Day 2 : Perfectionnisme

Si je devais vous donner le « responsable » de la procrastination (le gros mot du 21ème siècle), ce serait lui >>> Le Perfectionnisme

Si le Perfectionniste était une personne, il serait insupportable ! Il serait beau, attractif, mais très prétentieux, jamais satisfait, orgueilleux, incapable de se remettre en question, un peu égoïste, loin d’être humble, parfois abhorré de tous…

Ça vous fait penser à quelqu’un? 

« Perfectionism is a bitch ! » (sorry for my English)

Pourtant, c’est un terme qu’on entend beaucoup en entretien. Soit il est utilisé comme point positif ce qui paraît (parfois) un peu « prétentieux ». Dans le genre, « je suis perfectionniste, j’ai tendance à toujours vouloir être parfait et faire les choses parfaitement ». Soit il est utilisé comme point faible de référence. Dans le genre, « je ne suis jamais satisfait de mon travail », « je veux toujours faire mieux et atteindre la perfection ».

Sauf que, soyons réaliste, la perfection n’est pas. En ce qui me concerne je trouve que ce sont les défauts qui font le charme d’un projet ou d’une personne. Quelqu’un de « parfait » dans la vraie vie serait quelque chose d’ennuyeux à vivre, voir qui empêcherait notre évolution personnelle.

Charme = une bonne dose de défauts et de qualités (ensemble) !

Au lieu de rechercher le perfectionnisme, recherchez plutôt le progrès.

On peut toujours faire mieux. Il y aura toujours une « prochaine étape« . Il n’y a pas de point définit ou statique. Parce que tout est changement constant, ce qu’on appelle « balance de vie » ou « perfectionnisme » n’est pas. C’est avant tout « tendre vers un idéal », qui nous convient. Tout en se respectant. Autrement dit, ne pas pousser à l’extrème !

Cela me fait penser aux préjugés. Lorsque l’on voit quelqu’un travailler avec « ease », aisance et facilité. On aura tendance à penser qu’ils ne fait rien. On le définira comme paresseux, avec un poil dans la main, etc. = Loin de la perfection !

Tandis que quelqu’un qui fait beaucoup d’efforts, qui ne dort pas, qui est tout le temps là, en mouvement, en train de galérer, ou de luter, on se dit: « ah c’est loin d’être un fénéant », ou encore « c’est un grand travailleur » = Proche de la perfection !

Se respecte t-il pour autant? Est-il un idéal ou une perfection à atteindre? 

Là n’est pas la question qu’on se pose. La question de l’approche du travail (un autre gros mot) sera abordé dans un futur article. D’ici là, soyez attentif ! Si vous aussi, vous vous trouvez un peu, beaucoup, (trop), perfectionniste. Posez-vous cette question: Est-ce que je l’utilise à mon avantage ? 


Auto diagnostique de La Perfection

Positive: une perfection source de progrès

  • La volonté de toujours faire mieux. Tout dépend de la direction que l’on choisit. Ce qu’on définit comme progrès. Atteindre son propre niveau de perfection, celui qu’on considère « juste », parce que La Perfection n’existe pas. Un idéal vers lequel on tend.
  • On ne laisse rien au hasard, on va toujours s’assurer que tout soit bien vérifié, bien approuvé, bien validé. Comme un robot, on va répéter des tâches pour s’assurer que tout est en ordre.
  • Motivation positive. Il peut être une motivation lorsqu’il reste « quelque chose vers le quel on tend » et non « quelque chose à atteindre ». Mieux vaut atteindre un « idéal » (dont la définition nous appartient) plutôt qu’une perfection qui ne serait être (car tout est changement) et qui n’est pas pour autant la même pour tous, ou du moins prédéfinit pour tous.

Moins Cool: une perfection source de procrastination 

  • On veut toujours éviter les erreurs, alors que « faire des erreurs » fait partie intégrante de tous processus de création, d’apprentissage de vie.
  • La peur de l’échec. On ne fait rien car pour arriver à un résultat satisfaisant il faudra passer par des étapes moins agréables comme des moments difficiles, des incertitudes, des réajustements (erreurs), etc.
  • La peur du regard des autres. On veut être parfait au regard d’autrui, sauf que, la perfection n’est pas (réalité). Prenons l’exemple des réseaux sociaux. On y retrouve la meilleure partie des vies. C’est très rare qu’on y retrouve les moments difficiles, du moins ceux qui le font, sont humbles et sincères et décident de partager le bon et le mauvais (sans concession). Mais ce n’est pas le cas de tous. Personne n’a eu une « enfance parfaite ». Personne n’a une « vie parfaite ». D’une façon ou d’une autre, la vie parfaite pour quelqu’un peut être d’avoir une famille (car absence des siens), une maison, un travail stable, … ou pour quelqu’un d’autre ce sera celui d’être toujours en mouvement, ne jamais se poser, voyager, travailler de partout, etc. Jusqu’à un idéal imaginaire qui n’existe pas forcément. Pour ceux et celles qui continuent à ruminer sur ce que pourrait être leur vie…