La Magie des Machines (à Écrire)

La Magie des Machines (à Écrire)

La Machine à Écrire = Provocateur de Créativité

Vous en avez peut être déjà entendu parlé, à l’occasion de la sortie du premier livre (best-seller) de Marie Kondo, mais les objets auraient une âme. Difficile à croire lorsqu’on a tendance à tout jeter…

D’après les croyances japonaises: “un objet peut acquérir une âme et s’animer s’il atteint son 100ème anniversaire ; plus rarement il peut également prendre vie par rancoeur et par amertume s’il a été abandonné ou abîmé”.

What ?!?!?

Screen Shot 2017-10-26 at 09.25.48

Et bien, à la découverte de ma première machine à écrire, c’est devenu comme une évidence!

Pourtant, ceux qui me connaissent, dirons que je me débrouille assez bien avec tout ce qui touche au high tech. J’ai toujours été débrouillarde en la matière, ayant accédé à un ordinateur assez tôt…

Alors, pourquoi retourner en arrière ?

Ceci étant, il y a une partie de moi, qui reste très attachée à l’avant 2006. La période qui a précédé le premier iPhone. Je trouvais que la vie allait à un rythme plus calme et que tout était plutôt simple. (Illusion ???). Bref, j’ai eu la chance de grandir avec ces changements, et de connaitre l’avant et l’après Facebook. 

Le tournant a eu lieu quelque temps après un burnout. Depuis, tout a changé. Mon rapport aux écrans n’était pas très équilibré, voir excessif. J’avais littéralement besoin de me déconnecter.

Disclosure: attention, je ne suis pas passée d’un extrême à l’autre. Je considère que les écrans font parties de nos vies mais que nous restons libres de (mieux) les utiliser à notre manière…

Alors, je me suis tournée vers leurs ancêtres. Je suis revenue au iPod (ancienne génération) qui me permet d’écouter mes podcasts et ma musique sans être (forcément) connectée!

Pour l’écriture, je suis retournée au duo carnet + stylo. Parfait pour de la prise de notes, mais j’ai très vite réalisé que j’avais perdu la main – depuis l’école, nous n’écrivons plus aussi souvent et longuement sur papier. À ma grande surprise, j’ai découvert l’utilisation de la machine à écrire, chez certains de nos contemporains. Loin d’être démodée, des personnalités comme Woody Allen et Lady Gaga l’utilisent, encore aujourd’hui! Un autre exemple avec le projet KickStarter Hemingwrite…

Contrairement au papier + crayon, elle permet d’écrire plus rapidement et de se fatiguer moins vite. Mieux que l’ordinateur, elle permet de créer et d’écrire sans électricité, sans Internet, sans multitasking. Tout ce qui est, « est » et reste aussi simple que le papier et les lettres qui se posent l’une après l’autre sur fond blanc. Le son des touches est très stimulant. C’est comme jouer au piano, sauf qu’on se retrouve avec une partition imprimée par nos soins. On se (re)connecte (véritablement) à ce que l’on fait.

C’est alors que j’ai décidé d’investir dans ces machines. Plus j’en apprenais sur elles, plus j’en découvrais ses facettes (cachées), son charme et ses secrets.

J’ai toujours été très manuelle. Enfant, j’avais mon propre atelier à la maison. Alors mettre mes mains dans l’inconnu ne me faisait pas peur, au contraire. C’est en expérimentant avec des machines cassées que j’apprenais à en comprendre le fonctionnement. Après quelque temps, j’étais capable de les réparer et de les remettre aux goûts du jour:

Des beautés enfin disponibles sur solybox.com…Screen Shot 2017-10-26 at 17.18.46.png

Ainsi, je me suis rendue compte de quelque chose: les machines à écrire sont quasi indestructible. Comme une montre, il y a un mécanisme spécifique dépendant de pièces facilement remplaçables. Une fois que l’on comprend le mécanisme et le fonctionnement de la machine, il devient facile de la réparer, voir d’en améliorer son fonctionnement. J’ai passé tout l’été 2017, à disséquer ces machines + (accessoirement) à les rénover.

Aujourd’hui, notre ordinateur et la majorité de nos écrans sont concernés par ce qu’on appelle l’obsolescence programmée (= une stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément). Nos smartphones et nos laptops, ne seront pas amenés à se faire réparer par nos soins – sauf si ça fait partie de notre domaine. Je trouve ça frustrant. Ça nous déconnecte véritablement du fonctionnement de la machine que nous utilisons dans notre quotidien. Pour quelqu’un qui a besoin de comprendre comment les choses fonctionnement et qui n’aime pas dépendre des autres quant à son utilisation, c’est très frustrant.

Vous allez me dire, « mais les machines à écrire c’est démodé, on a des ordinateurs aujourd’hui qui font très bien le travail, en mieux ». Je ne peux pas dire le contraire. L’ordinateur restera une machine ultra développée face à de simples machines comme une machine à écrire. Nonetheless, ne sous estimez pas le pouvoir de la machine à écrire qui pourrait bien finir par vous surprendre.

Alors oui, je le dis haut et fort: la machine à écrire c’est certes une ode à la mélancolie (au 21ème siècle), mais c’est aussi un outil créatif, productif et romantique. Lorsque vous écrivez, vous jouez, vous composez, et vous faites sortir une page tapée de votre (propre) patte. Là est la prouesse que nous avons perdu face au digital.

Sur une machine à écrire, on est obligé d’écrire spontanément, d’être bordélique, on se lâche, on s’exprime et personne d’autre que nous avons accès à ces pages. Nous avons le choix. Nous pouvons les brûler. Nous pouvons les cacher. Nous pouvons les transcrire, les scanner, ou même les publier comme telles…

Je trouve une plus grand satisfaction & liberté à écrire sur une machine à écrire. C’est une autre expérience. Une expérience qui ne pourra jamais être remplacée par les nouvelles technologies aussi récentes soient-elles. Je n’ai pas la fatigue liée à l’utilisation excessive d’un écran, ni la distraction, ni l’envie de me rendre sur Internet ou de consulter (inutilement pour la dixième fois de la journée) mes emails.

La machine à écrire est indémodable et à l’heure actuelle, (du moins aux États-Unis) elle connaît un vive succès sur les écrans de cinéma : California Typewriter.

Un film documentaire dédié à La Machine, avec de belles personnes comme: Tom Hanks (acteur) et Sam Shepard (écrivain) – qui nous a quitté l’été dernier.

Screen Shot 2017-10-26 at 09.24.21

Tom Hanks ne peut que vous convaincre quant à l’utilisation de ces machines… Rien que la bande annonce vous donne des frissons

“J’ai probablement plus de 250 machines à écrire dans ma collection et je dirai que 90% d’entre elles fonctionne parfaitement.“ – Tom Hanks

“Une machine à écrire ne vous juge pas, ça ne fait que dire “tout de suite monsieur, tout de suite monsieur, comme vous le souhaiterez.” – John Mayer

“Individuellement je pense que nous sommes une culture, mais la vision d’ensemble de cette culture n’a aucun sens pour moi.” – Sam Shepard

“J’ai toujours eu un rêve, que les gens retournent aux machines à écrire.”

“Lorsque je démonte ces machines, je vois des gens, je “nous” vois en elles.”

“J’avais ce moment de rébellion, ce sentiment d’être malade du monde digital, et à quel point il peut être intrusif. Je suis allé à ma machine et j’ai écrit ce manifesto… 

The Typewriter Manifesto

We assert our right to resist the Paradigm,

Nous revendiquons notre droit de résister au Paradigme,

to rebel against the Information Regime,

de se rebeller contre la Révolution de l’Information

to escape the Data Stream.

d’échapper au Flux de Données.

We strike a blow for self-reliance,

Nous frappons un grand coup pour l’indépendance,

privacy,

l’intimité,

and coherence

et la cohérence,

against

contre

dependency,

la dépendance,

surveillance,

la surveillance

and desintegration.

et la désintégration.

We affirm the written word,

Nous affirmons/proclamons la parole écrite,

and written thought,

et la pensée écrite,

against

contre

multimedia,

le multimédia

multitasking,

le multitâche

and the meme.

et le mème.

We choose the real over representation,

Nous choisissons le réel à la représentation,

the physical over the digital,

le physique/matériel/concret au digital,

the durable over the unsustainable,

le durable au non-durable,

the self-sufficient over the efficient.

l’autonomie à la performance/à l’efficient.

THE REVOLUTION WILL BE TYPEWRITTEN

LA RÉVOLUTION SERA DACTYLOGRAPHIÉE. »

 

– Richard Polt (son livre)

 

Le 17 octobre dernier, Tom Hanks publiait son premier livre de “short stories” d’histoires courtes, écrites et composées sur sa machine. Disponible en langue originale (anglais uniquement) pour le moment.

Le film lui sera disponible sur iTunes, le 21 novembre (2017) prochain.

Screen Shot 2017-10-26 at 18.28.10.png

 

Nouveautés sur le Shop

Screen Shot 2017-10-26 at 18.33.01.png

Podcast Solybox, Épisode#6 w/GéraldineK.

Podcast Solybox, Épisode#6 w/GéraldineK.

Un artiste favori …

G: Un céramiste auprès duquel j’ai pris des cours en Californie. Il s’appelle Ed Thompson qui est mort d’un cancer, il y a quelque années (après être rentrée en France). C’était un homme parfaitement généreux qui partageait toutes ses techniques. Il n’y a pas de recoins, qu’il gardait pour lui. Il faisait des pièces soit trop grandes, soit trop petites. Il faisait beaucoup de travail sur la matière. Ses pièces étaient triées en 3D. Une approche très géométrique. Il était tellement simple. Quelqu’un d’assez connu, il était formidable! Il avait fait un workshop, sur comment rajouter du volume sur des spirales? Ce n’est pas esthétiquement ce que j’adore, mais cet homme là était admirable!

Screen Shot 2017-05-11 at 21.50.16.png

C: As-tu des sources d’inspirations, des artistes en particuliers… 

G: C’est difficile à dire. C’est sûr que j’ai des influences. En France, pas particulièrement. Il y en a deux qui me viennent à l’esprit. Une qui est plus que connue, elle s’appelle Lucie Rie. Elle a beaucoup travaillé en Angleterre. Elle était Viennoise. Elle réalisait des bols élégants, et très simples, avec des formes aériennes magnifiques.

Screen Shot 2017-05-11 at 21.50.28

Puis Jennifer Lee qui est moins connue. Elle est écossaise. J’avais vu son travail dans ce fameux livre, Make Up ClayElle ne tourne pas ses pièces. En ce qui me concerne, je suis folle du tour! Elle faisait du colombin. Elle associait des terres différentes pour constituer des gobelets qui ont des courbes « toutes douces ». À la fin, ça donne un résultat asymétriques. Pièce en terre brut, nue. D’une élégance c’est magnifique.

J’aimerai tellement tenir une de ses pièces. Je les ai vu dans des livres mais jamais pu les voir dans la vraie vie! Effectivement j’aimerai tellement pouvoir les tenir dans les mains. Pour moi c’est indissociable…

L’enseignement

G: J’adorais enseigner. C’est un plaisir pour moi. C’était aussi indissociable du métier de chercheur. Quant on cherche, c’est aussi pour partager les connaissances. Et j’avais envie de partager tout ce que j’apprenais.

Je prends des gens en cours en hebdomadaire avec des stages le weekend. Ainsi que des stages pendant les vacances scolaires. C’est tout le temps comme ça…

C: Aujourd’hui on est dans une société qui privilégie particulièrement le travail

D’abord moi. Il faut d’abord que je me fasse plaisirC’est vrai que j’ai cette liberté de dire non. Et ça, pour moi c’est plus précieux que quoi que ce soit d’autre. C’est ça qui m’a permis de décider pour ce boulot. Là je me retrouve complètement libre de ce que je fais.

Et d’ailleurs, je ne pourrais jamais revenir en arrière.

Sur toutes ses facettes, pour moi, c’est un métier qui est du plaisir. C’est que du bonheur. Bien sur qu’il y a des contraintes. Mais tout ça c’est que du plaisir. Je m’organise comme je veux de A à Z. C’est un métier où finalement, il y a peu de responsabilité. Je n’ai pas la vie de quelqu’un entre les mains. Si jamais je suis malade, ou je ne peux pas donner mon cours du lundi matin, ça n’a aucune importance. On est dans le loisir pur. Aucune vie est en jeu.

Pareil pour la production. Si je n’ai que la moitié des bols, ce n’est pas grave, il n’y a pas mort d’homme! Donc, c’est mon envie de répondre (ou pas) aux gens mais ce n’est pas plus grave que ça. Je n’ai pas d’impact négatif en fait. On peut avoir un impact positif en faisant un objet ou en donnant des cours mais je ne vois pas trop l’impact négatif que je peux avoir avec mon boulot…

Ici on fait un objet utile et utilisable. Là, tout d’un coup on s’émerveille. J’ai un élève qui est chef d’entreprise et il s’émerveillait de faire un bol à cacahuètes. Ils y trouvent tous une satisfaction. C’est fou ! Parce que tout d’un coup on fait un objet, utile ! Ça obsède! J’ai un client très gentil, ça l’obsède tellement qu’il veut construire son propre tour chez lui! Par ailleurs, je pense qu’il ne lâchera jamais son boulot mais c’est un truc où tu mets le doigt, c’est un engrenage! Et pour tous le monde. Ça va de la marchande de glace au chef d’entreprise. Tous le monde, tout d’un coup, fait un objet utile!

Les activités manuelles à l’école

Un idée de cours pour la petite enfance !

Des cours de gentillesses en Scandinavie. Il nous faudrait des cours sur comment sont faites les choses, d’où viennent les choses? Comment c’est fait? En plus ça amènerait énormément de connaissances! Et on se rendrait mieux compte de la valeur d’un objet, son recyclage, le processus qu’il faut mettre en place pour le réaliser, et les ressources nécessaires à sa création.

Est-ce que tu as déjà enseigné aux tout petits?

À la poterie, j’avais un enfant de 6 ans. À Chatou il y a de super écoles, dont une avec la pédagogie Steiner-Waldorf, ils sont avec le même professeur pendant 7 ans. Ils apprennent les maths en faisant du tricot, ils construisent des petits ours en 3D!

J’avais un élève, Eliot, 6 ans et demi, il arrivait à se concentrer !

En cours de poterie, il faut se concentrer et il était à fond dedans. Il était petit mais il se sentait super bien ! Sinon je fais rarement des cours pour les tout petits….

Merci à Géraldine pour le temps accordé à l’occasion de cette interview. Vous pouvez retrouver la première partie de cette interview, en vidéo sur l’article suivant: ici.

Les produits de Géraldine K. sont dès lors disponibles sur la plateforme solybox.com.

Screen Shot 2017-05-11 at 19.49.35

Rencontre avec Géraldine K.

Rencontre avec Géraldine K.

Interview avec la céramiste Géraldine K.

Screen Shot 2017-04-29 at 11.04.27

video disponible ici.

Quelques présentations

Je m’appelle Géraldine K, je suis céramiste et nous sommes dans mon atelier à Chatou où je fais ma production d’objets qui sont fait pour le quotidien. Aujourd’hui, je commence à me diriger vers le végétal.

Je ne viens pas de la céramique. Mon passé c’est la Science. Ça n’a rien à voir avec ce que je fais. J’étais en Californie. Là bas, j’ai découvert et commencé la céramique. Les gens venaient de partout. J’ai appris la céramique dans un environnement très « melting pot » avec très peu de place pour la tradition. On prenait ce qu’on voulait et c’était très bien comme ça. C’est partie d’un hobby qui est devenu bien plus qu’un hobby! 

C’est une activité qui est vite devenue, beaucoup plus qu’un passe-temps du weekend. J’étais sur un campus de Science à San Diego. Aux États-Unis, on peut mélanger deux spécialités: la science et l’art. C’était super! Notamment, il y avait, perdu dans le campus, dans la verdure, un gros centre de céramique. On ne pouvait que le voir! Il était ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

Ce que tu aimes dans ton métier de céramiste.

J’aime bien partager. Pour relier un peu tout ce que je fais. Déjà les cours bien sûr. Pour moi c’est presque indissociable de mon boulot de céramiste. J’ai besoin d’enseigner, de partager pour ensuite donner toutes ces connaissances accumulées petit à petit. Tout ce que j’ai pu acquérir au fil du temps. J’aime transmettre. Tout ce que je fais à l’atelier je le montre à mes élèves. Il n’y aucun secret.

Je ne veux pas de barrière. Dans ma façon de donner cours, ce n’est pas un cours magistral. Selon leurs envies, je leur montre mes techniques. Du partage sans aucune limite! Puis dans mon travail de production, je pense d’abord à comment la personne va l’utiliser. Donc son fonctionnement. Je fais beaucoup de gobelets par exemple. Je me demande comment je vais attraper le gobelet, avec de l’eau chaude à l’intérieur, etc. Je pense toujours à la manipulation de mes pièces. Je travaille beaucoup sur la prise en main. C’est vraiment dans le partage de comment la personne va la recevoir et l’adopter. Et aussi sur le touché et la réception. Ça m’intéresse beaucoup de travailler sur des matières différentes. D’où ce mélange de porcelaine avec le côté brut de la terre. Je fais de tout et j’essaye toujours de penser à comment l’objet sera utilisé

Dans la science, j’étais un peu frustrée.

Ce que j’aimerai c’est entrer, un tout petit peu, dans la vie des gens en essayant d’amener quelque chose de pratique. Aujourd’hui dans mon métier, j’ai l’impression d’être plus proche de ça. À ma toute petite échelle j’espère apporter du plaisir aux gens dans mes cours de céramique mais aussi dans mes pieces. J’essaye de faire rentrer du plaisir au quotidien par la vue et l’utilisation de mes créations

J’aime bien faire partie de ce courant qui essaye de faire rentrer l’artisanat d’art dans le quotidien des gens. Que les gens puissent utiliser au quotidien ces objets d’art. 

Mes rituels 

En rituel, et dans mon travail au quotidien parce que ça fonctionne comme ça: je malaxe la terre et j’essaye d’utiliser de bonnes pratiques pour mon corps, avec les étirements par exemple. Avant de me mettre au travail, parce que je travaille de façon precise, j’utilise des dessins des techniques réalisées pour toutes mes pièces pour permettre une précision dans la réalisation de ces pièces. J’installe mes piges et ensuite je rentre dans la forme. ET puis j’allume la musique qui va bien avec parce que sinon je n’arrive pas à travailler ! La radio ou des musiques qui tournent avec des petites ritournelles. Des musiques où un même thème revient. Comme Jack Johnson par exemple.

La particularité de mes pièces

Le tourner fin. Les lignes que j’utilise sont très épurées. Ce n’est pas courant. Sans volonté particulière d’ailleurs. On me dit que souvent ça raisonne auprès des gens soit japonisant, soit scandinave. C’est le mélange qui a l’air de faire consensus dans mes lignes. J’aime leur esthétique mais je n’ai aucun lien culturel avec ces pays. J’aime ces lignes épurées un peu partout. En général j’ai l’impression qu’on reconnait mes pièces assez facilement.

C’est venu un peu d’un coup. Aux États-Unis j’ai fait beaucoup d’expérimentation. J’ai tout essayé là bas. J’ai essayé plein de techniques plutôt bizarres. Un livre que j’adore: Make Up Clay. J’en suis tombée amoureuse à San Diego. J’avais un professeur d’émail qui travaillait pour la NASA.!

Une citation ou un mantra de vie ?

Je ne suis pas religieuse mais j’aime bien la phrase N’ayons pas peur. Je trouve que c’est une bonne idée, à priori dans la vie, de ne pas avoir peur !

J’aime bien cette citation (ci-dessous)… Ça c’est important pour moi. Quant enfin j’arrive à agir, ça me rend si heureuse! C’est quelque chose d »important pour moi…

Ma citation favorite:

« Agir rend heureux ».

Découvrez davantage Géraldine K. sur solybox.com

L’ensemble de ses créations sont disponibles dès lors dans la Boutique Solybox…

Screen Shot 2017-05-11 at 19.49.35

Rencontre avec Marine Escurat (Les Garçonnes)

Rencontre avec Marine Escurat (Les Garçonnes)

Screen Shot 2017-04-29 at 11.04.19

La vidéo est accessible ici. 

Camille : Peux-tu te présenter 🙂 ? 

Marine : Je m’appelle Marine Escurat, j’ai 29 ans et je suis la créatrice de la marque Les Garçonnes. Une marque de pantalons pour femmes.

Camille : Comment as-tu trouvé ta vocation d’artiste ?

Marine : Après avoir passé le Bac, je suis partie pour Londres. Je savais que je voulais faire un métier manuel. Une vocation plutôt artistique, architecte, peintre ou sculpteur… je ne savais pas trop à cette époque. J’ai fait une école de stylisme. J’ai une connaissance qui m’a présenté le directeur pédagogique d’une école. Les années ont passées et j’ai réalisé à quel point j’aimais ça. Je me suis rendue compte que c’était quelque chose qui me plaisait. D’ailleurs j’avais du mal à en passer… et surtout que je prenais plaisir à faire ça. C’était pas une obligation je me levais avec plaisir le matin c’était plus un loisir qu’un travail… je suis sortie major de ma promo ça m’a donné confiance et je me suis dis que c’était vraiment ça que je voulais faire…

Camille : …et ta marque ? Quand as-tu débuté l’aventure ?

Marine : Il y a un an plus ou moins, j’ai récupéré du vestiaire de ma grand mère des pantalons à plis trop grands pour moi mais que j’adorai porter. Je suis ‘garçon manqué’ depuis toute petite. Du coup, beaucoup de gens m’ont dit que mes pantalons étaient super, originaux, « où est ce que tu les as trouvé? ». « Ils sont sympa avec des jolis coloris », « de très belles couleurs et matières » et au fur et à mesure du temps j’ai commencé à me dire que ça serait pas mal de faire quelque chose avec ça. Ma grand mère est morte et ça a été un déclic. Je me suis dis « voilà », je bosse en freelance pour plusieurs marques depuis quelques années, je n’ai pas connu de marque que j’ai vraiment adoré alors je me suis dis que c’était le moment ! J’ai pas 30 ans, j’ai pas d’enfant c’est le moment de le faire alors je me suis lancée

Camille : Quelles sont les valeurs de ta marque ?

Marine : Alors moi ce que j’aime bien c’est de partager les choses. À chaque vente de mes pantalons j’aime avoir les retours de mes clientes. « C’est bien, c’est serré, c’est trop court ? » Même si c’est dans la critique, c’est intéressant car ça peut être constructif. Donc c’est ça que j’aime… plus ma marque va évoluer plus les années vont passer plus je vais me perfectionner.. plus j’aurai une collection plus grande et variée qui pourra répondre aux attentes de plusieurs femmes différentes. C’est vraiment le partage. Celles qui m’ont dit que mes pantalons sont supers et que je pouvais faire quelque chose avec… Aujourd’hui je leur répond en disant « voilà, j’ai fais me propres pantalons et j’espère qu’ils vont vous plaire ! » et que ça va correspondre à vos attentes…

Camille : Quelle est ta mission en tant qu’artiste ?

Marine : Une mission je sais pas mais je sais que j’aimerai que ma marque dure dans le temps. Je suis partie sur des pantalons intemporels. Le but c’est qu’un pantalon acheté aujourd’hui, la cliente puisse le remettre dans vingt ans… et que pourquoi pas, ça serve à sa petite fille un jour. Là je suis dans l’air du temps. Je sais que c’est à la mode de porter des pantalons à plis mais j’aimerai que ça reste malgré tout.

Camille : Toutes les générations portent tes pantalons…

Marine : Oui voilà est c’est super! Ma mère et ma nièce portent mes pantalons aussi. De 15 à 70 ans pour l’instant ça fonctionne. Après il faudrait que je continue à créer des pantalons qui encore une fois correspondent à toutes générations et envies du moment. 

Camille : Quels sont tes rituels ?

Marine : Je marche au coup de coeur sur la matière je vais voir mes fournisseurs sur Paris, avec qui je bosse depuis beaucoup d’années. Ils me proposent de nouvelles matières. Le touché, la couleur, c’est vraiment sur le coup de coeur de la matière. Si je me vois dedans tout de suite… Étant que je veux des pantalons confortables, cocooning surtout en hiver ! Je veux des matières qui soient douces et confortables, souples et en même temps qui durent dans le temps…

Camille : Qu’est-ce qui rend ta marque unique ?

Marine : Déjà je suis dans le mono produit. De plus en plus de marques font du mono produit donc je pense que c’est une nouvelle tendance. Après les pantalons c’est quelque chose que je porte quotidiennement donc c’est une vraie envie. C’est-à-dire que dès que je crée je me vois dedans. Alors après tout le monde n’est pas comme moi mais j’ai vraiment une envie de confort et j’ai envie de partager ça avec la cliente. Je me fais plaisir et j’ai envie de faire plaisir aux autres et je pense que c’est déjà une bonne base !

Camille : Quelles sont tes sources d’inspiration ? 

Marine : En plus de la matière, j’ai des muses, des femmes qui sont importantes à mes yeux. Mes cinq premiers pantalons portent le nom d’icônes et d’actrices des années 50: Lauren Bacall, Katharine Hepburn, Marlene Dietrich, Jane Birkin… Elles ont toutes marqué leur temps par leur indépendance et leur charisme. Un aspect un peu garçonne qui reste extrêmement efféminé donc c’est vraiment des femmes qui représentent très bien ma marque. Elle représentent aussi ce que j’aimerai être ou ce que j’ai été. Ça va continuer comme ça. Mon prochain short va porter le nom de ma grand-mère, Jeanne. C’est un petit clin d’oeil. 😉

C’est des petits coups de coeur. Jeanne c’est aussi Jeanne d’Arc, Jane Birkin et c’est un prénom qui revient beaucoup dans mes inspirations…

La boutique Solybox, Les Garçonnes est disponible ici.

Have you met Jane (Avez-vous rencontré Jane?) – à découvrir ici.

Screen Shot 2017-05-01 at 15.10.00.png

Make Good Art

Make Good Art

Aujourd’hui je veux vous parler d’un artiste. Une véritable source d’inspiration. Neil Gaiman, est un auteur britannique de romans et de bande dessinée. Il a écrit Coraline, un conte noir pour enfants. Mais aussi Sandman, la bande dessinée et Doctor Who, la série de science-fiction (disponible sur Netflix – pour les intéressés), dont il est le scénariste.

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, je voulais partager ses conseils et ce discours qu’il a donné, lors d’une cérémonie de remise de diplôme.

Le sujet de ce discours – trois petits mots affichés sur mon tableau : 

MAKE GOOD ART

Plusieurs alternatives possibles en français, qui donneraient :

FAITES DE BELLES CHOSES – Faites une (bonne) Oeuvre d’Art

CRÉEZ QUELQUE CHOSE DE BIEN, DE BEAU, DE BON

Voici des extraits ainsi que mes citations favorites de son discours:

Neil est un homme qu’on pourrait appeler ordinaire. À l’exception de son parcours car il semble qu’il n’ait jamais vraiment aimé l’école. Il n’a pas obtenu de diplôme non plus. Un exemple pour tous ceux qui restent persuadés que créer ou faire quelque chose implique forcément une autorisation ou une compétence.

“I never really expected to find myself giving advice to people graduating from an establishment of higher education. I never graduated from any such establishment. I never even started at one. I escaped from school as soon as I could…”

« Je n’avais jamais imaginé me trouver en train de donner des conseils à de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Je n’ai jamais été diplômé, par un tel établissement. Je n’y suis même jamais entré. J’ai échappé l’école aussi tôt que j’ai pu… »

“I got out into the world, I wrote, and I became a better writer the more I wrote, and I wrote some more, and nobody ever seemed to mind that I was making it up as I went along, they just read what I wrote and they paid for it, or they didn’t…”

« Je suis sortie, j’ai écrit, et plus j’écrivais, meilleur écrivain je devenais, donc j’ai continué à écrire davantage, et personne ne semblait être dérangé par le fait que j’avais tout inventé, tout le long, ils lisaient ce que j’écrivais et ils me payaient pour cela, ou pas… »

Il a cette image de lui même en tant qu’écrivain, dès le début. Au lieu de se faire un plan de carrière, il a décidé de faire une liste de tout ce qu’il souhaitait faire et réaliser dans cette vie.

“Looking back, I’ve had a remarkable ride. I’m not sure I can call it a career, because a career implies that I had some kind of career plan, and I never did. The nearest thing I had was a list I made when I was 15 of everything I wanted to do: to write an adult novel, a children’s book, a comic, a movie, record an audiobook, write an episode of Doctor Who… and so on. I didn’t have a career. I just did the next thing on the list.”

« Avec le recul, j’ai fait un voyage remarquable. Je ne suis pas sûr de pouvoir appeler cela une carrière, parce qu’une carrière implique que j’avais une sorte de “plan de carrière”, et je n’en ai jamais eu. La chose la plus proche que j’ai pu faire (quand j’avais 15 ans), c’était une liste de tout ce que je voulais faire: écrire un roman pour adulte, un livre pour enfants, une bande dessinée, un film, enregistrer un livre audio, écrire un épisode de Doctor Who… et j’en passe. Je n’avais pas de carrière. Je faisais juste la chose suivante sur la liste ».

C’est ainsi qu’il débute son discours, en donnant des conseils qu’il a pu tirer de sa propre expérience d’auteur et d’écran. Avec des débuts difficiles et en dépassant les règles du jeu, qui nous sont parfois imposées.

Son Tout Premier Conseil :

“When you start out on a career in the arts you have no idea what you are doing.”

« Lorsque vous débutez une carrière artistique, vous n’avez aucune idée de ce que vous faites ».

“If you don’t know it’s impossible it’s easier to do. And because nobody’s done it before, they haven’t made up rules to stop anyone doing that again, yet.”

« Si vous ne savez pas que c’est impossible, c’est plus facile à faire. Et parce que personne ne l’a déjà fait, ils n’ont pas créé de règles pour empêcher ou arrêter quiconque à le faire de nouveau – pour le moment ».

Conseil numéro 2, dans lequel il partage le pouvoir de la visualisation et la volonté de réaliser sa propre « mission de vie » (purpose, en anglais).

“If you have an idea of what you want to make, what you were put here to do, then just go and do that.”

« Si vous avez une idée de ce que vous voulez faire, de ce pourquoi vous êtes ici, alors allez-y et faites-le ».

“Something that worked for me was imagining that where I wanted to be – an author, primarily of fiction, making good books, making good comics and supporting myself through my words – was a mountain. A distant mountain. My goal.”

« Quelque chose qui a fonctionné pour moi était d’imaginer où je voulais être – un auteur, principalement de fiction, écrivant de bons livres, créant de bonnes bandes dessinées, de bons films et de subvenir à mes besoins grâce à mes mots – en imaginant que c’était une montagne. Une montagne distante. Mon objectif ».

« And I knew that as long as I kept walking towards the mountain I would be all right. »

« Et je savais que tant que je continuerais à marcher vers la montagne, tout irait bien ».

“I learned to write by writing. I tended to do anything as long as it felt like an adventure, and to stop when it felt like work, which meant that life did not feel like work.”

« J’ai appris à écrire en écrivant. J’avais tendance à faire tout ce qui ressemblait à une aventure et à m’arrêter quand ça ressemblait à un travail, ce qui veut dire que ma vie ne ressemblait pas à un travail. »

Conseil numéro 3 :

“When you start off, you have to deal with the problems of failure.You need to be thick-skinned, to learn that not every project will survive. A freelance life, a life in the arts, is sometimes like putting messages in bottles, on a desert island, and hoping that someone will find one of your bottles and open it and read it.”

« Lorsque on débute, on doit gérer les problèmes de l’échec. Vous devez être blindé, pour apprendre que tous les projets ne peuvent pas survivre. Une vie en tant que freelance (indépendant), une vie d’artiste, c’est parfois comme jeter des bouteilles à la mer, depuis une île déserte, et espérer que quelqu’un trouvera l’une de vos bouteilles, l’ouvrira, et lira votre message ».

Conseil numéro 4 :

“I hope you’ll make mistakes. If you’re making mistakes, it means you’re out there doing something. And the mistakes in themselves can be useful…”

« J’espère que vous ferez des erreurs. Si vous vous trompez, ça veut dire que vous êtes dehors en train de faire quelque chose. Et les erreurs, en soi, peuvent être très utiles… »

“Make good art. I’m serious. Husband runs off with a politician? Make good art. Leg crushed and then eaten by mutated boa constrictor? Make good art. IRS on your trail? Make good art. Cat exploded? Make good art. Somebody on the Internet thinks what you do is stupid or evil or it’s all been done before? Make good art. Probably things will work out somehow, and eventually time will take the sting away, but that doesn’t matter. Do what only you do best. Make good art.”

« Je suis sérieux. Votre mari s’enfuit avec un homme politique? Faites une oeuvre d’art. Votre jambe est écrasée puis dévorée par un boa constrictor mutant? Faites une oeuvre d’art. Le fisc est sur vos traces? Faites de belles choses. Le chat a explosé? Faites une oeuvre d’art. Quelqu’un sur internet pense que vos créations sont stupides, ou malsaines, ou du déjà vues? Faites une oeuvre d’art. Les choses vont probablement s’arranger, le temps viendra dissiper la douleur, et cela n’a pas d’importance. Faites ce que vous seul savez faire de mieux. Faites une oeuvre d’art ».

Conseil numéro 5 :

“Do the stuff that only you can do.”

« Faites ce que vous seul pouvez faire ».

“Most of us only find our own voices after we’ve sounded like a lot of other people. But the one thing that you have that nobody else has is you. Your voice, your mind, your story, your vision. So write and draw and build and play and dance and live as only you can.”

« La plupart d’entre nous ne trouvons notre propre voix qu’après avoir ressemblé à beaucoup d’autres personnes. Mais une chose que vous avez, que personne d’autre n’a, c’est Vous: votre voix, votre esprit, votre histoire, votre vision. Alors écrivez et dessinez et construisez et jouez et dansez et vivez comme vous seul le pouvez ».

Conseil numéro 6 :

“People get hired because, somehow, they get hired. In my case I did something which these days would be easy to check, and would get me into trouble, and when I started out, in those pre-internet days, seemed like a sensible career strategy: when I was asked by editors who I’d worked for, I lied. I listed a handful of magazines that sounded likely, and I sounded confident, and I got jobs. I then made it a point of honour to have written something for each of the magazines I’d listed to get that first job, so that I hadn’t actually lied, I’d just been chronologically challenged… You get work however you get work.”

« Les gens sont embauchés parce que, d’une façon ou d’une autre, ils sont embauchés. Dans mon cas, j’ai fait quelque chose qui, aujourd’hui, serait très simple à vérifier, et qui m’attirerait beaucoup d’ennuis. Lorsque j’ai débuté (avant l’arrivée d’internet), ça semblait un choix de carrière raisonnable: lorsque des éditeurs me demandaient pour qui j’avais travaillé, j’ai menti. J’ai listé une poignée de magazines crédibles, j’avais l’air confiant, et j’ai eu le job. Par la suite, j’ai mis un point d’honneur à écrire quelque chose pour chacun des magazines que j’avais cité pour obtenir ce premier job. Donc je n’ai pas vraiment menti, j’ai juste été chronologiquement défié… Vous trouvez du travail, comme vous le pouvez ».

Voici le grand conseil, non suivi, que lui a donné, à l’époque, l’auteur prolifique Stephen King :

“This is really great. You should enjoy it.”

« C’est vraiment bien. Tu devrais en profiter ».

“And I didn’t. Best advice I got that I ignored. Instead I worried about it. I worried about the next deadline, the next idea, the next story.”

« Et je ne l’ai pas fait. Le meilleur conseil qu’on m’ait donné, je l’ai ignoré. À la place, je me suis inquiété. Je m’inquiétais de la prochaine deadline (date butoir), de la prochaine idée, de la prochaine histoire ».

“That was the hardest lesson for me, I think: to let go and enjoy the ride, because the ride takes you to some remarkable and unexpected places.”

« Pour moi, ce fut la leçon la plus difficile: lâcher-prise et profiter du voyage, parce que le voyage vous emmène dans des endroits remarquables et inattendus ».

Ce discours nous donne l’envie d’avancer et de se mettre à l’action. Tout simplement par le simple acte considéré ici comme courageux : créer quelque chose.

Je pense que cette leçon, ne se limite pas à l’art. Je la considère comme une véritable leçon de vie. Nous sommes tous invités à initier cette dernière, dans nos vies respectives à notre rythme et à notre hauteur.

Je terminerai avec cette citation :

“So be wise, because the world needs more wisdom, and if you cannot be wise, pretend to be someone who is wise, and then just behave like they would.

And now go, and make interesting mistakes, make amazing mistakes, make glorious and fantastic mistakes. Break rules…”

« Alors, soyez sages, parce que le monde a besoin de votre sagesse, et si vous ne pouvez pas être sage, prétendez être quelqu’un de sage, et comportez-vous juste comme il le ferait. Maintenant allez-y, et faites des erreurs intéressantes, faites des erreurs incroyables, faites des erreurs glorieuses et fantastiques. Brisez les règles… »

La vidéo originalehttps://www.youtube.com/watch?v=ikAb-NYkseI

Sources à consulter, pour les anglophones:

– Le livre édité par Neil Gaiman à la suite de ce discours “Make Good Art” – disponible sur Amazon.

– Site de l’Université en question, où le discours inaugural a été donné en 2012 (vidéo disponible en haut de page).