend bien. Dans cette façon de vivre, il y a effectivement le partage avec les amis autour d’un bon apéro que ce soit chez un ami, chez moi ou dans un bar du coin… Quand je parle de l’alignement, il faut être conscient de ce genre de chose et pas avoir peur de s‘affirmer…
 
“L’entrepreneuriat à la base c’est un métier”.
 
Aujourd’hui, les écoles de commerce devraient aller encore plus loin sur cet apprentissage. Pour faire face aux difficultés rencontrées en tant qu’entrepreneur, cette notion entre performance et bien-être me permet d’aller chercher encore plus ces plaisirs.
 
Si tu passes ces difficultés tu vas pouvoir accéder à ces moments qui te font du bien.
Pour retrouver ou découvrir la première partie de cet épisode (#4), c’est par ici.
 

 

Rencontre avec Maëlle Chassard (co fondatrice Lunii)

Rencontre avec Maëlle Chassard (co fondatrice Lunii)
Un livre qui a changé ta vie 
Joseph Campbell, Le Héros aux milles et un visages
 
M: Fastidieux mais très dense et riche! Il donne une ouverture d’esprit gigantesque. Le parcours du héros fait partie du parcours d’entrepreneur. Après attention: dans le mythe du héros, le personnage principal est solitaire. L’entrepreneur ne peut pas être solitaire!
Un film 
Fight Club
 
M: Je trouve que Fight Club est un film qui permet de casser les codes et d’être surpris et plongé dans un univers rempli d’inconforts. On en ressort en se posant mille questions. À la fois au début avec la routine dans laquelle se trouve le héros. Puis à quel point ça peut être violent d’être trop dans son monde et qu’il faut aussi s’ouvrir l’esprit! Créer un personnage parce qu’il était trop dans son monde, je trouve ça dingue et ça m’a permis de réfléchir à énormément de choses. Ça m’a beaucoup parlé, ce film m’a beaucoup parlé…

Ta définition du succès

M: Ça serait à chacun de trouver son équilibre. Le succès il est là pour tous le monde et ce n’est pas forcément vendre un million de produits et être sur toutes les couvertures de magazine! Le succès c’est plus trouver son équilibre: « Comment je peux être heureuse? Comment je peux me challenger au quotidien? Est-ce que être heureux dans la vie, pour moi, c’est être mère au foyer, est-ce que c’est avoir un carrière…? »  
Pour moi le succès c’est trouver son équilibre et trouver ce que l’on veut!
C: Tu l’as trouvé ton équilibre?
M: “Mon équilibre c’est de ne jamais trouver mon équilibre!”
C: Cette approche du succès a t-elle changé depuis ces quatre dernières années ou c’est toujours la même?
M: Disons que Je n’avais pas matérialisé ou mis des mots concrets dessus. J’ai toujours pensé que c’était une question d’équilibre!

Le Billboard : ton message au monde, ça serait quoi?

M: Ça serait de dire aux gens de sortir de leur zone de confort. C’est la meilleure manière de grandir et d’apprendre. 
« I’m still learning. »
Je continue à apprendre.
Faire prendre conscience aux gens que même adultes, ils peuvent continuer à apprendre. Ça permet de grandir et de ne jamais se retrouver cloisoné dans « une » pensée.
C: C’est quoi les qualités premières d’un entrepreneur?
M: Tout le monde peut arriver à faire des choses. Pour moi un bon entrepreneur c’est un entrepreneur passionné. C’est un parcours qui est fait de beaucoup d’embuches et la passion te permet de te surpasser, de partager avec les autres ce que tu as envie de partager et dans les moments difficiles de continuer à garder ça en tête. Je n’ai jamais douté… Ça ne fait pas partie de l’équation. Quoi qu’il arrive je vais y arriver! Je ne sais pas où je serai plus tard mais je sais que j’arriverai à atteindre mes objectifs, parce que… parce que c’est comme ça. Ça ne peut pas être autrement!
Forcément je vais allé voir d’autres horizons, en cohérence avec mon parcours. Je pense que ce parcours Lunii va durer longtemps mais que son évolution va être étonnante. On va se retrouver à des endroits où on ne s’y attend pas et en fait ce qui est hyper intéressant c’est qu’on est confronté à des problématiques qui concernent énormément de monde. Je pense à ce côté d’industrialisation. On a été déçu de ne pas pouvoir produire en France. Pourtant j’ai envie de faire quelque chose pour mon pays. Donc avoir un impact plus grands
Ce parcours à Lunii m’a permis d’avoir cette vision là, que mes associés partagent d’ailleurs. Du coup je ne sais pas quel va être mon parcours, je sais juste que ça ne va pas tourner en rond et que ça va évoluer. 
C: Quel impact souhaites-tu avoir à long terme?
M: Si je peux motiver des gens à devenir entrepreneur ou à créer des projets, à se lancer, à ouvrir leur esprit au monde et comprendre qu’il y a plein de choses qui se passent autour d’eux. On est dans une situation aussi globale. Il faut penser systémique, au « tout » et pas juste à sa situation. On fait partie d’un tout… soit inspirer, soit faire prendre conscience. Je serai très heureuse d’en arriver là. J’aimerai aider des entrepreneurs qui cherchent à se lancer.

C: … & par rapport à Lunii?

M: J’aimerai bien que Lunii soit un produit qui soit intemporel c’est-à-dire qui dure (vraiment) dans le temps. Ça peut être un produit qui dure, qui évolue (avec l’enfant) et qui lui apprenne plein de choses. Dans le monde pédagogique aussi. On prône un apprentissage où l’enfant est actif et pas passif, où il se pose des questions et pas juste exécute!
Notre Relation au Digital
M: Grâce à mon parcours à Strate, j’ai un nouveau regard sur le digital. J’étais très enfermée sur le côté écran et interphases. À la fois je voyais beaucoup de choses émerger, ultra intéressantes mais j’avais ce côté « écran » qui me butait un petit peu… Puis j’ai découvert que les interphases tangibles. Ça m’intéressait plus… On peut faire autre chose, plein d’autres choses grâce au numérique!
Du coup je prône plus ce genre d’utilisation. Aujourd’hui c’est plus comment bien réfléchir, si on peut apporter quelque chose en plus sur un objet totalement physique… Quelle est la meilleure réponse pour l’utilisateur?
C: Tu as une certaine routine vis-à-vis du Digital?
M: Honnêtement, je ne fais pas de travail particulier pour me couper des écrans ou des réseaux sociaux. Je suis totalement victime de ma génération. Effectivement je passe énormément de temps devant les écrans. Pas que pour le travail mais aussi pour me détendre. Après j’ai réussi à trouver des moments où je m’évade. J’ai une platine chez moi et la musique est quelque chose de très important pour moi. C’est le moment où je suis très créative. Les moments où je réussie à m’évader, je me mets soit à rêver, soit à penser à plein de choses et ça permet de me couper de cette routine « écran/travail », pour m’évader. Ça a été ma réponse à moi pour déconnecter.
Je pense que c’est d’autant plus important quant on est enfant. Encore une fois, c’est à faire mais pas dans l’extrême. On parle encore d’ « équilibre ». C’est aussi aux parents d’éduquer leurs enfants et leur apprendre qu’il y a un temps pour chaque chose. L’ennui est hyper important quant on est enfant parce que ça permet d’être créatif… Imaginer que leur lit est un bateau par exemple! 
Pas se couper des écrans juste pour « se couper des écrans », il faut aussi l’expliquer. En tant qu’adulte à chacun de se poser les bonnes questions. Est-ce que c’est bon pour moi de passer autant de temps sur les écrans? 
Aujourd’hui je ne me pose pas la question parce que ça fait partie de mon quotidien et ça fonctionne très bien comme ça. Peut être qu’au bout d’un moment j’aurai plus envie de me déconnecter pour une certaine raison. Encore une fois à chacun de trouver sa bonne réponse!
C: Quel est le plus gros préjugé sur l’entrepreneuriat? 
M: Je ne sais pas si j’ai un préjugé à casser mais il y a une image très cool qui est donnée à l’univers des start ups. Tout le côté Silicon Valley, un côté un peu « too much » (trop) qui a un certain aspect « vrai » mais ça ne sert à rien d’en « faire des caisses »…
Oui c’est un univers super intéressant parce que ce sont des montagnes russes. C’est un univers où on est confronté à rencontrer des gens différents tout le temps. Ça fait partie de notre quotidien.
L’enrobage autour de l’univers start up me dérange. Ça serait bien d’en parler de manière encrée dans la réalité. Chaque parcours dans ce milieu partage des points communs, mais chacun se différencie à sa manière. 
C: Si tu pouvais créer Ton Propre Titre (pour tes cartes de visites, à la place de « co fondatrice »)… 
M: « Apprentie de la Vie »
Sincèrement. Parce que je ne sais pas si je serai entrepreneure toute ma vie. J’ai envie de continuer à apprendre et ça me fait grandir donc « apprentie de la vie » je trouve ça plutôt pas mal !
Chacun a sa propre manière de voir l’entrepreneuriat. Pour moi c’est d’apprendre parce que ça permet aussi de ne jamais savoir qui on est. C’est à la fois confortable et inconfortable.
C: Quelle expérience marquante t’a beaucoup appris ces dernières années?
M: À part mon parcours global, je n’ai pas d’expemple précis. Chaque expérience vaut le coup d’être racontée. Je pense que la chose la plus marquante pour moi ça a été de me lancer, de me dire « ça y est on se lance dans l’aventure ». Et un moment marquant aussi ça a été de réaliser (son avancée), c’est aussi important de se poser et de réaliser le parcours qu’on a accompli… Avec mes associés on a trop tendance à se dire « c’est quoi la next step », plutôt que de se poser (et regarder tous nos mini succès).
Il y a trois mois, je me baladais dans la rue et j’ai eu une prise de conscience soudaine, je me suis dis « tu as crée un produit qui est dans les magasins, dans les rayons, 20 000 pièces… ». Ok voilà. c’est cool. C’est ça un des moments les plus marquants!

L’ampleur des choses

M: Il y a quelque chose que je devrai plus faire aujourd’hui. Au début du lancement, pour chaque événement, j’étais comme un enfant. J’apprenais une nouvelle, j’étais réjouie, l’énorme smile :)… Aujourd’hui les moments comme ça arrivent moins et je devrai (en faire autant)… comme il y a quelques jours!

Des modèles et sources d’inspirations

M: Je m’identifie à énormément de Youtubers. Je suis pro univers des créateurs de vidéos, indépendants. Ma recette, c’est de chercher à droite à gauche quelque chose qui me plaît chez une personne ou une autre. C’est hyper important d’aller chercher ce qui nous parle. Du coup c’est comme ça que j’apprends sur d’autres choses (la politique, l’histoire, le monde culturel, etc).
Des exemples…
M: Raphael Descraques et Vincent Tirel par exemple… Ça me permet de me sortir du « réel«  et voir des choses absurdes ça aide vraiment à se déconnecter… Ça me permet aussi de faire raisonner des choses. Une barrière très fine entre le perso et le pro. Ce que j’aime, ce que je suis aujourd’hui s’inspire aussi de choses qui n’ont pas de lien avec ce que je fais. C’est essentiel. Et ce n’est pas forcément à lire des livres classiques du genre “les 10 choses à ne pas faire en tant qu’entrepreneur” ou autre chose du genre. C’est bien mais c’est bien aussi d’aller voir ce qui n’est pas directement lié à l’univers de l’entrepreneur!
Le moment d’évasion, c’est ce qui va permette un certain déclic. Suivre ses intuitions c’est pas mal. et aller voir des trucs qui peuvent déclencher des intuitions ça permet de prendre du recul …
C: Quelle est ta définition d’une journée productive?
M: Je n’ai pas de réponse à cela. Chaque jour est différent. Je n’ai pas encore trouvé mon équilibre d’arriver à organiser mon temps avec toutes les tâches qu’on a à faire aujourd’hui. Je n’ai pas encore trouvé d’équilibre sur cette partie là et du coup je n’ai pas de réponse à apporter.

C: Un message pour les lecteurs & auditeurs Solybox ?

M: Parlez de votre projet à plein de monde, à des gens avec qui vous vous sentez à l’aise et des gens avec qui vous avez des challenges. N’écoutez pas forcément tout le monde, écoutez vous et rencontrez de nouvelles personnes. Foncez !
Retrouvez la première partie de cet épisode #3, ici.
 
Merci encore à Maëlle de m’avoir consacré de son précieux temps. J’espère que vous aurez trouvé des réponses à vos questions ainsi que de l’inspiration pour votre projet ou tout simplement un bon moment d’évasion! À très prochainement sur le Podcast et le Blog.
With love,
C.

L’influence du Digital sur notre Créativité

L’influence du Digital sur notre Créativité
Première partie de l’épisode #3 :
 
Dans ce troisième épisode, nous partons à la rencontre de Lunii, une start up (magique) co fondée par Maëlle Chassard. Elle nous emmène dans son monde et partage son expérience en tant que créatrice + designer + entrepreneure !
M: Lunii c’est une fabrique à histoires pour les enfants (dès trois ans). L’enfant sélectionne quatre éléments pour construire sa propre histoire. Le but étant de l’éloigner des écrans et de l’aider à développer son imaginaire.
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Le Profil de Maëlle
M: J’ai fait des études de Designs, complétées par une formation à l’entrepreneuriat (à l’ESCP Europe). L’idée est née pendant mes études de Design, c’est pour cette raison que j’ai fait la formation Business (par la suite). Lunii est à la base: mon projet de diplôme… 
Maëlle est partie d’un constat…
M: L’imaginaire des enfants est bridée par les représentations numériques. L’idée était de proposer un objet ludique qui revienne à du récit audio pour nous permettre de nous évader.
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Les co-fondateurs
Des amis de longue date (10 ans). On a pas du tout les mêmes parcours: Éric (ingénieur), Igor (communication, marketing, business school) et Thomas (école de multimédias) = Une équipe 100% complémentaire. Ces quatre profils ont permis de commercialiser le produit sans faire appel à d’autres corps de métiers.
Concrètement: ça faisait déjà quelques mois qu’on se réunissait une fois par semaine. Il y a eu un tel accueil de l’idée (Lunii) qu’on a décidé de se lancer. Mais avant que Lunii ne naisse, on savait déjà qu’on allait monter un projet ensemble. Concrètement on a commencé à travailler sur Lunii en octobre 2013. En juin 2014, on avait les dix premiers prototypes fonctionnels. Après Futur en Seine, on a eu le Grand Prix du Public et on a pu partir en phase industrielle !
Aucun d’entre nous ne savait comment ça se passait pour passer du prototype au produit industriel. On avait pour objectif un volume de 20 000 pièces (pour la première année). 
La fabrication du produit
Aujourd’hui nous avons d’excellents contacts avec nos partenaires (en Chine), mais pas depuis le début. Ce qui a été très compliqué, c’est la différence qu’on a pu trouver dans notre manière de travailler (entre la Chine et la France). Ça nous a pris un an et demi pour arriver au produit qu’on voulait et aujourd’hui on a de très bonnes relations avec nos usines. Ça a été très fastidieux
Une relation qui s’est construite dans le temps avec un certain coût… mais ça vaut le coup d’y aller étant donné la satisfaction trouvée aujourd’hui! 
Prochainement…
On pourra rajouter des histoires, en plus des 48 histoires préalablement disponibles. L’importance pour nous c’est la qualité de contenu et d’écoute, afin qu’elle soit optimale!
La créativité chez les enfants 
De 3 à 8 ans. En dessous de 3 ans les enfants n’ont pas encore la concentration totale pour écouter un récit audio. Après 8 ans, ils sont à la recherche de plus d’interactivité qu’un récit audio. Sur notre contenu on essaye de proposer un pack interactif (d’ici le mois de juin juillet), où l’enfant va faire des choix pendant qu’il écoute son histoire. Sur la tranche basse, on va sortir des histoires simples avec des comptines par exemple… 
Le Digital
Passionnée d’imaginaire, j’ai effectué un travail de recherche passionnant. Souhaitant répondre aux questions suivantes: Quelle est la place de la créativité aujourd’hui? & Comment est-elle exploitée? 
Un exemple de mise en situation : on a demandé à des enfants (lors d’un atelier) de dessiner un ogre. Ils ont tous dessiné Shrek ou Hulk. Du coup, c’est bien la preuve qu’aujourd’hui l’univers des enfants est bridé! Il y a beaucoup d’influence personnelle parce que les récits audio ont fait partie de mon enfance. 🙂 La question était de se demander: Qu’est-ce que je peux apporter pour revenir à ce récit audio? L’idée, c’était de lui proposer son propre produit!
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 Le Design du Produit 
Une petite radio, inspirée du vieux transistor, revisitée avec du plastique et des couleurs punchs! Et surtout, c’est la propriété de l’enfant. Il peut l’utiliser comme il le veut, quand il veut, comme nous, on utilisait les cassettes quant on était petit! Ça marche hyper bien en transport, pour les longs trajets en train ou en voiture. Écouter ses histoires avec ses écouteurs…
Ce qui peut être complémentaire mais c’est tout le temps dans l’excès que c’est mauvais. L’enfant peut développer son imaginaire.
Un constat suite à ses recherches 
La créativité est réduite à cause des écrans. Des choses tangibles simples et pas multi fonctionnelles. Quant un produit propose trop de choses, c’est mauvais pour la concentration de l’enfant. L’importance est de se concentrer sur une tâche en particulier.
Faire aussi écrire les histoires aux enfants. Aider les enfants à construire leur propre histoire. Ils ont choisi leur personnage et ont écrit ces blocs à histoires. Une application permettait de structurer les éléments des récits et de mélanger les différents récits des enfants. Un travail amusant à faire avec eux!
Dans le Packaging Lunii, on trouve aussi un carnet à dessins. C’est à l’enfant de dessiner ce qu’il écoute, comme ça c’est à lui d’imaginer ce qu’il entant. Ce qui lui permet d’être actif pendant l’écoute de l’histoire. On est en train d’imaginer aussi d’autres produits: un casque, une sacoche et une gamme d’usage avec par exemple, des stickers repositionnables pour s’approprier le produit (en le customisant).
Ta carrière
Le design c’est un métier génial parce qu’on ne s’ennuie jamais et on ne reproduit jamais la même chose. J’ai su que je voulais devenir entrepreneur dès ma première année en école de Design. Je voulais absolument concrétiser mon projet. Je n’imaginais pas du tout ce qui m’attendait concernant mon parcours d’entrepreneur… J’ai eu la confirmation de ce que je voulais faire lors de mon stage en troisième année, chez le partenaire design de Microsoft. Une start up qui travaille en partenariat avec la grande marque, une petite structure avec différents projets. Le meilleur stage au monde! Une aventure incroyable qui m’a conforté avec l’idée de vouloir monter ma propre boîte. 
Par contre, ce que je n’imaginais pas encore c’est qu’aujourd’hui mon métier de designer, je le retrouve dans ma manière de penser avec le design thinking mais concrètement je ne fais plus de design en soi. Le côté créa n’existe plus vraiment aujourd’hui. Malgré tout, je ne m’ennuie jamais et aujourd’hui je me retrouve à réfléchir sur la stratégie d’une boîte qui reste aussi créative. C’est un très beau parcours et j’ai hâte de voir ce qui m’attend par la suite…
Un métier multi casquette
C: Être curieuse. C’est ta forme de design !
M: C’est exactement ça! Avec toute mes expériences, et ce que j’ai pu apprendre au fur et à mesure. Aujourd’hui, j’ai réussi à trouver un équilibre qui continue à évoluer parce que je continue à apprendre au quotidien. Chaque situation m’apprend une nouvelle chose et c’est génial! Je me suis toujours dis, au courant de mes études, que si je pouvais être étudiante toute ma vie je le ferai. En fait je continue puisque je continue à apprendre. Je ne m’ennuie pas une seconde et c’est vraiment ce que je voulais…
On sort souvent de sa zone de confort. On est souvent confronté à réagir dans l’instant à trouver des solutions tout de suite.  C’est aussi hyper challengeant!
Le travail d’équipe
C: Qu’est-ce que ça t’a apporté?
M: C’est la base et à la fois la chose la plus difficile! Ça permet de ne pas être seul dans son travail. L’entrepreneur se renferme. Il est important de parler et d’aller voir des gens tout le temps. On a aussi une force créative à rebondir sur les idées des uns et des autres … Après, on travaille ensemble 24/24. Au début de l’aventure on vivait pratiquement ensemble! Les uns sur les autres, du coup il y a des conflits et il faut être assez mature et intelligent pour résoudre ces conflits parce que ce sont nos associés. En plus de ça, nous sommes amis de base et on entend beaucoup trop de start ups qui s’éfondrent à cause de l’équipe. Faire face aux conflits et que le conflit soit source de progrès… Se poser les bonnes question: qu’est-ce qu’on fera différemment la prochaine fois ?
Mantra ou Philosophie de vie en tant que créatrice et entrepreneure
Je prône beaucoup la *naïveté*. Je trouve qu’être naïf, ça permet de voir des choses que des experts ne voient pas. Je m’inspire beaucoup, j’essaye de regarder autour de moi des gens qui peuvent m’apporter quelque chose et me porter vers les haut. Ces gens là m’inspirent au quotidien pour faire mieux comme Alexandre Astier qui pour moi m’inspire tous les jours et me donne la force de croire en ce que je fais. Comment confronter ses idées au monde qui nous entoure?
L’utilisation de ces modèles
Dans les événements on a rencontré de nombreux entrepreneurs. En discutant avec les différents profils, il y en a qui me faisaient tilter. En observant un petit peu, on se fait sa propre petite recette, puis on devient l’entrepreneur qu’on veut devenir aussi grâce aux échanges avec les autres.
Il faut savoir prendre du recul par rapport à son travail. Il faut s’appuyer sur ses proches qui ne comprennent pas forcément toujours ce qu’on vit. Partager ses doutes et ses craintes avec des personnes qui comprennent et puis il y a ceux qui te disent: “c’est trop compliqué” ou “ne le fais pas”, mais plus de manière à t’apprendre la vie plutôt que te donner des conseils… 
Il y a toujours des personnes qui vont le faire de manière plus négative. Moi ces gens ils me donnent encore plus envie de leur montrer que je vais y arriver! Toujours quelque chose de nouveau à la clé donc foncez les gars! Foncez ça donnera toujours quelque chose de bien. 🙂
S’écouter
L’intuition est très importante dans l’entrepreneuriat. Quand quelque chose que vous voyez dans votre vie vous inspire, vous marquez un temps pour comprendre que vous avez été interloqué et que c’est important. L’intuition c’est ultra intéressant et du coup si vous avez une intuition plutôt négative sur quelque chose, écoutez-vous!
C: Mais comment distinguer la bonne intuition de la mauvaise?
M: Tu le sens quand c’est une sensation de crainte ou au contraire, une sensation de “oui je vais y aller!”. C’est tellement impulsif et animal. Mais attention je me suis trompée aussi, mais in fini ça m’a appris des choses. Du coup c’est pour ça que je dis « foncez », car quoi qu’il arrive ça va vous apprendre quelque chose. Écouter son intuition c’est bien, mais j’ai aussi énormément de chance d’avoir mes associés qui peuvent m’apporter du concret et des choses tangibles.
Aujourd’hui je suis beaucoup moins crédule dans ma façon de fonctionner. Je suis toujours ce côté très intuitif et impulsif mais je pense aussi “moyen terme”, parce que j’ai l’expérience. Après il y a toujours une part d’aléatoire!
C: Quel est le pire conseil que tu as pu recevoir?
M: « Faites une application »… C’est plus simple !
En découvrir plus sur Maëlle et Lunii, rendez-vous dans la deuxième partie de cet épisode, ici.
Quelques Notes :
D’où la volonté aussi de réaliser ce podcast. Je crois en ces fichiers audio qui nous permettent de nous évader n’importe où et n’importe quand. Les podcasts ne nécessitent pas d’écran et c’est toujours un plaisir de pouvoir prendre les transports, faire ses tâches ménagères, faire de l’exercice (son sport, à la gym par exemple) ou tout simplement, se balader avec une source d’inspiration aux oreilles. Je trouve que c’est un véritable plaisir sur lequel on devrait davantage porter notre attention. En effet, que ce soit les vidéo youtube ou autres, les écrans ne nous permettent pas de nous évader de la même façon. Le podcast c’est en quelque sorte une rencontre entre l’ancien monde déconnecté et le monde moderne du digital! 
– Notes écrites et partagées par Camille. 

The Massive and Destructive Power of Technology

The Massive and Destructive Power of Technology
Every morning, like many people, the first thing I used to do waking up, is checking my smartphone, placed next to my bed.
 
At first, it was unconscious, as many. I was not able to realise what I was doing. Then discovering that everyone was doing this around me, I thought: Wow, how come the first thing we do waking up is checking a screen with social media, and email? We just woke up, don’t need to jump directly into traffic jam already!
 
Let’s go even further. As I was discovering studies and tons of data, here is what I found…
Half of smartphone owners aged from 18 to 24 checked their devices in the middle of the night. Compared with 14% of owners aged 65 or older.
A recent study conducted by Deloitte shows that:
  • 43 percent of consumers check their phones within five minutes of waking up, and 17 percent check them immediately. This is the fifth year of Deloitte’s 2015 Global Mobile Consumer Survey, which covers almost 50,000 smartphone users aged 18 to 74 and spans 31 countries.

  • One obvious takeaway: Consumers are more connected now than ever. In fact, Deloitte found that Americans are looking at their smartphones a combined eight billion times per day, starting first thing in the morning. In addition, Deloitte found that 13 percent of consumers check their phone right before bed, and four percent even admit to checking their device more than 200 times per day. [Source]
As someone who grew up at the right time. Right in the middle of my childhood arrived the first computer (at home). A big grey box, (not so sexy – compared to my fancy Mac Book), with a very round, big mouse. All this thing was called Macintosh. I was fascinated by the rainbow Apple logo.
I liked it. I’m a kid and this is all new for me. Out of my television and cartoons – already saw Lion Kings thousand times! I grow up with the first computer and the Internet is popping (democratically) when I’m around 12. I’m not going to lie. With time, it’s getting really addictive. It’s kind of my way out of the insatisfaction of life – by this I mean teenage time.
 
The more I grew up. The more it got worst. I mean, first it was simple text on the vintage Nokia 3910. Then it was snake game on that same phone. Then it started to be with colours! So bad quality pictures came out. And now, we are close to be able to make coffee with our phone (very close, I’m pretty sure). Compared to many from my generation and other new coming generations, I feel there is a hint.
I’m a highly sensitive kind of person and I attach a lot of importance to my social interactions. I have never been good with communication on a phone. I need face to face interactions. The new area we are in is very intimidating to me. The more I’m looking at a new episode of Black Mirror, the more I’m getting scared by all of this new tech, called revolution, or innovation but could be also called for massive destruction of our consciousness.
 
If we look close enough, we didn’t had enough time (yet) to realise the true impact of tech in our daily lives and our physical brain (in a more scientific way). 16 years is not a lot.
 
Single note: The very first computer was born a long time ago (1822). But the « universal » access to computers (for our families and homes) is quite recent: Home computers were a class of microcomputers entering the market in 1977, and becoming common during the 1980s. At the time, it was closer to a typewriter. Perfect for « single tasks ». Internet was very limited compared to nowadays. Slow and Big enough for not being yet introduced in our intimate life. 🙂 [Source]
Should I remind you that cigarette at the very beginning was considered as healthy? No, I’m not saying tech is cigarette. It’s completely differentLook cigarette is creating a whole in your throats. Tech is creating a whole in your head. Just kidding !
 
But when I check the recent studies made on our new habits, called multitasking and his bad effects in our lives, I’m getting a little bit (lot) worried. Don’t you?
 
Check this out :
  • A study from the University of Sussex (UK) ran MRI scans on the brains of individuals who spent time on multiple devices at once (texting while watching TV, for example). The MRI scans showed that subjects who multitasked more often had less brain density in the anterior cingulate cortex. That’s the area responsible for empathy and emotional control.

  • A study at the University Of London showed that subjects who multitasked while performing cognitive tasks experienced significant IQ drops. In fact, the IQ drops were similar to what you see in individuals who skip a night of sleep or who smoke marijuana. Now that’s a terrifying thought[Source]
 
#Scary right?
One big piece of advice : Be wise using it.

Think more than twice before checking your phone for the 10th time of the day. Before checking it ask yourself this question:

Why am I doing that? Is it conscious or is it a simple repetitive impulsive twitch habit?

Don’t prioritise your phone over your friends, family, wife, husband, boyfriend, girlfriend, cat or dog... Be the one in control of each moment of your life.
One of the many excuse I got : *It’s urgent.*
  • Are you the President of the United States? No. (except: Obama if you’re reading this, cheers :))
  • Have we been surviving without a smartphone under our eyes all the time? Yes we did survived. Hurrah everyone !
  • Are you very busy and not able being in the present moment? Then like many people you don’t know how to manage your time wisely.
We all have 24 hours a day. Obama have 24 hours a day, Steve Jobs had 24 hours a day, even François Hollande have 24 hours a day (no way?), and you have 24 hours a day (big news)!
If you check at the most successful people, in business, they know their priorities.
The key is : prioritising. Tim Ferris explained it very wisely in his book “4 hours week” (highly recommended).
You can’t be productive working on your smartphone while eating, looking at television and socialising (I’m not kidding). This is not (only) my point of view, this is science.
For instance, look at this (from Forbes 2014) : « Research conducted at Stanford University found that multitasking is less productive than doing a single thing at a time. The researchers also found that people who are regularly bombarded with several streams of electronic information cannot pay attention, recall information, or switch from one job to another as well as those who complete one task at a time ». [Source]
 
Neuroscientists, the kind of people you want to listen since THIS IS LITERALLY THEIR FIELD OF SPECIALISATION (thanks guys for being here checking over our brains during this fast transforming period, time of history), said:
  • “That switching comes with a biological cost that ends up making us feel tired much more quickly than if we sustain attention on one thing”, says Daniel Levitin, professor of behavioral neuroscience at McGill University. “People eat more, they take more caffeine. Often what you really need in that moment isn’t caffeine, but just a break. If you aren’t taking regular breaks every couple of hours, your brain won’t benefit from that extra cup of coffee.”

  • Gloria Mark, professor in the department of informatics at the University of California, Irvine, says that when people are interrupted, it typically takes 23 minutes and 15 seconds to return to their work, and most people will do two intervening tasks before going back to their original project. This switching leads to a build up of stress, she says, and so little wonder people who have high rates of neuroticism, impulsivity, and are susceptible to stress tend to switch tasks more than others. [Source]
I don’t hide the fact that like many people, I did, was addicted. I’m looking for progress not perfection. My progress is being in the present moment. Bring my focus to each moment, one task at a time. Prioritise each of my task of the day. When around people, not being reachable because everybody deserve my full attention. And every part of my world as well.
 
#How do I get away from this addictive and bad habits ?
  • Make your smartphone and screen as something available in a determined laps of time. For example, stop (put on flight mode) your phone from 7 or 8 p.m. And start it only one or two hours after waking up. Your phone can be [on] from 9 a.m. to 8 p.m. This seems quite fair. A least, you have twelve hours without “being technologically connected”, to your smartphone and this is a huge step!

  • Like me [switch off] notifications. Except phone calls. If it’s really really urgent, and deserve to call or get your attention, people will call. Overwise, it’s not so important and it can wait your next “time to check up your phone”.

  • When you are on a specific task requesting your full attention, a meeting, or even a break (relax time is equally important to work), try to put your phone on flight mode. Remember, a simple alert on your phone put you out of your present moment, [work mode] or [relax mode]. It will take around 20 minutes to go back effectively on your previous task, at hand.

  • Try to check the phone no more than three times a day. Every 3 hours if you work in a time laps of 3 hours at a time. This could be really great.

  • Time checking your email? Yes there is a time for that (now). Checking your email two – three times a day is enough. Believe me…

#SWEET PIECE OF ADVICE:
Don’t break the flow. Follow your own flow of inspiration.
By the way, it’s all in your head so no need for smartphone, laptop, tablet or Internet! Life can be so easy & magic 🙂
 
With love,
C.
 
P.S. Nonetheless, there are interesting solutions available out there. One of them, is Freedom. It helps me to get back the precious value of time while being in the present moment…
 
Access to Freedom HERE >>> http://bit.ly/2gOamEu