Day 4 : L’écriture

Pour beaucoup de mes clients, il y a souvent de la confusion et un manque de clarté d’une part dans ce qu’ils cherchent à m’expliquer ou illustrer (d’une certaine manière), et d’autre part, de par leur volonté qui semble plus ou moins brouillée par la peur du jugement et/ou du rejet de l’autre.

Certains auraient tendance à recommander « l’appel d’un ami » ou d’un être cher, dans le cadre d’un moment de trouble, voir parfois sombre. Mais je crois au fait, que nous sommes notre meilleur allié (dans les pires moments comme dans les meilleurs) et que personne ne peut ou pourra véritablement nous comprendre. Avoir recours à soi-même (dans un premier temps, avant de se tourner vers l’autre et les autres de façon générale) peut être une très belle solution et un geste immense pour l’Être, la personne que nous sommes.

Alors que je vous écris ces quelques mots, une voix – que j’appelle l’ego, me répète que c’est « trop » de dire ce genre de chose. C’est alors que des peurs surgissent et puis si j’écoutes ces dernières ainsi que cet ego, je me retrouve à la fin de la journée en train de ne rien faire, ou du moins, n’ayant rien accompli…

Pourtant l’écriture fait partie de mes passions. Je me suis toujours sentie en sécurité lorsqu’il était question de noter sur papier mes idées et mes sentiments sur une situation quelconque. Souvent, je me retrouve en meilleure situation avec une discussion, un échange sous forme de lettre plutôt qu’en face à face. J’ai l’impression d’avoir une chance de pouvoir écrire tout ce qui me vient par la tête et tout ce que je ressens. La seule chose qui m’en a véritablement empêché, c’est moi-même. Mon ego, peut être particulièrement bruyant lorsqu’il est question de dire ou d’écrire (qui plus est en public) mes sentiments et ce que je ressens sur un sujet donné. Mais si je le fais c’est avant tout pour moi-même et personne d’autre.

L’écriture me donne un sentiment de complétude. Je me sens mieux, meilleure, parfois soulagée, voir même reposée. Je pourrais écrire fatiguée ou malade, car ça me donne une certaine vitalité, un bien-être que je ne trouve nul par ailleurs. Nous écrivons, comme nous parlons. Le syndrome de la page blanche est dû soit à un manque d’inspiration qui mériterait une petite ballade dans la nature (le temps de penser à autre chose et de découvrir de nouvelles idées), ou bien un manque de confiance en soi. Car, en vérité, nous parlons sans problème, alors qu’est-ce qui nous empêcherait d’écrire?

Dans ces moments de doute nous pouvons soit devenir notre meilleur allié, soit devenir notre pire ennemi. À vous de décider, qui serez-vous?

Passer à l’action: Achetez un carnet – beau, qui vous inspire, faites-vous un cadeau d’artiste, et chaque matin ou à un moment précis de la journée prenez l’habitude de poser sur papier (dans ce carnet), vos pensées, vos expériences et vos rêves. Et observez-en les bienfaits dans votre vie…