Artist Date

Artist Date

Jeudi dernier, je me suis faite plaisir. Je suis allée à la nocturne du Quai Branly (gratuit jusqu’au 11 octobre). Seule, accompagnée d’une playlist et de mon carnet Moleskine (pour prendre des croquis et des notes). Ces instants là, je les surnomme Artist Date. Traduction: Rendez-Vous d’Artiste. En quoi ça consiste?

Illustration réalisée à l’occasion de mon « artist date » au Quai Branly, jeudi 3 octobre 2019

Un concept phare que j’évoque souvent dans mes ateliers et formations.

L’idée ici est d’organiser à une certaine fréquence (par exemple une fois par semaine), une activité pour soi (et avec soi-même), de son choix. Ce peut être une expédition (partir à la découverte d’un lieu). Ce peut être une visite (visiter un musée ou une ville). Julia Cameron, auteur du livre The Artist’s Way, remarque à l’occasion de ses cours, une forte réticence à l’idée de « prendre du temps pour soi » et de « s’amuser ». Si elle pouvait résumer ce concept en un seul mot ce serait ainsi: jouer. En d’autres termes, on peut le voir comme une façon de ré approvisionner son subconscient, ou nourrir son imaginaire, avec de nouveaux outils et de nouvelles idées (sans prise de tête).

Ici on part à la recherche de quelque chose de nouveau. Un moment de détente que l’on souhaite s’offrir depuis un moment. Dans ce cas, on peut aller prendre un déjeuner dans son restaurant préféré, accompagné(e) d’un livre ou d’un journal. Un instant découverte qui fait partie d’un projet personnel que l’on a pas forcément partagé auparavant. Dans mon cas, j’avais envie de me documenter sur les masques aborigènes. Ce qui a donné naissance à l’illustration de cet article.

N.B. Attention, ces activités ne sont pas limitées aux artistes! Tout le monde peut s’organiser un Artist Date. Voyez-le comme un instant que vous vous offrez, pour jouer et pour éveiller celui qu’on appelle son « enfant intérieur »

Des idées d’Artist Date:

  • Aller jouer au touriste dans sa propre ville (visiter des parcs, des musées…)
  • Aller voir une expo de son choix
  • Aller faire une ballade dans un parc ou en forêt
  • Partir en week-end dans une autre ville de son choix, ou à la campagne
  • Se rendre dans un magasin favori (librairie, papeterie…)
  • Faire du jardinage
  • Prendre une heure dédiée à son projet reporté depuis des mois
  • Sortir prendre l’air, accompagné de son journal pour écrire et prendre des notes
  • Prendre le temps de ne rien faire
  • S’offrir une place de concert (avec son artiste préféré)
  • Écrire un poème ou une lettre dédiée à un être cher
  • [Liste à compléter]

L’idée à retenir ici, c’est l’importance de savoir prendre du temps pour soi. La relation que nous avons avec nous-même reflète toutes les relations que nous entretenons avec notre entourage. Nous nous devons de lui apporter autant d’importance que les autres.

Pour les anglophones, voici la description officielle tirée du livre:

The Artist Date is a once-weekly, festive, solo expedition to explore
something that interests you
. The Artist Date need not be overtly
“artistic” — think mischief more than mastery. Artist Dates fire up the
imagination
. They spark whimsy. They encourage play. Since art is about the
play of ideas, they feed our creative work by replenishing our inner well
of images and inspiration. When choosing an Artist Date, it is good to ask
yourself, “what sounds fun?” — and then allow yourself to try it.

Artist Dates are assigned play.

Et vous, quel était votre dernier Rendez-vous d’Artiste ? Qu’allez-vous organiser ou mettre en place pour le prochain Artist Date à venir ?

À court d’idées, posez-vous cette question: Qu’est-ce qui éveille ma curiosité en ce moment?

📚 “Voler comme un artiste”

📚 “Voler comme un artiste”

Les 8 points à retenir :

  • Créer son propre arbre 🌳 généalogique créatif (avec ses artistes, auteurs et personnalités préférés)
  • Faire sa propre école (devenir autodidacte)
  • Tout noter (journaling 📖)
  • Ne pas attendre d’être prêt (😁 commencer dès maintenant)
  • Écrire ✍🏻 le livre dont on a besoin (à la Tim Ferriss)
  • Utiliser ses mains 🖐 (vive les travaux manuels 🎨)
  • Partager (sortir, rejoindre des communautés qui peuvent bénéficier de notre aide)
  • Tenir un Journal de Bord (it might be boring mais la régularité c’est essentiel…)

La Sagesse du Créateur selon Rainer Maria Rilke

La Sagesse du Créateur selon Rainer Maria Rilke

Art by Maria Athanasopoulou

Depuis la Bretagne, Finistère, juillet 2019

Prendre plaisir. Prendre le temps.

Mes premières vraies vacances depuis l’Été 2018. Je dois dire que c’est magnifiquement gratifiant. Le calme, le soleil, la juste chaleur, l’air iodé de la mer. Que demander de plus?

Mes activités favorites depuis hier (en référence à l’article Self-Care du mois de juin):

  • Sortir à la plage
  • Nager dans la mer
  • Me faire plaisir en lecture: mon sac est rempli de livres (à ce sujet j’ai des extraits à partager ici, de l’ouvrage “Lettres à un Jeune Poète”)
  • Acheter tous les magazines qui me donnent envie et me font rêver (découverte du jour: Dim Dam Dom)
  • Passer du temps avec mes proches
  • Prendre soin de moi, avec une journée Thalasso (à Concarneau)
Au Pouldu, juillet 2019

Découverte de vraies pépites (d’inspiration) durant mon trajet en train hier (direction Lorient):

En plein doute, le créateur recherche (à l’extérieur de lui-même), une validation pour s’assurer d’être sur la bonne voie. Imaginez-vous débuter un nouveau projet. La rédaction d’un livre, par exemple. Au tout début, vous n’avez aucune idée de ce que vous faites. De par la nouveauté de votre ouvrage et du profil novateur dont vous faites preuve. Rainer Maria Rilke nous invite à effectuer ce regard vers l’intérieur. Comme un processus d’auto validation de la part du créateur, qui ne dépendra alors, que de lui même.

« Vous demandez si vos vers sont bons. Vous me le demandez. Vous l’avez déjà demandé à d’autres. Vous les envoyez à des revues. Vous les comparez à d’autres poèmes, et vous vous inquiétez si certaines rédactions refusent vos tentatives. Hé bien (puisque vous m’avez autorisé à vous conseiller) je vous prie de renoncer à tout cela. Vous regardez vers le dehors, et c’est là précisément ce que vous devriez ne pas faire aujourd’hui. Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n’est qu’un seul moyen. Rentrez en vous-même. Cherchez la raison qui, au fond, vous commande d’écrire; examinez si elle déploie ses racines jusqu’au lieu le plus profond de votre coeur; reconnaissez-le face à vous-même: vous faudrait-il mourir s’il vus était interdit d’écrire ? Ceci surtout: demandez-vous à l’heure la plus silencieuse de votre nuit: dois-je écrire ? Creusez en vous-même vers une réponse profonde. Et si cette réponse devait être affirmative, s’il vous est permis d’aller à la rencontre de cette question sérieuse avec un fort et simple « je dois », alors construisez votre vie selon cette nécessité; votre vie, jusqu’en son heure la plus indifférente, la plus infime, doit se faire signe et témoignage pour cette poussée. Approchez-vous alors de la nature. Essayez alors, comme un premier homme, de dire ce que vous voyez, vivez, aimez, perdez (…) »

Par la suite, il note l’importance de ne pas se comparer aux autres. Le danger des réseaux sociaux aujourd’hui, c’est bien cela: la mauvaise habitude de comparer sa vie à celle des autres. Alors que ces applications ne ralatent qu’une infime partie de la réalité. La meilleure façon de se comparer c’est avec soi-même.

« Fuyez donc les motifs communs pour ceux que vous offre votre propre quotidien; décrivez vos tristesses et vos désirs, les pensées passagères, la foi en une beauté, quelle qu’elle puisse être – décrivez tout cela avec une probité profonde, calme, humble, et utilisez, pour vous exprimer, les choses qui vous entourent, les images de vos rêves, et les objets de votre mémoire. »

« Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas; accusez-vous vous-même de n’être pas assez poète pour en appeler à vous les richesses; car pour le créateur il n’y a pas de pauvreté, il n’est pas d’endroit pauvre, indifférent. Et si même vous étiez dans une prison, si les murs ne laissaient venir à vos sens aucun des bruits du monde – alors n’auriez-vous pas toujours votre enfance, cette richesse délicieuse et royale, ce trésor de souvenirs ? Tournez de ce côté votre attention. Tâchez de renflouer les sensations englouties de ce lointain passé; votre personnalité se raffermira, votre solitude s’élargira, elle deviendra une demeure toute demi-jour, loin de laquelle passera le fracas des autres. – Et si, de ce retour en vous-même, de cette plongée dans le monde propre, viennent des vers, alors vous ne songerez pas à demander à quelqu’un si ce sont de bons vers. Vous ne chercherez pas davantage à intéresser des revues à ces travaux: car vous verrez en eux un bien naturel qui vous sera cher, un morceau et une voix de votre vie. »

Enfin, il parle de l’importance de « ne pas faire dans le but de », mais pour le simple plaisir de l’action même. C’est cette idée que l’on ne doit pas créer dans un but comme celui du bénéfice matériel. La vraie oeuvre née d’un mélange hasardeux entre savoir et expérience. Tout est dans l’instant, ce besoin de créer et de réaliser un projet.

« Une oeuvre d’art est bonne si elle provient de la nécessité. Dans cette façon de prendre origine réside ce qui la juge: il n’est pas d’autre jugement. C’est pourquoi, cher Monsieur, je n’ai si vous donner d’autre conseil que celui-ci: entrez en vous-même, éprouvez les profondeurs d’où jaillit votre vie; c’est à sa source que vous trouverez la réponse à la question: dois-je créer ? Prenez-la comme elle sonne sans chercher à l’interpréter. Peut-être se révélera-t-il que vous avez vocation à être artiste. Alors acceptez le destin, portez-le, son fardeau, sa grandeur, sans jamais réclamer une récompense qui pourrait venir du dehors. Car le créateur doit être lui-même un monde, il doit trouver toute chose en lui et dans la nature à laquelle il s’est lié. »

Extrait de la lettre Paris, le 17 février 1903, de Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète.

Réveillez votre Artiste (Part 1)

Réveillez votre Artiste (Part 1)

Un workshop dédié à la Créativité

Cette semaine je vous offre l’opportunité de découvrir (gratuitement) la première partie de mon Workshop dédié à la Créativité.

On Creativity, un teaser (première partie):
Workshop initialement donné à la Station F, en février 2019. Découvrir le monde de la créativité avec le processus illustré et le monde des génies!

Avant de lancer la vidéo et l’atelier, n’hésitez pas à expérimenter cette méditation (gratuite) réalisée à l’occasion de ce workshop « On Creativity » : version voix + vagues.

Réveillez votre Artiste Intérieur !

Un atelier dédié à la créativité avec de la théorie et des exercices pour de la mise en pratique, et du concret. La vidéo complète de l’atelier EssenCiel dédié à la Créativité. Atelier initialement donné et animé à la Station F, en février 2019. Une version animée et audio de cet atelier. Expérimenter la Créativité autrement, à travers des outils uniques utilisés en coaching créatif.

Au sommaire:
– Le processus illustré de la Créativité
– D’où viennent nos idées?
– L’origine de la Muse et du Génie
– Exercices inspirés des pratiques de Leonardo da Vinci et Albert Einstein
– Les trois éléments clés de la Créativité
– De la pratique avec deux rituels révélateurs de créativité !

Le Pack Complet comprend :

  • La vidéo de l’atelier On Creativity, comprenant les deux parties du workshop (durée: 1h03).
  • Deux méditations guidées pour préparer l’atelier, une en version voix et une seconde en version voix + vagues.
  • Le pdf de l’atelier avec l’ensemble des slides de la présentation.

Day 7 : Date time !

Day 7 : Date time !

Entre deux séances (sophrocoaching), il est souvent proposé d’effectuer un exercice personnel. De par l’attention quotidienne demandée par notre travail et notre entourage, il est devenu difficile de prendre ce temps pour soi. Surtout si nous n’avons jamais appris à dire non ou à poser de simples limites à cet espace ultime, intime et primordial.

Vous prenez bien rendez-vous avec votre dentiste, vos collègues ou vos amis, non ? Alors, pourquoi pas prendre rendez-vous avec vous ?

“One of the first step, in the self-love process…”

Une des premières étapes, pour une meilleure estime de soi

On ne nous a pas toujours appris à prendre soin, ni à entretenir cette relation que nous avons avec nous-même. Pourtant elle est aussi importante que celles que nous entretenons avec le monde extérieur. La qualité de ces dernières dépendra de notre rapport avec nous-même.

Le développement personnel c’est avant tout l’art de se remettre en question pour atteindre une meilleure version de soi-même. C’est en lien avec l’estime de soi. Si on ne se considère pas assez bon ou suffisamment méritant, nous sommes capables de bloquer notre évolution et notre progression personnelle.

Alors je leur propose la chose suivante: emmenez-vous “on a date”, en rendez-vous dans un lieu que vous appréciez. Concevez ce rendez-vous comme pour un être cher. Sauf qu’ici vous passerez ce rendez-vous avec vous-même (et personne d’autre). Notez-le dans votre agenda. Apportez-y un livre, un journal, un carnet, peu importe. L’important c’est de prendre ce temps, aussi inconfortable que cela puisse paraître.

L’inconfort = progrès, évolution personnelle et dépassement de soi.

Justement, c’est en sortant de sa zone de confort, en prenant de nouvelles habitudes, parfois embarrassantes, que l’on peut en découvrir davantage sur nous-même et nos projets.

Podcast Solybox, épisode#5 w/Inphini (suite)

Podcast Solybox, épisode#5  w/Inphini (suite)

C: Quel est le plus gros challenge que vous avez rencontré? Et le plus formateur?

À l’unanimité: MAKE GOLD (le clip).

A: On a tout fait de A à Z. C’est né d’un son que Brice a composé il y a 5, 6 ans. Ça vient de lui. On a eu tout de suite l’idée des images à poser dessus. On a repris le mythe de Midas. On l’a remis au goût du jour. Du coup, c’est né assez rapidement.

La genèse du projet date d’il y a six ans donc on travaillait à ce moment-là. On ne se sentait pas assez prêt. Malgré tout, on l’a travaillé, on a pris le temps, on a pris du recul… Puis ensuite, Quentin le réalisateur avec qui on travaille sur beaucoup d’autres projets. (Quentin et Brice se sont rencontrés à la fac de cinéma). Quentin, lui aussi a monté sa société. Il demandait souvent à Brice de lui faire de la musique pour des projets…

En été 2014, il nous a dit qu’il avait du temps donc on s’est posé la question: on le tourne ou pas ce clip? Le premier défi c’était de se dire: “ok, on y va”. Brice avait quitté son job, c’est devenu pareil pour moi. Du coup, on s’en va produire dans le sud pour des questions économiques.

Le Go de Quentin a été un premier départ. Le deuxième coup c’était André, l’acteur du clip. C’est un des danseurs de Stromae (Tous Les Mêmes – Stromae). C’était un ami d’ami qu’on avait croisé plusieurs fois…

On tente toujours le oui ! On pose toujours la question parce que du moment qu’on ne la pose pas, ça sera toujours non…

A: Ça a été le deuxième coup de départ officiel. On a démarré la pré production qui a duré presque deux mois. C’était tous les jours. Chercher: comment peindre les vêtements (en or!), les décors, les lieux de tournage, les voitures, etc. Tout ça en deux mois! Sachant qu’on avait vraiment bien pensé le projet. On avait écrit tout le synopsis et on a beaucoup été aidé par Quentin et son équipe. Du coup le 4 au 8 octobre on a tourné dans cinq lieux différents pour un petit clip de 5 minutes. Donc on l’a fait comme on le voyait dans nos têtes. Le but c’était vraiment de matérialiser ça. On a commencé par la plus grosse journée, de 8h du mat’ à 8h du mat’ (le lendemain)!

Dans un tournage, même si on prévoit tout au maximum il y a toujours des aléas, des imprévus… C’est tout une gestion un peu relationnelle, une énergie de dingue… On a pas dormi pendant 4 jours! On a tenu grâce aux gens qui étaient là et qui ont cru en ce projet. Ça nous a porté, pour vraiment aller jusqu’au bout du tournage! Parce que plein de choses ne se sont pas passées comme prévu.

B: On a prévu 90 plans et on en avait tourné que 30! Très belle expérience et très formatrice. Quatre journées, nous a apporté trois années d’expérience. Parce qu’on devait tout gérer de A à Z. Une force aussi parce qu’on avait une vision globale, dès le départ. On est beaucoup plus mobile et agile lorsqu’on est indépendant. Prises de décisions très rapides.

La morale de l’histoire: “Une expérience humaine, riche formatrice difficile mais tellement cool, à refaire sans hésitation.”

A: Il n’y a rien de comparable. Quand tu travailles sur un projet qui te porte, il n’y a rien de comparable. Toi face aux gens, face au compte en banque, forcément il faut reconnaître le travail de chacun. Que tous les deux, on aurait pas pu le faire. La collaboration nous a enrichi et ça nous a appris beaucoup de choses pour les prochains tournages. On va garder la même trame mais on va s’organiser différemment avec une équipe plus structurée. Pour pouvoir se consacrer plus à la réal’ et la direction artistique! C’est une belle expérience, avec des leçons pour mieux repartir.

B: C’était un projet ambitieux à la base. L’or c’est la texture la plus difficile à reproduire en 3D!

A: C’est à base de reflets…

B: Donc c’est super super technique en fait!

A: On a tourné avec du vrai matériel, la bonne caméra, la styliste, les lieux de tournage… On a eu des images vraiment de qualité « cinéma »!

B: Avec ça, on a pu se faire prêter beaucoup de choses aussi: les voitures, les chapeaux, des prix pour les maquilleuses etc. Tout le monde a été de super bonne volonté! Sans cette bonne volonté, on n’aurait pas pu faire comme on le voulait.

Ce n’est pas une question de moyen. C’est une question de vibrations, comment on s’adresse aux gens, ce qu’on leur inspire, etc.

C: L’idée du clip c’est la même idée appliquée dans la façon dont vous avez fait les choses…

B: Ça nous permet aussi d’être cohérent dans notre démarche.

Du coup, en étant comme ça, ça permet de garder un fil rouge dans le projet…

A: Le premier soir, à 4h du matin on a eu un vrai coup de blues. On a faillit baisser les bras. Quentin nous a remis sur les railles: « faites une pause d’une demi-heure, posez-vous, on repart, je gère! « Le fait de travailler à plusieurs dans un but commun, ça change tout.

C: Si vous pouviez parler à votre “jeune toi”, qu’est-ce que vous lui diriez?

A: moi je lui dirai: n’est pas peur, n’est pas peur de réaliser tes rêves. N’aie pas peur d’aller au bout parce que si tu y crois, si tu te donnes les moyens, si tu travailles, si tu es déterminé, tu y arriveras!

C: Est-ce que vous avez un mantra ou une citation commune par rapport à une philo de vie en tant qu’indépendant et artiste?

A: Aimer notre travail. Aimer ce que l’on fait. Pour nous c’est vraiment important. On nous a toujours répété: essaye de faire un métier que tu aimes, comme ça tu ne travailleras jamais. Du coup, c’est vraiment ce qu’on essaye d’appliquer dans nos vies. Pour qu’on puisse progresser encore.

B: En fait il faut suivre son intuition. Notre slogan c’est suivre son intuition.

C: Qu’est-ce que tu veux dire par « suivre son intuition »?

B: C’est difficile à exprimer et sans intuition on serait des machines. L’intuition c’est: on voit une foule aller dans un sens et on se dit, il faut aller dans l’autre… Je dirais que c’est la force qui va te faire prendre des décisions qui ne sont pas forcément rationnelles mais, au font de toi, tu sais que c’est bon pour toi. Après l’intuition c’est subjectif, ça peut être fossé. L’égo ça peut être un premier facteur qui brouille ton intuition.

Quelle est votre définition du succès? Est-ce que c’est la même aujourd’hui?

A: pour moi la définition du succès, (toujours dans le cadre d’Inphini parce que c’est clairement lié à ma vie pro et perso): c’est d’avoir des artistes qui soient écoutés, reconnus, et qui apportent un bon moment aux gens. Plus personnellement, pour moi le succès c’est être reconnue en tant que personne pro qui fait bien son travail.

B: Pour moi, le succès ce serait d’être un exemple, devenir un exemple ou une référence… Après le but de l’artiste c’est de diffuser son art à l’univers!

C: Si vous pouviez choisir un message qui apparaîtrait sur tous les billboards de France?

B: Si j’avais le pouvoir de mettre un message pour tous les français… ce serait: RÉVEILLEZ VOUS!

A: Pour moi, ça serait un message d’unité. Qu’on soit tous ensemble dans le même bateau. Un message d’unité, se sentir tous à la même enseigne.

C: Le livre ou film qui a changé votre vie?

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A: The Tree of Life. C’est la première fois que je suis sortie du cinéma avec une émotion assez forte. Tu accroches ou tu accroches pas… Je trouve que ça donne un message d’espoir et en même temps une alerte! Un film basé sur la spiritualité qui pousse à penser au-delà de ce qu’on est, en tant qu’être humain. Quelle est notre mission? Qu’est ce qu’on veut faire et transmettre?

Je l’ai ressenti un peu comme un : il faut faire quelque chose. Il faut préserver la vie… Je suis sortie du cinéma, on l’avait vu ensemble ce film (à Brice), c’est la première fois que je sors d’un cinéma et que je continue à pleurer après un film. Il était magnifique de justesse.

B: Ce film, il est intéressant parce que tu peux le prendre de plein de façons. Si tu le regardes comme un film de divertissement, c’est une successions d’images et c’est toi qui les interprète avec ta propre expérience. Aucun film n’a déclenché ça, chez moi.

Screen Shot 2017-05-19 at 18.49.10A: Un autre film, Cloud Atlas, des soeurs Wachowskis. J’ai beaucoup aimé l’idée de ces histoires qui se passent dans sept espaces temps. C’est la suite histoire de l’humanité à travers de gens qui ont des rôles importants. le fait qu’une personne comme un petit grain de sable puisse changer quelque chose. c’est important de l’avoir en tete qu’on a chacun un rôle. Si on a des bonnes intentions, si on donne des bonnes ondes.

C: on n’est pas ici pas hasard…

« Il n’y a pas de hasard. Il n’y a que des rendez-vous… »Alex (Inphini)

C: Un livre?

B: L’Alchimiste. Justement, qu’il n’y a pas de hasard dans la vie.

A: Oui, aussi et le Pouvoir du Moment Présent de Eckhart tolle.

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Paulo Coelho, L’Alchimiste

Eckhart Tolle, Le Pouvoir du Moment Présent

B: Moi j’ai un courant de pensé qui est qu’on peut prendre le meilleur de tout ce qui existe et en faire sa propre opinion.

A: Ne pas se limiter à ce qui est facilement accessible.

B: Pour écrire, c’est important. Pour trouver des idées, de l’inspiration c’est important!

C: Comment la créativité fonctionne t-elle, d’après toi?

B: Pour moi c’est les vibrations! Parfois tu as des bonnes « vibes », et parfois tu vas te prendre la tête un an, sur un son. Des fois, je bloque lorsque je veux trop maîtriser justement.

C: Si ça doit avoir lieu, ça aura lieu 🙂

B: Quand je buche, je me mets sur un autre projet…

C: Une personnalité qui vous a inspiré en tant qu’entrepreneur?

B: Pour moi, DJ Snake c’est un model de réussite. Il a fait un truc exceptionnel à mon sens. Personnellement pour moi c’est un exemple de réussite à proprement parlé. Jérémie Ellis aussi. Un finger drummer, mais pas dans le même sens. Au niveau de son travail et de ses créations. Quelqu’un qui arrive à allier les deux, artistiquement quelque chose qui se démarque et qui suive dans le business.

Mêler dépassement de soi, réussite et succès financier.

C: Le plus gros préjugé que vous voulez casser?

B: « En France, on ne peut pas y arriver » !

A: Voilà ce qu’on a entendu… et aussi: « tu dois aller à l’étranger… »

B: Moi perso, ça me donne une dynamique coupée. Je suis sûr qu’il y a plein de gens, il en faudrait tellement peu pour qu’ils se lancent. Il faudrait juste une petite étincelle pour qu’ils se lancent et qu’ils y arrivent… « En France on ne peut pas »; « Lui il s’est planté »; « Il a déposé le bilan ». « Oui mais il n’y a pas assez d’offres, c’est bouché, c’est pas la peine d’essayer parce que tu n’y arriveras pas » (A). Il vaut mieux vérifier par soi-même, plutôt que d’écouter ce que les gens disent... et à la surprise de tout le monde, j’y suis arrivée. Pourtant on me l’a souvent dit. L’intuition c’est de se dire: « peut-être qu’ils ont raison mais peut-être aussi qu’ils ont tort ». Donc il faut tester par soi-même!

Un message pour tous

B: Quant on y réfléchit, il y a les gens qui nous aiment et qui souhaitent notre réussite. Puis, il y a ceux qui ne nous veulent pas du bien. Au fond, ils voudraient bien qu’on se plante! Donc il faut partir du principe que les gens ne veulent pas qu’on réussisse et qu’il faut se battre pour combattre cette idée. L’expérience m’a appris ça. 

A: Quand tu montes un projet, tu es le premier à y croire. Si tu n’y crois, pas la moindre personne va te faire douter! Du coup, tu vas rester passif et pas passer à l’acte… Donc réfléchis, écoute-toi. Est-ce que tu es sûr de ce que tu fais? En ton for intérieur. Et si tu es sûr de toi, même si beaucoup de gens te disent de ne pas le faire, fais sauter ce verrou en toi et tu verras que tu vas leur prouver que tu vas y arriver.

Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence.” – Schopenhauer

La Sagesse de Brel

La Sagesse de Brel

Une Leçon de Vie, avec Jacques Brel

Dans une interview donnée au printemps 1971, le belge et chanteur Jacques Brel parle de sa conception du succès, mais aussi du talent et de l’importance de sortir de sa zone de confort. Quelqu’en soit le prix, il va jusqu’à parler d’exhibitionnisme – pour tout artiste qui décide de se lancer!

Alors, qu’est-ce que la réussite? Pour Jacques Brel, il est question de réaliser ses rêves. Du moins, les projeter

“Alors il y a deux notions là-dedans, d’abord réussir quoi? Il faut s’entendre sur le mot réussir. Moi, je crois qu’on ne réussit qu’une seule chose: on ne réussit que ses rêves. On a un rêve et on essaye de bâtir, de structurer ce rêve. Alors, dans ce sens là il est exact que j’ai travaillé pour réussir. Pour réussir mon rêve”.

Pour réussir ce rêve? Or ce rêve à ce moment-là, ce n’était pas de chanter, pas du tout. C’était de projeter mon rêve à l’extérieur. C’est un phénomène de compensation. En termes clinique, il a des mots beaucoup plus effroyables que ça. Pour reprendre l’expression de Duhamel (…), on raconte ce que l’on rate. On raconte ce que l’on n’arrive pas à faire. C’est un phénomène de compensation et j’ai voulu réussir ce phénomène de compensation. J’ai dû travailler beaucoup pour ça, bien évidemment”.

En partant de sa conception du succès et de l’importance de réaliser ses rêves, il nous introduit son approche du talent comme une “simple” envie. Pour le moins surprenante car pour Brel, il n’y a pas d’accident ou de hasard: il faut travailler “avec une grande énergie”. Une approche quoi que différente de ce que peut être l’artiste comme génie, hasardeux, créatif et talentueux.

Le talent ça n’existe pas. Le talent c’est avoir l’envie de faire quelque chose. Je prends l’exemple d’un homme qui rêve d’avoir envie de quelque chose. Il prétend avoir envie de manger un homard. Il a le talent, à ce moment-là, dans l’instant. Il a le talent, à ce moment-là, pour manger un homard, pour le savourer convenablement. Et je crois que d’avoir envie de réaliser un rêve c’est le talent et tout le reste, c’est de la sueur, c’est de la transpiration, c’est de la discipline, je suis sûr de ça! L’art, moi, je ne sais pas ce que c’est. Les artistes je connais pas. Je crois qu’il y a des gens qui travaillent à quelque chose et qui travaillent avec une grande énergie finalement et l’accident de la nature je n’y crois pas. Pratiquement pas”.

New York ou le “mal être” des grandes villes. Brel, n’aimait ni New York, ni Paris, ni les grandes villes en général.

“Je ne déteste pas New York. Je déteste y être. Ce qui est très différent, attention!”

Pourquoi?

“Je suis pas très heureux… finalement je n’aime que la campagne. J’ai besoin d’horizon. J’aime pas vivre à Paris non plus. Et qu’en on me dit “Ah, New York, vous êtes heureux.” Non! J’y suis pas très heureux moi. Je n’aime pas être au 32ème étage. J’aime pas beaucoup”.

Puis, il évoque l’enfance. Un grand sujet pour Brel, qui s’est toujours dit enfant, peu compris des adultes. Une approche quoi que personnelle du cycle de vie où il met en avant deux étapes…

“Je crois qu’en fait un homme passe sa vie à compenser son enfance. Je m’explique. Je crois qu’un homme se termine vers seize, dix-sept ans. Il n’y a pas de loi générale, mais vers seize, dix-sept ans un homme a eu tous ses rêves. Il ne les connaît pas mais ils sont passés. Ils sont passés en lui. Il sait s’il a envie de brillance, ou de sécurité ou d’aventure ou de… il sait, il ne le sait pas bien mais il a ressenti le goût des choses comme le goût du chocolat, comme le goût de la soupe aux choux, il a le goût de ça et il passe sa vie à vouloir réaliser ces rêves là. Et je crois qu’à dix-sept ans, un homme est mort ou il peut mourir. Et après, je sais que moi j’essaye de réaliser les étonnements plutôt que les rêves. J’essaye de réaliser les étonnements que j’ai eu jusqu’à mettons 20 ans… et à 40 ans on s’en aperçoit. Ça c’est un autre problème. Jusqu’à 40 ans, je ne le savais pas. Maintenant, je sais que c’est comme ça. Et peut être qu’à 60 ans, je vais découvrir autre chose”.

Puis, Brel évoque une difficulté connue de tous: sortir de sa zone de confort. Le départ étant plus difficile, que l’arrivée. Une peur naturelle de quitter le nid, la maison, le cercle d’amis… Bref, un confort que nous nous sommes créés et qui peut parfois paraître dangereux – sur le long terme.

“Ce qu’il y a de plus dur pour un homme qui habiterait Vilvoorde et qui veut aller vivre à Hong Kong ce n’est pas d’aller à Hong Kong, c’est de quitter Vilvoorde. C’est ça qui est difficile, c’est que ça qui est difficile. Parce qu’après Hong Kong, tout s’arrange. Il suffit d’avoir une santé et une folie et puis… Hong Kong est à la portée de tout le monde mais quitter Vilvoorde ça c’est dur”…

Enfin en tant que créateur, écrivain, chanteur, acteur et metteur en scène, il définit le rôle du créateur (un de mes sujets favoris)! Pour cela, il utilise l’image de l’aspirine. Il évoque alors, le pouvoir que toute créationsur le monde, qui nous entoure. Nombreux sont les artistes et chanteurs qui ont déjà pu évoquer ce processus de guérison apporté par toute forme d’art.

“Quand on invente quelque chose, on est une aspirine. Je continue à croire ça. Je croirai ça encore très longtemps, je crois. On est une aspirine et si tu peux être une aspirine pour les autres, le temps d’une chanson, d’un film, et qu’ils ne pensent plus à ce truc qui les ronge à longueur de vie, ils pensent à autre chose, et ça c’est bien. C’est du rêve artificiel, en fait. C’est ça que j’ai essayé de faire. C’est une forme de médecine”.

Un peu plus loin, il évoque de nouveau cette “aspirine” médicinale, ou plutôt de ses effets secondes. N’en déplaise à certains, on ne peut pas plaire à tout le monde. Les critiques font partie du rôle de l’artiste. Ces dernières sont inévitables et relèvent de la vie de tout créateur.

“Tu comprends, écrire des chansons, les chanter, être comédien ou faire de la mise en scène tout ça, ce sont des travaux d’aspirine, mais qui ont une forme sur le plan extérieur comme projection extérieure. Il y a une forme d’exhibitionnisme, et bien il faut l’assumer! Il faut dire: je veux bien bon, j’ai choisi d’être exhibitionniste, avec des intentions morales, philosophiques, peu importe… Tu dois assumer cette fonction là, un état primaire, si tu veux. ll arrive un moment où toutes tes intentions sont gommées par ton activité exhibitionniste. Ils aiment pas? Bah c’est bien fait pour ma gueule hein j’avais qu’à pas le faire…

C’est très moral et puis des gens ont parfaitement le droit de ne pas aimer. Bon sang, tu crois que je les aime tous? Moi j’essaye de les aimer tous mais je n’y arrive pas. Je ne leur dis pas dans les journaux… Je ne dis pas que c’est plaisant mais ce n’est pas la fin du monde. C’est comme ça.”

Enfin, il évoque quelque chose de familier et pour le moins intemporel: les excuses, que nous créons. Celles que nous utilisons pour ne pas passer à l’action. Que ce soit pour des projets, aussi signifiants soient-ils. Malgré tout, ces projets restent important dans une vie. Puis il souligne l’importance des peurs et de savoir surpasser, voir passer outre ces peurs. Car vivre sans peur, ce n’est pas une vie pour Brel…

“Je connais un million de types qui vont écrire un livre. Tu es bien d’accord? J’en connais, j’en ai rencontré un million dans ma vie. Des types qui disent: alors tu sais encore 2 ans, je vends des bretelles encore 2 ans… mais alors en 73, j’écris un livre. Et puis si un jour on les rencontre en 73, ils diront: je continue à vendre mes cornichons, je vis avec mes cornichons, j’ai une femme, j’ai deux enfants, j’ai le machin, j’ai une petite amie, ma voiture est vieille… Je vends des cornichons jusqu’en 75, et en 75, j’écris un livre. Le livre étant le symbole dans tout ça. Moi je crois que bretelles ou cornichons, quand on a envie de faire un truc il faut plonger comme un fou et le faire, quitte à se tromper. Je préfère me tromper et je préfère plonger. Et je plonge”.

Vous n’avez pas peur?

“Si si je trouille (j’ai peur), mais je trouille tout le temps dans la vie, tu sais. Bien sûr je trouille, mais tu vois j’ai chanté 17 ou 18 ans, j’ai été vomir avant chaque tour de chant de peur, et quand j’avais trois tours de chant trois fois par jour, j’allais vomir trois fois par jour de peur. Et en avion parfois j’ai très peur. Et je fais du voilier parfois j’ai très peur. Et quand je joue la comédie pour un film, j’ai peur. Et là je vais faire un film, en plus je l’ai écrit, j’ai très peur. J’avoue j’ai très peur. Cela dit, un homme qui n’a pas peur, ce n’est pas un homme. L’important c’est d’assumer sa peur mais qu’on ne vienne pas me dire qu’un homme n’a pas peur, c’est un fou, il faut l’enfermer”.

Mais ce besoin que tu as…

“C’est pas un besoin, je trouve ça normal. Je trouve anormal de refuser la peur tout le temps. Je trouve anormal cette espèce de sécurité qu’ont bien des gens. Je ne leur en veux pas du tout, bon sang, je les aime bien, je les respecte mais je ne pourrai pas moi vivre comme ça. Peut être que jai trop de santé, mais vivre sans avoir peur, sans cette espèce de notion, ce n’est pas vivre enfin. Il vaut mieux être mort!

Enfin, je terminerai avec son approche (connue) de la bêtise humaine, avec une définition juste et pleine de sens.

“La bêtise, ah la bêtise c’est terrible. C’est la mauvaise fée du monde. C’est la sorcière du monde. C’est la bêtise. Il n’y a pas de gens méchants. Il y a des gens bêtes mais c’est pas de leur faute. Et des gens qui ont peur, ça c’est de leur faute. Il y a des gens qui ont peur et qui n’assument pas leur peur. Je crois que tout commence un peu comme ça. Mais enfin, ça c’est à un philosophe de déterminer tout ça, c’est pas à moi.

Mais je n’aime pas les gens bêtes, parce que la bêtise c’est de la paresse. La bêtise, c’est un type qui vit et il se dit: ça me suffit. Ça me suffit, je vis, je vais bien, ça me suffit. Et il ne se botte pas le cul, tous les matins en se disant: c’est pas assez, tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne fais pas assez de choses… c’est de la paresse je crois la bêtise. Une espèce de graisse autour du coeur qui arrive et une graisse autour du cerveau… je crois que c’est ça”.

À toutes les aspirines de ce monde, je vous dis: Merci 🙂 

with love,
C.

Source Archive: Henry Lemaire, interview de Jacques Brel, au printemps 71, à Knokke. Filmé par Marc Lobet.

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

INΦNI, un label pour les artistes, avec les artistes…

Podcast Solybox #5, première partie (Part A)

Inphini, un label pour les artistes, avec les artistes

Présentation du label

Les deux co-fondateurs : Alexandra Rey et Brice (DJ B-So), il a la casquette de co-fondateur et est le premier artiste du label.

Comment est arrivée l’idée du label ?

B: C’est une idée de longue date. C’était un souhait pour trouver un épanouissement artistique. Un souhait établit dès mes vingt ans. J’ai commencé en 2007 avec une boîte de booking 4U BOOKING, avec Poolpo (Nouvelle Star – 2007). Ça l’a propulsé, il a fait le buzz sur le web avec des millions de vues… Une opportunité pour faire des dates, profiter de son exposition et faire une tournée en tant que DJ. On a fait beaucoup de dates jusqu’au jour où on a reçu une proposition de Microsoft.

Une belle opportunité !

Résultat: un post viral avec Windows Vista, plus 5 millions de vues… De fil en aiguille, d’autres opportunités se sont mises en place. Notamment avec Vodafone et des tournées à travers l’Europe. Trois bonnes années…

B: À partir d’un moment on a préféré arrêter. À la fin de ces trois années, j’ai rencontré Alex (aujourd’hui, co fondatrice) et j’en ai profité pour arrêter l’aventure 4U BOOKING et partir pour de nouvelles aventures.

C: C’était formateur!?

B: J’ai pu découvrir et observer le milieu notamment les pièges, les attitudes et comment gérer les choses… Une expérience assez forte!

A: C’était intéressant de faire le bilan de cette première expérience entrepreneuriale. Faire le bilan, voir qu’au final il faut être préparé. On peut très bien l’affronter à 20 ans. Il n’y a pas de règle d’âge. On avait déjà en tête ce projet (de re créer quelque chose) mais on voulait le faire sur des fondations saines. Être capable d’aborder tous les aspects de l’entrepreneuriat nous-même. Avoir une vision sur chaque aspect de l’entrepreneuriat. Que ce soit avec qui s’associer ou la vision d’un business plan…

Par rapport à notre collaboration et comment on voulait amener ce projet là: comment on voulait le mettre en avant. Le plus important c’était la partie “communication, juridique et administrative”. On a passé presque 7, 8 ans à se former. En reprenant les études avec un Master en Communication. On s’est formé ensemble… Avec une spécialisation en “droit, économie de gestion de l’audiovisuel” à Paris Sorbonne. Pour comprendre tout ce qui touche à la propriété intellectuelle.

C’est important pour Inphini. Brice s’occupe beaucoup plus de la partie artistique. C’est lui qui donne l’impulsion au niveau de l’activité, et moi je suis là pour assurer l’encadrement.

Les débuts

Ne pas vouloir se limiter à un domaine

B: J’étais refroidi suite à mon expérience avec 4U BOOKING. J’ai senti que j’allais perdre pied si je restais dans un domaine précis. J’ai pris goût avec la publicité et le domaine de la communication.

Alexandra, elle, a connu un début de carrière atypique…

A: Un début de carrière dans l’immobilier. On s’est rencontré grâce au travail. Il avait besoin de quelqu’un pour faire du booking en Espagne et on s’est connu à ce moment. J’ai commencé à faire du booking pour 4U BOOKING.

Cette expérience ça m’a permis de réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire. C’est un métier intéressant et formateur qui me sert beaucoup, encore aujourd’hui. Malgré tout, j’avais envie de continuer mes études dans la communication et le marketing. Et surtout le domaine de la musique qui paraissait être un milieu inaccessible à l’époque et finalement de fil en aiguille on y arrive!

C: Comment vous avez fait pour tenir aussi longtemps?

A : On a bossé, on a décidé de se faire les dents. Comprendre l’industrie de la musique, le fonctionnement des médias, des relations entre artistes, labels, voir leur promotions, etc. Mon expérience chez Lagardère (Virgin radio, RFM, MCM…) était très formatrice. J’étais dans une bonne équipe. C’est clairement ce que j’ai envie de faire.

Après l’ISCOM, on est monté sur Paris où on ne connaissait personne et on a décidé de voir comment ça fonctionnait avant de se lancer.

L’entrepreneuriat, c’est toujours difficile de prendre la décision avant de se lancer. Nous on avait la volonté de se préparer au maximum pour pouvoir affronter cette nouvelle étape. On a travaillé 5 années pour acquérir des compétences…

B: Moi j’ai bossé en agence de publicité et dans le marketing mobile.

C: C’était complémentaire !

C: Et donc le label, ça s’est concrétisé au fur et à mesure ?

B: Le sentiment d’un truc à faire, à achever. C’est le sentiment d’avoir quelque chose à finir. Acquérir des compétences c’est ma logique dans la musique. Du coup c’est un mode de fonctionnement que je retrouve dans tous les domaines (de la musique, au monde de l’entreprise).

A: C’est un objectif de vie. Lié à une passion commune: la musique.

Il y a de la place pour tous le monde. C’était le moyen pour nous d’arriver sur le marché de l’entrepreneuriat et de la musique en étant crédible, tout en restant indépendant.

B: On tient à rester indépendant. C’est un point d’honneur. On tient à rester maître de ce que l’on fait. Des fois il y a des priorités commerciales avec des préférences pour d’autres choses. On essaye d’éviter mais là je m’ouvre un peu plus. On a sorti mon tout premier clip.

MAKE GOLD un titre et un premier clip !

Street Symphony, le son que l’on entend en début et fin du Podcast. Pour télécharger le son du podcast, c’est par ici.

B: On est face à un public “formaté”, donc il faut savoir rentrer dans le moule. Garder certains repères, pour toucher un maximum de personnes. Une offre un peu différente tout en réussissant à se faire entendre. Diffuser au maximum notre vision des choses à travers nos musiques. Qu’une cible très large puisse écouter et aimer ces projets là…

Tout en restant fidèle à ses propres valeurs. Une protection pour l’artiste.

« Inphini, c’est un label pour les artistes, avec les artistes ».

L’avantage d’être indépendant ! Une liberté dans ses créations.

La particularité de B-So : en général on essaye de mettre les gens dans des cases… Alors que quelqu’un peut être dans plusieurs cases différentes. “Être matraqué ou ne pas être matraqué”, telle est la question 🙂 Il faut se fier aux oreilles. Notre but, c’est de créer des ponts, sans forcément coller une étiquette. Se fier aux oreilles des gens…

L’impact

Motiver d’autres gens à faire de la musique de façon indépendante. Et pas de choisir tout le temps la facilité. Le faire avec panache, finesse et audace! Devenir un exemple, en toute humilité…

La production de Make Gold

Un projet auto financé. Réalisé de A à Z. avec Quentin Uriel le réalisateur. Le clip reflète bien notre vision. 100% made in France. Une vision hybride de la musique.

C: Comment rester fidèle à sa vision et ses valeurs ?

En restant intègre et en respectant ses propres valeurs. Voilà l’enjeux, celui de rester fidèle à notre vision et nos valeurs. Motiver les gens à faire de même.

Le travail en équipe : un binôme qui fonctionne

B: On est ensemble dans la vie et dans le travail.

On partage l’amour de ce que l’on fait, de notre relation avec les gens, l’amour du projet avec un but commun. Pour qu’un projet fonctionne il faut savoir mettre l’égo de côté.

C’est quelque chose qui nous a marqué dans les grands groupes. Le fait de travailler pour sa carrière et pas forcément pour un projet. Nous, notre vision, c’est de travailler pour un projet commun et ce qui est important c’est que le projet puisse aboutir à quelque chose.

Leur secret : La communication et une vision commune !

Deuxième partie de cet épisode, prochainement disponible sur solybox.me 

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Podcast Solybox, Épisode#6 w/GéraldineK.

Podcast Solybox, Épisode#6 w/GéraldineK.

Un artiste favori …

G: Un céramiste auprès duquel j’ai pris des cours en Californie. Il s’appelle Ed Thompson qui est mort d’un cancer, il y a quelque années (après être rentrée en France). C’était un homme parfaitement généreux qui partageait toutes ses techniques. Il n’y a pas de recoins, qu’il gardait pour lui. Il faisait des pièces soit trop grandes, soit trop petites. Il faisait beaucoup de travail sur la matière. Ses pièces étaient triées en 3D. Une approche très géométrique. Il était tellement simple. Quelqu’un d’assez connu, il était formidable! Il avait fait un workshop, sur comment rajouter du volume sur des spirales? Ce n’est pas esthétiquement ce que j’adore, mais cet homme là était admirable!

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C: As-tu des sources d’inspirations, des artistes en particuliers… 

G: C’est difficile à dire. C’est sûr que j’ai des influences. En France, pas particulièrement. Il y en a deux qui me viennent à l’esprit. Une qui est plus que connue, elle s’appelle Lucie Rie. Elle a beaucoup travaillé en Angleterre. Elle était Viennoise. Elle réalisait des bols élégants, et très simples, avec des formes aériennes magnifiques.

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Puis Jennifer Lee qui est moins connue. Elle est écossaise. J’avais vu son travail dans ce fameux livre, Make Up ClayElle ne tourne pas ses pièces. En ce qui me concerne, je suis folle du tour! Elle faisait du colombin. Elle associait des terres différentes pour constituer des gobelets qui ont des courbes « toutes douces ». À la fin, ça donne un résultat asymétriques. Pièce en terre brut, nue. D’une élégance c’est magnifique.

J’aimerai tellement tenir une de ses pièces. Je les ai vu dans des livres mais jamais pu les voir dans la vraie vie! Effectivement j’aimerai tellement pouvoir les tenir dans les mains. Pour moi c’est indissociable…

L’enseignement

G: J’adorais enseigner. C’est un plaisir pour moi. C’était aussi indissociable du métier de chercheur. Quant on cherche, c’est aussi pour partager les connaissances. Et j’avais envie de partager tout ce que j’apprenais.

Je prends des gens en cours en hebdomadaire avec des stages le weekend. Ainsi que des stages pendant les vacances scolaires. C’est tout le temps comme ça…

C: Aujourd’hui on est dans une société qui privilégie particulièrement le travail

D’abord moi. Il faut d’abord que je me fasse plaisirC’est vrai que j’ai cette liberté de dire non. Et ça, pour moi c’est plus précieux que quoi que ce soit d’autre. C’est ça qui m’a permis de décider pour ce boulot. Là je me retrouve complètement libre de ce que je fais.

Et d’ailleurs, je ne pourrais jamais revenir en arrière.

Sur toutes ses facettes, pour moi, c’est un métier qui est du plaisir. C’est que du bonheur. Bien sur qu’il y a des contraintes. Mais tout ça c’est que du plaisir. Je m’organise comme je veux de A à Z. C’est un métier où finalement, il y a peu de responsabilité. Je n’ai pas la vie de quelqu’un entre les mains. Si jamais je suis malade, ou je ne peux pas donner mon cours du lundi matin, ça n’a aucune importance. On est dans le loisir pur. Aucune vie est en jeu.

Pareil pour la production. Si je n’ai que la moitié des bols, ce n’est pas grave, il n’y a pas mort d’homme! Donc, c’est mon envie de répondre (ou pas) aux gens mais ce n’est pas plus grave que ça. Je n’ai pas d’impact négatif en fait. On peut avoir un impact positif en faisant un objet ou en donnant des cours mais je ne vois pas trop l’impact négatif que je peux avoir avec mon boulot…

Ici on fait un objet utile et utilisable. Là, tout d’un coup on s’émerveille. J’ai un élève qui est chef d’entreprise et il s’émerveillait de faire un bol à cacahuètes. Ils y trouvent tous une satisfaction. C’est fou ! Parce que tout d’un coup on fait un objet, utile ! Ça obsède! J’ai un client très gentil, ça l’obsède tellement qu’il veut construire son propre tour chez lui! Par ailleurs, je pense qu’il ne lâchera jamais son boulot mais c’est un truc où tu mets le doigt, c’est un engrenage! Et pour tous le monde. Ça va de la marchande de glace au chef d’entreprise. Tous le monde, tout d’un coup, fait un objet utile!

Les activités manuelles à l’école

Un idée de cours pour la petite enfance !

Des cours de gentillesses en Scandinavie. Il nous faudrait des cours sur comment sont faites les choses, d’où viennent les choses? Comment c’est fait? En plus ça amènerait énormément de connaissances! Et on se rendrait mieux compte de la valeur d’un objet, son recyclage, le processus qu’il faut mettre en place pour le réaliser, et les ressources nécessaires à sa création.

Est-ce que tu as déjà enseigné aux tout petits?

À la poterie, j’avais un enfant de 6 ans. À Chatou il y a de super écoles, dont une avec la pédagogie Steiner-Waldorf, ils sont avec le même professeur pendant 7 ans. Ils apprennent les maths en faisant du tricot, ils construisent des petits ours en 3D!

J’avais un élève, Eliot, 6 ans et demi, il arrivait à se concentrer !

En cours de poterie, il faut se concentrer et il était à fond dedans. Il était petit mais il se sentait super bien ! Sinon je fais rarement des cours pour les tout petits….

Merci à Géraldine pour le temps accordé à l’occasion de cette interview. Vous pouvez retrouver la première partie de cette interview, en vidéo sur l’article suivant: ici.

Les produits de Géraldine K. sont dès lors disponibles sur la plateforme solybox.com.

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Rencontre avec Géraldine K.

Rencontre avec Géraldine K.

Interview avec la céramiste Géraldine K.

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video disponible ici.

Quelques présentations

Je m’appelle Géraldine K, je suis céramiste et nous sommes dans mon atelier à Chatou où je fais ma production d’objets qui sont fait pour le quotidien. Aujourd’hui, je commence à me diriger vers le végétal.

Je ne viens pas de la céramique. Mon passé c’est la Science. Ça n’a rien à voir avec ce que je fais. J’étais en Californie. Là bas, j’ai découvert et commencé la céramique. Les gens venaient de partout. J’ai appris la céramique dans un environnement très « melting pot » avec très peu de place pour la tradition. On prenait ce qu’on voulait et c’était très bien comme ça. C’est partie d’un hobby qui est devenu bien plus qu’un hobby! 

C’est une activité qui est vite devenue, beaucoup plus qu’un passe-temps du weekend. J’étais sur un campus de Science à San Diego. Aux États-Unis, on peut mélanger deux spécialités: la science et l’art. C’était super! Notamment, il y avait, perdu dans le campus, dans la verdure, un gros centre de céramique. On ne pouvait que le voir! Il était ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

Ce que tu aimes dans ton métier de céramiste.

J’aime bien partager. Pour relier un peu tout ce que je fais. Déjà les cours bien sûr. Pour moi c’est presque indissociable de mon boulot de céramiste. J’ai besoin d’enseigner, de partager pour ensuite donner toutes ces connaissances accumulées petit à petit. Tout ce que j’ai pu acquérir au fil du temps. J’aime transmettre. Tout ce que je fais à l’atelier je le montre à mes élèves. Il n’y aucun secret.

Je ne veux pas de barrière. Dans ma façon de donner cours, ce n’est pas un cours magistral. Selon leurs envies, je leur montre mes techniques. Du partage sans aucune limite! Puis dans mon travail de production, je pense d’abord à comment la personne va l’utiliser. Donc son fonctionnement. Je fais beaucoup de gobelets par exemple. Je me demande comment je vais attraper le gobelet, avec de l’eau chaude à l’intérieur, etc. Je pense toujours à la manipulation de mes pièces. Je travaille beaucoup sur la prise en main. C’est vraiment dans le partage de comment la personne va la recevoir et l’adopter. Et aussi sur le touché et la réception. Ça m’intéresse beaucoup de travailler sur des matières différentes. D’où ce mélange de porcelaine avec le côté brut de la terre. Je fais de tout et j’essaye toujours de penser à comment l’objet sera utilisé

Dans la science, j’étais un peu frustrée.

Ce que j’aimerai c’est entrer, un tout petit peu, dans la vie des gens en essayant d’amener quelque chose de pratique. Aujourd’hui dans mon métier, j’ai l’impression d’être plus proche de ça. À ma toute petite échelle j’espère apporter du plaisir aux gens dans mes cours de céramique mais aussi dans mes pieces. J’essaye de faire rentrer du plaisir au quotidien par la vue et l’utilisation de mes créations

J’aime bien faire partie de ce courant qui essaye de faire rentrer l’artisanat d’art dans le quotidien des gens. Que les gens puissent utiliser au quotidien ces objets d’art. 

Mes rituels 

En rituel, et dans mon travail au quotidien parce que ça fonctionne comme ça: je malaxe la terre et j’essaye d’utiliser de bonnes pratiques pour mon corps, avec les étirements par exemple. Avant de me mettre au travail, parce que je travaille de façon precise, j’utilise des dessins des techniques réalisées pour toutes mes pièces pour permettre une précision dans la réalisation de ces pièces. J’installe mes piges et ensuite je rentre dans la forme. ET puis j’allume la musique qui va bien avec parce que sinon je n’arrive pas à travailler ! La radio ou des musiques qui tournent avec des petites ritournelles. Des musiques où un même thème revient. Comme Jack Johnson par exemple.

La particularité de mes pièces

Le tourner fin. Les lignes que j’utilise sont très épurées. Ce n’est pas courant. Sans volonté particulière d’ailleurs. On me dit que souvent ça raisonne auprès des gens soit japonisant, soit scandinave. C’est le mélange qui a l’air de faire consensus dans mes lignes. J’aime leur esthétique mais je n’ai aucun lien culturel avec ces pays. J’aime ces lignes épurées un peu partout. En général j’ai l’impression qu’on reconnait mes pièces assez facilement.

C’est venu un peu d’un coup. Aux États-Unis j’ai fait beaucoup d’expérimentation. J’ai tout essayé là bas. J’ai essayé plein de techniques plutôt bizarres. Un livre que j’adore: Make Up Clay. J’en suis tombée amoureuse à San Diego. J’avais un professeur d’émail qui travaillait pour la NASA.!

Une citation ou un mantra de vie ?

Je ne suis pas religieuse mais j’aime bien la phrase N’ayons pas peur. Je trouve que c’est une bonne idée, à priori dans la vie, de ne pas avoir peur !

J’aime bien cette citation (ci-dessous)… Ça c’est important pour moi. Quant enfin j’arrive à agir, ça me rend si heureuse! C’est quelque chose d »important pour moi…

Ma citation favorite:

« Agir rend heureux ».

Découvrez davantage Géraldine K. sur solybox.com

L’ensemble de ses créations sont disponibles dès lors dans la Boutique Solybox…

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