De la sagesse et de l’humour, avec Jim Carrey

De la sagesse et de l’humour, avec Jim Carrey

Jim Carrey, a piece of wisdom with great humour !

Comme beaucoup, j’ai grandi avec des films devenus (at least for me) de grands classiques! De Jumanji à The Mask, Robbin Williams et Jim Carrey sont les deux acteurs qui ont le plus marqué mon enfance. Pourquoi? Leur humour déjanté bien sûr !

En dehors de ses films, Jim Carrey est d’une sagesse débordante! À l’occasion d’une remise de diplôme, à l’Université de Maharishi, il a donné un discours juste et plein de sens, à destination de jeunes étudiants aux portes de la vie active. En voici les principaux éléments, que j’ai voulu synthétiser ici en quelques leçons. 

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Leçon #1: Planter une graine

L’intention de son discours est définie dès le départ: nous inspirer à devenir une meilleure version de nous-même!

“Je suis ici pour planter une graine aujourd’hui une graine qui vous inspirera à aller de l’avant dans la vie avec des coeurs enthousiastes et un sens clair de l’intégralité. La question est: est-ce que la graine aura une chance de prendre racine? ou vais-je être poursuivi par Monsanto et être forcé à utiliser leur graine…” (rires)

Leçon #2 : Nous sommes l’acteur principal de notre vie

“Parce que la vie n’arrive pas à vous. La vie a lieu pour vous. Comment je le sais? Je ne sais pas, mais je fais du bruit et ça c’est important… C’est la seule chose qui est importante. Nous rappeler que nous sommes ici, nous rappeler que nous faisons partie d’une plus grande entité”.

Leçon #3 : Nous faisons partie d’un tout universel

“J’avais pour habitude de croire que ce que j’étais se résumait au bout de ma peau. On m’a donné ce petit véhicule appelé “le corps” avec lequel on fait l’expérience de la création… Puis j’ai appris que tout à l‘extérieur du véhicule faisait aussi parti de moi et maintenant je conduis une décapotable!”

Leçon #4 : Choisir la peur ou le courage

“Vous êtes à l’avant-garde de la connaissance et de la conscience. Une nouvelle vague dans un vaste océan de possibilités. De l’autre côté de cette porte, il y a un monde affamé de nouvelles idées, d’une nouvelle direction. Je suppose que ce que je suis vraiment en train de dire ici aujourd’hui, parfois il est normal de manger vos émotions. Maintenant la peur va être un joueur dans votre vie. Vous aurez à décider de la quantité. Vous pourriez passer votre vie entière à imaginer des fantômes, à vous soucier de la voie du futur. Mais tout ce qu’il y aura jamais est ce qui se passe ici, dans les décisions que nous prenons en ce moment qui sont fondées soit sur l’amour ou soit la peur”.

Leçon #5 : Tout est possible et rien est impossible

“Plusieurs d’entre nous choisissent leur chemin basé sur la peur déguisée en moyen pratique. Ce que nous voulons vraiment semble incroyablement hors de portée, et si ridicule que ça puisse arriver que nous n’ayons jamais osé le demander à l’univers. Je vous le dis, je suis la preuve que vous pouvez le demander à l’univers… Et si cela ne se produit pas pour vous, immédiatement, c’est seulement parce que l’univers s’est occupé à satisfaire MA commande”. (rires)

Leçon #6 : Nous n’avons qu’une vie alors autant bien la vivre!

“Mon père aurait pu être un grand comédien mais il ne croyait pas que c’était possible pour lui. Et alors il a fait un choix conservateur. À la place, il a obtenir un emploi sûr en tant que comptable et quand j’ai eu 12 ans il a été licencié de ce travail sécuritaire. Notre famille a dû faire tout ce qu’elle pouvait pour survivre. J’ai appris plusieurs grandes leçons de mon père. Non la moindre, est que vous pouvez échouer dans ce que vous ne voulez pas, ainsi il vaudrait peut être mieux prendre une chance en choisissant de faire ce que vous aimez!

Leçon #7 : Bien choisir sa mission de vie (alias Vocation)

“Quand j’ai eu 28 ans, après une décennie en tant que comédien professionnel je me suis rendu compte une nuit à Los Angeles, que le but de ma vie a toujours été de libérer les gens de leurs préoccupations, tout comme mon père”.

« What do they need that your talent can provide… »

Alors posez-vous les bonnes questions:

  • “Comment allez-vous servir le monde?”
  • “Quelle est votre contribution qui sera utile à ce monde?”

C’est tout ce que vous devez comprendre.

Je peux vous dire par expérience: l’effet que vous avez sur les autres est la monnaie la plus précieuse qui soit. J’ait fait quelque chose qui fait que les gens présentent le meilleur d’eux-même partout où je vais”.

Leçon #8 : toutes les réponses à vos questionnements sont en vous…

“Cette partie que nous recherchons en nous, se situe quelque part au-delà de la personnalité, au-delà de la perception des autres, au-delà de l’invention et du déguisement. Même au delà des efforts”.

Jim Carrey n’est pas un simple acteur. C’est un véritable artiste qui passe beaucoup de son temps dans l’art et tout particulièrement la peinture. Voici une de ses créations, avec un petit descriptif de ce quelle représente.

Titre: High Visibility (Haute Visibilité)

Commentaires de Jim Carrey au sujet de cette peinture:

“Cette peinture est grande pour une raison… C’est dans le but de collecter la lumière et d’oser être vueVoilà la partie délicate, tout le monde est attiré par la lumière. L’hôte de la fête (au sommet) pense que l’inconscience est le bonheur. Il offre toujours à boire avec des bouteilles qui vous vident. La misère (en dessous), méprise la lumière et ne peut pas supporter que vous allez bien. Il ne vous souhaite que le pire. La reine de carreau (sous lui), a besoin d’un roi pour construire son château de cartes, et celui qui est vide (dans le bas fond) va s’accrocher à votre jambe et vous dire “s’il vous plaît, ne me laissez pas derrière, car je me suis abandonné« . Même ceux qui vous sont les plus proches, et les plus en amour avec vous, les gens que vous aimez le plus au monde, vont trouver de la clarté en confrontant certains moments de la vie.

La peinture est une des façons qui libèrent de l’inquiétude. Un moyen d’arrêter le monde, grâce à la participation totale du mental, du spirituel et du physique. Mais même avec ça, vient un sentiment d’insatisfaction divine parce que finalement, nous ne sommes pas les avatars que nous créons. Nous ne sommes pas les photos sur la pellicule. Nous sommes la lumière qui brille à travers (nous). Tout le reste n’est qu’un écran de fumée et de miroirs gênant mais pas vraiment convaincant”.

Enfin, Jim Carrey a très souvent répété ces propos au sujet de la célébrité… Pour lui, les paillettes de la gloire ne résolvent (en rien) les problèmes de la vie. En bref, il confirme que l’argent ne résoudra (en rien) nos soucis…

“J’ai souvent dit que j’aimerais que les gens puissent réaliser tous leurs rêves de richesse et de célébrité afin qu’ils puissent réaliser que ce n’est pas ça qui apporte le sens de l’accomplissement. Comme plusieurs d’entre vous, j’étais inquiet d’aller dans le monde et d’accomplir quelque chose de plus grand que moi. Jusqu’à ce que quelqu’un de plus intelligent que moi m’aie fait réaliser qu’il n’y a rien de plus grand que moi. Mon âme n’est pas contenu dans les limites de mon corps mon corps est contenu au sein de l’infini de mon âme. Un champ unifié”.

“Un champ unifié de rien, dansant sans raison particulière, sauf peut-être pour se réconforter et se divertir soi-même. Comme ce changement se produit en vous, vous ne sentirez pas le monde, vous serez senti par lui. Vous serez embrassé par lui. Maintenant, je suis toujours au début. J’ai un bouton de réinitialisation et je roule constamment sur ce bouton. Une fois que ce bouton fonctionne dans votre vie, il n’y a pas d’histoire que l’esprit peut créer qui sera aussi convaincante. L’imagination construit toujours des scénarios de fabrication à la fois bons ou mauvais. L’égo essaie de vous tenir coincé dans le multiplex de l’esprit. Nos yeux ne sont pas des téléspectateurs, ils sont aussi des projecteurs qui déroulent une deuxième histoire sur l’image que nous voyons tout le temps devant nous. La peur écrit ce script et le titre du travail est “ça ne sera jamais assez”.

“I will never be enough… This is the voice of the ego”.

“C’est la voix de l’égo et si vous l’écoutez il y aura toujours quelqu’un qui fait mieux que vous, peu importe ce que vous gagnez. L’égo ne vous laissera pas vous reposer. Il vous dira que vous ne pouvez pas arrêter jusqu’à ce que vous ayez laissé une marque indélébile sur la terre jusqu’à ce que vous ayez atteint l’immortalité…”

Un dernier message à partager, avant de vous laisser ou Comment faire sa commande à l’Univers :

“Laissez savoir à l’univers ce que vous voulez et travaillez dans cette direction, tout en oubliant comment ça va arriver… Votre travail n’est pas de comprendre comment cela vous arrivera, mais d’ouvrir la porte dans votre tête et lorsque la porte s’ouvre dans la vie réelle, marchez seulement à travers elle. Et ne vous inquiétez pas si vous manquez le signal car il y a toujours des portes qui s’ouvrent. Elles continuent de s’ouvrir et quand je dis “la vie ne vous arrive pas à vous, elle arrive pour vous ». Vraiment je ne sais pas si c’est vrai. Je fais juste un choix conscient de percevoir les défis comme quelque chose de bénéfique pour que je puisse y faire face de la façon la plus productive. Vous allez développer votre propre style. Ça fait partie du plaisir”.

« Why not take a chance on faith as well ? »

Prendre sa chance avec la foi, pas la religion mais la foi, pas l’espoir mais la foi. Je ne crois pas en l’espoir. L’espoir est un mendiant. L’espoir marche à travers le feu et la foi saute par-dessous”.

Vous êtes prêts et capables de réaliser de belles choses dans ce monde et quand vous traverserez ces portes aujourd’hui vous n’aurez que deux choix: l’amour ou la peur. Choisissez l’amour et ne laissez jamais la peur vous retourner contre votre coeur enjoué”.

Vous devez vous demander, mais de quelle religion parle t-il, a t-il abusé des champignons? Loin de là. Il fait partie de ceux et celles qui appliquent à leur vie des pratiques (spirituelles) “riches” de sens.

La recette:  au quotidien, prendre le meilleur de ce qui existe pour en faire son propre système de croyance! Être le changement, sans savoir forcément le pourquoi du comment, et sans vouloir convertir le monde avec ses propres croyances… Simplement en montrant l’exemple, son propre « idéal », aussi humain soit-il… Que la sagesse de Jim vous guide en ce beau milieu de semaine… 🙂

Pour visualiser la vidéo intégrale (26:00) de son discours (2014), rendez-vous sur ce lien. Les sous-titres français sont disponibles en bas à droite de la vidéo. Enjoy!

À très vite sur solybox.me!
With love,
C.

Podcast Solybox, épisode#5 w/Inphini (suite)

Podcast Solybox, épisode#5  w/Inphini (suite)

C: Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré? Et le plus formateur?

À l’unanimité: MAKE GOLD (le clip).

A: On a tout fait de A à Z. C’est né d’un son que Brice a composé il y a 5, 6 ans. Ça vient de lui. On a eu tout de suite l’idée des images à poser dessus. On a repris le mythe de Midas. On l’a remis au goût du jour. Du coup, c’est né assez rapidement.

La genèse du projet date d’il y a six ans donc on travaillait à ce moment-là. On ne se sentait pas assez prêt. Malgré tout, on l’a travaillé, on a pris le temps, on a pris du recul… Puis ensuite, Quentin le réalisateur avec qui on travaille sur beaucoup d’autres projets. (Quentin et Brice se sont rencontrés à la fac de cinéma). Quentin, lui aussi a monté sa société. Il demandait souvent à Brice de lui faire de la musique pour des projets…

En été 2014, il nous a dit qu’il avait du temps donc on s’est posé la question: on le tourne ou pas ce clip? Le premier défi c’était de se dire: “ok, on y va”. Brice avait quitté son job, c’est devenu pareil pour moi. Du coup, on s’en va produire dans le sud pour des questions économiques.

Le Go de Quentin a été un premier départ. Le deuxième coup c’était André, l’acteur du clip. C’est un des danseurs de Stromae (Tous Les Mêmes – Stromae). C’était un ami d’ami qu’on avait croisé plusieurs fois…

On tente toujours le oui ! On pose toujours la question parce que du moment qu’on ne la pose pas, ça sera toujours non…

A: Ça a été le deuxième coup de départ officiel. On a démarré la pré production qui a duré presque deux mois. C’était tous les jours. Chercher: comment peindre les vêtements (en or!), les décors, les lieux de tournage, les voitures, etc. Tout ça en deux mois! Sachant qu’on avait vraiment bien pensé le projet. On avait écrit tout le synopsis et on a beaucoup été aidé par Quentin et son équipe. Du coup le 4 au 8 octobre on a tourné dans cinq lieux différents pour un petit clip de 5 minutes. Donc on l’a fait comme on le voyait dans nos têtes. Le but c’était vraiment de matérialiser ça. On a commencé par la plus grosse journée, de 8h du mat’ à 8h du mat’ (le lendemain)!

Dans un tournage, même si on prévoit tout au maximum il y a toujours des aléas, des imprévus… C’est tout une gestion un peu relationnelle, une énergie de dingue… On a pas dormi pendant 4 jours! On a tenu grâce aux gens qui étaient là et qui ont cru en ce projet. Ça nous a porté, pour vraiment aller jusqu’au bout du tournage! Parce que plein de choses ne se sont pas passées comme prévu.

B: On a prévu 90 plans et on en avait tourné que 30! Très belle expérience et très formatrice. Quatre journées, nous a apporté trois années d’expérience. Parce qu’on devait tout gérer de A à Z. Une force aussi parce qu’on avait une vision globale, dès le départ. On est beaucoup plus mobile et agile lorsqu’on est indépendant. Prises de décisions très rapides.

La morale de l’histoire: “Une expérience humaine, riche formatrice difficile mais tellement cool, à refaire sans hésitation.”

A: Il n’y a rien de comparable. Quand tu travailles sur un projet qui te porte, il n’y a rien de comparable. Toi face aux gens, face au compte en banque, forcément il faut reconnaître le travail de chacun. Que tous les deux, on aurait pas pu le faire. La collaboration nous a enrichi et ça nous a appris beaucoup de choses pour les prochains tournages. On va garder la même trame mais on va s’organiser différemment avec une équipe plus structurée. Pour pouvoir se consacrer plus à la réal’ et la direction artistique! C’est une belle expérience, avec des leçons pour mieux repartir.

B: C’était un projet ambitieux à la base. L’or c’est la texture la plus difficile à reproduire en 3D!

A: C’est à base de reflets…

B: Donc c’est super super technique en fait!

A: On a tourné avec du vrai matériel, la bonne caméra, la styliste, les lieux de tournage… On a eu des images vraiment de qualité « cinéma »!

B: Avec ça, on a pu se faire prêter beaucoup de choses aussi: les voitures, les chapeaux, des prix pour les maquilleuses etc. Tout le monde a été de super bonne volonté! Sans cette bonne volonté, on n’aurait pas pu faire comme on le voulait.

Ce n’est pas une question de moyen. C’est une question de vibrations, comment on s’adresse aux gens, ce qu’on leur inspire, etc.

C: L’idée du clip c’est la même idée appliquée dans la façon dont vous avez fait les choses…

B: Ça nous permet aussi d’être cohérent dans notre démarche.

Du coup, en étant comme ça, ça permet de garder un fil rouge dans le projet…

A: Le premier soir, à 4h du matin on a eu un vrai coup de blues. On a faillit baisser les bras. Quentin nous a remis sur les railles: « faites une pause d’une demi-heure, posez-vous, on repart, je gère! « Le fait de travailler à plusieurs dans un but commun, ça change tout.

C: Si vous pouviez parler à votre “jeune toi”, qu’est-ce que vous lui diriez?

A: moi je lui dirai: n’est pas peur, n’est pas peur de réaliser tes rêves. N’aie pas peur d’aller au bout parce que si tu y crois, si tu te donnes les moyens, si tu travailles, si tu es déterminé, tu y arriveras!

C: Est-ce que vous avez un mantra ou une citation commune par rapport à une philo de vie en tant qu’indépendant et artiste?

A: Aimer notre travail. Aimer ce que l’on fait. Pour nous c’est vraiment important. On nous a toujours répété: essaye de faire un métier que tu aimes, comme ça tu ne travailleras jamais. Du coup, c’est vraiment ce qu’on essaye d’appliquer dans nos vies. Pour qu’on puisse progresser encore.

B: En fait il faut suivre son intuition. Notre slogan c’est suivre son intuition.

C: Qu’est-ce que tu veux dire par « suivre son intuition »?

B: C’est difficile à exprimer et sans intuition on serait des machines. L’intuition c’est: on voit une foule aller dans un sens et on se dit, il faut aller dans l’autre… Je dirais que c’est la force qui va te faire prendre des décisions qui ne sont pas forcément rationnelles mais, au font de toi, tu sais que c’est bon pour toi. Après l’intuition c’est subjectif, ça peut être fossé. L’égo ça peut être un premier facteur qui brouille ton intuition.

Quelle est votre définition du succès? Est-ce que c’est la même aujourd’hui?

A: pour moi la définition du succès, (toujours dans le cadre d’Inphini parce que c’est clairement lié à ma vie pro et perso): c’est d’avoir des artistes qui soient écoutés, reconnus, et qui apportent un bon moment aux gens. Plus personnellement, pour moi le succès c’est être reconnue en tant que personne pro qui fait bien son travail.

B: Pour moi, le succès ce serait d’être un exemple, devenir un exemple ou une référence… Après le but de l’artiste c’est de diffuser son art à l’univers!

C: Si vous pouviez choisir un message qui apparaîtrait sur tous les billboards de France?

B: Si j’avais le pouvoir de mettre un message pour tous les français… ce serait: RÉVEILLEZ VOUS!

A: Pour moi, ça serait un message d’unité. Qu’on soit tous ensemble dans le même bateau. Un message d’unité, se sentir tous à la même enseigne.

C: Le livre ou film qui a changé votre vie?

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A: The Tree of Life. C’est la première fois que je suis sortie du cinéma avec une émotion assez forte. Tu accroches ou tu accroches pas… Je trouve que ça donne un message d’espoir et en même temps une alerte! Un film basé sur la spiritualité qui pousse à penser au-delà de ce qu’on est, en tant qu’être humain. Quelle est notre mission? Qu’est ce qu’on veut faire et transmettre?

Je l’ai ressenti un peu comme un : il faut faire quelque chose. Il faut préserver la vie… Je suis sortie du cinéma, on l’avait vu ensemble ce film (à Brice), c’est la première fois que je sors d’un cinéma et que je continue à pleurer après un film. Il était magnifique de justesse.

B: Ce film, il est intéressant parce que tu peux le prendre de plein de façons. Si tu le regardes comme un film de divertissement, c’est une successions d’images et c’est toi qui les interprète avec ta propre expérience. Aucun film n’a déclenché ça, chez moi.

Screen Shot 2017-05-19 at 18.49.10A: Un autre film, Cloud Atlas, des soeurs Wachowskis. J’ai beaucoup aimé l’idée de ces histoires qui se passent dans sept espaces temps. C’est la suite histoire de l’humanité à travers de gens qui ont des rôles importants. le fait qu’une personne comme un petit grain de sable puisse changer quelque chose. c’est important de l’avoir en tete qu’on a chacun un rôle. Si on a des bonnes intentions, si on donne des bonnes ondes.

C: on n’est pas ici pas hasard…

« Il n’y a pas de hasard. Il n’y a que des rendez-vous… »Alex (Inphini)

C: Un livre?

B: L’Alchimiste. Justement, qu’il n’y a pas de hasard dans la vie.

A: Oui, aussi et le Pouvoir du Moment Présent de Eckhart tolle.

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Paulo Coelho, L’Alchimiste

Eckhart Tolle, Le Pouvoir du Moment Présent

B: Moi j’ai un courant de pensé qui est qu’on peut prendre le meilleur de tout ce qui existe et en faire sa propre opinion.

A: Ne pas se limiter à ce qui est facilement accessible.

B: Pour écrire, c’est important. Pour trouver des idées, de l’inspiration c’est important!

C: Comment la créativité fonctionne t-elle, d’après toi?

B: Pour moi c’est les vibrations! Parfois tu as des bonnes « vibes », et parfois tu vas te prendre la tête un an, sur un son. Des fois, je bloque lorsque je veux trop maîtriser justement.

C: Si ça doit avoir lieu, ça aura lieu 🙂

B: Quand je buche, je me mets sur un autre projet…

C: Une personnalité qui vous a inspiré en tant qu’entrepreneur?

B: Pour moi, DJ Snake c’est un model de réussite. Il a fait un truc exceptionnel à mon sens. Personnellement pour moi c’est un exemple de réussite à proprement parlé. Jérémie Ellis aussi. Un finger drummer, mais pas dans le même sens. Au niveau de son travail et de ses créations. Quelqu’un qui arrive à allier les deux, artistiquement quelque chose qui se démarque et qui suive dans le business.

Mêler dépassement de soi, réussite et succès financier.

C: Le plus gros préjugé que vous voulez casser?

B: « En France, on ne peut pas y arriver » !

A: Voilà ce qu’on a entendu… et aussi: « tu dois aller à l’étranger… »

B: Moi perso, ça me donne une dynamique coupée. Je suis sûr qu’il y a plein de gens, il en faudrait tellement peu pour qu’ils se lancent. Il faudrait juste une petite étincelle pour qu’ils se lancent et qu’ils y arrivent… « En France on ne peut pas »; « Lui il s’est planté »; « Il a déposé le bilan ». « Oui mais il n’y a pas assez d’offres, c’est bouché, c’est pas la peine d’essayer parce que tu n’y arriveras pas » (A). Il vaut mieux vérifier par soi-même, plutôt que d’écouter ce que les gens disent... et à la surprise de tout le monde, j’y suis arrivée. Pourtant on me l’a souvent dit. L’intuition c’est de se dire: « peut-être qu’ils ont raison mais peut-être aussi qu’ils ont tort ». Donc il faut tester par soi-même!

Un message pour tous

B: Quant on y réfléchit, il y a les gens qui nous aiment et qui souhaitent notre réussite. Puis, il y a ceux qui ne nous veulent pas du bien. Au fond, ils voudraient bien qu’on se plante! Donc il faut partir du principe que les gens ne veulent pas qu’on réussisse et qu’il faut se battre pour combattre cette idée. L’expérience m’a appris ça. 

A: Quand tu montes un projet, tu es le premier à y croire. Si tu n’y crois, pas la moindre personne va te faire douter! Du coup, tu vas rester passif et pas passer à l’acte… Donc réfléchis, écoute-toi. Est-ce que tu es sûr de ce que tu fais? En ton for intérieur. Et si tu es sûr de toi, même si beaucoup de gens te disent de ne pas le faire, fais sauter ce verrou en toi et tu verras que tu vas leur prouver que tu vas y arriver.

Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence.” – Schopenhauer

A French discovery, with Les Garçonnes

A French discovery, with Les Garçonnes

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video available here.

Camille : Can you please introduce yourself?

Marine : My name is Marine, I’m 29, I’m the founder of Les Garçonnes, a brand exclusively dedicated to trousers for women

Camille : How did you find your vocation?

Marine : After High School, I went to London. At that time, I already knew I wanted to practice manual work. An artistic vocation such as architect, painter, sculpter… I didn’t really know yet, what exactly, at that time. I attended Fashion Design School. Someone I knew was in this school and she introduced me to the educational leader. Years went by and I realised how much I liked it. How hard it was to stop practicing… and more than everything else, I truly felt pleasure doing this. It didn’t feel like a duty. I wake up every morning with joy. It feels more like leisure than work. I felt strange at the beginning, to call it a ‘job’. I graduated top of the class from school, it gave me trust and confidence about my work…

Camille : …and what about your brand ? When did it start?

Marine : One year ago (more or less), I picked up stuff from my grandmother’s cloak room. Some trousers with pleats, were too large for me but I loved wearing them. I have always been a ‘tomboy’ without shame. Many people told me : « your pants are awesome, it’s difficult to find them » or « they’re originals… », with beautiful colours and materials. Then time went by and I told myself it would be great to do something about this. My grandmother passed away and something clicks into place… I was working as a freelance for years and various brands. I never really found a brand that I really love. One day, I felt ready about creating my own brand. It was the right time. I jumped in !

Camille : What are your values as an artist ?

Marine : What I do really like is to share. In other words, every time I sell one of my creations I like to get feedback from my customers. Do you feel good ? Does it feel too tight ? Does it feel too short ? Even if it’s criticism… On the contrary it’s very constructive… As my brand is growing, the better I  will get, the larger my collection will be. I will be able to answer women’s expectations on a large scale. That’s definitely Sharing… Women once told me « your pants are great, you should do something about it ». Today I answer, saying « here I am, with my creations I hope you will like it ! »

Camille : What is your main mission as an artist?

Marine : I would love my brand to remain over time. I started with ‘timeless pants’ style, for a reason. The aim is that you can still wear my creations in 20 years. And why not, granddaughters can wear them one day… Today, wearing trousers with pleats is fashionable. I wish that even out of fashion, it remains like this. 

All generations wear your creations.

Yes definitely, that’s great. Both my mother and my niece wear my creations. From 15 to 70 years old it’s working. Still, I have to carry on, creating more and more, tailored to every generation and desire. Even in 10 years you can still keep it and wear it again

Camille : What are your rituals?

Marine : With materials, it’s love at first sight. I regularly visit my suppliers in Paris. I’ve been working with them for years. They offer new materials. Touching,  feeling… it’s really impulsive with the material. I see myself in it right away. I touch it and I realise how great it will be. Since I want people to feel great and comfort(able) using my trousers. In Winter, especially it should be very cocooning. I’m looking for soft and comfortable materials. Flexible and lasting at the same time. There is a true research on materials.

Camille : What makes your brand unique?

Marine : First, I’m specialised in trousers. Nowadays, more and more brands are doing mono-product. It’s clearly a new tendency. Trousers, it’s something I wear everyday. It’s a true urge, once I create, I can see myself wearing it. After that not everyone is ‘tomboy’ like me. I really want comfort. When I’m selling one of my creations, I really want to share it with my customers. What really makes a difference… it gives me joy and I want to share this joy with others. I think that’s already a great start.

Camille : Where do you get your inspiration? 

Marine : More than the material, I have muses. There are important women for me… For example, I named my first five creations : Lauren Bacall, Katharine Hepburn, Marlene Dietrich, Jane Birkin… actress from the 50s and iconic women. They left their mark with their independence and appeal. They were a little tomboy but really feminine as well. Those women reflect perfectly my brand. They are also models for me, what I would like to be or what I have been in the past… I know my next creation will get the name of my grandmother it’s a little wink 😉 

What was her name?

Marine: JeanneThere are my favourites. Jeanne it’s also Jeanne d’Arc, Jane Birkin… that’s a name coming back a lot in my inspirations. I read a lot books, where I can find names of inspirational women. I will carry on that way…

La boutique Les Garçonnes, now available on Solybox.com

Have you met Jane ?

 

Voala, quelques présentations

Voala, quelques présentations

Introduction

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Camille : Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
 

Pavel : Je m’appelle Pavel, I vous accueille dans notre studio Voala. Je suis ici avec ma femme Blanka. Il y a 10 ans nous avons fondé un studio graphique ensemble, sous un nom mais aujourd’hui notre marque ne se limite pas au graphisme. Ce n’est pas un simple studio de graphisme. Nous recherchions un élément qui nous décrit bien, et c’est l’élément de surprise« Voala » ! 

Blanka : Voala n’est pas correcte en français, malgré tout c’est assez proche… Voilà !

Pavel : C’est communément utilisé en tchèque aussi. Nous sommes de Prague, nous vivons dans le quartier de Letná et c’est très beau ici, il y a beaucoup de parcs… et originairement nous sommes de Beskydy, nous avons grandit dans les montagnes. Nous avons quatre enfants ensemble . 

Camille : Quel est le sens de votre marque ?

Blanka : Je pense qu’il est important de montrer aux gens que les choses simples peuvent être belles. J’aime lorsque c’est connecté à la vie. Et pas seulement à ce que l’on crée ici. Ce que j’apprécie aussi, c’est lorsque les choses sont vraies et traditionnelles, ayant une connection à quelque chose. Peu importe si c’est une fourniture ou un produit fermier. De nos jours, il est facile d’obtenir tout de cette manière. Et c’est bien pour nous, de nous connecter à ces choses tout le temps. L’artisanat que nous mettons dans nos carnets a une longue histoire dans notre famille. Parce que mon grand père était imprimeur, donc lorsque j’étais à l’école et à l’université, je commençais à découvrir son travail. J’ai vu des photos de sa jeunesse, où il travaillait. Derrière lui, il y avait de grosses piles, de papiers et d’imprimantes. Des mécanismes d’impression avec des parties en bois. Dans chaque espace une différente.  Je sais que c’est là où réside mon coeur, je suis que ça suit la lignée de ma famille.

Pavel : J’ai un bon souvenir… dans ma jeunesse, je prenais le temps de redécouvrir d’anciens objets… des boîtes d’allumettes ou des crayons par exemple. Ils avaient tous un beau design, original des années 20. Ils étaient produit avec une excellente typographie. Mais ils étaient réalisés d’une façon complètement différente de ce que l’on peut trouver de nos jours. Dans notre processus de production, nous nous focalisons sur ce point : rapporter ces choses au grand jour, qui ont été oubliés avec le temps. D’un autre côté, ces objets étaient de qualité tout en étant esthétique ! D’un point de vue du design, de notre travail en tant qu’artiste, designer et créateurs, ces objets m’ont beaucoup influencé lorsque j’étais enfant.

Camille : Quels sont vos rituels ?

Blanka : La préparation de mon plan de travail. Je dois commencer avec une table parfaitement propre, il en est de même pour les fenêtres ! Donc, ça doit être propre partout, puis je sors l’ensemble de mon matériel. Je pose sur la ma table, tous mes outils: brosses, pinceaux, colles… C’est un moment de premier contact. Comme si ça allait commencer maintenant, Action ! Donc c’est ce qui m’arrive. C’est un moment créatif très fort. Un moment très intéressant…

Camille : Quand avez-vous découvert cette passion pour votre métier ? 

Blanka : C’est pendant l’enfance, c’était simplement en nous et nous étions chanceux vous savez… de pouvoir y plonger aussi tôt tout en pouvant en vivre.

Pavel : Nous sommes très reconnaissants d’être ici avec vous. D’avoir la possibilité de pouvoir vivre de notre passion, pour nous, pour nos collègues en tant qu’auteur et guide de nos clients. Lorsqu’une agence souhaite quelque chose sans être capable de le décrire, nous sommes dans la capacité de répondre à leurs questions et attentes, au regard de leur attitude. Nous pouvons dire ce qui est bien pour eux. C’est quelque chose entre le Paradis et la Terre, et ça marche plutôt bien. Je me souviens un moment important lorsque nous étions en train de chercher ce qui nous décrit le mieux. Nous avons mis cette phrase d’accroche juste à côté de notre logo « studio de graphisme avec l’amour du papier ». C’est né de notre rapport aux choses. Par exemple, lorsque j’achète des vêtements j’ai besoin de toucher la matière. Je suis d’abord intéressé par le touché, pas par le côté esthétique de la chemise. Donc ma décision finale va dépendre du touché. Comment ça peut correspondre à ce que je suis et ce que je ressens… Puis après je m’intéresse au visuel, mais la matière et sa fusion avec mon corps sont très importants pour moi. C’est pareil avec le papier, le papier c’est un grand monde. Mais dans le vrai monde lorsque l’on prend un papier fait avec du matériel ‘standard’ (souvent utilisé par les industriels) on sent que c’est très limité. Nous aimons le papier et nous le montrons à nos clients. Il y a d’autres papiers, qui agissent et qui proposent différents sens. Il peut arriver qu’en prenant un papier particulier dans vos mains vous devenez émotionnel, avec un bon sentiment, malgré tout. 

Blanka : Nous avons un « livre d’échantillons (de papiers) » qui ressemble à ça (sur la photo & vidéo): avec des matières originales, des couleurs fraiches et des structures… Ma fille de trois ans, lorsqu’elle le voit à la maison, elle adore le regarder! Je n’imaginais pas qu’une petite enfant de 3 ans pouvait décrire chaque sens. Elle disait qu’elle sentait le soleil et les nuages mais elle s’arrêtait aussi sur différentes pages pour les toucher et les sentir. C’est un moment précieux où l’on peut très vite comprendre et connaître la personne avec qui nous sommes. 

Retrouvez la Boutique Voala et toutes les créations sur Solybox, ici.

Collection FLOW avec des cahiers uniques (couverture peinte par un artiste)

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Interview avec Ema Mamisu

Interview avec Ema Mamisu

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vidéo disponible ici.

Bára (Ema Mamisu) : Je suis originaire de Prague, j’ai fondé cette entreprise en 2013, seule. Après un an, Petra Maskova m’a rejoint. Elle est actuellement en congé maternité. Donc je suis seule dans l’atelier pour le moment. Parfois, des assistants viennent m’épauler.

Camille : Quel est le sens de votre marque ?

Bára (Ema Mamisu) : Nous créons des produits esthétiques et pratiques. Pour moi le plus important c’est le fonctionnement. Le produit doit être pratique à utiliser. Ce doit être aussi suffisament solide pour durer dans le temps. En même temps, ils sont uniques et captivants. Lorsque les gens ont le produit dans les mains, ils ont la « joie au coeur » en les utilisant. 

Camille : Quelles sont vos valeurs ?

Bára (Ema Mamisu) : À première vue, c’est la fonction du produit. Lorsque je crée quelque chose ce doit être fonctionnel au maximum. Parfois, j’y ajoute une valeur esthétique. C’est très important d’être surtout fonctionnel, au maximum.

Camille : Avez-vous des rituels pendant la création des produits ?

Bára (Ema Mamisu) : D’abord, j’ai besoin d’un espace de travail propre, avant de commencer à travailler. J’apprécie quand c’est propre au début. J’aime écouter un livre audio pendant le processus. Donc je lance un livre audio et je commence…

(Camille) Quel genre ?

Du genre détective, la plupart du temps. De temps en temps en les écoutant l’atmosphère sombre du genre prend place dans la pièce alors je compense avec des couleurs et autre tendresse que je peint sur les tasses par exemple. Je me souviens d’une fois, j’écoutais un livre sombre et inconfortable tout en peignant des petits points sur les tasses, qui étaient très petits onc il étaient très mignons par la suite. C’était le plus grand contraste qui pouvait avoir lieu dans la pièce. J’aime écouter l’auteur Maigret. Je le connais beaucoup donc seulement de temps en temps. Puis, les nouvelles histoires détectives qui sortent dans en librairie principalement scandinaves. Jo Nesbo aussi mais pas autant. 

Camille : Où trouvez-vous l’inspiration ?

Bára (Ema Mamisu) : Définitivement pas les livres audio. Bien plus de tout ce qui m’entoure lorsque je vois des choses intéressantes même dans un autre domaine. Je vais à travers différents magazines, par exemple la décoration ou le design. Et de là je collecte des idées dans les formes et la décoration. Parfois la nature, mais ce n’est pas toujours la meilleure source d’inspiration pour les produits pratiques. Lorsque je crée des choses dans un four traditionnel fonctionnant au bois, oui. Je me souviens d’une fois, j’ai dessiné un vase qui ressemble à un nid de guêpes. Couleurs, structures et formes inclusent. Je n’ai pas pu le réaliser encore ! 

Camille : Quand avez-vous commencé votre marque ?

Bára (Ema Mamisu) : C’était aux alentours de 2012. Mon travail à cette période, ne marchait pas très bien pour moi. Relations professionnelles inclusent. L’impulsion a été mon licenciement… Donc j’ai réalisé qu’il était temps de commencer et d’arrêter de trouver des excuses. 

Camille : Quelle est l’authenticité de vos produits ?

Bára (Ema Mamisu) : Notre authenticité réside dans la préparation que nous faisons au préalable. Pas que nous mixions la glaçure comme les autres. Mais nous mixons tous les éléments, nous-mêmes. Ainsi, nous mixons tout ce dont nous avons besoin. Puis nous y ajoutons d’autres choses en plus. Je pense que c’est ça qui nous rend unique. Il y a une infinie possibilités de couleurs que vous pouvez faire en céramique. Cela dépend de la glaçure que vous utilisez. Chaque glaçure est différent sur divers matériaux. Donc en combinant la glaçure et les matérieux, ça peut vous rendre spécial. Et personne ne peut mixer les mêmes couleurs. Car personne d’autre ne connaît les ingrédients. On peut ainsi garder notre originalité. Puis nous faisons les procédures. À l’exception de le mettre dans un moule, vous ne pouvez pas le copier. Parce que la majeur partie est fait à la main. Par exemple, le bol pressé avec mes doigts un produit que j’offre sur Solybox (ici)… ce bol je le presse avec mes doigts et c’est spécifique à ma taille. Puisque que tous ont différents formes de doigts. Fait par une autre personne le résultat sera différent. Après, il y a un long processus de création. et ce n’est pas évident de savoir comment le faire…

Camille : Quelle est la partie favorite dans le processus de création en céramique ?

Bára (Ema Mamisu) : Pour sûr, inventer le produit dans ma tête. Lorsque j’ai l’idée en tête et que je réfléchis à comment le compiler dans la réalité. J’aime lorsque je fais la forme principale sur le tour. C’est une procédure plutôt rapide. Rien de très créatif mais après arrive la deuxième partie. Lorsque le produit est sec j’ai besoin de le finaliser ! En y ajoutant détails et en définissant la forme finale. C’est véritablement où je commence à créer. Bien sûr lorsque j’ouvre le four et c’est prêt et je vous que ça a bien fonctionné, ça c’est la cerise sur le gâteau. 

Camille : Avez-vous des artistes favoris ?

Bára (Ema Mamisu) : des artistes internationaux Lucie Rie, qui a dédié s vie entière à la céramique. Dès sa jeunesse et jusqu’à sa mort. Avec un style très intéressant. Puis des artistes tchèques, que je connais, Martin Hanus qui est autodidacte il travaille dans le sud de la Bohème et il utilise un four qui fonctionne au feu de bois. J’aime sa vision de la vie et de la céramique. Donc à chaque fois que je lui parle, c’est très inspirant. Je pense beaucoup de produits que nous créons existent grâce à lui car j’ai assisté à ses ateliers. Puis, il y a Martin Hadrava qui travaille avec lui. c’est une source de technologie curieusement.

Camille : Comment étaient les débuts ?

Bára (Ema Mamisu) : Au tout début je travaillais de chez moi. Je me rendais aux ateliers pour faire cuire les produits. Mais c’est difficile de rester comme cela longtemps. La céramique, ça fait beaucoup de poussière. Donc nous recherchions un endroit avec un budget fixe. Et nous voulions une certaines surface. Ma condition était le quartier de Letná parce que je vis ici donc je suis proche de mon lieu de travail. Nous avons fini par trouver ici, avec cette incroyable grande fenêtre. C’était clair vu notre souhait d’avoir un magasin.  

Retrouvez la Boutique Solybox dédiée à l’artiste Ema Mamisu, ici.

Une de ses dernières créationsdisponible ici.

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