Une Dose de Créativité à la Leonardo Da Vinci

Source: L’artiste anglais Ralph Steadman illustrant la vie de L.D.V.

Un cadeau: outil, exercice On Creativity, inspiré des pratiques de L. Da Vinci, disponible en fin d’article.

Cette semaine je souhaite partager avec vous les secrets du créateur Leonardo Da Vinci. En se posant les questions suivantes: En quoi cet homme est-il unique ? Quelles étaient ses pratiques et ses habitudes ?

« Son comportement est volontairement excentrique. Il cultive une extravagance vestimentaire, se déclare végétarien et vit entouré de beaux jeunes hommes, ce qui déclenche en 1476 une accusation d’homosexualité dont il sera finalement disculpé. De plus, contrairement aux autres artistes de son temps, habitués à enchaîner les commandes pour vivre, Léonard élabore minutieusement ses tableaux, les laissant parfois inachevés, et leurs commanditaires furieux. Il affiche l’image d’un homme qui vit à sa guise, sans rendre comptes à personne. Un vicaire général des carmélites rapporte que l’homme mène une vie imprévisible et capricieuse; il semble vivre au jour le jour. »

Extrait d’un article de la Revue, L’Éléphant, par Éric Monsinjon

La Curiosité

“Ouvre l’oeil” (lui disait son grand-père, Antonio Di Vinci)

Da Vinci est une référence en matière de créativité grâce à son profil atypique. Contrairement à ses contemporains, il avait le don de s’intéresser à plusieurs domaines. De par la connaissance de ses oeuvres, on aura tendance à le mettre dans la case: artiste peintre. Pourtant, il n’a qu’une vingtaine de tableaux à son actif. Son authenticité: il associe et introduit des découvertes scientifiques dans ses créations. Ainsi et pour la première fois dans l’histoire de l’art, il combine peinture et anatomie!

Dans notre monde actuel, il serait difficile de le catégoriser en le rattachant à un seul métier. Il est à la fois ingénieur, architecte et artiste… L’un de ses ultimes secrets c’est son infinie curiosité pour de nombreux domaines. On les retrouve tous (sans exception) dans ses carnets (publiés par la British Library). Et comme le note nombreux professeurs, il est difficile pour nous d’imaginer un homme capable d’exceller dans autant de domaines. C’est la partie exceptionnelle qui rend le profil de Leonardo unique en son genre.

L’importance du temps

« Un génie ne crée jamais à partir de rien, mais toujours à partir d’une ligne, d’une généalogie commencée avant lui, qu’il intègre spirituellement pour ensuite s’en extraire et imposer une nouvelle création au monde. »

Extrait de la Revue, L’Éléphant, par Éric Monsinjon

À l’âge de 30 ans, Leonardo Da Vinci est payé pour dessiner des cadavres! Les années précédentes, il enchaîne les travaux inachevés. Étonnement, il n’a pas bénéficié d’éducation particulière. Il est autodidacte et s’intéresse à différentes matières, en pratiquant de façon quotidienne. Ce n’est qu’à l’âge de 46 ans, qu’il commence à connaître un certain succès et une reconnaissance. Il apprend la peinture auprès de son maître réputé Verrocchio à Florence. Pour après devenir un pair, capable de se lancer dans ses propres créations.

Ce qui nous rappelle l’importance du temps. Lorsque l’on vous présente l’oeuvre phare d’un artiste, on ne vous parle jamais du vécu (échecs) de ses expériences passées. Il y a bien entendu les exceptions comme Tiger Wood ou Mozart. La seule différence: ils ont commencé très tôt dans leur vie et ce directement dans leur domaine d’expertise.

Tout est dans la pratique

« Contempler la nature »

Leonardo se baladait toujours avec son carnet sur lui. Au moindre courant et soupçon d’idée, de créativité ou de mouvement (nature), il ouvrait son calepin pour « encrer » et dessiner toutes ses inspirations du moment. Ainsi il jouait le rôle d’observateur attentif, prêt à passer à l’action pour capturer ces indices.

De cette pratique on retient deux points essentiels :

Le pouvoir du duo papier + stylo: écrire sur papier est différent de taper des mots sur clavier ou écran. D’après les neurosciences, nous retenons mieux en écrivant. Le processus de création est tout autre et plus libérateur lorsqu’on matérialise une idée sur une forme matérielle et tacite, comme le papier.

Capturer et noter ces idées futiles parfois éphémères: le monde de la création et des idées m’a toujours inspiré. Comme par magie, il nous arrive de nous réveiller, ou de nous surprendre avec une idée venue de nul part. Souvent, on ne lui accorde que peu d’importance. On la laisse gambader, circuler sans rien y ajouter. Elle ne sera qu’une énergie passante si nous ne lui accordons pas le moindre intérêt. Un conseil clé: notez quoi qu’il arrive. Si vous n’avez pas de carnet, vous pouvez très bien enregistrer un mémo vocal sur votre smartphone.

Plus d’informations sur le sujet, dans l’Atelier en ligne: On Creativity…

Un outil inspiré des pratiques de Leonardo Da Vinci

Aujourd’hui je vous offre un outil, que j’utilise en Coaching Créatif.

Régulièrement et dans le but de trouver le sujet de ses prochaines recherches et ainsi, une certaine direction dans ses travaux, Da Vinci se posait autour d’un exercice simple, celui des 100 questions

Je vous propose une mise en pratique :

Les questions que vous vous posez sont intimement liées à votre chemin de vie et objectif du moment. Cet exercice permet un véritable recentrage, en sortant des limites car on s’intéresse ici au questionnement. Ce qui nous empêche d’être dans le jugement. Enfin, en le réalisant on prend vite compte des thématiques importantes et des questions essentielles auxquelles nous souhaitons répondre dans le cadre de nos quêtes et projets.

N’hésitez pas à partager votre vécu dans les commentaires !

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